Mercredi 23 juillet 2008


C'est complètement par hasard - sic - que je suis tombée - sic - sur ce livre, en deux secondes de temps chez un bouquiniste à Andernos, où il n'y a pas que des bains (d'ailleurs la mer ne vit pas trop trop par là bas, mais quand elle y est, elle en vaut le détour). Je savais que le film d'Eastwood était basé sur un livre (comme d'ailleurs beaucoup de ces films), mais je ne pensais pas qu'il était issu d'un recueil de nouvelles, entièrement dédié au milieu de la boxe. Million dollar baby fait donc partie de ces nouvelles, et je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous, les derniers mots de celle-ci. Si vous n'avez pas vu le film abstenez-vous (spoiler !), sinon prenez vous ce clou dans le coeur...

"Il range rapidement la seringue dans l'étui, le replace à l'intérieur de sa veste. Il est calme maintenant, de cette sérénité qu'il a ressentie lors de ses plus durs combats. Il lui prend le pouls. Le coeur de Maggie bat plus vite qu'une poire à l'entraînement. Et puis c'est l'arrêt cardiaque, son visage qui se convulse, une paupière qui se relève d'un coup.
L'ombre fugace d'une aile d'oiseau se hâte sur le mur du fond, s'échappe par les vitres de la grande fenêtre voutée. Frankie referme l'oeil d'un doigt. S'assure que le pouls a cessé. Ses chaussures à la main, mais sans son âme, il repart par les escaliers de service. Il s'en va les yeux aussi secs qu'un feu de feuilles mortes".


Vendredi 11 juillet 2008

C'est fou ce qu'il y a du monde là dedans, ça devient tout serré, c'est la crise du logement dans ma petite tête. Déjà Adolf s'y était collé, maintenant vlà que Beethoven se manifeste ; manquerait plus que Jean Lefebvre à ce brillant appel tiens. A Paris ce week-end donc, Beethoven est sorti d'un coup d'un seul. Etait-ce la proximité avec le père Lachaise ? Je ne sais point, en tout cas, bizarrement, curieusement, quand je toussote dorénavant, ce sont les premières notes de sa 5ème symphonie que l'on entend :



Oui bon là on va se calmer, mes crachats pulmonaires ne ressemblent pas tout à fait à du Karajan, mais quand même (d'ici à ce que Herbert Von se pointe aussi...). Y'a du Beethoven là dedans, pour sûr. Et comme dirait Woody Allen : "quand j'écoute Wagner, j'ai envie d'envahir la Pologne", moi quand je toussote chleu ça réveille encore plus mes mauvaisetés langagières génétiques.

Le photographe du bateau mouche en a eu pour ses pellicules.

Moi j'avais jamais fait la touriste de base à Parisss - à part quand j'avais une douzaine d'années et que j'avais acheté une boule à neige Tour Eiffel à un grand Black - alors je savais pas qu'il y avait certains rites de bizutage comme se faire photographier bêtement sur le dit bateau, même et surtout, si on a pas du tout l'intention d'acheter la photo. A l'ère du numérique, qui peut encore avoir l'envie et les moyens de se faire tirer le portrait par un photographe professionnel ? A part peut être les anciens candidats d'une télé supposée réelle ? Hein qui ? Surtout que déjà en temps normal et amical, JE NE SUPPORTE PAS qu'on me prenne en photo, et encore moins de prendre la pose car je trouve que ça donne un air plus niaiseux qu'au naturel ; alors quand j'ai vu l'autre débouler avec son gros appareil, j'ai dit "non" poliment.

Sauf qu'il a quand même actionné son engin.

J'ai encore dit non.

Il a continué à tripoter son bidule en disant "oh alléééééééééé" et là ça m'a énervée. Comme Jennifer Lopez dans le film "Plus jamais" où elle met des coups de tatane à son ex violent, j'ai suggéré à l'autre naze d'aller rejoindre sa mère qui suce de la glace au purgatoire, et d'aller gâcher de l'encre et du papier ailleurs, surtout que partout on nous fait la morale à deux balles pour être plus écolo, alors merde.

En descendant sur le quai, j'ai pas pu m'empêcher de brailler "mais où est ma photoooooooooo ????? C'est un scandaaaaaaale !!!!!!". A force de côtoyer des Bernard Menez, eux aussi ont fini par entrer dans mon corps. Alors j'ai essayé de retenir Ludwig de peur de pourrir tout le monde tout le week-end, on m'aurait encore dit que j'étais impardonnable tiens ; pis en plus les keupines elles le méritaient pas et elles ont jamais mérité mon ire d'ailleurs. Je leur en suis reconnaissante pour ça, parce qu'en plus je sais qu'il en sera toujours ainsi.

Mine de rien ça a marché de calmer Van B, surtout au père Lachaise où règnent calme et sérénité, là bas les voisins sont calmes, ils mettent pas "Combien ça coûte" à fond la caisse le soir ; un bel endroit où il fait bon vivre je vous le dit.

Pas de beaufs, que du beau monde, ça me change du taf tiens.

Mais il était pas éteint le sourdingue teuton, justement à peine posé mes affaires dans mon bureau, le lundi matin les yeux et les oreilles encore emplis de rêves parisiens, TATATATA !!!!!!!! Le voilà qui était revenu et que de façon irrationnelle et injustifiée, il me poussait à dire des choses mauvaises mais alors mauvaises, à mes pauvres collègues méritants et ô combien travailleurs. Sont-ils censés les pauvres, subir mes railleries fielleuses dès qu'ils font des blagues sur les carottes... râpées-ô-nonnnnnnnnn !!!! à chaque fois qu'il y a des putains de carottes au menu bordel, ou supporter mes piques frustrées sur le compte-rendu du "Combien ça coûte" de la veille "spécial milliardaires qui se douchent au champagne" avec retour de Sabatier à la clé, hein hein ??????

HEIN ?????

Non je vous le dis, Ludwig t'es vraiment qu'une enflure, t'es vraiment allé trop loin cette fois ci ; en plus maintenant dès que je frappe à une porte, c'est encore la 5ème symphonie qui cogne, c'est pénible là !!!!!! Je me suis recueillie sur le pont de l'Alma, tu peux pas laisser la place à Lady Di putôt ?????

LIKE A CANDLE IN THE WIIIIIIND !!!!!!

