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Articles avec #cine dumeur catégorie

Publié le par Suzy D.
Publié dans : #Ciné Dumeur

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Alors qu'on se le dise tout de suite le titre français de The hallow est complètement pourri (pour changer) : dans notre belle contrée ça s'appelle "Le sanctuaire", alors que l'explication donnée au VRAI titre est on ne peut plus jolie, et symbolique, et légendaire. Donc je vais vous parler de The Hallow. Si vous voulez savoir ce que ça veut dire, matez le film !

Je ne vais pas vous en faire des gorges chaudes, ni de démontage en forme, parce que le film ne mérite ni l'un ni l'autre. A mon humble avis. Oui ça n'est que mon humble avis. Juste en le matant y'a plein de sarcasmes cérébraux qui me sont venus à la tête, et comme je suis en pleine purge en ce moment, je me suis dit que j'allais me faire du bien et accessoirement vous contaminer avec ça.

Donc ne prenez pas pour argent comptant ce qui va suivre. Ou pas. Oups deux négations. Faites en ce que vous voulez.

 

(Dois-je préciser que je vais grave tout spoiler au fait ?)

 

Alors voilà The hallow c'est l'histoire d'Adam qui arrive avec sa petite famille de Londres vers l'Irlande pour... hé ben pour faire des trucs dans les bois. Au vu de l'ambiance qu'instaurent les pécores du coin - personne ne lui adresse la parole et la famille reçoit des menaces - on se doute qu'il a un rapport avec la future déforestation des bois dont tout le monde parle à la radio.

Et là dès le démarrage, je me suis dit : "faudrait quand même que les persos des films d'horreur aient un minimum de culture de films d'horreur, parce que bon y'a plein de clignotants rouges qui s'allument d'un coup, d'un coup, tout partout". C'est un truc que je pigerai jamais dans les nouveaux films d'horreur, pourquoi les persos font que des trucs cons ? Dans les anciens on leur pardonne, ils savaient pas, mais maintenant avec l'Internet toussa ?

Déjà en premier clignotant rouge pour Bibi, Adam il est joué par Joseph Mawle, et moi dès que je vois ce gars je me dis que c'est comme Nicholson : d'entrée on se méfie. D'entrée je me méfierai. D'ailleurs le début du film c'est un peu comme le début de Shining, ça fait "lalalalalala nous arrivons pour une nouvelle vie lalalalalalala il fait soleil on se fait des bisous lalalalalala..."

 

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"... ah ben non y'a Joseph Mawle on se calme hein"

 

Pis comme si j'avais pas raison tout de suite, dans le casting y'a aussi Roose Bolton. Roose Bolton il prévient la femme d'Adam que l'heure est grave, que l'endroit est maudit toussa. Je sais pas vous, mais moi y'aurait Roose Bolton qui me balancerait un livre relié avec de la peau d'humain à travers la tronche en me disant "je vous aurai prévenus", hé bien je me méfierai.

 

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"lalalalalalalala je vais continuer à enlever les barreaux que les anciens proprios ont jugé bon de mettre aux fenêtres lalalalalalala tout va bien lalalalalalala"

 

Pendant que madame met un peu d'ordre dans la maison, Adam il explore la forêt avec son bébé dans le dos, et il arpente les endroits les plus sombres et les plus glauques ; il profite même de cette ballade bucolique pour faire un prélèvement dégueu sur la carcasse d'une biche faisandée qui a de drôles de pics pointus dans l'une de ses plaies, avec son bébé dans le dos. Plaie qui dégouline d'un truc poisseux et noir. Mais comme Adam il est scientifique (il a un microscope) et qu'il a aussi un bébé dans le dos, il va de ce pas farfouiller la plaie et emmener dans un petit pot du truc poisseux et noir. Chez lui.

 

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"lalalalalalala hum c'est intéressant je n'ai jamais vu The thing ou Alien lalalalalalala"

 

Et il repart trankilou dans la maison familiale avec son bébé dans le dos pour analyser dans une pièce pas sécurisée du tout, le truc POISSEUX ET NOIR dont je parlais juste au dessus. Mais il a mis des gants, cékilépacon, Adam. Et voilà ce que ça donne au microscope, sa trouvaille.

 

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"lalalalalala c'est tout à fait rassurant lalalalala allons voir Clare et tenter d'avoir un coït avec elle lalalalalalala"

 

Je sais pas vous, mais moi je me méfierai hein. Plein de fois déjà. Parce que j'ai vu plein de films qui inspirent pas confiance, mais pas Adam, ni Clare, ils sont purs. Mais je crois que je l'ai déjà dit.

Pis ça continue tout du long comme ça, l'inculture concernant les films d'horreur. Adam il est persuadé que c'est Roose Bolton qui lui veut du mal, qui défonce la fenêtre de la chambre du bébé en pleine nuit, qui l'enferme dans le coffre de sa caisse, qui griffe la dite caisse de tous les côtés, qui met des cadavres pourris POISSEUX ET NOIRS dans le berceau du bébé... en même temps là je ne peux pas complètement lui donner tort, il a peut être vu Game of thrones ?

Mais à un moment Adam il commence à se douter que c'est peut être lié à autre chose tous ces trucs méchants dirigés contre lui. En fait ce qui va le faire tiquer un peu, c'est quand sa femme met les phares de la voiture en plein sur ça (et il a ramené des petits copains dites donc) :

 

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"ah mé non pas lalalalala c'est quoi ces trucs je ne les avais pas vus venir ceux là !!!!!"

 

SERIEUSEMENT ADAM ????

Vous croyez que maintenant qu'ils savent tout ça dans la famille, ils vont arrêter leurs conneries ? Que nenni !!! Clare elle va continuer à rester de tout son poids sur une trappe dans le grenier pour empêcher une créature de rentrer alors qu'elle a déjà enfilé un bon mètre cinquante de bras, et qu'un pic pointu s'approche dangereusement de son œil,

 

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et Adam va avoir l'idée du siècle d'enfermer leur bébé dans un placard. Mé oué un bébé dans un placard rien que ça. Sans air, avec une bonne cisaille pour fermer le dit placard, et le tout dans une baraque qui suinte le truc NOIR ET POISSEUX, je répète le TRUC NOIR ET POISSEUX.

Bon tout ça pour dire que c'est fort dommage ces persos qui n'ont vu que Game of thrones et pas un seul film de la culture d'horreur des années 70/80 (au moins !), parce que sinon le film possède une ambiance assez plombante, l'imagerie est très belle, il y a de la flipette au rendez-vous et le sous titre écolo est assez séduisant (même si déjà vu et très classique).

Nan vraiment les gens, y'a pas que les séries télé dans la vie hein...

 

PS : je ne suis vraiment, mais vraiment pas sérieuse dans tous mes propos, devinez lesquels.

 

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Publié le par Suzy D.
Publié dans : #Ciné Dumeur

Le vent se lève

Cher monsieur Hayao Miyazaki,

 

je ne vais pas vous la refaire en entier comme dans l'article du Daily Mars où je parle de ma rencontre avec les comics, mais ça s'est passé comme ça avec vous aussi. Je vais vous la faire courte : nez pincé pour les oeuvres asiatiques et notamment les films d'animation, rencontre avec mon Auvergnat, découverte de vous monsieur Miyazaki, et oh mais en fait y'a des trucs vachement bien dans cette culture ! Ca m'a fait pareil avec John Woo d'ailleurs.

 

Donc depuis 5 ans mon Auvergnat n'a plus besoin de me faire du chantage au sexe pour aller voir un film d'animation japonais en VO, j'y vais très volontiers voyez ? J'ai adoré notamment Princesse Mononoké, de vous monsieur. Je suis allée voir le film de votre fils Goro, La colline aux coquelicots, et dans la marge de sa copie j'ai juste inscrit "peut mieux faire, doit copier sur papa". Ca doit pas être très évident comme héritage ça, d'être toujours comparé à son génie paternel ? Enfin peut être plus maintenant remarquez ?

 

Ca fait des mois que mon Auvergnat amoureux de vous d'un amour inconditionnel et un poil démesuré, me parle de votre dernière oeuvre, the last one a priori, Le vent se lève. Il se lance depuis des semaines dès le beurrage des tartines, dans des monologues dithyrambiques à votre égard, les yeux brillants, le coeur plein d'espoir. Vraiment. Et quand ENFIN notre cinoche préféré d'art et d'essai l'a programmé, mon Auvergnat a trépigné sur place dans une attente fébrile dans la queue aux Studios ; attente que finalement il a du décevoir, car une Jérômerie de dernière minute nous a fait retourner dans notre home sweet home alors qu'on avait déjà pris nos billets.

 

C'est pas grave lui ai-je dit, on ira un autre jour. Il y a 5 ans j'ai arrêté d'interpréter les signes, là pour le coup j'aurai du y aller de ma petite analyse psychodumeurienne, c'en était un de signe : fallait pas y aller... 

