<![CDATA[Billets Dumeur]]> http://www.billets-dumeur.com/ fr over-blog.com RDF 1.0 Generator admin@over-blog.com 2006-07-22T00:18:38Z <![CDATA[Chambre 1408]]> http://www.billets-dumeur.com/article-22111065.html L'adaptation d'un roman de Stephen King est une tache périlleuse voire carrément casse gueule. Beaucoup s'y sont frottés, beaucoup s'y sont plantés. Je ne vais pas vous refaire le bilan des bons/contre pas bons mais juste vous signaler un peu en hors sujet la réussite de "The mist" dont j'ai déjà parlé en ces colonnes (y'a pas de colonnes, cherchez pas, c'est juste une expression). Pour en revenir à Chambre 1408, il s'agit donc de l'adaptation de l'une des nouvelles du Maître issue du recueil "Tout est fatal", et bonne nouvelle : ce n'est pas un cuisant échec. Problème : ça n'est pas une réussite non plus ! Ah ben tiens comment ça se fesse ? Mike Enslin est un écrivain. Brillant par le passé, il ne réussit pas à ré éditer cet exploit, et est devenu par la force des choses enquêteur des lieux où il règnerait une atmosphère surnaturelle voire démoniaque. Cynique, désabusé et profondément dépressif, Mike ne croit pas en ses missions et n'a jamais constaté une seule fois la présence d'un quelconque fantôme. Jusqu'au jour où il reçoit une carte postale de l'hôtel Dolphin, situé au coeur de New York, où la chambre 1408 a une réputation des plus morbides... Bon ben voilà j'ai annoncé la couleur, Chambre 1408 est un film tiédasse. Or il n'y a rien de pire que la tiédeur, je préfère à la place une bonne grosse daube, au moins ça a de la personnalité la daube. On va commencer tout de suite par ce qui vaut quand même le coup d'oeil : l'interprétation. Samuel L. Jackson en employé de l'hôtel annonciateur de mort est magistral (mais sous employé avec un petit rôle, argh !) et John Cusack est impeccable et fort heureusement, car il figure dans pratiquement tous les plans. Mais on sent qu'il rame comme un taré pour nous tirer de la torpeur le pauvre... Attention pas tout de suite les moments pauvrets !!!! Dans ce qui retient l'attention encore, la première partie du film avec l'installation de l'écrivain dans la chambre maudite (le Diable est censé vivre là dedans ! Rien que lui !), le réalisateur nous titille, titille encore, on sent que ça vient, qu'on va prendre son pied, que ça va être terrible et qu'on va enfin voir une queue fourchue et et et... Bah rien. Pas d'orgasme de terreur. Frustration. Aigreur. On redevient tout mou de partout. Chambre 1408 c'est comme Brad Pitt qui se pointe la gueule enfarinée une rose entre les dents et qui souffre d'éjaculation précoce : chiant et foutrement décevant. Y'a plus qu'à se faire une tisane et à se pieuter. Donc la seconde partie ne brille pas par son histoire, ni par ses rebondissements qui sont drôlement cousus de fil blanc en plus. A faire pleurer dans les chaumières même et complètement hors sujet. D'ailleurs je ne me rappelle pas que ces effets de suspens et autres ficelles larmoyantes figuraient dans la nouvelle ? Moi elle m'avait faite frissonner la petite, pas comme ce truc planplan là... Allez je ne vais quand même pas complètement vous décourager, peut être que vous êtes encore plus bon public que moi et que vous ne ferez pas la fine bouche devant ce divertissement, car au final il remplit ce contrat là, c'est un bon film du dimanche soir en gros. Pour la trouille au ventre et les cauchemars nocturnes, allez voir ailleurs (par exemple du côté de La maison du Diable, de Robert Wise tourné en 1964, et toujours aussi efficace le bougre). ]]> fr 2008-08-20T19:55:34Z <![CDATA[C'est arrivé près de chez vous]]> http://www.billets-dumeur.com/article-22071365.html Tourné au début des années 90, bien avant le règne médiatique tout puissant actuel, « C'est arrivé près de chez vous » fit à l'époque - car c'en était une, d'époque - l'effet d'une bombe. Défendu avec virulence et vilipendé avec virulence également, ce film n'a