Il est mort Elton John ????

Jeudi 22 mai 2008
J'aime bien ces notules sentimentales, ça me fait travailler mes rimes riches. Alors pour conquérir Canelloni j'ai décidé me hisser en pôle position de la côte de boeuf. Il valait bien le détour, surtout que moi j'étais toujours obsédée par sa mayonnaise. Qu'à cela ne tienne, j'étais à deux doigts d'obtenir le titre suprême de la boucherie Canelloni devant toutes mes rivales.

Parce que je le vaux bien.

Alors j'ai mis les petits plats dans les grands. Du grand Art.

J'ai écouté en boucle ses problèmes avec son ex qui lui a fait un enfant dans le dos.

J'ai écouté en boucle ses difficultés financières à cause de la pension alimentaire payée à son ex ex femme.

J'ai écouté en boucle ses histoires sur Dallas et Bruce Lee, parce que 5 minutes après il avait tendance à oublier qu'il les avait racontées.

J'ai écouté en boucle ses problèmes de boulot.

J'ai écouté en boucle ses idées suicidaires.

J'ai supporté son Alzheimer précoce quand il oubliait nos rendez-vous.

J'ai supporté son Alzheimer naissant quand il oubliait mon prénom.

J'ai supporté son Alzheimer très évolutif quand il se trompait d'étage et allait chez le voisin, voire se rendait dans la cour derrière parce qu'il avait oublié de tourner à droite.

J'ai jamais habité dans une cour.

J'ai continué les stratégies Betty Boop avec fruits de mer et champagne en sus.

Toujours pas de nouille à l'horizon, juste à plusieurs reprises "j'aimerai bien rencontrer une femme qui a DEJA des enfants", et moi en train de tremper l'air de rien un bulot dans la mayonnaise à défaut d'une autre sauce. Il devait avoir peur que je vomisse ma pilule contraceptive faut croire, mieux vaut être précautionneux dans la vie.

Il est parti en vacances un mois et curieusement aucune nouvelle, alors qu'on se voyait 2/3 fois par semaine. A son retour quand même, j'ai senti dans sa voix que ça allait drôlement plus mieux, les idées noires étaient parties et les chemises hawaïennes avaient refait surface dans la penderie de Canelloni. Même qu'il a pris des cours de tango pour pêcher des plus gros poissons et mettre toutes ses chances de côté pour trouver LA femme de SA vie. Profil auquel je ne correspondais plus bien sûr, étant toujours fertile hypothétiquement et m'étant fait vider en outre, mon gros tonneau de gnôle de sainte Bernadette.

J'ai commencé à ne pas être aimable, probable frustration d'origine sexuelle. Quand il m'a dit pour la énième fois qu'il aimerait TELLEMENT rencontrer une femme ayant
DEJA des enfants, je lui ai répondu qu'il n'avait qu'à se taper une morue de son cours de danse ; les candidates ayant dépassé la date de péremption depuis déjà belle lurette, il n'aurait même pas besoin de vérifier si les capotes étaient trouées après usage.

Plus de nouvelles pendant des mois. Normal. Un jour, miracle, il a organisé une raclette et m'a quand même invitée, voulant réunir tous TOUS les gens qu'il adorait dans son entourage, dixit lui, avec un ton mielleux dans la voix.

J'ai inventé je ne sais quel prétexte à la con, pensant très fort que quelqu'un avait dû se désister de sa soirée et qu'il ne voulait pas voir une chaise vide, et n'étant probablement pas loin du compte. En janvier 2007 j'ai écrit une lettre. Si vous recevez une lettre de moi un jour, ça n'est en général pas très bon signe. Je suis drôlement plus forte à la plume quand il s'agit de dire les 8000 vérités qui font mal au cul. Et lui il s'en est pris une bonne, dans le cul.

Vengeance toute sexuelle.

A l'heure d'aujourd'hui j'ai appris qu'il niquait toujours avec JUSTE son amie, faut croire que son recrutement avait été très efficace et que même les morues n'ont pas mordu à sa nouille.

Au jour d'aujourd'hui je me rends compte que mes métaphores sont toutes poissonnières.
Mercredi 21 mai 2008
Allez une petite dernière pour la route ! Après les GMM et les PMM (vous trouverez mes récits dans la catégorie "Faut que j'en parle à mon psy"), voilà une nouvelle sentimentale à la Dumeur, moins pesante mais quand même plombante pour un avenir éventuel confiant dans les relations humaines masculines. Et puis je rappelle - au cas où - à tous ceux qui me trouveraient aigrie de déblatérer comme ça sur la tête de bons hommes innocents, qu'ils n'ont qu'à aller lire des choses très légères et belles comme au pays de Candy, et que je les emmerde tiens aussi en passant.

Alors voilà mon semblant d'histoire avec Canelloni, que nous appellerons ainsi parce qu'il était d'origine italienne, mais surtout parce que j'aurai jamais vu sa grosse nouille (ou imaginée telle), malgré toutes mes tentatives. C'était en début d'année 2006, je déprimais sévère et j'avais envie de faire coucouroucoucouuuuuuu histoire de me consoler. J'allais pas être déçue du voyage. Caro - que nous appelerons Caro pour protéger sa réelle identité - me propose un truc que j'avais jamais fait : une rencontre "arrangée", avec juste comme arrangement un échange d'adresses mail et après : demerdeziche !

Elle me décrit le futur bellâtre comme mignon, cultivé et très intéressant, je me suis dit "tiens ça va me changer du thon périmé en boîte vivant à Clermont".

Effectivement il était mignon, cultivé et très intéressant.

Sauf qu'à la première rencontre dans un bar je suis arrivée à l'heure et lui en retard.

Sauf qu'il a pas trouvé tusuite la porte d'entrée.

Sauf qu'après avoir tourné en rond devant les baies vitrées, il s'est pointé avec un livre "Comment tombe t'on amoureux ?" ou un truc dans le genre.

Sauf qu'après un quart d'heure chrono il m'a demandée si je voulais des enfants.

Passons. Faut pas que je sois mesquine nan plus.

