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Articles avec #sautes dumeur catégorie

Publié le par Suzy D.
Publié dans : #Sautes Dumeur

Je misais de grands espoirs en allant chez vous, mais j'ai été déçue, tellement déçue que vous m'avez inspirée ce billet. Vous ne le lirez pas parce qu'a priori vous n'avez pas l'internet ni l'électricité chez vous, car vous ne connaissez même pas le concept de l'index glycémique, une nutritionniste DIABETOLOGUE qui n'a jamais entendu parler de ça, je pensais pas que ça pouvait arriver, comme le fait de caler avec une voiture automatique...

Hé ben si faut croire.

Des troubles alimentaires j'en ai connu en pagaille. Dès l'enfance, et puis surtout quand je suis devenue une jeune femme ; typique me direz-vous quand on est une nana dans un pays occidental non ? On passe notre temps depuis notre enfance à nous culpabiliser sur la cellulite, les – 5kilos en trop et les cuisses qui se touchent. Moi aussi j'ai été contaminée par ça, et là, ayant passé une certaine barrière psychologique, celle du surpoids, et ayant fait pas mal de conneries en matière de régimes, je me suis dit que pour une fois j'allais consulter un expert.

TOUT LE MONDE le recommande, il vaut mieux consulter un spécialiste, un fameux médecin, avant d'entreprendre un régime.

Sauf que moi j'ai jamais évoqué le mot « régime » durant la « consultation ». J'ai dit : « je voudrai que vous me disiez quels sont mes besoins nutritionnels au jour d'aujourd'hui avec mon poids actuel pour savoir comment ne pas regrossir, et ensuite que vous me disiez si je veux perdre quelques kilos en très très longtemps, de combien de glucides/protéines/lipides j'ai absolument besoin par jour pour faire tourner la baraque et ne pas m'épuiser dès que je monte un escalier ? ».

C'est à peu près ce que j'ai dit.

Ca ne me paraissait pas compliqué comme question, hé ben si. Histoire que vous connaissiez bien mes antécédents je vous ai parlé de mon anorexie à 18 ans, du comptage obsessionnel des calories qui a ensuivi pendant quelques années, du jenfoutage de ce que je mangeais qui a duré quelques temps et pendant lequel J'AI PRIS 0 KILOS, et enfin de ma fracture de cheville qui a empêché toute activité physique et qui m'a fait stagner à 63 kilos pendant des années.

Là aussi je m'en suis foutue. Jusqu'à avoisiner les 70. Je m'en suis foutue et puis... plus foutue, fallait absolument que je revienne à mon poids de jeune fille. Et j'y suis arrivée, avec un régime Montignac à 1400/1500 calories par jour, et à 140 grammes de glucides quotidiens, moins de protéines et moins de lipides et... j'ai failli tomber dans les pommes plein de fois, et je me suis déprimée, et j'étais épuisée aussi parce que je traversais une des plus pires périodes de ma vie depuis longtemps.

Pourquoi d'ailleurs Y'A PAS UN FOUTU SITE INTERNET OU UN PUTAIN DE MAGAZINE FEMININ qui déconseille formellement les régimes quand c'est la merde dans ta vie de famille et que tu cumules les deuils hein ???? Des putains de machines, voilà ce que nous sommes pour vous, des putains de machines obsédées par les cuisses qui se touchent, complètement formatées par des images paternalistes depuis l'enfance.

Donc après le Montignac qui n'a absolument pas pris en compte mon activité physique (la méthode des IG bas est excellente pour une alimentation saine, je l'ai continuée d'ailleurs, mais alors le coaching Montignac au secours, c'est le même copié/collé pour tout le monde), j'ai du rebouffer, vu que j'avais du mal à faire 10 mètres sans avoir d'étourdissements. Et devinez quoi ? J'ai gardé un poids de sylphide et mes cuisses se sont ignorées. AHAHAHAHAHA non c'est pas vrai, j'ai tout repris, surtout qu'en parallèle j'ai du reprendre un contraceptif hormonal bourré de progestérones, je ne vous raconte pas le carnage !

Tant bien que mal j'ai quand même réussi à stabiliser mon poids mais ça s'est fait au détriment de ma santé physique et mentale, car de temps à autre je me tape des monumentaux coups de barre, des déprimes, et bizarrement quand je remange, ça va mieux. Oui parce que figure toi madame la nutritionniste, que je fais n'importe quoi avec mon alimentation pour éviter la reprise de poids et que j'alterne diète et alimentation normale, d'où le yoyo je pense, mais sans jamais taper dans les merdes industrielles, chips et compagnie.

Enfin je sais pas, c'est toi le MEDECIN EXPERT, qu'est-ce que t'en dis ????

A l'issue de toutes mes confessions sur le sujet où tu m'as regardée d'un air froid sans aucun signe d'empathie, t'as juste dit : « bon vous allez faire une prise de sang et vous allez redescendre à 1300 calories par jour ».

Voilà ce que t'as dit, la diplômée à bac + des dizaines d'années qu'est même pas foutue de connaître l'index glycémique, ni de calculer la composition des aliments : quand je t'ai décrit ce que je bouffais à chaque repas, t'as ramé sérieux avec tes petits chiffres dans la marge qui ne voulaient rien dire, moi ancienne anorexique j'ai une calculette nutritionnelle dans la tête, tu croyais me la faire sérieux ?

1300 calories. Retour à l'envoyeur, vive les vaches maigres !

Interloquée je t'ai fixée dans les yeux et je t'ai dit : « 1300 calories ??? mais je vais faire comment pour faire mes 5 à 8 bornes par jour pour aller au boulot ? Avec le Montignac j'étais à 100 ou 200 calories de plus et j'étais épuisée ??? Je me connais, je connais mes limites, ça ne marchera jamais ! ». Là t'as juste répondu : « à votre âge vous ne perdrez jamais de poids si vous ne descendez pas les calories, allez je veux bien aller jusqu'à 1500 ».

Ah ben parce que ça se négocie maintenant les conseils alimentaires ? Hé mais si ça se trouve je serai restée 5 minutes de plus et tu montais à 1700, WAOUHHHH BYZANCE C'EST LA FETE, BROCOLIS POUR TOUT LE MONDE !!!! Le pire c'est que je ne t'ai même pas dit combien de kilos je voulais perdre, si c'était possible. POSSIBLE. Le pire c'est que tu ne m'as même pas dit que la pilule que je prenais POUVAIT en être la responsable. POUVAIT. Tu m'as même demandée si le grignotage était mon problème, j'ai répondu que j'avais supprimé tous les sucres et farines raffinés et que je ne grignotais pas entre les repas, ou alors un fruit ou une poignée d'amandes. Je dois manger grand maxi 2000 calories par jour en marchant une trentaine de kilomètres par semaine et je suis en surpoids, c'est ça qu'il fallait entendre, ça et mes pensées obsessionnelles sur la nourriture qui me rappellent certaines tristes années où j'ai tenté de m'effacer de la planète à coup de régimes hypocaloriques.