laissé personne indifférent, et est devenu culte instantanément. Qui pouvait deviner presque 20 ans plus tard, qu'il serait le visionnaire d'une société occidentale en pleine déliquescence et en proie à de graves dérives exhibo-voyeuriste via tous les supports de communication existants ? Une équipe de télévision belge tourne un documentaire sur Benoît, serial killer professionnel. Elle va donc partager la vie quotidienne de ce psychopathe, l'assistant même pendant son « travail », et se rendant complice sous prétexte du tournage, des exactions du tueur... Bon quand on lit le résumé comme ça, le film a l'air glauque de chez glauque ; d'ailleurs certains spectateurs ont du le prendre tel quel lors du visionnage, alors évidemment dans ces conditions, cela peut engendrer une certaine souffrance voire un dégoût certain. Erreur ! Si vous ne le prenez pas au deuxième voire trente huitième degré, vous risquez de passer à côté de ce monument politiquement incorrect, dénonciateur des travers futurs d'une télé réalité débutante. Les procédés utilisés sont provocateurs, dépassant toutes les limites, avec un cynisme outrancier dévastateur pour peu qu'on se prenne au jeu ; en effet tout le monde y passe : les vieux (mémorable mamie Tromblon !), les gamins, les postiers, les nains, les Maghrébins, le petit Grégory... et j'en oublie certainement ! L'humour corrosif fait mouche dans toutes les répliques, toutes déclamées par un Benoît Poelvoorde au summum de son Art (qui n'a jamais d'ailleurs décliné même dans des films moyens, aux chiottes Lindon), dont le personnage beauf fait de la philosophie à deux balles type Jean-Claude Vandamme, mais qui est transcendé et pris au sérieux par le seul pouvoir de la caméra. Ca ne vous rappelle pas certaines émissions télévisées actuelles ??? Visionnaire en son temps, je disais... Quand on voit certains témoins dans les émissions de Delarue et les sujets de télé réalité ayant dépassé l'océan Atlantique (traque de pédophiles par des personnes utilisant les mêmes procédés que les prédateurs, pose d'anneau gastrique chez des obèses filmés dans leur vie quotidienne...), une seule question se pose alors : à quand « C'est arrivé près de chez vous » sur tous les petits écrans ? Dans pas longtemps, dans pas longtemps... A méditer (merci monsieur Romero au fait, dans un autre genre) et à ne jamais laisser tiédir, la manipulation médiatique a encore de beaux jours devant elle. ]]> fr 2008-08-19T18:55:15Z <![CDATA[The Tori Spelling Show]]> http://www.billets-dumeur.com/article-22055460.html Je ne sais pas si vous avez remarqué à la lecture de mon blog, mais je voue une passion toute particulière à la magnifique Tori Spelling, qu'on ne peut pas définir en un mot ou en une compétence tellement elle a de cordes à son arc. Comment pourrait-il en être autrement devant tant de grace, d'élégance et d'intelligence ; en un mot Tori est BRILLANTE. En effet, c'est à la sueur de son front, contre vents et marées, et grâce à un jeu d'actrice inoubliable dans "Beverly Hills" que la petite Tori a su se frayer un chemin seule dans ce monde de requins et de filles à papa. Et que dire sur sa personne ? Elle est intègre Tori, car malgré la fortune que son père lui a légué sur son lit de mort en stipulant bien dans son testament que son héritage irait à son premier petit enfant, elle est devenue bizarrement enceinte et a conservé un physique pas facile alors qu'elle pourrait avoir un visage et un corps de rêve, mais c'est qu'elle assume Tori et elle est vraiment trop chouette rien que pour son humilité. Jamais de clinquant, jamais de bling bling, jamais vulgaire en toutes circonstances, la nouvelle Grace Kelly en somme. Alors une rubrique toute entière n'est vraiment pas suffisante pour ma star favorite, mais c'est un début. J'espère que les sites d'hommage iront en se multipliant et suivront mon exemple. De suite je vous dévoile ma photo favorite de Tori : Mais comme vous