On s'est vus et revus et on a bien accroché. Un soir il m'invite à dîner chez lui et il me dit "tu dors à la maison si tu veux". Alors moi j'ai pensé derechef "je vais passer à la casserole !!!!" et j'ai saisi vivement mon baisenville, sertie de mes plus beaux atours : mon tee shirt vert Betty Boop de notoriété publique. J'étais encore plus sûre de mon coup futur à tirer parce que le Canelloni, il a regardé Betty tout le temps dans les yeux, et même qu'il m'a cuisinée du fenouil censé être aphrodisiaque. D'ailleurs pendant la confection du fenouil, il a confié qu'il m'aimait plus que bien, qu'en plus j'étais du même niveau intellectuel que lui et que j'avais du répondant, qu'en gros je correspondais à tous ses critères de femme idéale, et que de toute façon je devais bien me douter que si on se voyait comme ça, c'était pas uniquement pour regarder des films d'horreur (oui parce qu'on regardait aussi beaucoup de films d'horreur, un type bien je vous dit).

Du tout cuit j'ai percuté dans ma petite tête vous pensez. Et j'ai commencé à m'imaginer comment le gus il s'y prenait pour copuler. J'étais en plein film porno quand il m'a sortie : "Suzy, tu as quelqu'un dans ta vie ?". Là dessus j'ai voulu lui répondre "si j'avais quelqu'un tu crois que je serai là conard ????" mais je me suis retenue parce que trop de répondant peut nuire au répondant, et conard ça pouvait paraître un brin trop familier quand même.

Et pis aussi je voulais voir le film X. Alors y'a juste un "ben nonnnnnn" qui est sorti de ma bouche en coeur. Mais de son côté à lui c'est autre chose qui est sorti : "alors je voulais te dire que moi j'avais quelqu'un, mais c'est juste une amie, c'est juste pour niquer, en attendant de rencontrer LA  femme idéale de
MA vie". Je suis pas sûre qu'il ait réellement mentionné "niquer" au final, en tout cas c'est le sentiment que j'ai eu à mon sujet propre.

J'ai commencé à réfléchir. Comme une brave naïve je me suis dit que sa démarche était honnête, qu'après tout il avait bien le droit de se faire du bien, et que moi non plus je n'étais pas vierge de corps et encore moins d'esprit, pis que de toutes façons il la quitterait quand ce serait le moment. No problem.

Sauf qu'il niquait avec UNE amie mais qu'il en voyait pleins d'autres des comme moi, et qu'il peaufinait son recrutement.

Sauf qu'à la fin il ferait son choix parmi le "plus beau bouquet de fleurs" (moi j'ai plutôt
pensé que l'étal d'un boucher était plus approprié comme image métaphorique).

Sauf que je correspondais à tous ses critères stipulés noir sur blanc sur futur contrat matrimonial SAUF UN de taille : je n'avais pas de moutard.

Et tellement il était parfait et merveilleux que forcément dans l'avenir, j'aurai follement envie d'en avoir un avec lui, c'était inévitable, mais lui il ne voudrait pas et moi je serai forcément terriblement frustrée de ne pas sentir une graine de Canelloni dans mon ventre.

Alors ce soir là j'ai constaté que le fenouil c'était pas du tout aphrodisiaque, mais que juste ça réduisait les gaz intestinaux.

Jeudi 17 avril 2008
Oué c'est ce qu'on appelle une rime riche. Bon aujourd'hui suite et fin des merdouilles amoureuses avec GMM et PMM (l'avant dernier épisode est là). Ne vous étonnez pas si dans quelques temps ces articles iront mourir dans la blogosphère, c'est qu'il faut savoir tirer la chasse à un moment, et moi je sens que le moment est venu.

Enfin...

Alors donc j'ai commencé à être raide dingue amoureuse de PMM. Raide dingue tout court d'ailleurs, ça suffirait comme qualificatif. Avant qu'on se rencontre, il a eu un éclair de génie et de générosité tout court aussi, je peux au moins lui reconnaître ça : comme je lui avais parlé de mes brisures avec GMM, il a décidé de lui envoyer un mail pour le remercier de l'aubaine. L'aubaine c'était moi, c'est mimi hein comme démarche ? Alors j'ai encore plus fondu à la lecture du mail qu'il m'avait envoyé en copie. C'est qu'il savait y faire aux entournures, ça je ne pouvais pas lui reprocher non plus.

Et là j'ai décroché le gros lot. Un signe de GMM qui ne s'est pas fait attendre, alors que moi j'avais attendu, attendu et attendu. J'avais supplié, menacé, hurlé pour avoir une réponse et l'autre macaque, piqué dans son orgueil à l'idée qu'un autre mâle lui vole sa petite chose, a répondu par mail tusuite à PMM un truc dans le genre : "fais gaffe je suis l'homme de sa vie et je rôderai toujours dans les environs. Avec elle c'est quand je veux. Méfie toi". Glups. Dans sa tête de taré minable, on était encore "ensemble". 5 mois sans un seul signe de vie, et l'autre abomination humaine espérait encore qu'en claquant des doigts je reviendrai comme un petit chien chien dans la niche poilue. Il avait une haute opinion de moi pas vrai ? Ou de lui-même. Ou des deux, je sais pas trop. GMM a aussi trouvé le moyen de m'envoyer un SMS (bah oué il avait gardé mon numéro au chaud !) supputant dans toute sa mauvaiseté virile que j'avais crée un pseudo mâle histoire de l'emmerder et que j'avais en quelque sorte inventé ma nouvelle liaison pour le titiller.

C'est qu'il m'avait laissé un souvenir tellement impérissable de la gent masculine que personne ne lui arrivait à la cheville, faut le comprendre aussi. J'allais me faire recoudre l'hymen et attendre la fin avec soulagement dans ma tour d'ivoire.

Je ne vous cacherai pas le pied monumental que j'ai pris à répondre. Enfin. Le jour de gloire était arrivé. Fin des hostilités. J'avais eu ce que je voulais depuis des mois : une VRAIE rupture, et la cerise sur le gâteau c'est que c'était moi qui en plus, avait eu le mot de la fin. Ca flatte l'ego blessé, y'a pas à dire.

Et PMM alors ? Au jour d'aujourd'hui je pense qu'il était là uniquement pour que j'obtienne cette satisfaction déplacée. Est-ce que je l'ai manipulé ? Inconsciemment peut être. En tout cas, de nous deux, je n'étais pas la plus tordue.