Dieu merci je suis une grande fille maintenant, je suis bien entourée et je ne pense pas retomber dans ces sombres années, je suis la seule gênée par mes cuisses qui se touchent et mon ventre qui fait des plis et qui bloblote. Je ne rentre pas dans un bikini et alors ? Je vais essayer de me coacher avec toutes les bonnes volontés qui m'entourent pour quand même limiter les dégâts. Heureusement j'ai lu de chouettes articles qui me déculpabilisent et me laissent de l'espoir, il est a priori possible de perdre un peu de poids sans s'affamer et tomber dans les pommes (ah mais t'as pas l'internet c'est vrai, je suis conne en plus d'avoir des kilos en trop !).

Moi tout ce que je voulais c'était savoir comment manger normalement sans m'épuiser, c'était pourtant pas compliqué il me semble comme requête, madame la grande experte en nutrition.

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Publié le par Suzy D.
Publié dans : #Sautes Dumeur

Alors je me présente, je m'appelle Suzy, je balance du sarcasme plus vite que mon ombre, je pense que l'espèce humaine mérite d'être bouffée pendant une invasion de zombies, j'ai des rêves de révoltes à base de têtes célèbres sur des piques (ah ça ira ça ira ça ira !), et de temps en temps j'ai des visions comme dans Ally McBeal sauf que là c'est plutôt des lancers de hache et des giclées de sang que j'entraperçois dans certaines situations.

Je pense à la mort souvent.

Hyper souvent même.

Je suis très saine d'esprit quoi. Jamais en colère, toute rangée de partout, dans les bons tiroirs.

Mais faut savoir qu'il y a trois trucs en cette planète qui me rendent toute chose, qui me transforment en yougouyougoucétrochoupi où je babille des gouzis gouzis comme les culs bénis devant un tableau de la Nativité : les bébés hérissons...

 

Hebergeur d'image

ils ont des toutes petiiiiiiiiiiiiiiiiiites mains toutes roses !!!!!

 

... et recevoir des cartes postales.

Le troisième je le dirai pas, mais il se situe quelque part sur mon Etalon Auvergnat, histoire de vous mettre sur la piste.

Donc pour en revenir aux cartes postales, ça me fait HYPER PLAISIR d'en recevoir. Et d'en écrire. En vacances, à peine arrivée et même si on est partis deux jours, j'ai une envie furieuse d'en acheter et d'en envoyer. Et pis comme j'ai une phobie administrative, le fait d'ouvrir la boite aux lettres et d'avoir autre chose que des documents avec Marianne sur l'enveloppe ou c'te merde de GDF (nan je ne dirai pas leur nouveau nom), hé ben ça console un peu et surtout ça fait moins peur.

En recevoir et en envoyer.

Le pied.

Jusqu'à il y a deux mois, j'étais une amateurounette de la carte postale, et ça ne concernait que les proches. Jusqu'à ce que Claire-qui-se-reconnaîtra partage son vice sur Facebook et Twitter. Son vice à la dame c'est le Postcrossing. Et à force de me renseigner sur le truc, hé bien je suis tombée dedans, mais grave. J'en suis à 21 cartes envoyées en 68 jours. C'est pas grand chose quand on considère les gros tarés du Postcrossing, mais c'est le signe que je suis enferrée, grave.

Grave quoi, vous l'aurez compris. Maintenant je gazouille devant ma boite aux lettres au lieu d'avoir mal aux boyaux. Maintenant je fais encore plus la fête à mon Etalon Auvergnat quand il dit "on a du courrier !!!!" (et je ne me répands pas en flaque de caca). Alors je gueule des fois à la vue de certaines cartes postales (je vous raconterai tout ça, du calme), mais sinon ma vie a radicalement changé.

Oui elle a changé. J'ai les joues roses et je ne pense plus à cramer des cyclistes au lance flammes. Je pense que nous vivons dans un monde merveilleux et que nous allons tous courir tous ensemble à poil dans l'herbe fraîche au petit matin.

Et la mort, pfffffffffffffff, la quoi déjà ?

J'ai foi en l'humanité.

L'Humanité.

Le Postcrossing a changé ma vie.

Comme quoi le bonheur c'est simple comme un petit rectangle cartonné avec des bisous.

 

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(et puis comme j'ai envie de faire durer le suspens et qu'il me reste des côtés relous quand même faut pas abuser, je vais vous narrer tout ça en plusieurs billets tiens).

 

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Publié le par Suzy D.
Publié dans : #Sautes Dumeur

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Hé mais ça pète un titre en english !

L'autre soir j'étais en train de tailler le bout de gras avec mes voisines et mon cher et tendre, et naturellement ça a viré séries télé vu qu'on s'en enquille des kilos, de séries télé. Mes voisines m'ont fait connaître Girls, et ma foi je suis allée jeter un coup d'oeil, et... j'ai été absolument fascinée, au point d'enquiller quatre saisons sans interruption coïtale (quant à la 5ème, j'y suis allée mollo parce bon Kimmy Schmidt et Rebecca Bunch étaient sur la scène, et sont foutrement plus intéressantes quand même).

4 saisons de fascination ! Alors chère lectrice, cher lecteur, sache que je fais un gros distinguo entre fascination, amour, et adoration de la qualité du bousin. Concernant Girls, je dirai que si je faisais une moyenne des sentiments traversés dans ces 4 saisons, ça virerait grave à la tiédasserie, à l'énervement, et au récurrent "mé cé quoi ces persos de merdeuhhhhhhh".

Mais je voulais quand même tenter de vous expliquer ma fascination : essentiellement tournée vers Lena Dunham - la créatrice de la série et l'actrice du perso principal Hannah - qui est autant énervante, exaspérante, narcissique qu'intéressante. Cette femme - si j'ai bien tout pigé les articles en english lus ça et là - cristallise et crispe toutes les tensions et polémiques depuis environ quatre ans. Oué elle est trop à poil, oué elle est raciste, oué elle aime pas les trans', oué elle dit qu'elle est la voix de sa génération, et j'en passe des dizaines d'autres ; à tel point qu'elle a été victime de menaces de mort sur son compte Twitter parce qu'elle avait fait un selfie habillée avec le boxer de son mec.

Twitter et ses trolls haters quoi.