l'avez déjà vue puisque je l'avais déjà mise dans mon blog (et bien sûr vous avez lu tout son contenu n'est-il pas ????), une gratuite inédite rien que pour vos yeux : Y'a pas à dire les femmes enceintes sont toujours belles et épanouies. La grossesse ça vous change une femme. Encore une autre tiens, je suis trop généreuse, comme Tori : Deux mots : la classe intersidérale. Oh mais je vous vois d'ici, supputant une moquerie sur les rondeurs d'une femme au top de sa forme, non non non pas du tout, car vous verrez bientôt en ces pages, qu'enceinte ou pas, en 48 ou en 32, à 20 comme à 30 ans, Tori est toujours restée la même. Tout un poème... ]]> fr 2008-08-18T18:25:11Z <![CDATA[John Rambo]]> http://www.billets-dumeur.com/article-21996461.html Ah Rambo, sa vie, son oeuvre, son sacrifice du genre humain ! Quel plaisir de revoir sa bonne vieille trogne 20 ans pile poil après ses dernières aventures. Ce qu'il y a de bien avec lui, c'est qu'on peut être sûr d'une chose ; de deux même si on veut pousser le vice plus loin : 1. Pas de place à la branlette intellectuelle, 2. CA VA CHARCLER !!!!!!!!!!!!!!!!!!!! John Rambo coule des jours heureux en Thaïlande sur son bateau, avec pour compagnie des cobras et des pythons (c'est qu'il aime pas s'emmerder avec des poils sur le canapé). Sauf qu'un jour, un médecin et sa blonde virginale, vont lui demander de les emmener en bateau en Birmanie, parce qu'ils trouvent que la guerre c'est pas bien, et qu'ils pensent que les petits nenfants Birmans ont le droit comme tous les enfants du monde à une dentition impeccable et surtout à une Bible neuve. Alors Rambo il va écouter que son grand coeur (et aussi un peu son pénis parce qu'il en pince un peu pour la blonde faut dire) et les conduire là bas. Mais à peine arrivés, le gentil monsieur et sa gentille épouse vont se faire kidnapper par des méchants niakoués pédophiles et violeurs, et là Rambo, ça va lui faire moyen, faut pas déconner nan plus... Promesses tenues !!!! John Rambo c'est pas un film à taffioles hein ! Et vaut mieux pas non plus être Birman et susceptible, parce que là vous ne passerez pas un bon moment... Sinon, pour peu qu'on soit un peu dérangé de la cabioche comme moi, ça peut le faire. D'abord on a affaire cette fois à un Rambo qui a mûri, qui a peut être même suivi une psychothérapie allez savoir, et qui pense dans sa tête : il réfléchit fort qu'en fait, la guerre c'est pour les gens comme lui qui aiment voir le sang couler (je rigole mais là il a pas complètement tort), et que personne ne se bat réellement pour son pays. Et là subitement on sent que ça lui manque grave de défourailler les méchants caricaturaux. Le plus drôle, ce sont les interventions de nos deux évangélistes aux dents blanches, qui pensent eux tout le contraire de façon pas très lucide, car le médecin en question après que Rambo ait sauvé sa dulcinée d'un gang bang asiatique en atomisant la tête des futurs violeurs avec un gros calibre, trouve le moyen de lui dire : "mais qu'est-ce que vous faites ?? Nous sommes là parce que nous sommes contre la violence, et vous, vous les tuez en pensant faire bien ! Je vais être obligé de le signaler !!!!". Au lieu de lui dire merci comme tout le monde... A se pisser dessus de rire ! Enfin le tout est tellement caricatural et tiré par les cheveux que tout pacifiste qu'on soit (je ne parle pas de moi hein, moi je dis vas y Rambo, TUE LES TOUS !!!!), on prend un malin plaisir vengeresque à voir l'armée d'occupation se faire laminer la tronche à coups de lance roquettes dans le cul. Et vraiment faut pas chercher autre chose dans ce film là : que du gore en gros plan avec des corps sectionnés de partout (allez-y de ma part !!!), et de l'action bourrine comme dans un bon vieux rital des années 80. Ne cherchez vraiment rien d'autre, sinon ça va beaucoup vous énerver... Et Rambo faut pas l'énerver, non non, vaut mieux pas... ]]> fr 2008-08-16T08:40:02Z <![CDATA[Faire