Fin de l'histoire vite :

PMM est venu dans ma ville. En le voyant j'ai failli courir pleurer chez ma mère. Il était encore plus laid que GMM, ce qui en soi représente déjà un exploit, il était tout petit, avec une coupe de cheveux digne d'un péquenot, des fringues qui allaient bien avec la coupe alors qu'il se vantait de n'aimer que les couturiers italiens, et des grosses rides aux deux coins de la bouche. Une grosse bouche lippue. Et derrière, des grandes dents. Courant après le steak de cheval. Je me suis drôlement sentie emmerdée. Drôlement drôlement. A un moment je me suis même demandée comment j'allais m'en débarasser. Et pis Candy au final avec un coup dans le nez (ah l'alcool que de conneries faites en ton nom) elle a fini par lui rouler des tôles sur le canapé. Les dents se sont entrechoquées. C'est qu'il fallait bien viser aussi. Avec les chicots qu'il avait, pas évident.

Des tôles mais pas plus parce que quand même, je me suis demandée si l'autre il m'avait pas monté un bateau pour rencontrer ma foufoune et toute la sainte famille.

Plaque ta femme, que je lui ai dit. Après on verra. Hors de question que je perde encore des mois avec quelqu'un, et qu'en plus je devienne la dinde farcie du trio.

Oui oui oui qu'il m'a dit, donne-moi un mois, juste un mois. Pour l'annoncer à ma fifille aussi, parce qu'elle va avoir le coeur brisé que son papa la quitte.

Son petit papounet d'amour dont elle n'avait jamais été séparée en 19 ans d'existence, bouh ouh ouh ce qu'elle allait pleurer la fifille !

4 jours plus tard PMM m'appelle. Sa femme avait appris je ne sais comment qu'il était venu visiter une donzelle au lieu d'aller au congrès de l'UMP (oué je sais, sortez le goudron et les plumes, je le mérite), comme il avait prétendu. Chouette j'ai dit, tu savais pas comment la plaquer, bah voilà elle t'a fait un beau cadeau la peau de vache !

Sauf qu'il m'a demandée d'attendre encore encore encore et encore un peu.

Sauf que curieusement la mégère tarentulesque qu'il m'avait décrite gagnait de jour en jour des galons d'honnête femme respectable et de bombasse en plus.

Sauf que sa fille avait fait une dépression à l'idée que papa et maman allaient peut être éventuellement se séparer.

Sauf qu'il a arrêté de m'inonder de déclarations d'amour via son portable parce que 2 balèzes en scooter lui avaient tiré alors qu'il essayait bien sûr de m'appeler.

Sauf que je me suis dit, qu'importe je vais le joindre sur sa ligne au boulot !

Sauf qu'en regardant sur 3615 ANNU JE L'AI DANS LE CUL le fameux numéro aboutissait dans une cabine téléphonique.

D'où il m'appelait tous les jours, en plus de son téléphone portable. Son lieu de travail était une cabine téléphonique. Dans une ville où il n'était pas censé habiter.

Ouaipa. Mes poils se sont dressés partout où ils pouvaient se dresser. Il a nié bien sûr et franchement je n'ai pas trop cherché à en savoir trop, c'est que j'ai vu pas mal de films sur le sujet. On s'est dit par mail "c'était bien, bonne continuation, je ne t'oublierai jamais et surtout bonne année !".

J'ai changé de numéro de téléphone. J'ai changé d'email et j'ai crée une liste noire des loosers. J'ai déménagé (parce que fallait que je déménage hein aussi pas juste à cause des deux minables). J'ai gagné de l'aplomb et maintenant je ne suis plus le genre de fifille à fuir devant la petite bistouquette d'un exhibitionniste. J'aurai même plutôt tendance à viser leurs ridicules coucougnettes avec mes escarpins à talons aiguilles.

Bah oué en gros pour résumer depuis les merdes majuscule et minuscule, je me suis mise à vénérer l'espèce humaine.

Non je déconne !!!!!!

Jeudi 10 avril 2008
Bon pour ceux qui n'auraient pas suivi, là je suis en pleine expiation de mes gros nazes d'ex. Y'a eu l'épisode 1 de ma rencontre avec Grosse Merde Majuscule (GMM pour les intimes), suivi de l'épisode 2 aussi synonyme de seconde rupture mondiale, et aujourd'hui je m'apprête à vous narrer la suite, parce que oui, contrairement à ce que j'ai pu croire sur le moment, y'a bien eu une suite.

Et la suite elle se combine avec la rencontre sur le Net de PMM (Petite Merde Minuscule). C'est du tordu de chez tordu, z'allez voir...

Alors ma seconde "rupture" (entre guillemets parce que l'autre il a décliné le mot "lâcheté" sous toutes ses formes) avec GMM a eu lieu en juillet. Malgré mes supplications hystériques d'officialisation de séparation, il est resté muet ; pourtant c'est fou ce qu'il était bavard sur le thème de la construction de chalets alpins à Zoug ??? Le temps a un petit peu passé quand même et j'ai ouvert un blog. Pas çuilà, un autre. Et je laissais les commentaires ouverts. Et j'ai attiré une foule de gens super intéressants* : des trolls de tous ordres, des mères de famille vieillottes et désoeuvrées outrées par mon langage cru et mon absence de morale (surtout sessuelle), des petits trous du cul trop courageux pour s'aventurer ailleurs que dans le virtuel et... PMM.

PMM il tenait un blog lui aussi. J'aimais bien son style et sa façon de tirer à boulets rouges sur les institutions. Je lui ai envoyé un message perso pour lui dire. Il m'a répondu. J'ai répliqué. Et on est venu à s'envoyer des mails.

Tout plein.

Plus qu'un pas et la Suzy elle était ferrée. C'est fou ce que j'étais sensible et crédule à l'époque tiens ?

Alors quand PMM m'a dit comme ça qu'il était séparé de sa femme avec qui il avait eu une grande fille, je l'ai cru.

Quand il a dit qu'il était directeur d’une usine de textile je l'ai cru.

Quand il a dit que le numéro avec lequel il a fini par m'appeler était sa ligne directe VERY IMPORTANT a son poste je l'ai cru.

Quand il a dit qu'il était beau comme un astre et que toutes les femmes le reluquaient avec désir, je l'ai cru aussi.

Et pis donc la Suzy elle a fait tournicoti, tournicota.