En fait ce qui m'a surtout interpellée perso, c'est le fait de lire dans tout un tas d'articles que Girls était une série féministe et que Lena Dunham bossait sur sa prochaine série féministe. Alors ou les gens qui ont écrit ça n'ont maté que 3 épisodes, ou je suis complètement à la masse niveau analyse. Ils illustrent leurs propos en disant que Girls parle de sujets touchant des femmes, de façon crue et réaliste, comme l'avortement, le papillomavirus, le sexe, le travail etc. Et montre à poil à quasi tous les épisodes, une femme foutue normalement (avec du bide et une grosse culotte de cheval). Euh oué les gens, mais le simple fait d'en parler ça veut dire que c'est féministe ? Le simple fait de jouer au ping pong à oilpé en montrant son corps tout potelé, avec un beau gosse ça veut dire que c'est féministe ? Seriously guys ?

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Voilà l'objet du délit...

 

Franchement si Girls c'est féministe, alors tout est absolument féministe en ce monde et surtout les choses les plus improbables. Si vous n'avez pas vu la série et que vous voulez quand même vous faire une opinion, je vais vous en raconter certains événements.

Alors le perso principal de la série, Hannah, est de loin le plus catastrophique humainement parlant. Elle se prétend écrivain, elle n'a jamais écrit de bouquin de sa vie, et quand finalement on lui fait une offre d'ebook, elle développe des troubles psychiatriques et bien évidemment foire ce projet. Ca peut arriver, je dis pas, bon passons. Elle finit par décrocher une place dans une université dans le Michigan pour se professionnaliser dans l'écriture, mais ne supporte pas les critiques de ses pairs qui ne sont pas là à l'encenser systématiquement comme tous ses amis plus ou moins dégénérés new yorkais. Et qui lui reprochent notamment d'avoir retranscrit la souffrance physique d'une femme en une espèce de truc boursouflé d'ego et d'ode à la violence. Alors elle retourne à New York soi disant par nostalgie du pays, sans jamais se remettre en question bien sûr. Niveau relations intimes, elle se fait régulièrement humilier par ses mecs (le fantasme d'Adam qu'elle est une prostituée de 11 ans, oupsssssss), et quand elle se fait harceler par son boss qui a les mains baladeuses, elle lui propose ni plus ni moins de réaliser son fantasme et de coucher avec elle ! Dans un autre épisode Hannah tente une fellation au volant sur l'un de ses potes pour le remercier d'être venu la chercher... alors qu'il ne demandait rien du tout, le pauvre (je dis le pauvre parce que ça va mal finir, et que franchement il y aurait une inversion des rôles dans cette scène, là direct on parlerait de tentative de viol).

Le pire je crois c'est cette scène pathétique où son directeur d'école lui fait des remarques sur son comportement tout à fait justifiées (la nana elle sympathise avec l'une de ses élèves ado, lui raconte les pires trucs, et après lui fait une scène quand celle-ci s'éloigne d'elle pour aller vers des gens et des problèmes de son âge ; vlà le niveau de maturité quand même) et qu'Hannah pour résoudre le conflit écarte ses pattes et lui montre sa foufoune !

Fin du conflit !

Donc c'est ça être féministe, OK.

Sans oublier les autres persos féminins, tous franchement à la ramasse... La plupart d'entre elles n'ont pas de job, n'en cherchent pas et passent leur temps à ponctionner les pauvres andouilles de leur entourage. Mais par contre elles font les boutiques, vont dans les endroits branchés et mangent des cupcakes (oui toutes les nanas font ça c'est bien connu). Le summum pour cette série féministe je trouve, c'est de porter vers le haut en matière d'image, d'intelligence et de comportements matures... LES MECS ! Et oué LES MECS évoluent dans cette série ! Le fameux Adam, gros taré sociopathe de première, se développe petit à petit au fil des saisons pour devenir enfin un homme responsable, se prenant en main et essayant d'être moins impulsif. La scène où il s'occupe du bébé de sa sœur (qui s'est barrée bien évidemment, sans se préoccuper de sa môme, encore un bel exemple de personne tiens) alors que Jessa (la soi disante meilleure amie d'Hannah) hurle comme une bécasse parce qu'elle a un petit vomi de bébé dans le dos, est assez révélatrice. Alors qu'elle lui demande son aide pour la nettoyer en hurlant alors qu'il tient le bébé dans ses bras, et qu'elle lui crie dessus en lui disant "mais pourquoi tu ne t'occupes pas de moi ???", Adam répond de façon exaspérée mais posée : "parce que c'est un bébé et que tu es une adulte". Idem pour le perso de Fran, dernier petit ami en date d'Hannah, taxé par celle-ci de moralisateur rétrograde, alors que c'est un mec normal, mature, sensé et responsable. Et respectueux envers les femmes, et tout le monde en général. Bizarrement le seul à ne pas évoluer et à continuer à être complètement crétin et futile, c'est le meilleur pote d'Hannah, et il est gay.

 

Hebergeur d'image

Le fameux Adam, fascinant lui ausi,
et très bon acteur soi dit en passant

 

Alors voilà au final si je résume et je réduis tout, Girls est une série féministe parce que des nanas immatures et irresponsables jouent avec leur sexe pour se tirer de toutes les situations, et parce qu'elle montre les hommes sous un jour nettement plus favorable (à quelques exceptions près). Donc oui j'ai été fascinée. Fascinée par tant de contradictions, par tant d'ambivalence dans l'approche, par tant de conneries, par tant de pathétisme dans des persos exécrables, et j'avoue que ça n'est pas du tout MAIS ALORS DU TOUT ma came habituellement, préférant de loin les séries résilientes avec des gens se sortant les mains du cul.

Mais c'est fascinant de voir tout ça et de se dire "oh mon Dieu j'ai 43 piges et je suis bien contente de ne pas être dans ce merdier et que Lena Dunham ne soit pas la voix de ma génération !". Pinaise je l'ai échappée belle ! Mais sinon Girls c'est pas mal pour les dialogues, la réalisation (oui je pense qu'elle est douée la dame qui énerve tout le monde, on sent qu'elle aime Hitchcock et Kubrick, par contre faudrait qu'elle arrête de jouer, cf la vidéo ci dessous), la bande originale et les guest stars par foison que j'étais super contente de revoir, mais pour le féminisme hein j'ai rien compris...

 

J'ai à peu près la même expression quand je vais éternuer, sauf que là elle vient juste d'apprendre que son ex mec couche avec sa soi disante meilleure amie, c'est tragique les amis


Original Video - More videos at TinyPic

 

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Publié le par Suzy D.
Publié dans : #Sautes Dumeur

Quand j'ai reçu un courrier de la CPAM me disant que j'avais été pas mal en arrêt maladie depuis mars, et que si ça continuait nous étions susceptibles, mon médecin traitant et moi, de subir un contrôle pour savoir si tout cela était justifié, hé bien j'avoue j'ai fort pensé à toi année 2015.

 

GROSSE VACHE.