à nouveau connaissance]]> http://www.billets-dumeur.com/article-21596844.html fr 2008-08-15T20:05:07Z <![CDATA[Grizzly Park]]> http://www.billets-dumeur.com/article-21968125.html C'est complètement par hasard que je suis tombée sur ce petit film là, et que pour une fois je n'ai pas eu besoin de retourner au groupe de désintoxication pour amateurs de daubes malgré le fait que je cherchais bien les emmerdes avec le pitch ci-dessous. C'est d'ailleurs ce qui m'a hautement alléchée de prime abord : Au Canada, des Rangers organisent régulièrement des sessions de réinsertion dans les bois pour des jeunes ayant eu maille à découdre avec les autorités. Mais ce dont personne ne se doute, c'est qu'un tueur en série ayant commis de nombreux viols et recherché par toutes les polices, usurpe l'identité de l'un des accompagnateurs... Quand en plus la Nature s'en mêle, les promesses de massacre sur des jeunes cons à bouffer du foin, se révèlent nombreuses ! Le réalisateur m'est complètement inconnu (Tom Skull) et peut être vaguement ai-je entendu parler de cette oeuvrette via les Notules lunaires de notre déjanté San Helving. Peut être, je ne m'en rappelle même plus. En tout cas ce qui est certain, c'est que mon cerveau avide de stupidités décérébrantes avant d'attaquer les gros morceaux du week-end (Solitaire, la Terza madre...), a vite fait l'équation « abrutis de jeunes citadins aux casiers judiciaires chargés + bois bourré de bébêtes + Grizzly du titre + serial killer = Vendredi 13 en puissance et buffet de barbaque à volonté » !!! Et ma foi j'ai été servie sur plusieurs points, mais pas forcément ceux auxquels je m'attendais. Tout d'abord voir un film canadien en version originale est un vrai bonheur. Là bas par exemple ils disent « bon matin » au lieu de « bonjour », y'a des « R » qui roulent joyeusement, et quand un des rangers voit le tueur débarquer avec une chemise maculée de sang, il lui dit tout simplement « faut que tu changes de camisole mon gars ! ». De la pure truculence ! Ensuite le film ne se prend pas au sérieux une seule seconde, et ne respecte aucun des codes du genre. Le tueur sert effectivement de prétexte puisqu'il n'officiera que pendant un tiers du film, cédant sa place à un bien plus gros prédateur, voire plusieurs même, car la Nature est extrêmement sauvage par là bas ! Ici pas de vierge effarouchée rescapée du massacre, mais un retournement de situation pas piqué des hannetons et hilarant au possible ! Le réalisateur s'en donne à cœur joie dans les gags énormissimes, casant même un costume de grizzly avec sa grosse tête, dans l'un des sacs à dos des jeunes ! Complètement idiot mais jouissif dans la régression infantile, tout comme l'avant dernier plan final révélant le suspens éminemment primordial sur l'état siliconé ou non de la poitrine de Bibi (il y a aussi une Kiki dans le film, manquait plus que l'oncle Donald), ayant donné matière à penser aux mâles tout le long de l'histoire. La conclusion est plutôt cruelle avec quelques relents de « Justicier dans la ville » (mais en moins facho et en plus fun rassurez-vous), puisque la seule supposée oie blanche du lot va payer chèrement sa personnalité manipulatrice. Bref une bonne surprise que ce Grizzly Park, dont il ne faudra pas attendre grand-chose néanmoins si on ne veut pas être déçu du voyage : laissez votre sens critique cynique et votre recherche de cohérence au vestiaire, et activez votre 38ème degré, vous verrez c'est meilleur que certains slashers en activité (voire passés, n'est-ce pas mon Jasounet d'amour ?), et en plus y'a du mixage avec Dumb et dumber ! Have fun ! ]]> fr 2008-08-14T18:18:06Z <![CDATA[La Bretagne, ça vous gagne des fois]]> http://www.billets-dumeur.com/article-21920907.html Quand je parle de dérive météorologique et de déception à ce sujet toute relative, c'est aussi quand même parce que dans le gîte que nous avions loué à 6 potes/amis, il y avait une piscine, une MAGNIFIQUE