Elle a demandé une photo et le gars il lui en a envoyé une de quand il avait 19 ans. C'était l'époque de Téléphone ça se voyait à la coupe de cheveux, PMM avait un peu les dents qui couraient après le steack, mais la fille - moâ - elle s'est pas méfiée outre mesure que depuis la fameuse photo y'avait une vingtaine d'années - peut être même trente c'est vieux Téléphone - à peu près qui s'était écoulée.

Et que depuis le terrain avait probablement changé.

Bah oué. Au pays de Suzy, comme dans tous les pays... Et que non seulement le gars c'était pas Michael Douglas avec des beaux restes, mais qu'en plus il avait omis de spécifier un détail sans aucune importance : il vivait toujours avec sa femme. Sous le même toit. Dans la même maison. Avec leur fille aussi. Mais la maison était très très très grande (comme l'usine de textiles d'ailleurs), tellement immense qu'ils avaient aménagé leur coin à eux pour ne pas se voir de la journée, et que si jamais quand même ils avaient un truc à se dire, fallait chausser les patins à roulettes tellement c'était loin.

Et que de toute façon ça faisait plusieurs années qu'ils ne couchaient plus ensemble parce qu'il la détestait cette grosse salope de truie.

Elle était immonde avec lui.

Elle l’humiliait dans sa chair d’homme. Il voulait refaire sa vie.

Ca n'était pas trop tard à plus de 45 balais.

A zéro sans sa femme, sans son manoir gigantesque en banlieue parisienne et sans son usine de textiles.

Avec moi bien sûr.

Sauf que là j’ai commencé un tout petit peu à me méfier. GMM et son cul velu était passé par là ; fallait-il lui rendre grâce pour autant ?

Finalement y’aura encore une suite parce que sinon je risque d'être trop longue, et vous, vous allez vous faire chier.

* : je ne suis pas complètement langue de pute, sur tous les gens inintéressants fréquentant mon blog, y’a quand même eu comme valeurs sûres Méluzine avec qui je cause toujours enfin quand on arrive à trouver 2H pour discuter au téléphone, Laurent avec qui on échange des SMS de bonne année entre autres, et Kip issu de la Tribu des Kipedaltous (que je n’ai jamais vu juste parce que je suis allergique à Tahiti).

Jeudi 3 avril 2008
Donc après 10 jours environ sans nouvelles de l'homme de ma vie à part le dernier SMS qui tue "je te rends à mon frère" (qui lui je tiens à dire s'est comporté en parfait gentleman alors que pourtant il partage des gènes avec GMM. Comme quoi), et ayant déjà vécu par le passé des ruptures par contumace, j'ai pensé supputé estimé et finalement considéré que c'était fini. Et pisque l'homme de ma vie n'était plus en quelque sorte, j'ai décidé d'écrire une lettre. Moi en général quand j'écris une lettre c'est pas très bon signe. Je suis drôlement plus forte dans la descente vengeresse par écrit, un vrai truc de névrosée en colère, je fais des brouillons, je pèse les mots, je bidouille des virgules, je corrige et relis une dizaine de fois... Bref je sais ce que j'écris. A la ponctuation près. Je ne me rappelle plus tout ce que j'ai mis dans cette fameuse lettre, mais GMM s'en est pris plein la tronche comme rarement. Mais faut dire aussi pour ma gouverne que rarement - jamais - je n'avais vécu autant de douleurs orchestrées par un autre. Tout ce que je n'ai pas pu lui balancer dans sa tronche pour cause de lâcheté congénitale, je lui ai consigné dans ce fameux document.

De ma plus belle écriture.

Je me rappelle juste du mot "minable". Au final c'était le plus beau résumé qu'on pouvait faire de lui.

Comme vous vous doutez pas de réponse. Normal. Je n'en attendais même pas d'ailleurs. J'ai repris en boitillant le fil de ma vie et trois mois plus tard j'ai recommencé à mater les petits culs qui se balladaient sous mes yeux esgourdis. Un jour au travail comme ça, je consulte mes mails. Comme ça. En deux secondes je suis passée du gris cadavre au rouge voiture de pompiers. Avec les sirènes et plein de plaques dans le cou.

Ma stagiaire m'a regardée comme si j'étais en train de passer l'arme à gauche. J'ai tremblé comme si je faisais une rechute de delirium tremens. J'ai ouvert le mail comme si je cherchais les emmerdes.

Vous avez un message.

GMM acceptait tous les termes du contrat : il validait toutes les lignes de la lettre. J'avais raison il n'était vraiment qu'un minable. Et comme dirait Ayo, à genoux il m'a suppliée.

Et au jour d'aujourd'hui avec beaucoup de recul, je me dis que l'amour vraiment ça rend très con. Très très con. Cupidon je te le grillerai sur un bûcher vite fait que ça traînerait pas. En même temps à sa décharge à ce branlasson, je l'ai aussi cherché. Pourquoi effectivement à ce mail de reprise, j'ai effectivement repris un individu qui :

- était laid comme un poux et faisait déjà petit vieux à 43 ans (44 même) ;
- était surnommé aussi Flash Gordon dans l'intimité au vu des 3 secondes maxi tenues dans la bête ;
- était poilu partout même dans le dos comme si on lui avait greffé des gènes de gorille dans une expérience scientifique zarbi ;
- était chiant comme la mort à disserter des heures sur la porcelaine de Limoges ;
- vivait encore chez sa mère et à Clermont en plus ;
- était un lâche pitoyable et pathétique dans toute sa splendeur de minable.

Dernier critère non négligeable.

Pourquoi effectivement. Et bien j'avais décidé que notre histoire n'était pas terminée et que ça ne pouvait pas se finir comme ça en queue de poisson avariée. J'ai répondu positivement. Très très positivement.

Et j'ai attendu, attendu, attendu. Normal. Un mois environ. C'est que le gars il avait pas tous ses neurones connectés malgré toute sa science infuse sur les moeurs des Papous au XVème siècle.

J'étais plus à ça près remarquez. Quand on renoue avec un individu pareil forcément ça veut dire qu'on a plus rien à perdre non plus ? Et pis on s'est revus. Et pis je lui ai expliqué qu'on avait tout notre temps, que je n'étais pas une méchante sorcière, qu'on était pas obligé à quoi que ce soit. Que je ne lui mettrai pas le grappin dessus parce que de toute façon c'était pas mon désir à la base.