 

Oui j'ai fort pensé à toi. J'ai un moment voulu écrire tout le récit de mon année 2015 pour expliquer ça au monsieur qui contrôle de la CPAM, depuis la suspicion de cancer sur la personne de ma sœur jusqu'à ce moment de solitude avant hier devant les paquets de Noël où j'ai voulu sur les étiquettes distinguer le cadeau de ma mère de celui de... ah ben merde non y'a plus besoin de les distinguer les mamans, y'en a plus qu'une. Et puis non je ne l'ai pas écrite au final cette lettre au monsieur de la CPAM, c'était un courrier automatique que j'avais reçu, hé pis je ne voulais pas me lancer dans un style misérabiliste d'avant l'heure, le trip valise en carton ce sera pas pour tout de suite.

 

PUTE.

 

Oui j'ai fort pensé à toi et figure toi que c'est pas terminé, vu que tu n'es pas terminée, gros sac à merde. Mais là c'est bon je n'ai pas envie d'attendre le premier janvier pour t'écrire une lettre d'amour, salope, j'ai envie de te braver là maintenant tout de suite parce que tu nous auras bien laminé la tronche, gros tas de fumier infâme.

 

Chère année 2015, je crois que pour le moment tu peux te féliciter d'avoir été la pire de ma vie, BRAVO, SOUS VOS APPLAUDISSEMENTS ! Tu es fière ? Oh mais tu peux l'être ! Je frôle d'admiration pour toi tiens, c'est magnifique tout cet élan de générosité envers moi, envers nous, envers plein d'humains car en causant de ci de là avec d'autres gens, a priori t'as joué à la grosse connasse avec eux aussi. Pis y'a qu'à mater les infos pour constater ça aussi hein, je suis pas myope non plus et totalement égocentrée, vieille trace de caca dans le slip.

 

Et pourtant sale raclure de bidet, je t'avais accueillie sous les meilleures auspices. Un chouette réveillon, des vœux pour tout le monde, des bonne année en veux-tu en voilà. Ca t'a déplu à ce point qu'on ait été sympas avec toi vieille pute dégarnie ? Qu'est-ce qu'il y a qui ne va pas dans ta petite tête hein ? Une année 2014 extraordinaire pour mon homme et moi, de l'amour tout partout, de la sérénité qui déborde, des vœux chaleureux pour du meilleur et du mieux encore, tu t'es dit quoi à ce moment là, qu'il fallait que ça s'arrête, que c'était trooooooooooooop et qu'il fallait qu'on se rende compte que la vie pouvait être chienne ? Comme si j'étais pas au courant, GROSSE MERDE.

 

Je sais pas si t'as fait gaffe furoncle suintant de pus, mais Disney ça n'a jamais été ma came. Tout juste me laisse-je aller de temps en temps, quelques jours par mois, à doses homéopathiques, à quelques notes de la mélodie du bonheur. C'est que naturellement j'essaie de ne pas trop me laisser aller, au cas où, des fois que tout ce tas de merde me reprenne. J'évite l'overdose de bien être, c'est nocif pour la santé, et puis ça fait mal quand le soufflé retombe. Mais là espèce d'abcès purulent, t'as même pas laissé la levure monter. Direct PAN ! dans ta face. Ah ça fait déjà DEUX JOURS, DEUX JOURS ENTIERS que rien d'horrible ou de déplaisant n'est arrivé, ah mais non MAIS NON ça ne peut pas durer, on va en remettre encore, ENCORE ET ENCORE.

 

T'as gagné, je me laisse couler dans du misérabilisme, ça y est ça suinte, ouinnnnnnnnnn la vie c'est trop injuste ! Quoi tu voudrais que je me laisse aller à de la philosophie de cour d'école, que je déclame à qui mieux mieux des citations pondues probablement par un môme de 8 ans qui vient de perdre sa sucette dans le caniveau genre "tout ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort", ou "même pas mal-euhhhhhhhhhhhhh", ou "c'est celui qui dit qui y est" ? Mais non chiennasse, j'ai mal, et j'ai peur et je suis tendue comme une ficelle de string, en attendant ton prochain coup de PUTE qui ne devrait pas tarder, mais surtout je suis en colère. Et non le fait d'asséner à des humains des merdes éprouvantes sans fin, ça ne les fait pas rebondir, ça ne les fait pas peindre des fresques arc en ciel avec des licornes roses, y'en a qui prétendent ça et qu'on retrouve bizarrement la nuque en L au pied de l'escalier.

 

Je suis tombé par accident, mais oui c'est ça, à qui tu veux faire croire ça franchement ? Alors salope d'année 2015, je vais faire ce que je peux avec les moyens du bord et attendre la tête dans le sable que ça passe un peu. Parce que je deviens un peu superstitieuse, tu comprendras pourquoi ou pas j'en ai rien à foutre, je n'accueillerai pas ta comparse 2016 de la même façon ; non à quelques jours de ton remplacement j'ai d'ores et déjà décidé qu'il n'y aurait pas de fête, pas de voeux, pas de bananéééééééééééée, rien de tout cela, de ma part, je vais attendre, patienter, le dos tendu que peut être, rien n'arrive.

 

Rien n'arrive, que rien n'arrive, je me contenterai du rien, c'est merveilleux le rien. Il y a quand même quelque chose qui me réjouit à cette heure, vieille tache de pus sanguinolente, c'est que tu n'as plus que 7 jours à vivre TOI, et que tu vas crever bientôt TOI. Tu vois l'espoir me regagne, mine de rien, c'est mesquin peut être, on va tous y passer, certains y sont déjà bien passés, mais toi aussi SALE PUNAISE DE LIT.

 

Alors je ne te dis même pas au revoir, je ne te présente même pas mes futures condoléances, juste je te pisse à la raie chère année 2015, et je te dédie cette chanson MAINTENANT CREVE.

 

 

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Publié le par Suzy D.
Publié dans : #Sautes Dumeur

Très régulièrement on nous serine avec la commercialisation d'un Viagra pour femmes : bientôt dans vos pharmacies la petite pilule qui va révolutionner votre vie sexuelle en évitant les pannes chez madame ! Figurez-vous que, récemment, de géniaux inventeurs, étatsuniens pour ne pas les nommer (comment ça ce ne sont pas tous des héros là bas ????), ont eu l'idée dithyrambique en monnaie sonnante et trébuchante, de dégoter un produit qui pour sûr, va rendre service à énormément de femmes partout dans le monde.

Imaginons un instant le brainstorming intense entre deux chercheurs de ce laboratoire, pour pondre cette pilule miraculeuse. Pour cacher leur anonymat, nous les appellerons au pif Timmy et Régis :

"Et si on créait un Viagra pour femmes ? déclame fièrement Timmy.

- Mais c'est une super idée Timmy ! lui répondit Régis.

- Oué et pour bien la différencier de celle pour l'homme, on la colorerait en rose !