 

Au début je ne me suis rendue compte de rien. Enfin si, d'une chose, assez flagrante, et ce dès les 5 premières minutes : mon Dieu j'allais me faire chier 130 minutes, 130 MINUTES, comme une morue fraiche sur le stand du poissonnier. Je l'ai senti tout de suite, alors que d'habitude à votre égard, non, et c'est d'ailleurs extrêmement rare que j'éprouve des sentiments négatifs à votre égard (à part pour Ponyo un peu c'est tout). Alors j'ai fait comme si de rien n'était, ne voulant pas gâcher le bonheur de mon homme, ça faisait tellement longtemps qu'il vous attendait. Je me suis tenue sagement sans bouger, sans faire des pffffffffffff. Avant de voir La vie rêvée de Walter Mitty, je ne savais pas quel était mon mal, et à son visionnage je me suis aperçue que je souffrais de Waltermittysme. Enfin, souffrir n'est pas le verbe adéquat parce qu'en fait je prends un immense plaisir à me barrer dans des mondes imaginaires créés spécialement par moi, pendant les réunions, les trajets trop longs, les choses chiantes, les plaintes sempiternelles de gens que je suis obligée de côtoyer (sauf les vieux hein, cela va sans dire)... Donc presque tout de suite j'ai fait des Waltermittysmes à la pelle, en veux-tu en voilà.

 

Et à un moment, en plein Waltermittysme avec un gars portant du tweed à carreaux, le regard lubrique je me tourne vers mon fan de Miyazaki, et là que vois-je ? Mon cher et tendre tout crispé, les bras croisés tout serrés contre lui, la lèvre lippue tournée vers le haut, les yeux plissés tout sombres ; oui monsieur Miyazaki j'ai vu tout ça dans le noir, je vous jure. C'est que je le connais bien mon Auvergnat d'amour, même quand les lumières sont éteintes je sais quand il est triste, quand il est malade, quand il rigole ou quand il fait la gueule. Et d'autres trucs encore. Je me suis tournée vers l'écran où on projetait votre dernière oeuvre, au moment je crois, où Nahoko vomit du sang comme dans Evil Dead. J'ai tenté un vague "ça va ?" ; il n'a pas quitté l'oeuvre des yeux et m'a décochée un "c'est chiant" lapidaire.

 

Nous y voilà. C'est con je me suis sentie soulagée. C'est qu'à cause de mes Waltermittysmes à un moment j'ai cru que je m'étais tellement égarée dans les collines toscanes (les miennes hein, pas les vôtres), que du coup je ratais plein de trucs et qu'en fait c'était vraiment le chef d'oeuvre promis qui passait là sous mes yeux, complètement déconnectés. Bé non en fait, j'avais bien éprouvé le même sentiment que mon homme. Sauf que moi au final, je m'en foutais comme d'une guigne, je me projetais d'autres films dans ma tête, et puis quoi, c'est pas comme si vous n'en aviez fait aucun de génial non ? Dare dare j'ai manifesté moi aussi mon mécontentement. J'ai pouffé quand Jiro déclame à Nahoko qu'il l'aime depuis qu'il l'a rencontrée (elle devait avoir 12 ans et lui rentrait à la fac, mais bon c'était pas la même époque hein), je me suis énervée quand la soeur de Jiro s'est targuée d'être enfin docteur alors que physiquement elle parait 10 ans au plus, et j'ai bloqué sévère quand certaines explications techniques comportaient des bruitages faits à la bouche comme si quelqu'un pétait.

 

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Je suis la soeur de Jiro, je fronce toujours des sourcils et quand je pleure

je me répands en flaque d'eau bruyante

 

Je me suis lâchée, un peu, mais j'ai vu qu'à côté de moi c'était drôlement tendu. Et pas du slip hein. J'ai attendu péniblement encore et encore, une bonne demi heure, à me fader le mauvais doublage avec ses 18 000 cordes vocales de Jiro, à me tartiner des pelletées de tarte à la guimauve, à m'enterrer davantage et davantage dans mon fauteuil. MAIS PUTAIN HANNIBAL IL VA VRAIMENT TRANSPERCER JACK CRAWFORD AVEC SON GROS COUTEAU ??? Oh pardon j'ai encore Waltermittysé. Et puis on est sorti.

 

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Je suis Nahoko, rien que le fait de me demander en mariage me fait pousser

les cheveux d'une bonne vingtaine de centimètres

 

On est sorti, donc. Et là j'ai vu dans les yeux de mon Auvergnat adoré, toute la déception intersidérale qu'il contenait. Il n'a rien dit pendant presque 5 minutes, c'est un record croyez-moi, on cause tout le temps. Il a du faire cette tête là le jour où on lui a dit que le père Noël c'était des conneries inventées par les parents. Sauf que là c'est vous qui l'avez inventée, la connerie. Et je dois avouer que ça m'a fait mal au bide, rien que pour ça, parce que bon faut relativiser, c'est QUE du cinéma. 

 

QUE du cinéma. Oui mais monsieur Miyazaki, sans le cinéma peut être que mon mari et moi ne nous serions jamais rencontrés, du coup je n'aurai jamais vu vos oeuvres et et et... tiens y'a un film qui traite bien de tout cela, ça s'appelle "La vie est belle", c'est de Frank Capra, je suis sûre que vous connaissez ? Bon je vous rassure, depuis il a mangé, il est passé à autre chose, il a cicatrisé sa petite plaie au coeur en lisant et en écrivant sur des BD. N'empêche il n'a pas trouvé le sommeil avant deux heures du mat', quand même. Je dirai pour résumer, que sa tristesse était à la mesure de l'espoir qu'il avait vis à vis de vous. Pour une dernière oeuvre...

 

Bon. Passons à autre chose. Au fait, vous n'auriez pas salopé votre dernier film rien que pour que votre fils puisse rebondir sur ses propres créations à lui en soulageant un peu de sa pression au bide, hein ? Si c'était ça je vous pardonnerais, parce que ce serait fait avec amour. Sait-on jamais. En tout cas je vous souhaite une bonne retraite, sans rancune, et à la prochaine, dans l'une de vos précédentes oeuvres.

 

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Publié le par Suzy D.
Publié dans : #Ciné Dumeur

Des fois j'écris des trucs gentils sur les gens. Des fois. Mais y'a un truc que j'aime plus que tout : dérisionner. Faire du foutage de gueule. Exceller dans la langue de pute. Encore plus sur des cibles faciles. Alors ce soir pour toi lecteur assidu de mon blog, je vais te raconter World War Z : le film. 

 

Tout d'abord évitons de dire que ce nanar de luxe est une adaptation du livre de Max Brooks. Oublions même carrément cette information, car sinon vous risquez de tomber en dépression. Est-il besoin de vous préciser aussi que c'est avec Brad Pitt ? En même temps il parait dans tous les plans et fait une promo harassante pour le film, alors comment passer à côté de ce détail aussi... Donc Brad Ilétrobo c'est lui :

 

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Ah tiens c'est marrant, le nom du parfum a comme un goût ironique prémonitoire. Gardez bien cette image en tête parce que Brad lui, va garder cette tête là sur toutes les images, pendant tout le long du film.

 

Alors WWZ de quoi ça cause au final ? Je vais essayer de vous le raconter le mieux possible, tout en le spoilant, bien évidemment.

 

Alors déjà Brad Ilétrobo a une jolie petite famille que de gonzesses. Elles sont tellement mignonnes que le matin elles sautent dans le lit de papa et maman en gloussant joyeusement, et qu'après tout ça, ce petit monde là déjeune sereinement autour de délicieux pancakes. Les pancakes. Je sais pas comment les Ricains font pour toujours bouffer des pancakes au petit déjeuner ? Dans les films ? Vous ne vous êtes jamais posé la question ? Ca se passe comment chez vous le matin à 7 heures du mat ? Chez les Dumeur déjà la veille mon étalon auvergnat il prépare le plateau déjeuner parce que tout est chronométré. Quand on n'a pas pensé à faire le café un poil en avance, on se dit que c'est mort, on va jamais arriver au boulot à l'heure. Suffit qu'une biscotte tombe du côté beurré et hop ! ta journée est ruinée. Bah non chez les Ricains ils ont le temps de préparer la pâte, de la laisser lever, de frire les pancakes et de les déguster en rigolant, et ça sans se lever à 5 heures du matin.

 

Et bien sûr ils arrivent au taf à l'heure avec des fringues bien repassées. Même que des fois ils poussent le vice jusqu'à frire du bacon. Là dans WWZ c'est pareil. Sauf que là ils arrivent pas à l'heure, mais pas à cause des pancakes, mais parce que tout le monde est pris de panique dans les embouteillages de Philadelphie parce qu'il y a un scooter qui dégomme le rétroviseur de Brad Ilétrobo et... ben c'est tout. Les gens se mettent à sortir de leur caisse en courant et en moulinant des bras, mais on sait pas trop pourquoi. A un moment on voit un type aux yeux révulsés en boulotter vaguement un autre, et ce dernier se met aussi à courir comme un dératé 12 secondes après la morsure, et on se dit que c'est peut être à cause de ça aussi.

 

Peut être éventuellement.

 

Et après tout s'enchaine très très vite. Tellement vite que je n'ai rien pané à ce qui se passait sur l'écran, vu que le réal devait courir vite lui aussi. C'était pas très lisible et plein de gens passaient dans le champ de la caméra. Et puis Brad Ilétrobo reçoit un coup de fil : "nous avons besoin de toi, nous t'envoyons un hélicoptère tout de suite". Nous en tant que spectateur lambda et pas égérie de Chanel, on se dit qu'il doit faire partie du gouvernement, ou être un putain de militaire aux couilles grosses comme des melons ou un truc dans le genre arme fatale, pis en fait dans le film on ne sait jamais c'est quoi le métier de Brad ? A part faire des pancakes je veux dire ? Vous croyez que c'est ça son don ? Faire des pancakes ? "Brad, le président est mort, on a perdu Boston, en Corée ils ont peut être la souche de la pandémie, donc si tu veux bien aller là bas, tu fais des pancakes trop bons" ?