piscine à l'eau de mer chauffée, sur laquelle nous lorgnions tous des mois auparavant, en rêvant toutes les nuits, et auprès de laquelle nous espérions repos compensateur, farniente et Ti punch à volonté par des après midis langoureux. C'était carrément devenu un fantasme. Que nous n'avons pu assouvir qu'une SEULE fois, et encore pas longtemps, parce qu'il fallait en sortir de la dite piscine, et que dehors ça ventait et qu'il faisait 15° à peine... A gauche votre serviteuse, à droite les pieds de Willy dont j'ai volontairement raccourci le torse (mais l'ombre menaçante déviant vers moi, en dit long sur son état). Franchement on aurait pu se contenter de la pataugeoire au final, on aurait pas eu besoin de se déshabiller totalement, juste un petit trempouillage des pieds et hop ! une tisane et au lit. Ca aurait en plus évité certaines désillusions si l'image figurant sur le site Internet du gîte avait été celle-ci : On se serait tous fait une raison. Heureusement pour se consoler il restait les autres fonctionnalités du gîte, suréquipé en équipements équipés (écran géant, lecteur DVD, radio dans la douche type Macumba stïle, deux salons de jardin aussi utiles que la pistoche) mais sans ouvre boîte manuel et sans pique à bigorneaux (ce qui vous verrez aura son importance par la suite). Quant à la cuisinière à fioul, tout un poème, 3/4 d'heure pour faire bouillir de l'eau, moi je dis que c'est de la torture mentale à bigorneaux pas cuits, surtout quand ils sont dans l'antichambre de la mort, à savoir la casserole (ça vient, ça vient...). C'est beau hein ? Mais surtout ne vous avisez pas de me demander POURQUOI c'est aussi vert alors que vous ne voyez pas un seul pékin avec un tuyau d'arrosage. Avec les z'amis on rêvait de bleu lagon certes, mais aussi d'isolement géographique sans crétins de voisins, sans mômes brailleurs, sans beaufs à bébert. Pour ça aussi on a été servi, et même que ma première remarque quand on est arrivé, a été : "bordel (oui je parle comme j'écris) j'ai vu plein de films qui se déroulaient dans des endroits comme ça !". Evidemment je ne faisais pas référence à "Coup de foudre à Notting Hill". Si un type avec un masque de hockey avait débarqué, on aurait pas pu obtenir beaucoup d'aide des voisins, se résumant à ça : Et encore je n'ai pas fait le compte des mouches grouillant sur les bovins ruminants, et de temps en temps nous confondant avec eux. Mais comme l'endroit était fort pourvu en tapette, on a pu se défendre contre les insectes. Sur les pancartes d'accueil y'avait marqué ça aussi : Je me suis dit que c'était un signe. Que l'attaque viendrait peut être du pare brise. Méfiance. Les indices ont continué à pululer, et nous avions tous peur. Mais fort heureusement Freddy et Jason ne nous ont pas fait l'honneur de leur visite, tout juste a t'on senti comme présence paranormale les phéromones ultra puissants de quelques lutins lubriques traînaillant dans le coin, et comptant à leur actif quelques victimes consentantes (en un seul mot, consentantes) : Au petit matin on a retrouvé les petites cochonnes ci-dessus complètement mélangées et toute étiquette dehors. C'était à en perdre ses lacets. Pour les deux zozios suivants, la crapulerie avait déjà été commise depuis belle lurette lutine (z'ont pas attendu les lutins, eux), mais quand même ils n'ont pas souhaité être pris sur le fait et rester anonymes, au cas où la famille les reconnaîtrait : Faut assumer maintenant ! Ils en ont profité pour planquer le Nutella les salauds. Même si la météo est déficiente en ces contrées verdoyantes, n'empêche qu'en cas de grisaille, pour s'occuper les Bretons ont des activités éminemment agréables, qui font des jaloux partout ailleurs. Vous arrivez vous à commettre le stupre et la luxure par 40° à l'ombre ? Non pas possible, rien que de cligner des yeux et on transpire déjà. J'ai cité les lutins au niveau des dépravations sessuelles, mais il n'y a pas