- Génial ! bleu pour les gars, rose pour les filles !

- Comme le Nurofen rose pour les dames Régis, on tient là un filon ! euh non pardon une solution à la détresse des femmes qui ont des pannes sexuelles...

- Et pour mieux différencier encore le produit fille du produit garçon, hé bien on agirait sur des mécanismes différents, parce que bon c'est bien connu, les filles ça a une sexualité complètement différente des garçons !

- Mais oui et les nanas devraient le prendre quotidiennement parce qu'une nana ça a besoin de temps pour envisager un rapport sexuel, c'est forcément dans la tête, allez Régis, au boulot des millions de femmes dans le monde attendent qu'on les sauve !"

 

 

Image hébergée par http://uprapide.com/

 

Oui effectivement mesdames et messieurs, les hommes et les femmes n'ont pas les mêmes mécanismes sexuels. C'est très simple vous allez voir : le Viagra pour hommes agit sur la mécanique du pénis notamment sur les corps érectiles, possiblement dès la 15ème minute, et le Viagra pour femmes lui par contre est beaucoup plus spirituel, il fonctionne sur le cerveau, sur le désir, comme un aphrodisiaque, sur le moyen terme. Va falloir en prendre tous les jours.

Donc pour résumer encore plus cette approche foireuse de la sexualité hommes/femmes vue par le labo à la con qui compte se faire des couilles en or avec ce traitement miracle bourré d'effets secondaires (ça y est, vous aurez compris que je suis un peu parti pris hein) et qui soit disant fonctionnerait sur 10% des consommatrices de l'étude :

 

HOMME = BITE

 

FEMME = ÊTRE NÉVROSÉ A QUI IL FAUT OFFRIR DES FLEURS ROSES PENDANT UNE VINGTAINE DE JOURS POUR EVENTUELLEMENT BAISER

 

L'ai-je bien dit ?

C'est vrai que la femme ne possède pas de corps érectiles dans son vagin, elle ne bande jamais du clitoris ni ne pointe des tétons, elle ne mate pas de pornos non plus et n'a jamais de coup(s) d'un soir, alors pourquoi s'emmerder à fabriquer un traitement qui pourrait fonctionner sur le même principe que les messieurs, hein ? Et ceux là tiens, puisqu'on en parle des bons hommes, leur psychologie du sexe est tellement évidente et simple, pas besoin de désir, un petit coup de vent et hop ! voilà Popaul tout content en berne qui tire la langue ; pourquoi traiter un éventuel spleen hum, il est dépourvu de neurones et d'états d'âme Popaul m'enfin ?

Et pour finir sur une conclusion pleine d'espoir, voilà le meilleur Viagra du monde que je pourrai humblement vous conseiller, et en version longue siouplait :

 

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Publié le par Suzy D.
Publié dans : #Sautes Dumeur

Un de mes sujets de discussion favoris d’énervement exacerbé qui va dans un seul sens parce que de toute façon je ne laisse personne répondre à part moi, c’est : les transports en commun. En l’occurrence le bus, depuis que le pont sur lequel le tram de Tours passait, a cramé. Quand c’était le tram ça allait à peu près bien. Je mettais mes écouteurs à fond sur Belinda et tout de suite la vie me paraissait plus rose. Je n’attendais pas des plombes qu’il y en ait un qui passe et pis surtout dans le tram aux heures auxquelles je le prenais, y’avait pas énormément de proximité physique avec les autres passagers, alors ça allait.

 

Tandis que là, dans le tout petit bus de la ligne 5, avant 9 heures t’as déjà tous les relous qui sont présents. Les reloutes aussi d’ailleurs, je suis pas sexiste. L’autre jour j’avais le casque vissé sur les oreilles et là dès l’entrée… j’ai pigé qu’il fallait que je change de musique sur mon vieux MP3 car Cloclo n’irait plus dans le ton du trajet.

 

Là il n’était plus question de sauter d’allégresse.

 

J’ai mis Supreme NTM. Dans ma B*nz (oui elle est importante l’astérisquemeuh).

 

Il est petit le bus mais il est pas plein non plus. T’as de la place dans le fond, mais non, tous les veaux ils stationnent dans l’entrée et ils regardent les voitures passer. Vous qui empruntez les transports en commun deux fois par jour, vous comprenez aisément de qui je parle. Voilà en gros les profils bovins et/ou relous que j’ai repéré et analysé à force d’expérience du trajet avec plein de gens confinés dans une petite superficie (je ne vous parlerai pas du gros connard peloteur ou qui a les yeux qui crient FIFILLE !!!!! parce que j’ai pas envie de m’énerver davantage, là déjà je frôle le meurtre de masse) :

 

  • tu as la reloute donc, voire le troupeau qui bloque juste à l’entrée parce qu’aller plus loin ce serait prendre trop de risques, et qui du coup empêche tout le monde d’évoluer. A cette reloute là ou à ce troupeau je dirai : MAIS VA DE L’AVANT BORDEL !

 

  • tu as le relou qui ne supporte pas la proximité humaine et qui met son faux sac Vuitton bien en évidence sur le siège à côté de lui des fois qu’un humain commettrait l’immense erreur de s’asseoir à côté de sa suprême personne. Bien sûr ce relou là agit de telle sorte quand le bus est archi plein, sinon tout de suite c’est moins drôle. A ce relou là, un message dumeurien tout personnel : ACHETE TOI UNE VOITURE CONNARD, SI T’AS ENVIE DE VOYAGER SEUL !

 

  • tu as la petite vieille ou la personne avec un handicap physique qui dans un bus vide où toutes les places adaptées aux gens potentiellement en difficulté sont LIBRES, MAIS NON qui vont choisir de se jucher SUR LE FAUTEUIL LE PLUS HAUT TOUT AU FOND DU BUS alors que le chauffeur n’arrête pas de mettre des coups de frein. A ces personnes là je dirai : tu choisis la difficulté petit Padawan, BONNE CHANCE mais avoue que c’est un poil relou quand même.

 

  • Les gens qui puent la vinasse ou la Valstar dès 8H30, là tu piges vite pourquoi ils circulent en bus… quoiqu’un petit chewing gum mentholé ça ferait pas de mal mais bon… par contre ceux qui daubent la mycose génitale agrémentée d’une vague odeur piquante de dessous de bras, et qui essaient avec du Scorpio de faire passer tout ça, ceux là PAR CONTRE J’AI BEAU ETRE ECOLO MERDE ON A COUPE L’EAU CHEZ TOI OU QUOI ????? IL A PAS PLU DEPUIS QUAND AU JUSTE ????