 

Alors Brad il se sent obligé d'y aller, parce que sinon sa gentille petite famille de gonzesses agrémentée d'un gentil petit Mexicain sauvé du massacre (ça c'est le côté Brangelina, peuvent pas s'empêcher d'adopter plein de mômes en perdition), sera renvoyée du paquebot ultra sécuritaire. Oui car le paquebot sécuritaire c'est que pour les gens importants. Allez maintenant faut y aller Brad ! Donc il y va, toujours avec cette tête là :

 

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Son pote du gouvernement lui donne un portable pour qu'il soit toujours en contact avec sa gentille femme. Et avec lui Brad il emmène LE virologue, LE mec qui va sauver le monde en inventant LE vaccin qui va enrayer L'épidémie. Alors le scientifique tu te dis dès le départ qu'il a un problème, il doit lire du Nietzsche pendant ses heures perdues parce qu'il philosophe comme un dératé, entre autres couillonnades, et il dit des trucs hyper intelligents genre "la Nature est un serial killer", "la Nature est une garce", blablabla. Oué ben la Nature surtout, elle a horreur du vide, et face à tant de conneries accumulées chez le même être, elle fait un truc qui s'appelle : la sélection naturelle. M'est avis qu'il aurait du lire Darwin l'autre branque plutôt que de passer son temps à remplir des éprouvettes. Et apprendre à marcher avec un flingue dans la main aussi. Je vous explique, ça se passe à peu près comme ça : Brad il présente LE SAUVEUR DE L'HUMANITE à une équipe de Marines censée les protéger en Corée là où se trouverait le patient 0 et il dit :

 

"Voici le professeur Ducon, éminent virologue dans lequel réside le seul espoir de l'humanité. Il doit trouver le patient 0 pour ensuite isoler un PAN ! oh non il s'est tiré une balle dans la tête en trébuchant, il est mort !".

 

Je déconne même pas, je vous jure ça s'est passé comme ça. Donc Brad et le monde se trouvent bien emmerdés. Qu'est-ce qu'on va faire maintenant ? Bon, Brad décide de prendre les choses en main, vu que c'est son métier. Il va se dévouer, monter sur sa petite bicyclette, échapper à une attaque de zékés parce que sa femme l'appelle sur son portable pour lui demander de ramener du pain, et hop ! direct en Israël. Je sais même plus pourquoi il y va d'ailleurs, en Israël ? Est-ce que quelqu'un peut m'aider dans le fond ? En voyant les scènes à Jérusalem, tu te dis quand même que les habitants de là bas doivent être sacrément paranoïaques. A force de croire que tout le monde il est gentil, les gens à Jérusalem ils se sont pris de grosses claques dans la gueule et pour mieux voir arriver les coups de putes des uns et des autres, ils se sont mis à lire des mails, et un jour y'en a un qui a écrit "zombie" dans un courriel et du coup le gouvernement a décidé de construire des murs immenses, au cas où il y aurait une invasion de zombies. Si ça se trouve à l'heure où vous lisez ce texte, y'a un gouvernement qui est en train de monter un mur quelque part parce que lui aussi aura lu mon billet. Bon le pire c'est qu'ils ont eu raison, les gens du gouvernement en Israël. Comme quoi la parano ça peut sauver un peuple... ah mais non on m'apprend qu'en fait les zombies ont appris à faire des pyramides géantes, pour eux aussi avoir le droit de chanter comme des bourrins dans des micros, et qu'ils passent par dessus les murs super facilement en se grimpant dessus.

 

2013-01-31-world war z

 

Ca me donne envie de lancer une machine tout ce linge sale. Bien sûr, tu n'as absolument aucune amorce d'explication sur un comportement que je dirai intelligent venant de la part de zombies, s'organiser pour sauter des murs. Mais ça n'empêche pas Brad Ilétrobo de remarquer un truc super important : les Z ne s'attaquent pas à certaines personnes, dont un Marine éclopé, un vieux et un garçon tout maigre et chauve (ah ah indice !). Donc si vous arrivez encore à suivre, c'est la merde intersidérale aussi en Israël, encore je dirai. Et Brad il doit donc se barrer avec une nénette qu'il a sauvée de l'infection en lui coupant le bras et il prend un avion long courrier au pif parce que le sien il a cramé. 

 

Alors que tout le monde se croit sauvé à bord, voilà que Brad se rend compte qu'il y a un blème en première classe. Il n'y a plus de Pepsi au frigo. Ah non attendez je vais trop vite, c'est pas encore là. Y'a quelque chose qui déconne sévèrement mais comme il fait toujours cette tête là :

 

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... c'est pas super évident de s'apercevoir que ça va pas. Mais heureusement il y a un chien qui va aboyer pour alerter les gens et heureusement on se dit à ce moment du film, qu'il y en a un au moins un qui compte quelques expressions au compteur. Je vous le donne en mille le problème c'est qu'un infecté est passé dans le passe plat de l'avion et se met à boulotter tout le monde. Vu que vous devenez un zombie en 12 secondes, très vite vous calculez que dans l'avion bientôt, personne ne vous entendra crier. Alors que l'avion est à 2 doigts d'atterrir à Cardiff, c'est là que Brad Ilétrobo a la meilleure idée jamais vue dans un scénario et pourtant j'en ai vu des trucs perraves, croyez-moi : il va lâcher une grenade. Je parle d'une vraie grenade hein, pas d'un vent, d'abord Brad il ne pète pas ilétrobo. Forcément une grenade dans un avion ça fait des dégâts. Ca décoiffe même Brad, c'est dire. C'est le seul moment du film où ses cheveux changent d'expression. Evidemment il va s'en sortir vivant et faire partie des 2 rescapés, même s'il se trouve avec un truc planté dans le corps.

 

Je me demande ce qu'est devenu le chien ?

 

Vous ai-je dit pourquoi Brad allait à Cardiff au fait ? Parce qu'il veut aller dans un labo de l'OMS pour trouver un vaccin.

 

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Regardez, ces cheveux bougent.

 

Mais là je l'ai déjà dit non ? Je commence à être fatiguée moi. Il est long mon texte ? Je vais aller plus vite parce que ça commence à me gonfler et je sens que je vous perds : Brad se rend dans le centre scientifique, où on apprend que les zombies sont arrivés à Cardiff puisqu'ils ont renversé le camion du laitier, et à un moment il a l'idée géniale pour combattre les zombies, inoculer un vaccin mortel curable aux vivants parce qu'il a remarqué que les Z boulottent pas tout le monde, et il en déduit que tels les parasites qu'ils sont, pour survivre les Z ont besoin d'un hôte sain. Sauf que là on se dit, pourquoi un virus mortel alors que les zombies n'ont pas daigné toucher le cheveu d'un éclopé ? Hein, pourquoi ? Y a qu'à juste faire comme dans Shaun of the dead, et tous jouer les boiteux ? Quoi faut pas que je cherche de la cohérence ? Ah oui pardon merde, je me suis fourvoyée, c'est un film fantastique, forcément faut pas chercher de logique.

 

Pour finir Brad il va aller chercher une caissette de vaccins tous pourris mortels MAIS curables (et là j'apprends qu'il existe un vaccin contre le SRAS, ah merdeuh j'ai encore cherché la cohérence !), il va s'en injecter un au pif pour éviter un zombie qui claque des dents derrière la vitre (il fait froid dans le labo), et comme le dit zombie va superbement l'ignorer, il va se taper une canette de Pepsi et faire tomber tout le distributeur pour faire beaucoup de bruit, histoire de faire chier les Z qui vont courir comme des dératés pensant qu'il y a un truc à boulotter dans le coin. Vous comprenez pas, moi non plus, mais arrêter de pinailler quoi aussi.

 

 pepsi main

 

Ca alors il a changé de tête Brad...

 

Bon je vais pas spoiler la fin quand même ce serait dommage, mais sachez qu'il y a un bel happy end. Vous ne vous y attendiez pas hein je suis sûre ? Pour résumer le film je dirai que World War Z est une ode à la puissance de la Nature qui se venge drôlement des scientifiques qui se comportent comme des Régis, d'ailleurs c'est à cause d'eux qu'on est dans la merde ("dans cette éprouvette se trouve un virus mortel qui transforme les gens en enragés en 12 secondes, vous devez trouver un vaccin" "ah merdeuh je me suis piqué le doigt avec.... AAAAAAAAAAAAAAAAA"). 

 

Et comme le diraient les Nuls :

 

 

Sur ce je vais me mater L'avion de l'apocalypse ou Le lac des morts vivants, j'ai besoin de me laver les yeux.

 

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Publié le par Suzy D.
Publié dans : #Ciné Dumeur

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Pays où le noir est couleur.

 

Je suis rarement adepte des slogans de publicité mais là je dois avouer qu’ils ont fait fort chez Porto Cruz, non seulement la petite phrase est toujours efficace des dizaines d’années plus tard, mais en plus elle reflète symboliquement la mélancolie où mes racines originaires trainaillent encore et toujours. En Dumeurie, malgré le noir que ma mère traumatisée par les deuils successifs inhérents à toute vie (à part un, antinaturel au possible) a toujours refusé de porter en vêtements, le noir symbolique lui, a toujours été de mise dans nos gardes robes mentales. Et quand je suis allée voir Tabou un soir de cette semaine, je me suis sentie complètement en terrain connu et je me dis que je ne dois pas être la seule, issue de Portugalie, à ressentir cette langueur lusitanienne désenchantée et pleine d’espoir à la fois, sinon pourquoi les chanteuses de Fado elles aussi s’y mettraient ? ça n’est pas propre à la Dumeurie n’est-ce pas ?

