Allez nouvel épisode sur mon collègue adoré (les débuts c'est par ici), comme je n'avais pas déjeuné avec lui depuis jeudi dernier, je n'avais plus matière à inspiration, mais bon là c'est
reparti comme en 40 (c'est qu'il a de la ressource le gars, beaucoup beaucoup de ressource). Ce texte est dédicacé principalement à Lulu (je sais que Kro ne me lit pas alors elle peut aller se
faire voir tiens), malade depuis ce matin et pour un bon bout de temps à la casa parce que les deux polichinelles qu'elle a dans le tiroir monopolisent déjà leur mère (oui deux, vous avez bien
lu, heureusement qu'il y a des gens biens pour repeupler la France). Je sais Lulu que Batatinha va beaucoup te manquer alors tu vois je te récompense de ma générosité sarcastique.
De rien c'est cadeau, c'est bonheur.
Alors Batatinha il est sportif. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dis, je ne ferai aucun raccourci hasardeux entre son QI, ses compétences marathoniennes et ses talents sportifs. Et heureusement qu'il est doué pour quelque chose quand même, sinon comment sa mère elle avalerait la pilule (en l'occurence c'était il y a 30 ans qu'elle aurait dû la gober mais bon je dis rien) ? Et comme quoi faut pas faire des généralités trop trop vite car en tout bon sportif à l'alimentation saine qui se respecte, et ben Batatinha... il aime pas les légumes.
Incredible isn't it Brian ? C'est le seul geste punk qu'il fera de sa vie, alors rendons lui grâce pour une fois.
Le décor de la scène : une table. 7 couverts donc un qui va se retrouver seul en face de personne. Devinez qui ?
Batatinha arrive devant la table. 7 places et 5 réservées (vi y'a des réservations par chez nous, il y a un clan qui rigole et un clan qui parle de la conquête de Brest par Pépin le Bref, donc faut arriver très très vite pour être près du premier et comme c'est généralement moi la prem's, les autres ils me demandent de réserver une place au chaud histoire de jouer au jeu du "dans ton cul" tranquille, pendant que les intellectuels font des concours de dates). C'est facile à repérer les places réservées, en général y'a moi à côté avec mon regard à éplucher les patates (et je rappelle que Batatinha ça veut dire grosse patate) + un objet personnel genre un trousseau de clé, à côté de chaque assiette.
Facile, enfantin quoi.
Sauf pour Batatinha qui fait le tour de la table deux fois avant de trouver. Entre temps tout le monde s'est immiscé même là où c'était pas réservé. Pas de bol pour lui. J'ai presque eu de la peine tiens ?
Presque hein bon humhum uiuiuiui.
Pis le moment fatidique est arrivé : les légumes.
On a eu ça dans l'assiette, en un peu plus cuit mais franchement c'était très reconnaissable :
De rien c'est cadeau, c'est bonheur.
Alors Batatinha il est sportif. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dis, je ne ferai aucun raccourci hasardeux entre son QI, ses compétences marathoniennes et ses talents sportifs. Et heureusement qu'il est doué pour quelque chose quand même, sinon comment sa mère elle avalerait la pilule (en l'occurence c'était il y a 30 ans qu'elle aurait dû la gober mais bon je dis rien) ? Et comme quoi faut pas faire des généralités trop trop vite car en tout bon sportif à l'alimentation saine qui se respecte, et ben Batatinha... il aime pas les légumes.
Incredible isn't it Brian ? C'est le seul geste punk qu'il fera de sa vie, alors rendons lui grâce pour une fois.
Le décor de la scène : une table. 7 couverts donc un qui va se retrouver seul en face de personne. Devinez qui ?
Batatinha arrive devant la table. 7 places et 5 réservées (vi y'a des réservations par chez nous, il y a un clan qui rigole et un clan qui parle de la conquête de Brest par Pépin le Bref, donc faut arriver très très vite pour être près du premier et comme c'est généralement moi la prem's, les autres ils me demandent de réserver une place au chaud histoire de jouer au jeu du "dans ton cul" tranquille, pendant que les intellectuels font des concours de dates). C'est facile à repérer les places réservées, en général y'a moi à côté avec mon regard à éplucher les patates (et je rappelle que Batatinha ça veut dire grosse patate) + un objet personnel genre un trousseau de clé, à côté de chaque assiette.
Facile, enfantin quoi.
Sauf pour Batatinha qui fait le tour de la table deux fois avant de trouver. Entre temps tout le monde s'est immiscé même là où c'était pas réservé. Pas de bol pour lui. J'ai presque eu de la peine tiens ?
Presque hein bon humhum uiuiuiui.
Pis le moment fatidique est arrivé : les légumes.
On a eu ça dans l'assiette, en un peu plus cuit mais franchement c'était très reconnaissable :

Vous voyez ce que c'est ? Bon vous me rassurez là.
Batatinha : t'es sûr que j'ai pris ça* ? ah non non nuneununeu j'aime pas les endives.
Au moins une chose est sûre avec Batatinha : il n'est pas cannibale.
Il ne mange pas ses prochains.
* : note de la rédaction : on a la possibilité de changer le menu de la semaine avec une carte de remplacement, mais cette fois Batatinha avait oublié de photocopier son menu comme preuve au cas où le cuistot se planterait, vous voyez ? On a des résidents de 95 ans qui font pareil
Batatinha : t'es sûr que j'ai pris ça* ? ah non non nuneununeu j'aime pas les endives.
Au moins une chose est sûre avec Batatinha : il n'est pas cannibale.
Il ne mange pas ses prochains.
* : note de la rédaction : on a la possibilité de changer le menu de la semaine avec une carte de remplacement, mais cette fois Batatinha avait oublié de photocopier son menu comme preuve au cas où le cuistot se planterait, vous voyez ? On a des résidents de 95 ans qui font pareil
par Suzy Dumeur
publié dans :
La minute de Batatinha