 

  • Je crois que ceux qui m’emmerdent le plus au final (oui tu as raison lecteur, c’est l’Humain en général mais j’essaie de faire des nuances dans le degré du tolérable quand même), ce sont ceux qui cumulent la stagnation ET le statut de camion déménageur : ceux et celles qui décident TOUS AU MEME MOMENT AUX HEURES DE POINTE de monter dans le bus avec des poussettes, des caddies, des grosses valises, des sacs de course bourrés à craquer, et de ne pas essayer de caser tout ça dans un minimum d’espace possible histoire de faire un peu de civilité avec les autres, MAIS NON qui s’étalent TOUT PARTOUT et de préférence A L’AVANT DU BUS sans ça la fête elle serait moins folle. PUTAIN MAIS JAMAIS VOUS N’AVEZ JOUE AU TETRIS, SERIEUSEMENT ???? MAIS COMMENT VOUS RANGEZ VOTRE LAVE VAISSELLE, EN PERDANT PLEIN DE PLACE ???

 

Faites chier sérieux.

Image hébergée par http://uprapide.com/

Alors je n’ai pas parlé des jeunes très jeunes qui pour rien au monde ne cèderait leur place précieuse à ceux qui en ont vraiment besoin, parce qu’ils sont fatigués de naissance, alors à quoi bon leur faire passer des messages hein ?

 

Donc vous l’aurez compris les gens, j’ai hâte que le tram reprenne ses fonctions dans toute l’agglomération. D’ailleurs Fil bleu aussi, parce qu’ils en ont un peu marre que je leur laisse des mails énervés sur tout et n’importe quoi. Maintenant ils m’appellent directement, c’est dire, « alors Mme DUMEUR comment ça ne va pas aujourd’hui ? ».

 

Mais c’est pour ma thérapie vous comprenez ?

 

Et pour sauter d'allégresse quand même parce que c'est le week end, Belinda de mon ami Cloclo, c'est très propice à ça :

 

 

 

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Publié le par Suzy D.
Publié dans : #Sautes Dumeur

Régulièrement, deux ou trois personnes de mon entourage me demandent pourquoi je n’écris plus. Régulièrement je réponds que la prochaine fois qu’on me posera cette question, je buterai un Dumeur, AHAHAHAHAHAH !!!! Nan mais bon en vrai, c’est que depuis que je vis de façon doucerette avec mon étalon auvergnat, je n’éprouve plus le besoin de m’épancher de façon énervée et publique, sur des sujets hyper brûlants comme le cul de Christopher Meloni, les retards SNCF ou le restaurant Wok tout dégueu à l’Heure tranquille qui a fermé depuis (le resto pas l’Heure tranquille, enfin bon c’est tout comme).

 

It’s oh so quiet shhhhhhhhhh shhhhhhhhhhhhhhh…

 

Et puis soudain la Dumeurie a repris le dessus. De façon soudaine, inattendue et brutale. Tapie au fond des bois sous un bon tas de humus décomposé, elle m’a sautée à la gorge la saloperie. Elle m’a laissée exsangue et sans voix au mois de mars. Pourtant faut y aller pour diminuer mes capacités pulmonaires, c’est que j’en suis fort pourvue. J’ai récupéré, j’ai refait du stock de globules psychologiques résistants, même si en syndrome prémenstruel je pleure quand je vois des bébés hérissons. Mais la Dumeurie a rattaqué en mai, juin, juillet, et août tiens ? Alors là je me suis dit : « merde au lieu d’aller creuser encore un peu plus le trou de la sécu avec des collègues à moi, peut être que je pourrai recommencer à écrire histoire de lâcher un peu de pus, qu’est-ce que t’en dis moi-même ? ».

 

Moi-même a répondu : « c’est pas con, pis y’a deux personnes qui te réclament, alors bon vas-y quoi ! ». En effet, je suis assez partisane de la pensée Kingienne qui dit qu’écrire c’est lâcher un étron puis tirer la chasse. Là j’ai des grosses attaques de caca.

 

Le caca c’est la vie.

 

Le ton est donné, ça va être très organique et rempli de matières un peu puantes mon affaire. Je ne vous dis pas que je ne vais plus écrire de textes à base de fraisiers qui repartent alors que c’est plus la saison, mais bon y’a un merdier mental qui se pointe à l’horizon et dans lequel j’ai encore pied, alors je vais tâcher d’accentuer le côté préventif ocazou sétonjamais.

 

Vous serez les premiers spectateurs de ces scènes à venir à base de fientes. Nous serons ensemble pour tirer la chasse.

 

Et nous terminons ce premier billet depuis des lustres, en musique, avec un gars que j’ai découvert sur la scène française (non ne partez pas, c’est pas Vanessa Biolay !!!!) et qui exprime drôlement tout ce que j’ai écrit plus haut, sans utiliser des termes à base de prout caca, c’est fort quand même : lui il « recycle sa colère » (ce qui en revient un peu au même, vous avouerez).

 

 

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Publié le par Suzy D.
Publié dans : #Sautes Dumeur

 dailymarslogo

 

Deux billets en deux jours, mais enfin qu'est-ce qui se passe ??? Bon du calme, là je vous pointe le lien vers l'excellent site Daily Mars, sur lequel mon mari sévit tous les vendredis ; il y cause mecs en collant et autres consorts allergiques à la Kryptonite. Et aujourd'hui il m'a laissée la parole pour que j'évoque mes comics favoris ! Vous pensez que je l'ai prise - la parole - je ne rate jamais une occasion de l'ouvrir !

 

Allez ENJOY y'a que des bons trucs à lire !

 


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Publié le par Suzy D.
Publié dans : #Sautes Dumeur

Cher Dexter,

 

comme des millions de connards en ce monde, ça fait 8 ans que je te suis. Ah, j'ai déjà utilisé le terme « connard », en général en Dumeurie c'est pas très bon signe. Oui connards, ça nous qualifie bien quand même je trouve, vu tout ce qu'on s'est fadés pour en arriver là.

 

Pour toi Dexter, je me suis tapée des incohérences scénaristiques, des duels au sommet avortés, des chemises hawaïennes improbables, un casting féminin déplorable, oui pour toi Dexter, rien que pour toi. Bizarrement, quand ta femme est morte (bon je pense que tout le monde est au courant de ça, sinon désolée et faites gaffe je vais spoiler encore plus grave ; en même temps je vous aurai peut être rendu service en faisant ça, si ça vous coupe l'envie de regarder ce carnage de fin de série), tu as commencé à perdre de ta superbe : peut être que ça puait déjà avant, peut être qu'il y en a qui ont adoré l'après, je sais pas, en tout cas pour moi il y a quelque chose quelque part qui s'est cassé à la mort de cet horripilant personnage féminin que je voulais voir désossé depuis un bon moment déjà. Paradoxal je sais.