 

Non et d’ailleurs dans notre pays ce sentiment porte un nom, la saudade, et elle reste intraduisible, inexplicable en termes cartésiens, et impossible à exprimer à des personnes qui n’en auraient jamais fait l’expérience, et d’ailleurs qui ne la vivront probablement jamais, tant pour moi elle reste attachée à notre patrimoine culturel et génétique. Est-ce une affaire totalement portugaise que cette saudade ? Je ne suis pas loin de penser par l’affirmative et de la revendiquer de façon extrémiste. Mais le film Tabou, autant que les écrits de Pessoa et le Fado en général, tenteront de vous faire comprendre mieux que moi comment cela peut se traduire en ambiance et en ressenti.

 

Tabou se construit en deux parties. La première (le paradis perdu), contemporaine, se déroule à Lisbonne et nous montre la vie de trois femmes, Aurora, Pilar et Santa. Aurora est une femme âgée, déraisonnable, vivant dans la splendeur du passé, sa fille ne lui rend jamais visite ; désorientée Aurora bénéficie des soins de Santa, femme que l’on imagine d’origine africaine, aide ménagère maltraitée par sa patronne, qui trouve une issue à son quotidien en lisant Robin Crusoé et en étudiant le portugais. Pilar est la voisine de palier, une femme d’une cinquantaine d’années, à la vie morne et sans fards, va se rapprocher d’Aurora parce qu’elle pense que la vieille dame a besoin d’aide, et Pilar pour trouver un sens à son existence, a cette nécessité vitale d’aider les gens même quand ils n’ont pas besoin de l’être, d’ailleurs.

 

Seulement Aurora est mourante. Et elle va demander à Pilar de retrouver Gian Luca, un vieux monsieur vivant en maison de retraite, et là, la seconde partie (le paradis) du film va prendre corps et naitre sous nos yeux émerveillés ; enfin les miens déjà… cette partie se déroule en Afrique, au pied du mont Tabou, dans les années 50, dans une ferme coloniale. Aurora (la même) y vit depuis toujours et y rencontre son mari. Quelques temps plus tard, elle tombe et enceinte et amoureuse de Gian Luca, un ami du couple…

 

Pour rentrer à fond dans ce film, il ne faut pas se laisser désarçonner par la première partie, très lente, ennuyeuse (on entendait des ronflements dans la salle…) et vide encore de sa substance. L’histoire est ultra banale, une femme, deux hommes, trois possibilités. Les échanges entre les personnages sont longs au début, plats, voire lourds et répétitifs, enfin c’est plutôt le genre de conversation que vous pourriez avoir avec votre boucher au sujet d’une tranche de jambon (je pense notamment à Pilar qui parle à la jeune polonaise qu’elle est censée héberger). C’est la deuxième partie qui donne réellement naissance à la première et lui donne toute son âme, et en ça la réalisation est très surprenante, car en plus de ne pas prendre le parti des flash backs habituels pour évoquer le passé, elle déstabilise en supprimant les dialogues et en ne gardant que la voix off de Gian Luca, car hormis les bruitages et les chants, aucune parole ne sort de la bouche des protagonistes. Le film devient muet et exacerbe tous les sens, tout cela dans un climat futile, surréaliste, sensuel et passionné où on sent nettement venir le drame.

 

Tabou transpire la saudade. Les colons portugais l’expriment par tous les pores de la peau : encore repus de leurs conquêtes géographiques et de leur pouvoir oppressant sur les « indigènes » (ça n’était pas un mot péjoratif à la base), ils vivent comme des seigneurs dans une légèreté moite et nonchalante, en niant les troubles à venir mais en ressentant déjà dans leurs tripes cette fin d’époque tragique et à jamais perdue. A l’image d’Aurora qui de chasseuse exceptionnelle (avec à sa botte une pléthore de serviteurs africains), rate pour la première fois de sa vie une cible animale en devenant femme (le même geste d’ailleurs avant de devenir mère plus tard mais là qui fait mouche), ou de cet homme organisant des fêtes au bord d’une piscine à l’eau croupie, qui fait des parties de roulettes russes incessantes au grand dam des invités. C’est exactement ça la saudade, un état de grâce mélancolique auprès d’une compagne langoureuse, fidèle, et inquiétante.

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Le peuple portugais est un peuple déchu de sa gloire passée, et là je remonte aux siècles des navigateurs célèbres (dont mon ancêtre Magellan…), déjà… mais le noir n’est pas synonyme de noirceur, et la saudade n’est pas un état dépressif morbide. Vous ai-je dit que Tabou était un film en noir et blanc ? Etait-ce bien utile de le préciser d’ailleurs ? Ca coule de source… Si vous voulez en tâter de cette tristesse alanguie, laissez-vous porter par les écrits de Fernando Pessoa (Le livre de l’intranquillité) que je vous recommande vivement si vous voulez vous plonger dans les méandres de la saudade…

 

Extraits de la lettre à Mario de Sa-Carneiro

 

14 mars 1916

 

« Je vous écris aujourd’hui, poussé par un besoin sentimental – un désir aigu et douloureux de vous parler. Comme on peut le déduire facilement, je n’ai rien à vous dire. Seulement ceci – que je me trouve aujourd’hui au fond d’une dépression sans fond. L’absurdité de l’expression parlera pour moi.

Je suis dans un de ces jours où je n’ai jamais eu d’avenir. Il n’y a un qu’un présent immobile, encerclé d’un mur d’angoisse. La rive d’en face du fleuve n’est jamais, puisqu’elle se trouve en face, de ce côté-ci ; c’est là toutes les raisons de mes souffrances. Il est des bateaux qui aborderont à bien des ports, mais aucun n’abordera à celui où la vie cesse de faire souffrir, et il n’est pas de quai où l’on puisse oublier. […] La vie me fait mal à petit bruit, à petites gorgées, par les interstices. […]Cela n’est pas vraiment la folie, mais la folie doit procurer un abandon à cela même dont on souffre, un plaisir, astucieusement savouré, des cahots de l’âme – peu différents de ceux que j’éprouve maintenant.

Sentir – de quelle couleur cela peut-il être ? »

 

 tabou

 

 

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Publié le par Suzy D.
Publié dans : #Ciné Dumeur

Ca fait des mois que mon mari me tanne pour que je regarde "Gi Joe", best movie ever. Il a même acheté le Bluray, mon mari. Oui ben voilà on peut avoir les meilleures qualités du monde en tant qu'époux et aimer Gi Joe. Me demandez pas comment ça s'est fait chez lui, il s'agit très certainement du même processus qui a ému Proust au point d'en écrire de la prose sur une madeleine.

 

La madeleine de mon mari c'est une figurine, c'est beau quand même. Oui parce qu'à la base, Gi Joe ne l'oublions pas, c'est un jouet pour gamins futurs testostéronés. Faire un dessin animé rien que sur ce postulat déjà je trouve ça louche, mais "réaliser" un film quand même c'est abusé. C'est comme faire un film sur la marelle ou la bataille navale voyez...

 

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ah ben tiens on me fait signe que ça s'est déjà fait un film sur la bataille navale... oui mais bon y'a Skarsgard dedans alors hein, il peut même jouer Ken dans Barbie (surtout DANS) ça m'ira très bien...

 

Donc à la base Gi Joe c'est ça :

 

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Des poupées en treillis très expressives. Oh remarquez je vous rassure, c'est franchement à l'image du cast aussi... alors donc profitant d'un abus de faiblesse de ma part (et de notre invité également, qui je pense, se reconnaitra aussi dans mon ressentiment du film), il a fini par me montrer son magnifique BR, mon mari.

 

Bon ça s'est fait. 

 

Alors de quoi ça cause Gi Joe ? ben je ne vous cacherai pas que je n'ai pas tout compris. Moi en même temps vous me mettez deux flashbacks et un retour dans le futur et vous me larguez derechef, alors c'est pas trop dur que je n'y pane rien. Ô combien de chefs d'oeuvre ai-je mésestimé... mais je vais essayer pour toi lecteur.

 

Gi Joe donc c'est basé sur un jouet pour enfant. Ah merde ça je l'ai déjà dit ! Tout comme les histoires qu'on se crée quand on est môme (quoique moi mes jeux infantiles se centraient exclusivement sur la sexualité des poupées, peluches etc, c'était un beau bordel zoophile), le scénario de Gi Joe se divise entre : 1. les gentils, 2. les méchants. Bon mettons une nuance là dedans quand même, des fois les gentils ils sont méchants mais c'est pas de leur faute, c'est parce qu'on leur a mis des nanorobots dans la tronche. L'exemple le plus frappant c'est ce qui arrive à la Baronne :

 

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Avant elle était gentille, elle était blonde, elle achetait des tas de fringues dans Voici, et elle courait dans l'herbe verte dans les parcs avec son chéri.

 

Gi Joe (2)

 

Maintenant elle est méchante, elle est brune et elle a des lunettes comme super Nanny.

 

Bon j'ai vite compris que l'intérêt de mon mari pour ce film se résumait essentiellement à ce personnage, et je suppute qu'il voudrait être un tant soit peu malmené par une femme brune à lunettes le bougre.

