Et que le dernier ferme la porte. L'attente d'un Indiana Jones n'est pas aussi douloureuse que celle d'un Romero ou d'un Argento par exemple,
mais suscite néanmoins quelques petits guilis guilis probablement causés par l'aura spielbergienne... Surtout que le troisième opus était un petit chef d'oeuvre de malignité, de pertinence dans
un contexte historique qui aura marqué l'avenir de chacun, et de brio chez tous les membres de l'équipe. Spielberg était au sommet de sa forme (bon on se calme, il l'est encore !), l'alchimie
Connery/Ford était somptueuse, et même les seconds couteaux excellaient dans des rôles approfondis et à leur mesure. Un bel édifice divertissant mais pas seulement !
Alors, 19 ans après Indy revient et tout le monde accourt à ses aventures tant attendues. Les années 50, en pleine guerre froide, Indiana se fait licencier par son université à cause de conflits
avec l'armée soviétique à la suite de la quête d'une mystérieuse relique. Peu après il fait la connaissance de Mutt, jeune rebelle à la James Dean, qui détient des informations sur le Crâne de
Cristal. Ils partent ensemble vers l'aventure, bientôt rejoints par une ancienne connaissance d'Indy...
Bon alors annonçons la couleur tout de suite, cet épisode est probablement le plus faiblard des 4. Déjà le deuxième "Indiana Jones et le temple maudit" avait quelque peu déçu son public, mais ce
quatrième risque de creuser un peu plus l'écart. On reconnaît bien l'élégance de Spielberg dans la réalisation, mais "Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal" se rapproche
d'une vague resucée des précédents opus, et surtout du troisième : il y a par exemple le personnage féminin avide de pouvoir et de puissance (même si Cate Blanchett est éblouissante), et aussi le
couple Ford/La Beouf ressemble à s'y méprendre mais en beaucoup moins bien, à la fameuse combinaison fils/père orchestrée par Sean Connery. A part Blanchett donc, le casting est assez fadasse
voire cucul la praline, il faut voir le couple sentimentalo-mielleux qu'Indy forme avec Karen Allen ! Du grand Spielberg au temps d'Always !!!
Pour le reste il y a beaucoup de blablas, et l'action met un temps fou pour se mettre en place (les 3/4 du film environ) pour finalement nous en mettre plein la vue (éblouissante course poursuite
dans la jungle). Mais bon que je ne vous dégoûte pas plus que ça, vous en aurez quand même pour votre argent, car même un petit Spielberg vaut le détour. Le tout est divertissant et vaut le coup
d'oeil de loin, pour peu qu'on ne fasse pas la bouche fine.
Rompez !