 

Je t'aimais bien moi. A tel point que j'ai appelé mon couteau de poche comme toi (faut-il que je le débaptise ? Un nom là tout de suite me vient subitement en tête, mais passons), à tel point que dès que je coupais du blanc de poulet avec mon gros hachoir je pensais à toi, à tel point que dès que j'enveloppais un céleri rave avec du film plastique je me prenais pour toi aussi. Je m'étais dextérisée et même que mon mari m'a offert un tablier de coroner avec ton nom écrit dessus avec des grosses gouttes de sang qui tachent. Tu vois je t'aimais vraiment.

 

Les trois dernières saisons ont été pour moi les pires. Elles ont sonné mon glas. Mais j'ai continué quand même, que veux-tu je gardais un semblant d'espoir. Pour toi Dexter j'ai supporté ta frangine et ses 8 fuck à la seconde que même Joe Pesci il ne tient pas la route à côté d'elle, j'ai accepté ta copine bombasse Hannah qui a autant d'expression qu'un bigorneau sur un plateau de fruits de mer, je me suis fadée la sœur de Battista éternellement vissée aux fourneaux à faire des tacos, j'ai mis des lunettes noires pour éviter de me flinguer la rétine avec les tenues à la Bachelot de LaGuerta (qu'est-ce que je disais sur le casting féminin déjà?), j'ai toléré la maquilleuse folle qui teignait tout le monde en orange, j'ai enduré Quinn avec ses coupes de cheveux dignes de Carpy et ses histoires ranafoutre avec les stripteaseuses ; j'ai vraiment bu jusqu'à la lie avec toi Dexter, bordel !

 

Dexter (1)

 

Quinn, alias on dirait que j'ai une grave maladie mais non

 

 

Dexter (2)

 

La Guerta, alias j'ai diminué la saturation parce que sinon je vous rends aveugle

 

Dexter (3)

 

Orange...

 

Faut-il que j'en dise plus ? Oui putain de merde, je vais en dire plus, parce que vraiment Dexter c'est n'importe quoi ce que tu nous as fait subir ! Merde ! Cette dernière saison, franchement, y'a des mecs qui ont été payés pour l'écrire vraiment ? Tu veux qu'on parle du fameux serial killer en filigrane tout du long ? LA Némésis habituelle de la saison ? C'est quoi cette erreur de cast aussi ? Vous étiez tous drogués sur le tournage là, de la costumière au producteur ? On passe de Jimmy Smitts, John Lithgow, Ray Stevenson, à ça franchement ?

 

Dexter (1)

 

Je suis le nouveau Ryan Gosling

 


CA ???? Oui il essaie de faire peur le monsieur, en même temps avec les gènes qu'il a dans la série, peut-on lui en vouloir réellement ?

 

Tu veux qu'on parle des monstrueuses incohérences dans le scénario que même dans un nanar ils ne commettent pas ? Quoi vous n'aviez peut être pas les moyens financiers c'est ça en fait ? Les scénaristes étaient en grève faut croire, ou ils étaient tous bourrés sûrement. Boire pour oublier c'est une bonne méthode, sauf pour les spectateurs qui ont encore la gueule de bois cette semaine. Je n'en citerai qu'un gros truc de merde foutage de gueule : la blondasse Hannah dont tu étais amoureux fou dans la saison 7, que tu as dénoncé entre autres parce qu'elle voulait buter ta sœur, qui finit par s'évader, qui revient dans la saison 8 de façon superbe car on s'imagine qu'elle doit être en pétard contre toi, elle t'empoisonne toi et ta sœur pour se venger donc et puis... rien. Juste elle te fait faire un gros dodo et tu te réveilles dans une zone industrielle à Miami. Voilà. C'est tout. Vraiment hein. Elle fout un truc dans votre flotte, vous dormez, haha comment elle s'est bien vengée la vache, elle est terrrrrrrrrrrrible la serial killeuse !

 

Comment le spectateur il se régale, c'est d'une violence inouïe le Prozac dans l'Evian, j'en ai fait des cauchemars hé, éloignez les enfants du poste, attention ils boivent une gorgée d'eau Dexter et Debra ! Ça va charcler !!!! Ben non même pas, tu retombes dans ses bras là comme ça, et au final tu décides de lui confier ton fils. Un père serial killer, une tutrice serialkilleuse/veuve noire/empoisonneuse de flotte, hé ben bel avenir dis donc !

 

Clair que les précédentes saisons n'étaient pas très nettes niveau cohérence et autres trucs foireux, mais là franchement merci les gars, vous nous avez fait un beau festival, c'est que vous nous en avez fourni des caisses dans ces 12 épisodes, applause ! Je n'ose même pas vous parler du dernier quart d'heure tiens. C'est que j'ai honte, j'ai regardé ça, j'en ai même piqué un fou rire nerveux.

 

Dexter en Charles Ingalls, fallait oser quand même. Avant il y avait les albums de Martine, maintenant il y a les aventures de Dexter dans la forêt. Dexter coupe du bois, Dexter se sert super bien de sa tronçonneuse, Dexter conduit le camion à la scierie, Dexter essaie une nouvelle chemise à carreaux, Dexter choisit son nouveau sapin de Noël.

 

D'une violence inouïe je vous disais.

 

J'ai perdu tellement de temps avec toi Dexter. A tel point que c'est avec la bave aux lèvres que j'attends la prochaine saison de The walking dead, c'est dire, ça ne peut pas être pire, franchement rien ne peut être pire. J'aurai même perdu du temps à écrire cette longue lettre que tu ne méritais pas finalement, vu comment tu t'es foutu de moi, juste j'aurai du me fendre d'un vague sms : « fuck you ! Lol ».

 

Tant pis pour ta gueule. Maintenant quand j'utiliserai mon couteau de poche, je penserai à un autre, quand je sortirai le rouleau de film plastique, je penserai à un autre, quand je débiterai un lapin, je penserai encore plus à un autre. Et je l'accompagnerai de fèves et d'un délicieux Chianti.

 

Ta chemise à carreaux tu peux te la coller au cul, je suis passée au tweed.

 

Dexter (4)

 

 

Va te faire foutre Dexter.

 

 

Et pour terminer gaiement, une jolie chanson rien que pour vous :

 

 


 
 

 

 

 

 

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Publié le par Suzy D.
Publié dans : #Sautes Dumeur

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Cher Tony,

 

tout d’abord je tiens à t’appeler Tony et non pas James, ce n’est pas que je mésestime la personne humaine qui tenait le rôle de monsieur Soprano mais je ne la connaissais pas comme toi, alors je préfère m’adresser à Tony aujourd’hui. Cher Tony donc, il n’y a pas grand-chose en ce moment qui me fait sortir de ma torpeur littéraire à part les beaux mecs et les morts, enfin surtout les vieux, morts. Tu as déjà figuré dans la première catégorie dans mon blog, maintenant malheureusement, c’est le deuxième trait descriptif auquel je vais m’attacher.