 

Il me manque juste les lunettes, pour le reste j'ai bon.

 

Donc dans Gi Joe y'a des méchants qui veulent dominer le monde et pourraver la tour Eiffel avec des nanorobots, et des gentils qui veulent contrer les vilains méchants, c'est l'équipe des Joe. Enfin je crois que c'est ça ? Dans cette équipe il y a par exemple Duke :

 

Gi Joe

 

Moi j'étais tellement concentrée que pendant tout le film j'ai pas arrêté de me demander à qui il me faisait penser le gars. J'ai trouvé. Vous voyez vous ? allez, un petit effort, football, pute, Zahia, grève dans le bus ? non ? si si attendez :

 

Gi Joe (5)

 

C'est hallucinant la ressemblance non ?????? et c'est le même jeu je dirai, mais je suis langue de pute encore...

 

Le pire c'est que dans Gi Joe il y a un casting de malade, vraiment : Christopher Eccleston (Petits meurtres entre amis, 28 jours plus tard), Jonathan Pryce (Brazil putain !!!), le tout mimi Joseph Gordon-Levitt (je l'imagine imberbe partout, ça donne envie de lui faire des bisous), Dennis Quaid... mais que tout ce petit monde là cabotine un max. Par exemple Christopher Eccleston,

 

Gi Joe (8)

 

il essaie de faire un accent improbable, et juste à la fin on comprend que c'est une tentative de "gaélique" (moi je croyais qu'il imitait Lambert Wilson dans Matrix, mais non). Dennis Quaid lui il surjoue tellement qu'il guérit en une scène de son handicap moteur : un coup il est en fauteuil roulant et 8 secondes après il marche dans son petit treillis impeccable.

 

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Il est fort Dennis Quaid, et là qu'est-ce qu'il joue bien.

 

Mis à part le jeu des acteurs, l'histoire elle aussi est très crédible, en même temps quand on oppose les gentils aux méchants ça laisse pas beaucoup de place à l'impro. Dedans l'histoire il y a deux ninjas, un habillé en blanc et un en noir (et contrairement à ce qu'on pourrait penser, le blanc c'est le méchant, z'avez vu ils sont fort les scénaristes pour compliquer l'histoire et ajouter de la psychologie) et ils peuvent pas s'encadrer.

 

Gi Joe

 

Vous apprenez vers la moitié du film pourquoi les deux se vouent une haine tenace.

 

Depuis l'enfance.

 

Vous croyez que les deux ninjas de couleur se haïssent parce que l'un d'eux a tué sa mère, son chien et lui a volé sa poussette ? qu'en fait cette haine ancestrale vient d'une lutte de générations, genre famille mafieuse contre famille mafieuse ? qu'ils se sont faits des crasses innommables l'un à l'autre ?

 

C'est à peu près ça, le ninja blanc déteste le ninja noir parce que...

 

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...il lui a bouffé son bol de nouilles. Et je vous jure que c'est vrai. Depuis les deux dès qu'ils se voient, ils se mettent des coups de tatane.

 

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Tu as tué mon frère à Gstaad.

 

Pour résumer, Gi Joe c'est un film inspiré d'une poupée en treillis pour gamin qui se bat contre des mauvaises personnes qui ont des nanorobots dans la tête, qui bouffent les bols de nouilles des autres et qui se colorent les cheveux en brun pour montrer qu'ils sont méchants. Je crois que c'est à peu près ça ? mais j'ai peut être pas tout suivi, comme il y avait des flashbacks avec les ninjas ça a pu m'enduire en erreur.

 

N'empêche, vu que le pognon de notre ménage est dilapidé dans des Bluray de nanars coupables, moi je sais ce qu'il me reste à faire.

 

M'acheter la saison complète de True blood et aussi Battleship.

 

Allez un petit pour la route.

 

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(Purée je vous raconte pas l'état des murs chez les Dumeur le jour où Alexander Skarsgard et Sienna Miller en maitresse sado feront un film)

 

 

 

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Publié le par Suzy D.
Publié dans : #Ciné Dumeur

David-et-Madame-Hansen

 

Vous vous en doutiez peut être, cher ami lecteur, mais j’ai énormément de mal à dire du bien. Cela ne m’empêche pas de le penser, de le ressentir, et de l’acter, mais quand il s’agit de l’exprimer, par écrit ou à l’oral, d’un coup je me mets à bégayer des trucs bateaux comme « ouahhhh c’était drôlement bien ! » ou « j’ai bien aimé, oué c’était bien quoi ». Mon mari me le fait souvent remarquer aussi, à un petit mot tendre et dicté par des défenses abattues à son encontre, en général je riposte par une salve de saillies malignes. Je peux vous pondre des centaines de lignes sarcastiques sans problème, mais alors vanter les mérites de façon dithyrambique ça, ça devient sacrément ardu. Quelque part je pense que ce complexe de la flatterie dans le bon sens du poil doit trouver sa source intarissable en Dumeurie, sûrement que c’est depuis là que je puise tous ces bons mots moqueurs et orduriers qui crissent sous la dent, parce que là bas le sarcasme et le cynisme étaient une question de survie, et pour y parvenir il était hors de question de baisser sa garde.

 

Sa garde de fou.

 

Maintenant j’habite ailleurs certes, mais les vieux réflexes hérités en ces contrées continuent d’émerger de mauvaise guerre. Sauf. Sauf - heureusement il y a un toujours un « sauf » - sauf, quand il s’agit de la dévotion que je peux avoir envers l’espèce humaine, et surtout les personnes « fragilisées ». Là je me plie en quatre pour tenter de faire apparaître toutes les ressources pour qu’elles puissent s’aider, ces personnes là. Et forcément quand j’ai vu « David et Mme Hansen » ça m’a parlée, et j’ai senti qu’Alexandre Astier de son côté, oeuvrait dans le même but.

 

David est ergothérapeute et vient d’obtenir un poste dans une clinique. Dès la première réunion d’équipe, sont évoqués le planning d’activités de la journée et le cas de Mme Hansen. Aujourd’hui les soignants prévus pour accompagner cette richissime femme acheter des chaussures, ne sont pas disponibles. Cette tache va donc incomber à David, qui, avec sa fiancée et son beau-frère en compagnons involontaires, vont vivre une folle journée avec Mme Hansen…

 

Tout dans ce film me paraissait familier d’un point de vue professionnel. Sauf bien sûr et principalement l’échappée de David avec Mme Hansen, et sa façon peu académique de la sortir de son marasme psychique. En fait tout le meilleur ne m’était pas familier malheureusement car ce n’est pas demain la veille en France, que l’on traitera les personnes fragilisées et notamment les vieux de cette façon là. Avec empathie, originalité, risques, implication personnelle et tendresse. Avec ce je-ne-sais-quoi dont parle souvent Eric Fiat (dont je vous recommande hautement les interventions et la lecture de ses ouvrages), ce quelque chose hors sentier battu, inclassable et inimaginable à l’heure actuelle. Nous avons tellement perdu le sens de la vie dans ces structures de soin – et probablement dans nos sociétés occidentales en général – que la moindre petite découverte procurant une meilleure qualité de vie et un bien être relatif, se transforme en « machinthérapie » : arthérapie, culinothérapie (à ne pas avec cunilothérapie dans un autre genre), arômathérapie, zoothérapie… à une époque ça s’appelait prendre son pied à peindre, adorer cuisiner, se poupouiller avec des huiles essentielles, aimer câliner son chien, maintenant c’est de la « thérapie », et on en parle comme s’il s’agissait de sciences infuses, de découvertes géniales qui allaient révolutionner les pratiques et notre façon d’appréhender l’humain. Bien sûr des instituts de formation ont découvert le filon et en profitent pour dispenser du bon sens avec des mots savants, comme si tout cela n’existait pas avant, à des foules de soignants médusés d’être passés à côté de tout cela. Bon, au moins ont-ils le mérite d’exister ces instituts, et de réveiller tous ces sentiments enfouis au plus profond d’un nous-même écrasé par le quotidien et la routine, oui au moins ils ont le mérite d’exister, mais quand on en arrive à découvrir d’un air ébahi que traiter avec respect, amour, tendresse et liberté ces êtres que nous sommes censés accompagner, diminuent les « troubles du comportement » (ou ces comportements qui nous troublent) et provoquent un mieux être, c’est que vraiment, vraiment, un truc merde sérieusement et gravement en France.

 

Et peut être ailleurs aussi mais je ne sais pas comment ça s’y passe, ailleurs.

 

Des réunions d’équipe comme dans « David et Mme Hansen » j’en ai vécu des centaines. Projet d’accompagnement, projet de vie, projet personnalisé, accompagnement de vie sociale, tous ont des noms différents et parlent de la même chose : décider pour la personne ce qui est susceptible de lui faire du bien. Probablement l’équipe de la clinique a estimé bon et sain d’aller faire acheter des chaussures à Mme Hansen, cette personne que l’on décrirait « opposante » à des transmissions de soins, souffrant de troubles mnésiques et de passages à vide cognitifs, cette femme dépourvue d’histoire, qu’aucun personnel paramédical n’a semblé bon d’aller fouiller, décrite en symptômes négatifs et en troubles du comportement : Mme Hansen n’est qu’un diagnostic ambulant déshumanisé et recevant un traitement médical adéquat pour sa pathologie. Heureusement un être surgit du néant de cette réunion d’équipe et redonne un peu d’humanité en des termes peu protocolaires sur le « cas » de Mme Hansen : « elle bugue ! », défaussant complètement toutes ces blouses blanches de leur jargon professionnel et tellement sécurisant. Moi quand je me sens mal et prise en défaut, je sors plein de mots compliqués. Cet être c’est le psychiatre, le docteur Reiner, un de ces médecins qu’on aimerait croiser plus souvent et qui ne se complait pas dans sa branlette intellectuelle qui ne satisfait que sa petite personne, lui.