qu'eux, les fruits de mer par exemple sont de puissants aphrodisiaques. La preuve en images : Ca laisse rêveur hein ? Une belle érection de menhirs. Alors pour se mettre dans un bel état de réception dans le réceptacle au cas où les lutins arriveraient, avec la petite Steph on a décidé de se taper un plat de fruits de mer : bulots pour moi, bigorneaux pour elle (oui je vois plus gros, c'est dans ma nature, plus gros, plus bon, plus... bref). Sauf que moi je suis brune et qu'elle, elle est blonde, et que moi j'avais fait cuire les miens, alors quand je l'ai vue ma minette, avec une énorme brochette essayer de tirer l'habitant récalcitrant de sa coquille d'ermite, soudain j'ai eu un doute. "T'es sûre qu'ils sont cuits ?" me suis-je enquis auprès de la blonde. Avec les lutins décidemment c'était pas gagné non plus. En conclusion le séjour s'est bien passé, nous n'avons pas gagné un seul coup de soleil mais plutôt une bonne attaque de calories. La petite Steph par exemple, vient de rentrer dans notre club pas du tout restreint des "plus de 38 en taille voire 44", avec Willy on en était toutes émues, depuis le temps qu'elle nous gonfle avec ses conseils diététiques et son yoga violent en dépenses physiques, et que nous on essayait de la pervertir au beurre très salé avec des gros cristaux de sels. On y est arrivées !!!!!!! Bon pour Mina, va falloir beaucoup de travail, mais je suis sûre que c'est faisable à la sueur de notre front. J'y crois encôôôôôôôôre... Et j'avais oublié de vous montrer la plus belle : Avec des arguments pareils, comment ne pas y revenir ?]]> fr 2008-08-13T10:05:08Z <![CDATA[Frontière(s)]]> http://www.billets-dumeur.com/article-21916244.html Attention ça va charcler... Hier soir j'ai regardé un film qui m'a foutue dans un pétard noir, comme jamais il me semble, sans même que je sois en période prémenstruelle, c'est dire. Frontière(s) ça s'appelle, et devinez de quelle nationalité c'est ? Je vous donne un indice : depuis la création du 7ème Art, ce brillant pays n'a réalisé qu'une dizaine de films de genre dignes de ce nom. Toujours pas ? Z'êtes trop gentil je vois que ça... Bon y'a Samuel Le Bihan et Estelle Lefebure qui "jouent" dedans ? C'est produit par Luc Besson ??? Ayé vous les situez ??? Second tour des présidentielles en France, un candidat d'extrême droite se retrouve à la tête du gouvernement. Des émeutes éclatent dans le pays, et un petit groupe de braqueurs en profite pour se faire du blé vite fait, avant de partir en exil à Amsterdam. S'arrêtant dans un hôtel à la frontière française, les djeuns n'ont pas prévu de tomber dans l'antichambre d'une famille de cannibales nostalgiques du 3ème Reich... Dès les premières minutes j'ai senti que ça puait du cul cette affaire là. Générique pataud lorgnant vers "L'armée des morts" mais sans Johnny Cash, clichés sur la banlieue (la caillera qui parle à la zyva), symboles lourdingues, dénonciation maladroite du climat politique actuel, interprétation hasardeuse, tout cela inaugurait un véritable plantage. Mais comme j'ai réussi à regarder Prom night jusqu'au bout - pour ne nommer que celui-là - pourquoi ne pas tenter le coup avec ce film là aussi ? Après tout ce n'est pas tous les jours que notre beau pays peut se targuer de produire une oeuvre a priori déroutante rien que dans son pitch. Sauf qu'au tout début j'ai reconnu la société de production bessonnienne, là j'ai franchement blémi. Mais bon. Laissons-lui une chance !!!!! Que nenni j'aurai du. J'ai tellement été abasourdie par l'interprétation lamentable de quasiment tous les "acteurs", que je n'ai pas pu un seul instant profiter de ce qu'il pouvait y avoir de bon dans le film : c'est à dire en très très gros une très belle photo (la scène entre Yasmine et Eva, avant qu'elle lui coupe les cheveux, rappelant un certain Balaguero dans "A louer") et une volonté très prononcée du réalisateur de rendre hommage au genre via des effets jusqu'aux