 

Comme le dit si bien mon mari dans le Daily Mars, on était tous les deux en train de se brosser les dents avant de partir au boulot avant hier matin, quand soudain on a appris la nouvelle. Le journaliste a à peu près dit ça : « le monde de la télévision est en deuil, l’acteur incarnant Tony Soprano… » et là le temps s’est suspendu. Mes portugaises se sont inconsciemment ensablées. A un moment je me suis dit « il doit parler de quelqu’un d’autre, d’autres acteurs ont joué ce personnage, si ça se trouve ça a été adapté au théâtre dans une contrée inconnue ».

 

Et là j’ai vu que mon mari faisait une drôle de tronche, avec un rictus agaçant aux coins des lèvres. Les deux coins, ça faisait comme un sourire de Joker. J’ai entendu quelque part dans l’espace « James Gandolfini » et j’ai du penser quelque chose comme « merde ». J’ai accompli ma journée comme d’habitude, en ayant vaguement dans la tête un quelque chose de très fortement désagréable, et avec l’air de « woke up this morning » dans la tronche. Les vieux m’ont rappelée à eux et surtout toutes les taches de paperasse, réunionnite, etc.

 

Quand je suis rentrée le soir, j’ai vu sur le Net toute la déferlante émue des messages/témoignages de ceux qui l’aimaient bien. J’aurai pas cru qu’il y en aurait autant ? Je me suis posée et j’ai pensé à ce que je ressentais. Certains appellent ça un deuil. Oui c’est le terme adéquat. Un deuil. Alors après vous trouverez peut être ce qui va suivre excessif émotionnellement parlant, maintenant, quand je vois les pleurs hystériques lors de la disqualification de candidats de la télé réalité, et l’énergie incroyable dépensée à causer de la météo ou de la sortie honteuse de la dernière Nintendo, sachez bien préventivement que je m’en cogne les ovaires par terre. Le jour où un saumon d’élevage me fera ressentir tout ce que j’ai pu vivre avec vous, Tony Soprano, je vous promets qu’à lui aussi je rendrai un hommage larmoyant et digne de sa personne.

 

Mais je ne l’ai pas encore rencontré. Ou alors je l’ai bouffé et je ne m’en suis même pas rendue compte qu’il était exceptionnel ce poisson.

 

Moi les humains quand ils meurent, ils me touchent. Enfin certains, pas mal même, pas tous parce que sinon j’aurai plus qu’à me pendre et attendre que mort s’ensuive, mais il y en a qui me bousculent plus que d’autres, et là égoïstement c’est parce qu’ils doivent faire résonner quelque chose en moi de très personnel et de vécu. Quand on y pense Tony, on s’est connu pendant 86 épisodes de plus de 40 minutes. Fois 2,5 parce que j’ai maté la série encore. J’étais là quand ta fille est allée à l’université, quand ta mère est morte et avant, quand elle a mis un contrat sur ta tête avec l’oncle Junior, j’étais là à ta première séance de psychanalyse, j’ai assisté à ton voyage en Italie, à tes diners de famille, à tes repas professionnels. J’étais là aussi à des trucs bien chelous que tu as commis mais je n’ai rien dit à la police. Je t’ai même présenté à mon mari. Et au-delà de tout ça, dans ce que tu disais à ta psy, dans ce que tu vivais avec ta mère et dans les crises d’angoisse que tu faisais, je me suis vue aussi.

 

Oui voilà, égoïstement finalement et pas juste parce que je suis une fan légère et frivole très émotive, ta mort subite m’a touchée parce que tu me faisais penser à moi et à mes expériences à certains égards. Il parait que lorsqu’on pleure dans les enterrements, c’est soi même que l’on pleure. Pour illustrer encore plus le truc, je comparais souvent ma mère à la tienne (ou alors à Mama Fratelli dans les Goonies, enfin tu vois le genre ?). Le repas de famille où Janice en pleine thérapie contre sa colère, essaie désespérément d’esquiver tes piques douloureuses, et toi te barrant en sifflotant comme un bon samaritain ayant commis une bonne action, je l’ai vécu des dizaines de fois. Chez nous aussi les rôles agresseurs/agressés s’inversaient. Les crises d’angoisse se déclenchant à des stimuli « innocents » (une famille de canards, de la charcuterie dans du papier de boucher) dont tu essaies toujours de ne jamais trouver l’origine (à quoi ça sert les défenses sinon ???), ça aussi je vois un peu. Les tentatives de garder le contrôle et de rester diplomatique pour ne pas que cela dégénère dans « l’entreprise », la famiglia, jusqu’à ce que la colère sourde reprenne le dessus. 

 

Je vois un peu. Le poids de la famille, du passé, la transmission de gènes, de missions que tu es censé avoir alors que tu n’as rien demandé et même pas de naitre, mais que t’es là alors tu vas suivre quand même la route qu’on t’a tracé. Là pour le coup je m’en sors bien mieux que toi. Le déracinement du pays d’origine. Enfin tous ces trucs qui font que j’avais l’impression qu’au final, on était un peu cousin tous les deux.

 

Voilà pourquoi ta mort m’a touchée. Tiens en définitif on dirait que je me suis justifiée. M’en fous, je n’ai aucun problème avec mes sentiments maintenant. Encore un point pour moi. J’ai eu du mal tu sais au dernier épisode, je crois que j’étais dans un déni de réalité, je n’ai pas voulu voir la finitude de cette aventure ensemble en face et encore maintenant je te dirai que je ne veux pas voir « the end » s’afficher sur l’écran noir silencieux. Je crois avoir déjà dit que je ne savais jamais si les gens étaient vraiment morts ou pas ? A part quelques uns dont je ne peux malheureusement pas omettre ce douloureux retour de bâton sous peine de me le reprendre encore plus violemment dans la gueule, sinon y’en a plein j’ai toujours un doute et même que je me suis abonnée à la newsletter « mortoupasmort » pour bien être sûre. Information que j’oublie aussitôt d’ailleurs. Roy Scheider par exemple. J’ai su, je ne sais plus. Idem pour son acolyte de film, Robert Shaw. Eux parmi tant d’autres. Peut être que je suis complètement cintrée. Peut être que tout simplement, les acteurs ont sublimé vos personnages à tel point que personnellement, je ne peux plus vous dissocier les uns des autres.

 

Ça doit être ça, l’immortalité. Alors voilà James Gandolfini n’est plus, mais quant à toi Tony, si ça se trouve à l’heure où j’écris ces quelques lignes, tu es quelque part dans un hôtel avec un attaché case qui ne t’appartient pas, en train de te prendre la tête avec un moine bouddhiste sur une histoire de chauffage.

 

Puisses-tu Kevin Finnerty enfin trouver le chemin qui te mènera à la maison.

 

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