 

David pour le moment, reste encore dans sa bulle protectrice professionnelle, et quand, croyant bien faire avec son bouquet de fleurs – l’Enfer est pavé de bonnes intentions – il se prend un « et si tu te les foutais au cul ???? » par l’opposante Mme Hansen, on se dit que le ton est donné et qu’il va falloir utiliser une autre méthode. En l’occurrence, pas de méthode du tout : la liberté. David va mettre encore plusieurs scènes à comprendre cela, mais heureusement Mme Hansen va le mettre sur ce chemin et les deux en sortiront grandis. Vous n’avez pas idée du caractère liberticide des établissements de soins. Le pire ce ne sont pas les portes codées, les clôtures de parc ou les horaires de repas, le pire ce sont les protocoles, les procédures, les indices qualités, toutes ces normes qui empêchent de manger un œuf à la coque ou une huître sous peine de mort. Tout ce cadre normatif qui comptabilise les verres de vin par jour et les gâteaux secs pour diabétiques. Toutes ces peurs d’en sortir de ces limites qui font qu’il est inimaginable de garder ce tapis qu’on a acheté en voyage ou ce lit dans lequel on a passé sa nuit de noces, dans une vie lointaine, très lointaine. Car la vie y est lointaine, vraiment, elle a perdu tout son sens dans ces établissement en sigles et en initiales.

 

Même plus des mots entiers.

 

Moi je préférais « maison de retraite » mais non maintenant on dit EHPAD. Je crois que je suis devenue une vieille conne moi aussi. Alors quand j’ai vu David quitter sa blouse blanche mentale, chausser ses baskets argentées, et prendre par la main Mme Hansen, en sortant complètement de tous ces protocoles guindés dont on nous gave dans cette tentative de gestion de l’humain, je me suis sentie vengée et j’ai rêvé de ces endroits et de ces habitants et de tout ce qu’ils pourraient faire pour nous et de tout ce que nous pourrions faire pour eux, en échange. Car ne nous leurrons pas, ce sont eux qui nous font grandir, et tant que nous croirons en l’inverse et pas seulement d’une infime réciprocité, rien ne changera jamais vraiment. Quand les laisserons-nous nous bousculer ces êtres que nous disons fragilisés ?

 

Alors continuons à les contenir, à protocoler leur non vie, à gérer leurs comportements ; non, continuez à faire ça. Moi dans ma tête je pilote déjà une Lamborghini rouge à toute vitesse qui me fera sûrement sortir de la route. Quel bel accident de vie cela produira. Mais ce n’est pas comme si ces quatre dernières années je n’en avais pas connu plusieurs ?

 

 

Vous trouvez que je ne parle pas assez du film même si je n’ai fait que ça ? Arrêtez de lire des appréciations et faites-vous donc la vôtre, ça changera. Quoi vous êtes encore là ? mais courez donc voir « David et Mme Hansen » c’est vachement bien !

 

 

 

 

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Publié le par Suzy D.
Publié dans : #Ciné Dumeur

Quand je ne récolte pas une douzaine de radis, des fois je vais au cinéma. J'ai bien pensé faire un jeu de mots pourris avec "navet" mais non en fait, je laisse à d'autres ces comparaisons jardinières. Sur Facebook j'ai lu certains commentaires brillants que je ressortirai ici sans citer leurs auteurs, parce que j'aime bien piquer les idées des autres, et ces commentaires donc reflètent exactement ma pensée au sujet de Prometheus : "dans l'espace personne ne vous entendra huer" ou encore "dans l'espace personne ne vous entendra ronfler".

 

Tout de suite ça pète moins bien que l'original quand même. 

 

Mon mari m'avait pourtant prévenue qu'il n'y aurait pas de ça :

 

Prometheus

 

... que c'était pas le but même si Prometheus est un genre de sorte de préquelle d'Alien. Moi j'ai voulu y aller quand même, et ensuite j'ai regretté parce qu'à la place j'aurai pu faire mes lasagnes végétariennes (oui je me suis taffiolisée j'ai prévenu déjà, et même qu'il y a des gens mal intentionnés qui voudraient que je mette en ligne les photos de mes radis, sales pervers tiens !). Faut dire que les aliens je les admire depuis toute petite, et même que depuis ce temps là ils m'excitent la glande pinéale (en fait je sais pas ce que c'est, mais ça commence par "pine" alors...). Donc j'y suis allée, pas trop follement excitée parce que bon maintenant je sais contenir mes émois, mais j'y suis allée quand même.

 

Alors au début c'est beau. Y'a des cascades, des belles vues en hélicoptère, et un monsieur tout blanc qui bois du jus noir et décompose son ADN dans l'eau de la cascade. Je sais pas pourquoi dès cette scène, je me suis dit "c'est pas fait pour moi, je vais encore rien y comprendre". Et effectivement ce fut le cas.

 

Dans l'espace personne ne vous entendra paner.

 

Après cette très belle séquence, des archéolo-scientifiques découvrent tout émus des dessins dans la grotte la plus vieille du monde et ô incroyable la coïncidence, ces peintures montrent exactement les mêmes représentations que d'autres dessins trouvés dans d'autres endroits divers dans le monde et signés par des civilisations très variées. Tous ces petits ronds là dans le coin, ça voudrait donc indiquer l'endroit exact dans l'espace où trouver les créateurs (surnommés les ingénieurs) de l'Humanité ? Incroyable, non seulement les mecs ont inventé le GPS il y a des millénaires, mais les scénaristes aussi ont trouvé la touche à raccourcir l'histoire ! Donc partant de cette preuve scientifique irréfutable, une expédition coutant environ 138 milliards de dollars, va être envoyée dans l'espace afin de découvrir les origines de l'humanité. Purée croire en Dieu ça coûte quand même vachement moins cher, et y'a eu des films biens sur le sujet.

 

C'est là que film embraye sur le vaisseau spatial et son équipage. On commence par Fassbender, l'androïde de service. Comme il est fan de Lawrence d'Arabie il se coiffe comme lui.

 

Prometheus (2)

 

Heureusement qu'il n'est pas fan de David Beckham, ça aurait donné un autre genre de film. Dans le casting il y a aussi Charlize Theron (que je trouve craquante au bras d'Alexander Skarsgaard) et Noomi Rapace (que je trouve ultra craquante et formidable dans Babycall). D'ailleurs s'il y'en a qui savent à quoi sert le perso de Charlize Theron, qu'ils me fassent signe.

 

Prometheus (3)

 

Elle joue le commandant du vaisseau je crois, et elle essaie de nous faire croire qu'elle est une putain de badass et qu'elle fait des pompes dès le réveil alors qu'elle a dormi plus de deux ans. Moi déjà après douze heures de sommeil faut que je m'en remette en faisant une sieste juste après, mais elle non, c'est une putain de badass. 

 

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Charlize Theron c'était quand même mieux avant.

 

Y'a aussi Guy Pearce dans le casting qui "joue" un faux vieux, mais ça pas besoin de le préciser tellement son maquillage est pourrave. M'est avis qu'on aurait pu faire quelques économies substantielles à pas maquiller un vrai vieux au chômage hollywoodien, mais bon je dis ça je dis rien, faut croire que c'est pour contribuer davantage au nawak entourant le film. 

 

Sinon j'en reviens à l'histoire, le vaisseau atterrit sur LV machin là où sont supposés être les ingénieurs, et une troupe part visiter les lieux. Ah tiens c'est drôle j'ai déjà vu ça quelque part mais en mieux. Bon je ne vais pas tout vous raconter parce que déjà je ne m'en rappelle plus, et puis surtout parce que je ne voudrai pas vous couper l'envie d'y aller, mais pêle mêle en gros y'a (je vais un peu spoiler) le perso de Noomi Rapace (Elisabeth Shaw) qui va se faire avorter dans une machine chirurgicale juste configurée pour les mecs, après qu'elle se soit faite inséminer par son homme qui lui a refilé un alien dans le bide pas joli joli, tout ça parce qu'il a bu le même truc noir que le mec blanc du début et que c'est l'androïde qui lui a mis dans le verre de champagne pour fêter le fait qu'il n'y a rien...

 

(dans le scénar non plus il n'y a rien mais chuuuuuuuut)

 

... vous devriez me remercier j'ai mis des virgules, et quand elle se sera sauvée de la machine à avorter Elisabeth Shaw, la créature à qui elle a donné naissance va montrer son vrai visage :

 

Prometheus (8)

 

Si tant est que les poulpes aient un visage (ici c'est Paul, il vient de miser sur l'Allemagne le con). Et à partir de là ça va être encore plus la fête du slip, parce qu'Elisabeth Shaw va pas arrêter de courir, de sauter à l'élastique, de faire des abdos, de bondir d'un hélicoptère, de mettre des espadrilles, enfin de fuir on ne sait pas trop qui et quoi, et tout ça avec une cicatrice recousue aux agraphes métalliques d'au moins 40 centimètres de long.

