
Ridley Scott est l'homme de la demi teinte : capable de chefs d'oeuvre pour l'éternité cinéphilique ("Alien", "Blade runner"...), il peut
aussi de temps à autre nous pondre des opus carrément mous et/ou bisseux : "A armes égales" (GI Jane !!!!!), "Hannibal" ou encore "La chute du faucon noir". Néanmoins le bonhomme est tojours
attendu au tournant, et pour cause, ses brillants antécédents.
Pendant la guerre du Viêtnam, à New York, Frank Lucas prend peu à peu la succession du grand parrain d'Harlem, son mentor et père de substitution. De part sa discrétion et son intuition dans les affaires, il prend rapidement le contrôle du marché de la cocaïne à l'aide de sa famille et de militaires haut placés, et devient par la-même l'homme à abattre. Un homme, policier et incorruptible, Richie Roberts, va finir par identifier ce nouveau parrain new yorkais...
Voilà un film que Scorsese ne renierait pas ! Avec les Italiens en moins... Carré de bout en bout, on suit pendant près de 3 heures sans ennui aucun les chemins croisés entre le flic intègre et le parrain jusqu'au boutiste. Les personnages ne sont jamais manichéens ni cyniques, et profondément détaillés par Ridley Scott, qui les fait évoluer dans un New York des années 70 dans lequel on s'y croirait carrément ! Le souci du réalisme est poussé dans le conflit viêtnamien, que l'on voit évoluer en même temps que les protagonistes, jusqu'à une déchéance programmée pour l'un d'entre eux. Enfin, depuis la scène d'anthologie de "Heat" entre Pacino et De Niro, mètre étalon en la matière, on n'avait pas vu un aussi somptueux face à face entre deux acteurs monumentaux : Denzel Washington enfin utilisé à contre emploi et sortant définitivement d'une filmographie plutôt lisse (le bonhomme amorçait déjà un sacré virage dans "Man on fire"), et Russell Crowe refaisant surface avec toute son épaisseur, dans un personnage plutôt bonhomme mais ultra ambigu dans sa vie privée.
Pas de manichéisme je vous dis ! Et pas de bémol non plus, regardez le DVD les yeux fermés (miss France, sort de ce sorps...).
Pendant la guerre du Viêtnam, à New York, Frank Lucas prend peu à peu la succession du grand parrain d'Harlem, son mentor et père de substitution. De part sa discrétion et son intuition dans les affaires, il prend rapidement le contrôle du marché de la cocaïne à l'aide de sa famille et de militaires haut placés, et devient par la-même l'homme à abattre. Un homme, policier et incorruptible, Richie Roberts, va finir par identifier ce nouveau parrain new yorkais...
Voilà un film que Scorsese ne renierait pas ! Avec les Italiens en moins... Carré de bout en bout, on suit pendant près de 3 heures sans ennui aucun les chemins croisés entre le flic intègre et le parrain jusqu'au boutiste. Les personnages ne sont jamais manichéens ni cyniques, et profondément détaillés par Ridley Scott, qui les fait évoluer dans un New York des années 70 dans lequel on s'y croirait carrément ! Le souci du réalisme est poussé dans le conflit viêtnamien, que l'on voit évoluer en même temps que les protagonistes, jusqu'à une déchéance programmée pour l'un d'entre eux. Enfin, depuis la scène d'anthologie de "Heat" entre Pacino et De Niro, mètre étalon en la matière, on n'avait pas vu un aussi somptueux face à face entre deux acteurs monumentaux : Denzel Washington enfin utilisé à contre emploi et sortant définitivement d'une filmographie plutôt lisse (le bonhomme amorçait déjà un sacré virage dans "Man on fire"), et Russell Crowe refaisant surface avec toute son épaisseur, dans un personnage plutôt bonhomme mais ultra ambigu dans sa vie privée.
Pas de manichéisme je vous dis ! Et pas de bémol non plus, regardez le DVD les yeux fermés (miss France, sort de ce sorps...).
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