boutistes dans le gore et la caricature outrancière, ainsi que des clins d'oeil multiples à ses oeuvres phare. Xavier Gens a d'ailleurs tellement été inspiré que l'indigestion d'hommages frôle le plagiat : tout en effet transpire la saga de Massacre à la tronçonneuse, entre autres (citons aussi les oeuvres de Rob Zombie). Voilà. Point. Stop. Et la suite ? Comme je le disais, je crois que je n'ai JAMAIS vu un tel plantage dans le casting et l'absence flagrante de direction d'acteurs, même dans les bisseries les plus Z de ma carrière de spectatrice. J'en viens à regretter le casting réuni de Prom night, Dérive mortelle et Cannibal holocaust !!!!! Rien à dire sur Samuel Le Bihan, il est comme d'habitude, rustaud et borborygmant quelques mots comme s'il venait d'apprendre à parler. Estelle Lefebure est pathétique dans son imitation à deux balles de la divine Sheri Moon Zombie, on ne croit pas un seul instant à son jeu sensuel bas du front censé nous impressionner ; idem pour Maud Forget, inconnue au bataillon, improbable Amélie Poulain de la famille de bouchers, faisant des tonnes de mimiques débiles soi disantes propres à son personnage (une neunette séquestrée dans son enfance par l'ersatz de Goebels). Les palmes du grotesque reviennent néanmoins à Jean-Pierre Jorris, outrancier dans son rôle de nazi sur le tard, et surtout à Karina Testa - actrice prometteuse selon certaines sources - ayant deux expressions en tout et pour tout à son palmarès à futurs Césars : l'hystérie et la catatonie. Le final est ubuesque à tous les points tellement la malheureuse est livrée à elle-même,  pas crédible ni subtile pour deux sous, elle nous gratifie  (attention je cite*)  "d'une splendide démarche de canard sodomisé, le tout accompagné de hochements de tête débiloïdes" ; elle doit venir du cours Florent la petite, à n'en pas douter. Vous trouvez que Nicholson ou Cage en font des caisses dans le cabotinage ? Matez Frontière(s) et vous réviserez votre jugement ! C'est lamentable ! Encore une fois, Besson en produisant ce petit chef d'oeuvre du pathétique, nous prouve son penchant pour les héroïnes hystériques morveuses et baveuses, se mangeant des baffes par des musclors surdimensionnés, quand elles ne plongent pas toute bouche ouverte dans la merde de cochon ; belle image cinématographique de la femme, on est bien loin malheureusement des héroïnes à la Sarah Connor ou Ellen Ripley. Je ne vous parle même pas des allégories pachydermiques censées faire passer des messages hautement intellectuels ou des incohérences scénaristiques ; ben si en fait je vous en parle : le Christ crucifié dans plusieurs plans, la Beurette soumise à une union forcée, la pluie purificatrice dans un final hystérique et sanglant, Eva mère d'enfants plus âgés qu'elle... et puis merde tiens, je vais arrêter là mon appréciation et vite oublier ce nouveau plantage à la française, en terminant au choix ou par l'accroche putassière de l'affiche "il y'a des limites à ne pas franchir" ou par un extrait de dialogues du film, qui en quelques mots en dit bien long sur le métrage, et en fait la meilleure conclusion : - "Mais où est-elle ?" - "Dans ton cul, sale nazi !!!!!" *La citation vient de EBE dans le forum Mad Movies consacré à ce magnifique film. ]]> fr 2008-08-12T16:42:20Z <![CDATA[La Bretagne, ça vous gagne]]> http://www.billets-dumeur.com/article-21894233.html La Bretagne est une région que j'affectionne particulièrement depuis les virées gamine avec mon frangin et ma chienne de soeur ; on avait équipé le J7 du chantier pour camper à la sauvage, et de bon matin on se tapait des brioches sous le crachin des falaises. Depuis l'eau a coulé sous les ponts comme dirait l'autre, et la Bretagne a pris un petit coup météorologique dans l'aile lors de mon dernier séjour - la semaine dernière en fait. En effet je ne pensais pas qu'en France il puisse faire aussi froid en plein mois d'août, jugez plutôt le thermomètre de