 

Je sais je devrais pas m'arrêter à ce genre de détails, c'est de la SF bordel, tout est possible avec la SF quoi. Comme par exemple avoir une technologie hype trop top de la balle alors que l'action de Prometheus est censée se dérouler bien bien bien avant Alien (vi c'est le concept de la préquelle en même temps) : ainsi dans Prometheus on peut s'auto extirper un futur poulpe du bide sans conséquence dommageable aucune (elle fait du vélo juste après Elisabeth Shaw), alors que dans Alien le fait de tenter de retirer une demie pinçounette du visage et la bestiole elle resserre encore plus son étreinte ou se met à bavouiller de l'acide.

 

Dans l'espace personne ne vous entendra chipoter.

 

Bon Dieu que j'ai du mal à terminer ce texte ! sans rire ça fait 24 heures (avec une pause de 23 heures dedans) que j'essaie de pondre un truc en tentant de suivre le fil du film, c'est dire le challenge. Je vais tenter de conclure et de résumer donc : alors Prometheus ça parle de nanas et de mecs qui sont grave épatés par les ingénieurs qui ont conçu le GPS et qui ont créé accessoirement la petite personne que je suis et qui médit sur cette oeuvre grandiose, alors que je devrai rendre grâce au grand Ridley Scott sans qui je ne serai rien. Parce que les dits nanas et mecs veulent avoir à tout prix une explication sur leurs origines sur Terre au lieu de croire comme tout le monde qu'il y a un grand barbu qui joue aux Sims là tout là haut, ils vont grave nous foutre dans la merde en dépensant des millions de dollars, en foutant un vieux au chômage et surtout en laissant la porte ouverte à Prometheus 2, ce qui est infiniment plus grave (oui ben il est tard j'arrive pas à trouver un synonyme de "grave").

 

N'empêche, Alien c'était mieux avant.

 

Prometheus

 

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Publié le par Suzy D.
Publié dans : #Ciné Dumeur

Maman m'a dit un jour "tou ché ma petite, un jour avec ton marrrrrrri tou ne feras pas toujours ce que tou vaux", enfin un truc à peu près comme ça. Bon faut croire que les conseils ça ne vaut qu'à celui qui les reçoit, vu que la mère Dumeur fait ce qu'elle veut de mon père et surtout l'insulter dans toutes les langues qu'elle connait, c'est à dire une et demie. Mais je l'ai quand même pris pour moi, et quand mon mari, depuis un an et quelques jours, m'a proposée hier d'aller voir la naissance des origines préquellaires des X Men, j'ai dit oui. Remarquez je dis souvent oui maintenant, mais y'a des fois quand même je devrai me méfier, parce qu'un autre truc que la mère Dumeur m'a appris c'est : "méfie toi un non Dumeur te plantera toujours un couteau dans le dos" et aussi "l'amour d'un non Dumeur rend aveugle" (je vous le fait sans l'accent).

 

Effectivement ce matin j'étais aveuglée, mais ça devait être le manque de sommeil vu que j'avais les yeux tout collés because levée aux aurores un jour de vacances pour regarder ça.

 

Ca.

 

Moi qui d'habitude mate les nanars pour m'endormir, vlà que maintenant je me réveille pour les regarder.

 

Ca.

 

Alors X Men Le commencement comme son nom l'indique, ça parle des débuts de la future organisation des X Men, de l'école du professeur Xavier et du comment ils se sont connus les premiers mutants ; de comment tout ça a commencé quoi. Et là bordel y'avait matière à faire ; bien que je ne sois pas du tout lectrice des comics, même moi je l'avais supputé le potentiel. Et à entendre les commentaires de mon cher et tendre, je me dis que je n'étais pas la seule déçue du voyage. Enfin déçue cela dit c'est peut être un poil exagéré comme adjectif vu que je me suis bidonnée comme une baleine pendant quasi toute la séance. Heureusement qu'on était au ciné et que je suis bien polie, chez nous y'aurait eu carnage, j'avais à peu près une répartie par scène.

 

Pour moi les X Men avant c'était ça :

 

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Et surtout ça :

 

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Ca se voit pas forcément sur les photos, mais les vrais X Men en gros ils peuvent te bousiller la planète en quelques minutes avec des pouvoirs immenses qu'ils n'arrivent pas forcément à gérer en plus. Quand tu les vois à l'oeuvre, même quand ils sont "du bon côté des gentils" ben tu flippes un peu ta race faut avouer (et tu t'agites le foufounomètre des fois mais ça c'est un autre débat).

 

Tandis que dans X Men Le commencement ben...

 

Ben si quand même t'as Magnéto jeune, reconnaissons le.

 

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Voilà ça c'est fait. Mais t'as surtout des éclopés qui pointent au Pôle emploi des supers héros que ces abrutis de professeur Xavier et Magneto vont recruter.

 

Dans le lot citons...

 

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Maya l'abeille, elle est redoutable, son super pouvoir c'est de se transformer en insecte volant et de faire bzzzzzzzzzzz,

 

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Y'a aussi Machin Bidule, lui j'ai toujours pas compris ce qu'il savait faire, je pense que son super pouvoir réside au cours Florent,

 

 

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Le Hurleur, lui son pouvoir hé ben c'est de hurler et aussi accessoirement de porter des ailes jaunes et noires qui quand il hurle le font voler, ah bah oui c'est vachement logique tiens, chuis vraiment trop con pour être scénariste sur X Men Le commencement faut croire,

 

xmenfirstclass promo fauve

 

Et le fauve, qui avant de se transformer en peluche bleue s'est injecté un antibiotique parce qu'il avait des grands pieds poilus. Vous n'avez pas idée à quel point la société est intolérante envers les personnes qui ont des grands panards avec du poil vous, on voit bien que vous êtes NORMAL !!!! (oh attention faut pas que je hurle, sinon je vais probablement voler par la fenêtre).

 

Bon je vous ai laissé le meilleur pour la fin.

 

Ma préférée. Mystique. Personnage pour lequel j'avais une profonde admiration.

 

Avant.

 

Au point d'en virer ma cuti virtuelle.

 

Avant.

 

Donc avant Mystique c'était ça :

 

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Et pis avec X Men le commencement, elle est devenue ça :

 

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Bridget Jones.

 

Sans la gaine sur cette photo. J'espère qu'elle l'a pas balancée parce que m'est avis qu'elle va resservir très très vite.

 

L'alcool et les clopes vraiment c'est pas bien.

 

Ah mince j'avais failli oublié Kevin Bacon, magistral, vous savez le mec qui joue dans "Mystic river" de Clint Eastwood ? Hé bé il nous livre pendant 2H12 (putain 2H12 à piquer des fous rires franchement ça fatigue, et je suis en vacances bordel) une prestation inoubliable digne de...

 

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Austin Powers.

 

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Non vous ne trouvez pas ? Occultez la chemise à jabots et les lunettes et vous verrez qu'il y'a comme un air. Enfin dans le film c'est drôlement plus flagrant, surtout quand il essaie de dominer le monde avec sa blondasse qui a des supers pouvoirs dans sa lingerie fine, ses deux macaques et sa libellule. Le pire c'est quand il parle allemand. Avant je trouvais que la langue de Goethe était on ne peut plus adaptée à la super puissance dominatrice de l'univers, Wagner la Pologne toussa, maintenant quand je l'entends j'ai juste envie de commander une choucroute.

 

Au casting franchement moi si j'avais eu l'immense chance d'être dans l'équipe du film, j'aurai ajouté un autre perso qui aurait apporté beaucoup de crédibilité au tout...

 

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... Barracuda. Oui ben pourquoi pas ? Il a le super pouvoir des bijoux en toc et du van noir.

 

Tout ça pour dire que X Men Le commencement c'est un peu encore plus le début de la fin, et que c'est un très bon mix entre Mystery men et L'agence tout risques, le tout filmé comme un roman photo (roh le joli découpage comme dans les BD) avec un cast digne de ce nom, et une musique tonitromniprésente que Wagner il doit se retourner dans sa tombe s'il l'écoute (ah non en fait aux dernières nouvelles il commande une choucroute).

 

Mais mine de rien quand même, j'ai bien fait de ne pas écouter les conseils de la mère Dumeur.

 

Parce que sinon je serai passée à côté d'une des meilleures scènes de cinéma au monde.

 

Avec la réplique qui tue.

 

 

 

 

Et franchement là aurait été le vrai gâchis.

 

 


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Publié le par Suzy D.
Publié dans : #Ciné Dumeur

Il faut que la vérité éclate.

 

Certains évènements dans le monde méritent que l'on sorte de sa torpeur occidentale et que l'on crie à l'unisson contre ces terribles injustices ; cessons cet égocentrisme citoyens ! Cela faisait des semaines que je n'avais pas fait signe sur mon blog abandonné, mais là c'est trop lecteur et lectrice, je ne pouvais pas laisser cela sans réagir, sans hurler à la mort, sans sortir mes tripes sur la table de la vérité, non vraiment il faut que vous sachiez et que vous répandiez cette bonne parole à la planète entière :

 

CONSTRICTOR C'EST LE MEILLEUR NANAR QUE J'AI JAMAIS VU !!!!

 

Oui OK je peux concevoir que "nanar" et "meilleur" sont deux mots qui ne vont pas très bien ensemble, très bien ensemble, mais finalement laissez-moi vous conter la recette d'un bon nanar de sieste du dimanche.