Un mois, deux mois, trois mois (la dernière fois ça s'était arrêté à quatre, adjugé vendu, couic). On se voyait tous les deux week ends environ, comme la première fois. Pas de quoi étouffer un homme si ? Un soir que tout se passait très bien, moment d'ultra complicité, il me confie qu'il a quitté son ex parce qu'elle voulait vivre avec lui. Là j'ai compris. Là inévitablement j'ai su qu'il allait encore se faire la malle selon l'équation évidente : 3 MOIS BIENTOT 4 + COMPLICITE + CONFESSION INTIME = AU SECOURS MAMAN J'AI PEUR DE LA FIFILLE ET J'AI LU AUCUN BOUQUIN SUR LE SUJET !!!!!

Putain j'étais tellement lucide sur le moment que j'aurai du jouer au loto. Allez savoir, au lieu de me taper l'autre macaque à cul poilu (oué même le cul il avait du poil !!!! Putain même les babouins ont le fessier imberbe !!!) tellement peureux que même ma foufoune paraissait une menace (vite vite VITE !!!!), à l'heure actuelle je serai peut être encore en train de siroter des Caïpirinhas, éventée par des jeunes éphèbes glabres n'ayant jamais vu Limoges. J'aurai vraiment du parce que ça a pas loupé : GMM a présenté dans les deux semaines suivantes, quelques symptômes déjà connus au tableau clinique de son immense lâcheté :

- Pratiquement plus de SMS (au lieu d'une pelletée par jour) ;
- Portable aux abonnés absents la plupart du temps ;
- Excuses bidons pour ne pas venir un week end sur deux.

Bref ça commençait à sentir le poil cramé. Un samedi on devait se voir : 15H personne. Boh y'a peut être du monde sur la route. 16H toujours rien. Y'a sûrement beaucoup de blaireaux sur la route. 17H je vous le donne en mille. Bordel me dit pas qu'il a crevé un pneu à 5 minutes de Clermont ??? 18H Fait chier l'autre tu vas voir qu'il va me poser un lapin (en plus le lapin ça le connait Pan Pan) !!!!!!!!!!!! 19H sournoisement pendant que je laissais mon 9ème message il en a profité pour m'appeler et laisser aussi un message : "Suzy je ne peux pas venir ce week-end je t'expliquerai plus tard".

A défaut d'explosion de foufoune, y'a eu explosion de la bonne femme toute entière. J'ai rappelé aussi sec, bien sûr messagerie, et là j'ai beuglé beuglé, toutefois sans me péter aucune corde vocale. C'est que chez les Dumeur c'est du costaud ces machins là. Idem je ne me rappelle pas de tout, mais en gros je lui ai sorti que "plus tard" ça devait probablement dire dans plusieurs mois. Plus quelques insultes probablement. Plus quelques saucées de SMS en fin de soirée.

Encore une grille de loto gagnante de loupé. C'était en juillet. On est arrivé en août rien. Septembre est arrivé rien. Octobre disette. Novembre aux pâquerettes.

Rien. Que dalle. Niente. Nada. Vous en avez rêvé, Grosse Merde Majuscule l'a fait. Malgré mes suppliques, mes débordements hystériques, mes crises dignes d'une folle tarée issue d'un téléfilm de M6 pendant je dirai deux mois, le macaque qui se prenait pour un homme m'a complètement snobée. De grâce ne me prenez pas pour une conne stupide complète, mes tentatives de contact n'étaient pas en vue d'une reprise, promis juré pas de troisième couvert, non en fait tout ce que j'ai quémandé tout ce temps c'était une réponse. Une simple réponse. Un témoignage d'humanité. Une rupture en forme, moi je voulais juste une rupture en forme. Qu'on m'accorde juste la délivrance. Même un "dégage connasse" m'aurait complètement soulagée.

Une démonstration couillue pour une fois dans sa vie de limace.

Mais je n'ai même pas eu le droit à ce médiocre privilège. Enfin presque...!



Mercredi 2 avril 2008
C'est en lisant les chroniques de la drolissime Sonia, et notamment ce texte là sur Stabilo man (c'est en 10 épisodes, c'est du petit lait franchement à recommander !), que j'ai décidé moi aussi de raconter mes aventures sentimentalo-n'importe nawak du passé. Je ne compte pas plagier la miss, il n'y a qu'elle pour pondre des trucs aussi incroyables, mais le faire à ma sauce trashissime et forcément au lance-flammes. Je ne me lance pas dans le Voici bloguesque et l'exhibition à outrance, mais j'ai bien envie de percer une bonne fois pour toutes ces abcès purulents qu'ont été certains de mes ex (ou presque ex, vous verrez je vous expliquerai). Ca soulage comme de faire un gros caca après s'être tordu le bide de douleur.

Voilà le ton est donné. Et même que j'ouvre les commentaires dis-donc !

Je commence donc avec le Maître en la matière, j'ai nommé the Hyper Chief de tous mes ex, le mètre étalon de la catégorie "Voilà ce que je ne veux plus jamais subir dans tout l'Univers". Ca va commencer fort avec cet éminent représentant de la gent masculine, c'est qu'on peut compter sur lui en la matière fécale. La grosse merde majuscule en question s'appelle Pierre. J'omettrai volontairement le nom de famille au cas où il se chercherait dans Google, ce serait déjà un début remarquez s'il se cherchait tout court. Je dis "s'appelle" mais c'est peut être "s'appelait" allez savoir, en tout cas monsieur le Juge je vous jure je n'y suis pour rien dans son assassinat même si l'envie ne m'a jamais manquée. Et curieusement me taraude tout particulièrement en ce moment. C'est peut être le printemps, ça réveille des pulsions de tous ordres et pas que celles consistant à cueillir des pâquerettes faut croire.

Bref pour les besoins de l'histoire et parce qu'il y'a des prénoms qu'on souhaiterait qu'ils soient rayés pour toujours de tous les registres de l'état civil, on appelera le sieur GMM pour Grosse Merde Majuscule. Quand on aime on ne compte pas, et lui je l'ai adoré alors rendons-lui sa juste mesure.

