
George A. Romero fait partie de ces réalisateurs que j'adule - peut être même LE réalisateur que j'adule, et il n'est pas une journée où je ne
pense pas à l'une de ses oeuvres. Oui je sais, je ne suis pas la personne la plus équilibrée au monde, en même temps si vous qui me lisez, pensez tous les jours à Walt Disney ou à "La petite
maison dans la prairie", franchement je vous plains davantage ! Un jour mon zombie viendraaaaaaaaaaaaaaaaaa ! J'aime les films de zombies depuis "La nuit des morts vivants" (d'ailleurs la génèse
de mes potes putréfiés ne vient-elle pas de cette oeuvre principalement ?), et la scène de la petite fille tuant sa mère de sang froid, continuera à me poursuivre très longtemps. Ensuite il y a
eu "Dawn of the dead" ("Zombie") et à chaque fois que je vois ma mère pousser un caddie, je ne peux pas m'empêcher de faire un certain rapprochement... "Le jour des morts vivants" me semble moins
familier, mais ce qui m'a interpellée puis a été poursuivi par le Maître dans "Land of the dead" - son quatrième épisode de la saga - c'est la ré-humanisation des morts-vivants semblant petit à
petit, retrouver des gestes et pensées humains, plus que des réflexes d'ailleurs, alors que les soi-disants véritables représentants de notre chère espèce, continuent à perpétrer des crimes de
porcs et d'hypocrites parvenus, comme s'ils étaient encore les maîtres du monde.
Qu'allait-il donc en être dans ce cinquième opus ?
Des étudiants en cinéma tournent en pleine forêt un film sur une momie, hommage aux oeuvres classiques. Pendant le tournage, ils apprennent via leur poste radio que quelques personnes isolées dans le pays, reviennent à la vie alors qu'elles avaient été déclarées cliniquement mortes. Hoax ou énième manipulation des médias ? Cherchant à rejoindre leurs foyers car un peu inquiétés par cette nouvelle étrange et alarmiste, les étudiants ne vont pas tarder à voir par eux-mêmes qu'il ne s'agit pas d'une rumeur loin de là... Et que les cas de zombies ne sont plus isolés, le supposé virus se propageant de façon effrayante. L'un deux va s'emparer d'une caméra pour rendre compte au peuple, des évènements dramatiques qui se déroulent à l'échelle nationale et bientôt mondiale...
Je suis émue là. J'ai du mal à trouver les mots justes pour exprimer mon ressenti, et non je n'utiliserai pas mon habituel AAAAAAAAAAAAAA de satisfaction écrit en très très gros. En fait si je viens de le faire mais en tout petit. Je vais essayer de garder ma dignité, car "Diary of the dead" est un film digne, et le seul reproche que je pourrai lui faire c'est que j'ai été tellement absorbée et estomaquée par cette oeuvre, que j'en suis venue à zapper mes petits chéris. Quoi "Diary of the dead" c'est un film de zombies ???? Euh t'es sûr ???? Déjà dans ces précédents ouvrages, Romero disséquait nos sociétés occidentales avec une faculté toute visionnaire, là dans son dernier opus on peut dire qu'au niveau diatribe sociale il n'y va pas avec le dos de la cuillère ! Les médias trépassent, et avec eux les bloggeurs, les hackers et les spectateurs de ces exhibitions de cirque, nous tous mesdames et messieurs, victimes volontaires et friandes de grand spectacle sur écran.
A l'ère de la médiatisation, l'apocalypse s'installe violemment, on ne sait pas pourquoi, on ne sait pas comment, et on se surprend à avaler cette possible énième couleuvre avec une neutralité froide et très distanciée. Il y a quelques semaines Haneke s'élevait de façon arrogante contre le spectateur avide de friandises violentes, cette fois c'est Romero qui beaucoup plus subtilement et sans jamais dénier la réalité froide de notre monde actuel, nous pose en témoins indifférents d'un massacre qui est pourtant en train de se perpétrer. C'est comme si à travers l'oeil de la caméra qui shoote, ce qui se déroulait derrière n'existait pas. Le recul à travers la lentille de Romero est définitivement dérangeant, à l'inverse d'un [REC] qui nous rendait acteur d'un cauchemar filmé avec lequel on intéragissait corps, âme et tripes surtout.