 

images

 

Bon déjà le thème : une bonne grosse bestiole tient lieu de personnage principal ; ici vous aurez reconnu l'animal du titre, le constrictor. La nationalité du film n'a pas grand chose à voir avec sa qualité, mais notons tout de même que c'est thaïlandais. Ensuite l'histoire : alors voilà je-sais-plus-comment-il-s'appelle part en expédition avec d'autres expéditeurs, et inévitablement ils tombent sur la grosse bébête de l'affiche qui va tous les engloutir. Sauf qu'avant de se faire bouffer, je-sais-plus-comment-il-s'appelle va téléphoner chez lui pour crier à l'aide. Et là quand même faut se dire que dans la vie vaut mieux être bien entouré, parce que sinon perdu dans la jungle et coursé par un truc long avec des dents, personne ne vous entendra crier...

 

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... et surtout pas mamie qui a oublié de brancher son sonotone pendant qu'elle mate un film où des gens se font méchamment bourriner et massacrer...


 

Koï (2)

 

... et surtout pas non plus Koï - qui à deux doigts près phonétiquement aurait pu être le Roi du monde - qui raccroche nonchalamment au nez de son pote sur le point de se faire défourailler par un rampant géant, parce que deux nénettes thaïlandaises sonnent chez lui à l'improviste.

 

 

En même temps c'est pas souvent qu'il doit conclure Koï, on peut le comprendre.

 

Et là merde je-sais-plus-comment-il-s'appelle il a plu de batterie. Mais il a des amis ! Si si Koï en fait partie, et dommage qu'il était pris par le tournage de Constrictor car franchement il n'aurait pas détonné dans le casting des "Petits mouchoirs" Koï. Donc les amis de je-sais-plus-comment-il-s'appelle décident tous d'un commun accord d'aller le chercher dans la jungle, vu qu'ils n'ont plus de nouvelles (ou alors merci de laisser un message après le biiiiiiiiip) et qu'ils sont très très inquiets. La jungle étant immense et vu qu'ils ne sont pas cons, ils vont tenter de repérer je-sais-plus-comment-il-s'appelle en...

 

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... montgolfière. Et dans montgolfière il y a...


 

Koï

 

... ben il y'a pas Koï déjà parce qu'il a peur de l'altitude. Ca doit lui donner des complexes la hauteur, allez savoir.

 

Donc pour obtenir le Nanar d'or, vous aurez d'ores et déjà compris qu'il faut :

 

1. Un très bon titre évoquant d'entrée la thématique, ici la grosse bête ;

2. Une grosse bête tant qu'à faire ;

3. Une histoire très inspirée et pas du tout cousue de fil blanc ;

4. et l'élement essentiel aussi que vous aurez probablement supputé vu tous les petits cailloux que je sème: des perles au casting.


 

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A droite Koï encore, là il fait bien l'oiseau comme on lui a appris au cours Florent.

 

 

Quand même je dois dire qu'il y'en a un qui joue très bien dans le film, c'est...

 

Choper le Zida

 

... le serpent, et là je vais déroger à la cinquième règle du Nanar d'or parce que bizarrement il est pas mal foutu le serpent, ce qui est très rare pour un nanar (et en plus ça rime, ça me rend poétesse le nanar tiens). Le constrictor dans l'image ci-dessus vient de choper Zida...


 

Caué

 

... ce qui rend ivre de douleur Caué (je retranscris phonétiquement son nom, je ne parle pas thaïlandais), enfin surtout ivre juste à bien y penser, parce que Caué quand il est désespéré il ne sait plus marcher, il tombe tout le temps.


 

Certes Kim est vivant

 

Dans le reste du casting il nous reste Certes, qui exprime très bien sur cette image la joie de retrouver l'un de ses potes perdu dans une grotte où sévit le constrictor (ah ben tiens, deuz' prometteur au casting des Petits mouchoirs) ; et...


 

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... Intello, qui comme toute intello qui se respecte a deux lignes de dialogue centrées sur "je vais t'expliquer la culture" à défaut de nous traduire la turlute, et qui se ballade en short dans la jungle...


 

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... N'oublions pas mince-je-sais-pas-distinguer-plusieurs-asiatiques-dans-le-noir qui tient son flingue comme dans un John Woo mais sans John Woo en fait (c'est peut être un detail pour vous)...


 

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... je ne résiste pas non plus au plaisir de vous présenter le Jean-Claude Brialy thaïlandais (c'est lequel ? bah m'enfin c'est celui qui part à la recherche de sa montgolfière dans la jungle avec un joli treillis rose !).


 

Alors quand je disais que la cinquième règle d'or du nanar c'était les effets spéciaux tout pourris, si on exclue le serpent qui mériterait une corbeille de fruits dans sa loge, il faut tout de même que je vous montre la vision du constrictor quand il repère un être vivant :

 

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Ca s'appelle l'infrarouge, et ça a déjà fait ses preuves dans d'autres films, mais dans Constrictor non.


 

Pour le parfait nanar enfin le 6ème ingrédient : le bon vieux plan qui ne sert à rien et qui ne servira pas du tout l'histoire pourtant déjà très simplifiée...

 

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... là on devine avec délicatesse le nom de l'unique sponsor.

 

 

Donc maintenant ça y est, vous avez tout pour repérer un bon vrai nanar. Il ne vous reste plus qu'à adopter le 18ème degré, ça aide, sinon c'est vraiment pas la peine vous allez vraiment vous faire du mal.

 

Enfin en ce qui concerne Constrictor, y'en a vraiment un qui a du avoir très mal le pauvre...

 

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Le dénommé "Rowi" Thanu Kruewan à qui le film est dédié, non seulement c'est déjà une vacherie d'être mort, mais en plus le malheureux a été crédité au générique.

 

Salauds va...

 

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Publié le par Suzy D.
Publié dans : #Ciné Dumeur

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Après une période d'accalmie due en partie au visionnage intensif de mecs en short courant derrière un ballon, voilà t'y pas qu'en ces dernières soirées j'eus l'envie subite de retourner à mes daubes adorées. Cette fois mon choix s'est facilement porté vers le remake des "Griffes de la nuit" - alias A nightmare on Elm Street (version 2010) pour les plus anglophiles d'entre nous - jouissant déjà d'une excellente réputation auprès de mes pairs. J'eus zenvie follement de voir comment mon Freddy Krueger adoré allait être massacré cette fois ci. Et je dois dire que je n'ai pas été déçue par le traitement qu'il a dû subir.


L'a du se retourner dans son four le Freddy.


Alors pour l'histoire ça va être dur de tout résumer vu que j'ai fais plein de trucs pendant que le film tournait. Je vois déjà les spectateurs 4 étoiles dithyrambiques d'Allociné me conspuer "nan mai c pas bien, comen tu sé que c movai ta cherché du chocolat dan le frigo pendan ce tan là !" (ah merde je me suis trahie dans l'imitation du kikoolol, j'ai mis un accent grave à "là"). Conspuez moi les gars et les filles, conspuez moi je le mérite parce que déjà à peine le générique passé, j'ai failli m'endormir et comme j'avais vraiment trop TROP peur de me frotter au nouveau Freddy dans mes rêves, j'ai du trouver plein de subterfuges pour ne pas tomber dans ses lames. Pourtant j'avais bien dormi la nuit d'avant (mes 10 heures quotidiennes), j'avais fait une bonne sieste dans l'aprèm (3 malheureuses heures) alors je ne m'explique toujours pas pourquoi les yeux m'ont picotée dès les 10 premières minutes ?


Hein pourquoi ? Ben juste madame et monsieur parce que c'est très chiant A nightmare on Elm Street version 2010, c'est joué avec les pieds, c'est tourné tout pareil, et l'histoire empruntée légitimement à l'original vu que c'est un remake, a été épurée de tous ses aspects intéressants pour nous servir un truc indigeste à la sauce ados abrutis. J'avais l'impression de me remater le remake de Fog (oui je sais j'ai une vie sociale hypra remplie et des goûts artistiques très sûrs). Qu'est devenue la dimension onirique de l'original ? Pourquoi dépeindre des adolescents aussi caricaturaux, ça existe les jeunes intelligents et aussi tourmentés ? Pourquoi foutre des bruitages à la con toutes les deux secondes pour faire bondir la pucelle sur son siège de cinéma ? Ca m'a réveillée en plus bordel (remarquez heureusement j'étais assoupie sur une tablette pâteuse de Lindt chocolait au lait/amandes et un tube de crème tannante pour les pieds), et j'étais de mauvaise humeur après j'ai du me curer le nez intensivement pour me calmer.


Pis quel est le tâcheron qu'a arrangé la trombine de mon Freddy hein ?????

 

Freddy Haley

 

On dirait une tête de fion au pepperoni ! Regardez-moi ces yeux enfoncés dans le trou de balle complètement inexpressifs ! Et je ne vous ai pas mis le son hein, parce que le doublage français façon Rambo valait son pesant de coucougnettes aussi... (et non je ne pousserai pas le vice à me mater la VOST maintenant...)


Ah Robert Englund c'était le bon vieux temps, madame et monsieur... et je suis bien contente d'avoir maté Les griffes de la nuit l'unique à sa sortie dans les années 80 parce qu'allez savoir, si j'avais 11 ans là tout de suite, si ça se trouve j'aurai bien aimé ce truc là pondu en 2010...


Allez savoir... mais bon ça existe les jeunes aimant autre chose que les purges formatées non ???

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