Ca a commencé bizarrement avec GMM parce qu'en fait je me tapais son frère avant de le connaître. Avec le frère en question je vivais une aventure brûlante et non matrimoniale (enfin surtout pour moi), une passion physique sans aucune rigueur morale. Je dis tout ça parce que le frère a une importance dans l'histoire, enfin surtout son téléphone pisque c'est "grâce" à lui que j'ai rencontré GMM : un jour le frangin a prêté l'un de ses deux téléphones à l'autre - sans me le dire bien sûr, avec ça la fête est plus folle - et moi curieusement ce jour là j'ai envoyé plein de SMS olé olé sur ce téléphone là (alors que je le contactais toujours sur l'autre), croyant tomber sur l'habituel. Bah non en fait j'avais ferré un autre poisson, celui-ci tout content de l'aubaine et un peu scrupuleux quand même parce qu'il a bien essayé de me prévenir mais moi j'ai fait comme d'hab : aller droit dans le mur la tête baissée. Elle est bonne la blague.

A fond, à fond, à fond.

J'ai continué les SMS de folie. Jusqu'à ce que GMM m'appelle (au bout de 8 heures quand même). Et que je m'aperçoive de ma connerie.

Un grand moment de solitude. Bref là aussi le ton de notre histoire était donné.

On a fini par échanger par SMS. J'ai fini par plaquer le frangin (il était occupé à organiser son mariage, d'autres chattes à fouetter). J'ai fini par tomber raide dingue amoureuse comme jamais (avec les enculés de papillons et tout le tralala). On a fini par se rencontrer. J'ai fini tout court.

Y'a un truc qui aurait du m'alarmer dès le début : GMM il a fait un ulcère à l'estomac 2 jours après notre rencontre. Comme ça. Jamais malade et paf ! ulcère à l'estomac. Ca a dégénéré en coloscopie (normal pour une merde vous me direz) et même que les médecins n'ont rien trouvé du tout, à part l'ulcère quand même. C'était un signe. Mais j'ai rien vu. Tout de suite j'aurai du capter l'essence du "ô-mon-Dieu-une-mante-religieuse-qui-va-me-demander-de-m'engager-moi-vieux-gars-de-43-ans". Oui en plus il avait 43 ans. Oui en plus il vivait chez sa mère à Clermont. Oui en plus il avait jamais eu de nana ou presque.

Oui je sais. J'aurai pas du m'étonner.

Mais moi toute chieuse que j'ai l'air à brailler comme une morue à la moindre occase, je suis tout sauf une coupeuse de couilles. J'aimerai pas avoir un homme à la maison 24/24, j'aimerai pas aller en vacances tout le temps avec lui, j'aimerai pas l'empêcher d'aller voir ses potes toute la nuit, j'aimerai pas l'avoir sur le dos pendant que je me décrotte le nez devant "Les experts", j'aimerai pas l'appeler juste pour lui dire de ramener du pain bref la vie de couple cliché ça ne m'intéressait pas. Mais l'amûre oui. Et GMM le pire c'est qu'il a failli me faire plaquer toutes mes bonnes résolutions parce que le con il a voulu y croire. Plus que moi. Et c'est là qu'il a commencé à faire des trous dans l'estomac. Tout seul, comme un grand, il m'a suggéré que pitêtre, sûrement et probablement oui il tenterait bien la vie à deux et qu'il quitterait sa mère dans la foulée.

Sa mère qui voulait en plus me rencontrer. Je crois qu'elle s'est dit qu'enfin quelqu'un allait la soulager de ce boulet. Et sa mère il voulait me la présenter même pas forcé. Je suis tombée dans le panneau. Surtout quand il m'a confiée adorer les mômes (il a élevé plein de neveux et nièces) et qu'une nuit alors qu'on faisait la bête à deux dos il m'a sorti "t'as les hanches étroites comment tu vas faire pour les bébés ?". J'aurai jamais cru que moi je resterai stoïque en plein coït à cette seule pensée d'héberger un alien dans mon ventre (qui lui n'est pas étroit et nourri au bon Nutella). J'ai troué le cul de plein de gens dans mon entourage quand j'ai dis la gueule enfarinée que je ne serai pas contre la conception d'un grumeau surtout que le futur père pourrait s'en occuper quand moi j'irai au bar, ou en virée à Florence. Seule. A me décrotter le nez devant David.

Sauf que c'est pas le cul de Pierre, oups pardon le cul de GMM qui s'était troué, mais son estomac encore plus. Une fosse de plus en plus profonde. Prête pour accueillir un cercueil. Pas mal pour un mec surnommé Pierre Tombale dans sa propre famille.

Un dimanche brusquement sans coup férir il s'est levé d'un bond du canapé en disant "faut que j'y aille". Oui je lui ai répondu, mais tu vas où ? "Faut que j'y aille, faut que je respire, faut que je rentre à Clermont, je me suis jamais casé, j'ai jamais dépendu de personne, c'est pas maintenant que ça va commencer !".

Alors que moi à la base j'avais rien demandé à personne.

Alors que moi jamais je ne m'étais imaginée un scénario pareil de possibilité de couple.

Alors que moi à force de portes ouvertes dans ce sens j'avais fini par y croire.

Alors que moi j'étais persuadée que c'était l'homme de ma vie. Et l'homme de ma vie était tranquillement en train de me plaquer après m'avoir fait un plat du Diable et des déclarations non stop, des semaines et des semaines durant. Tous les jours. Plusieurs fois.

Il est parti en disant toutefois que non non non il ne me quittait pas. J'ai laissé passer un jour. Au deuxième j'ai envoyé 1 SMS. Au troisième plein. Au quatrième multi plein tous hystériques. Et au septième GMM créa la lâcheté : "non je ne suis pas méprisant comme tu dis dans tes messages, mais je rends juste le téléphone à mon frère".

Plus aucun moyen de le contacter à part avec un pigeon voyageur peut être.

Retour à l'envoyeur. Suzy la petite balle qu'on envoie à son frère.

Plus rien 3 mois durant. Fin. Adieu GMM.

La suite au prochain épisode (bah oui y'a une suite forcément, chuis rien qu'une grosse bêtasse de fifille !).