ce jour à Plougonven (bled du gîte où j'ai survécu une semaine) affichait 10° en températures maximales, joyeux Noël les Bretons !!!! Fort heureusement, maintenant je sais de source sûre qu'il faut aller en Bretagne pour d'autres motifs que le farniente avec cigales et pina colada au bord de la piscine, et qu'il faut s'y rendre impérativement pour ça, mais en hiver (où les températures doivent être les mêmes qu'en plein été, surtout dans le Finistère) : Photos prises au calvaire de Plougonven, dans la cité de Roscoff, sur les côtes de Perros Guirrec, à Morlaix et dans l'île de Batz. ]]> fr 2008-08-11T18:00:25Z <![CDATA[99 francs]]> http://www.billets-dumeur.com/article-21875048.html « Doberman » avait fait en son temps fortes sensations chez les fans de genre hexagonal. C'était le temps des Kassovitz, des Gans, et une lueur de renouveau, que dis-je de nouveau tout court (à part Les yeux sans visage de Franju, que dalle de notable sous le soleil fantastique franchouillard ; rappelez-moi la date de production de ce bijou noir d'ailleurs ???) pointait au bout du tunnel du néant intersidéral de la créativité fantastique mad in France. Fâcheuses illusions d'ailleurs, puisque les frais élus prometteurs ont eu vite fait ou de payer les fours d'un milieu « artistique » masturbateur pas encore prêt à cette mutation, ou de s'exporter dans des contrées plus chaleureuses dans ce domaine, pour le meilleur et pour le pire d'ailleurs. Jan Kounen avec « Doberman » faisait partie de ceux-là. Le gars a eu d'ailleurs beaucoup de mal à rebondir après cette œuvre-ci, et encore plus après « Blueberry », véritable échec commercial. Qu'est-ce qui a fait que Kounen a donc été choisi pour réaliser l'adaptation du best seller de Beigbeder, méga production, avec dans le casting l'une des stars nationales les plus plébiscitées par le public ? A priori mystère. Octave Parengaut est un publicitaire renommé, ultra cynique, cultivant un parisianisme méprisant, en symbiose toutefois avec les compétences requises pour son poste, puisque dans ce domaine il s'agit de plumer le plus de monde possible tout en les manipulant dans le bon sens du poil. C'est aussi un capricieux narcissique, arrogant, immature et pisseux, toxico à l'adrénaline, celle-ci étant favorisée par moults substances illicites qu'il se met régulièrement dans le pif... Largué par sa petite amie enceinte de ses œuvres, Octave prend subitement conscience du vide de son existence... Après visionnage, on comprend pourquoi Kounen a été choisi pour tourner le film : à l'image de « Doberman »,  « 99 francs » ressemble fort à une bande dessinée animée (et pas un film d'animation fluide, nuance !), où les personnages subissent des traitements infligés par un Tex Avery sous ecsta aux manettes. La réalisation est brillante et découpée en vignettes psychédéliques, mais cette qualité évidente est contrecarrée par... elle-même. En effet, Kounen ne raconte pas une histoire, mais peint plutôt avec une large palette de couleurs saturées, une succession de saynètes sans vraiment de cohérence les unes avec les autres. Qui ressemble fort d'ailleurs au découpage du roman, dont on a beaucoup de mal, plus d'une décennie plus tard, à restituer le contenu du livre. Le film est-il fidèle au roman ? De quoi parle le livre au final, à part le pétage de plombs d'un publicitaire cynique ? Difficile de le dire ! Beigbeder dans « 99 francs » et Kounen dans son adaptation cinématographique, ne racontent pas une histoire académique avec un début et une fin, mais dépeignent avant tout un univers cynique sous Prozac avec une furieuse virtuosité, un peu comme Terry Gilliam en son temps avec « Las vegas parano ». C'est visuellement riche, coloré, épileptique, mais globalement froid et sans âme. Vide de toute substance. Pour mieux dénoncer nos sociétés occidentales buveuses de Coca et les consommateurs bêtes à bouffer du foin que nous sommes ? ]]> fr 2008-08-10T19:45:04Z