"Diary of the dead" est un énorme coup de poing dans la gueule, et le film le plus abouti de George A. Romero. Il parvient en un seul métrage à rendre hommage à ses oeuvres, non par nombrilisme, mais dans le but je pense de faire plaisir à ces fans qui le suivent depuis la saga des zombies : comme dans "La nuit des morts vivants", on assiste impuissant à la naissance de l'Apocalypse, vient ensuite l'organisation de la survie comme dans "Zombie", puis des clins d'oeil au "Jour des morts vivants" ainsi qu'à "Land of the dead". Le seul regret c'est que la réhumanisation des morts vivants ne soit pas plus développée comme dans ce dernier, néanmoins le plan final jusqu'au boutiste, nihiliste à l'extrême mais magnifique dans cette unique larme de sang coulant sur une joue putréfiée, laisse présager de très bons augures en ce sens.
Vivement le sixième épisode !
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!!!!
Qu'allait-il donc en être dans ce cinquième opus ?
Des étudiants en cinéma tournent en pleine forêt un film sur une momie, hommage aux oeuvres classiques. Pendant le tournage, ils apprennent via leur poste radio que quelques personnes isolées dans le pays, reviennent à la vie alors qu'elles avaient été déclarées cliniquement mortes. Hoax ou énième manipulation des médias ? Cherchant à rejoindre leurs foyers car un peu inquiétés par cette nouvelle étrange et alarmiste, les étudiants ne vont pas tarder à voir par eux-mêmes qu'il ne s'agit pas d'une rumeur loin de là... Et que les cas de zombies ne sont plus isolés, le supposé virus se propageant de façon effrayante. L'un deux va s'emparer d'une caméra pour rendre compte au peuple, des évènements dramatiques qui se déroulent à l'échelle nationale et bientôt mondiale...
Je suis émue là. J'ai du mal à trouver les mots justes pour exprimer mon ressenti, et non je n'utiliserai pas mon habituel AAAAAAAAAAAAAA de satisfaction écrit en très très gros. En fait si je viens de le faire mais en tout petit. Je vais essayer de garder ma dignité, car "Diary of the dead" est un film digne, et le seul reproche que je pourrai lui faire c'est que j'ai été tellement absorbée et estomaquée par cette oeuvre, que j'en suis venue à zapper mes petits chéris. Quoi "Diary of the dead" c'est un film de zombies ???? Euh t'es sûr ???? Déjà dans ces précédents ouvrages, Romero disséquait nos sociétés occidentales avec une faculté toute visionnaire, là dans son dernier opus on peut dire qu'au niveau diatribe sociale il n'y va pas avec le dos de la cuillère ! Les médias trépassent, et avec eux les bloggeurs, les hackers et les spectateurs de ces exhibitions de cirque, nous tous mesdames et messieurs, victimes volontaires et friandes de grand spectacle sur écran.
A l'ère de la médiatisation, l'apocalypse s'installe violemment, on ne sait pas pourquoi, on ne sait pas comment, et on se surprend à avaler cette possible énième couleuvre avec une neutralité froide et très distanciée. Il y a quelques semaines Haneke s'élevait de façon arrogante contre le spectateur avide de friandises violentes, cette fois c'est Romero qui beaucoup plus subtilement et sans jamais dénier la réalité froide de notre monde actuel, nous pose en témoins indifférents d'un massacre qui est pourtant en train de se perpétrer. C'est comme si à travers l'oeil de la caméra qui shoote, ce qui se déroulait derrière n'existait pas. Le recul à travers la lentille de Romero est définitivement dérangeant, à l'inverse d'un [REC] qui nous rendait acteur d'un cauchemar filmé avec lequel on intéragissait corps, âme et tripes surtout.
"Diary of the dead" est un énorme coup de poing dans la gueule, et le film le plus abouti de George A. Romero. Il parvient en un seul métrage à rendre hommage à ses oeuvres, non par nombrilisme, mais dans le but je pense de faire plaisir à ces fans qui le suivent depuis la saga des zombies : comme dans "La nuit des morts vivants", on assiste impuissant à la naissance de l'Apocalypse, vient ensuite l'organisation de la survie comme dans "Zombie", puis des clins d'oeil au "Jour des morts vivants" ainsi qu'à "Land of the dead". Le seul regret c'est que la réhumanisation des morts vivants ne soit pas plus développée comme dans ce dernier, néanmoins le plan final jusqu'au boutiste, nihiliste à l'extrême mais magnifique dans cette unique larme de sang coulant sur une joue putréfiée, laisse présager de très bons augures en ce sens.
Vivement le sixième épisode !
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!!!!
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