Lundi 17 décembre 2007

Ce matin j'avais à mes côtés dans le bus un énorme cafard gluant et plombant qui n'arrêtait pas de ricaner en voyant ma tronche déconfite pré-fêtes. Gros con. Surtout qu'il avait déjà passé la nuit avec moi et une bonne partie du week end aussi. Autant depuis ma tendre enfance mes compagnons ont toujours été sinistres voire en état de décomposition avancée, autant le gros con de cafard n'est pas le bienvenue et ne l'a jamais été même si fidèle, mais de temps en temps il me colle encore plus l'enfoiré. Sutout quand tout le monde ou presque s'extasie sapin sous le bras, et que moi je demeure en reste par la force dumeurienne des choses. Parce que oui, toute cynique et toute anti guimauve que je suis, j'aimerai bien un tout petit peu pour une fois, participer à l'hystérie collective de joyeuseté obligatoire, rien que pour oublier deux secondes mes gènes plombés et mes séquelles familiales.

Mais j'en ai fais mon deuil. Il y a pire dans la vie je sais, comme de crever la dalle à côté d'une épicerie fine ou mourir congelé sous un carton d'édredon, mais pour une fois QUAND MEME j'aurai bien aimé jouer la comédie du bonheur moi aussi. Alors quand l'autre gros con s'est assis à côté de moi et que j'ai vu Will Smith sur une grande affiche, j'ai bien cru que j'allais être sauvée. Depuis que je suis môme, je me tire avec des hordes de loups-garous et des bandes de zombies, et je me dis encore quelle chance j'ai de les avoir ceux-là. Vous trouvez peut être leur compagnie déplacée voire franchement glauque, ils peuplent peut être vos plus sombres cauchemars, mais moi je sais qu'à côté de ma mère, le grand Satan himself a l'air d'une taffiole attifée d'une fourche rose bonbon mollasse. 

Alors tout est relatif.

On m'a demandé souvent (plus trop maintenant, je ne me justifie plus) comment ça pouvait se faire qu'en tant que fifille j'aime les trucs épouvantables ; moi je ne trouve pas plus débile d'aduler Dracula que de bichonner une Barbie Pouf, surtout que le prince des ténèbres m'a tirée pas mal de la merde réelle et que j'en connais pas beaucoup des Barbies qui pourraient faire ça, vu qu'elles attendent toujours que Ken les délivrent du célibat ces grosses connes, et leur tirent aussi les mains du cul tant qu'il y est. Moi Dracula et sa clique démoniaque m'ont plutôt fait découvrir un monde où il valait mieux compter sur soi même pour survivre, et en cas d'attaque d'aliens croyez-moi vaut mieux me connaître, j'en sais tout un rayon là-dessus en guise de manuel de survie, tandis que celles qui ont joué à la Barbie Pouf et ben elles, elles crèvent la gueule ouverte après s'être faites violer par un Predator en plus. Sans préservatif et sans préliminaires. Un peu comme au Macumba quoi.

Donc Will Smith ce matin trônait et moi j'essayais d'oublier ce gros cafard puant. Je sens que ce dernier ne m'a toujours pas lâchée et qu'il est près à s'immiscer dans la moindre de mes petites failles béantes du moment, alors que je résiste pourtant. J'ai encore pas mis la main sur la bombe insecticide mais gageons qu'elle s'appelle Florence et qu'il va falloir que je fraye avec la vermine en l'attendant. Mais heureusement j'ai Will Smith, seul humain survivant à l'extinction de l'espèce des Barbies Poufs et entouré dans sa solitude de créatures hostiles que j'ai toujours pas vues dans la moindre bande annonce. Le rêve quoi. Seul sans ses congénères mais en très bonne compagnie de bébêtes belliqueuses.

Cette nuit je vais rêver à "Je suis Will Smith". Cette nuit moi aussi je vais être une légende. Et demain tu vas voir ta gueule grosse merde cafardeuse.

Lundi 19 novembre 2007

Cette nuit par chez moi et par chez beaucoup d'autres gens il a plu. Pour moi ce n'est pas un cataclysme ni la fin du monde, mais si je parle de la météo là maintenant tout de suite, c'est qu'elle a son importance pour la suite de l'histoire. J'ai déjà remarqué à plusieurs reprises que quand il pleuvait longtemps (genre quelques heures d'affilée et pas 5 minutes comme pour les toxicos au soleil), et bien inévitablement ça gratouille dans mes murs. Et même des fois ça couine parce que ça doit se casser la gueule ou intimer des ordres à Bobonne ça aussi.

Je parle de nos amis les rats à qui nous menons une guerre sans merci depuis la nuit des temps, et qui nous emmerdent bien profond quand ils trouvent la parade d'immunisation contre ce qui est censé les réduire en bouillie à l'intérieur. Donc en fin de nuit ça a gratouillé sévère et galopé tout autant dans les murs. Tellement que j'en ai fais un rêve où y'avait des hordes de rats tout partout, grouillant en tapis vivant, c'était impressionnant mais moins horrible que quand je rêve de ma soeur.

En me réveillant je me suis dis "quand même faut que j'appelle le proprio pour qu'il fasse quelque chose", pas contre ma soeur non non, parce que c'est pas encore légalisé le sororicide mais je fais circuler des pétitions dans ce sens hein, pas d'affolement ; mais contre les rats, cette espèce nuisible. Et puis soudain j'ai eu un éclair de pardon, d'amour et de compassion. Non non toujours pas pour ma soeur, je collecte l'huile de kebab usagée pour le jour où le lance flammes sera autorisé comme arme légale de sac à main, mais pour les rats donc (qui cela dit appartiennent à une espèce supérieure, tout dépend à qui on les compare, tout est une question de nuances dans la vie).

J'ai imaginé un petit couple de rats couvant amoureusement une portée de petits chiards tout roses avec des mignons petits yeux rouges, s'angoisser soudain face à la montée des eaux (non, non, non je ne ferai pas de jeux de mots pourris sur une Arche connue). Et l'eau sans cesse de monter, monter, monter, et le couple de petits rats n'a que de petites pattes et ne peut pas porter les petits ratons tout roses. Donc ils sont obligés de les laisser crever. D'où les couinements dans mes murs.

Et comme à chaque jour suffit sa peine, je ne vais pas en plus les exterminer. Si ça se trouve ils sont même habillés en noir aujourd'hui.

Bon allez faut que j'aille chercher mon bidon quotidien d'huile de kebab.

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ici c'est le livre d'humeurs, et par aussi d'autres articles à commenter. Ici enfin figure le palmarès de la moule, commentable également et là là là y'a les photos de mes objets beaux à regarder pour moi favoris. Des questions ???

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