
Autant je me méfie comme de la peste des films français, autant je fais une entière confiance aux choix artistiques d'Albert Dupontel, dont je
suis les aventures déliro-créatives depuis Bernie et ses pelles aiguisées sur le rail de l'autoroute. Le réalisateur Jean Becker ne m'intéresse pas des masses car depuis les petites bousculades
qu'ont été "L'été meurtrier" (25 ans déjà !) et "Elisa", il a plutôt viré sa veste du côté buccolique et lisse à souhait, voire démago (pour mémoire "Les enfants du marais" ou encore "Effroyables
jardins")... mais Dupontel franchement a fait basculer toutes mes balances pessimistes.
Donc. Antoine a tout pour être heureux comme dirait l'autre : une femme gentille, deux gosses adorables, une situation financière ultra confortable, un pavillon cosy avec un golden retriever ; bref il incarne la normalité absolue et l'image de la réussite à la française. Sauf qu'un jour le brillant Antoine va péter un câble, et subitement dire les quatre vérités à qui ne veut surtout pas l'entendre, sa petite famille en pôle position dans ce jeu grinçant et franc... Lors de sa fête d'anniversaire mémorable, il va annoncer à sa petite fille qu'il va partir...
Attention à ceux qui sont tentés par le film, je vais peut être dévoiler dans ce qui suit, le fil principal de l'histoire. Enfin pour rassurer quand même, ce n'est pas un film à suspens du tout à la Kaïser Sozé, et même que la révélation finale est facilement devinable au tout début du film, pour un peu qu'on tende l'oreille et surtout le sens critique. Voire l'expérience des paroles crues, dites uniquement en certaines circonstances. Deviner dès le départ ce que cache Antoine à tout son entourage, gâche d'ailleurs un peu les ressorts dramatiques suivants, et surtout la rencontre toute en émotions larvées et en non dits avec le père bourru et solitaire, exilé en Irlande. Cette remarque résume malheureusement à mon sens tout le film : les ficelles sont un peu grosses, et le final arrive subitement comme une perruque échevelée dans la soupe ; on aurait aimé un peu plus de subtilités scénaristiques sur un thème ô combien magnifique et dérangeant.
Malgré cela on est immédiatement happé par le jeu d'Albert Dupontel (j'avais raison !!!), dont le personnage se voudrait ignoble, mais qui somme toute gagne en sympathie sadique le spectateur qui voudrait de temps en temps dans sa vie réelle, asséner légitimement le coup de massue à son entourage des appréciations - pas des jugements - criantes de vérité. Le film vaut son pesant d'or uniquement grâce à sa présence. Uniquement, enfin presque, car il est toujours exceptionnel d'entendre la prestation de Serge Reggiani sur "Le temps qui reste", ici au générique de fin.
Histoire de nous rappeler à l'ordre et de faire des piqûres de rappel sur la fugacité de la vie. Il n'y a que l'imminence de la mort pour réveiller cette dernière authenticité.
Donc. Antoine a tout pour être heureux comme dirait l'autre : une femme gentille, deux gosses adorables, une situation financière ultra confortable, un pavillon cosy avec un golden retriever ; bref il incarne la normalité absolue et l'image de la réussite à la française. Sauf qu'un jour le brillant Antoine va péter un câble, et subitement dire les quatre vérités à qui ne veut surtout pas l'entendre, sa petite famille en pôle position dans ce jeu grinçant et franc... Lors de sa fête d'anniversaire mémorable, il va annoncer à sa petite fille qu'il va partir...
Attention à ceux qui sont tentés par le film, je vais peut être dévoiler dans ce qui suit, le fil principal de l'histoire. Enfin pour rassurer quand même, ce n'est pas un film à suspens du tout à la Kaïser Sozé, et même que la révélation finale est facilement devinable au tout début du film, pour un peu qu'on tende l'oreille et surtout le sens critique. Voire l'expérience des paroles crues, dites uniquement en certaines circonstances. Deviner dès le départ ce que cache Antoine à tout son entourage, gâche d'ailleurs un peu les ressorts dramatiques suivants, et surtout la rencontre toute en émotions larvées et en non dits avec le père bourru et solitaire, exilé en Irlande. Cette remarque résume malheureusement à mon sens tout le film : les ficelles sont un peu grosses, et le final arrive subitement comme une perruque échevelée dans la soupe ; on aurait aimé un peu plus de subtilités scénaristiques sur un thème ô combien magnifique et dérangeant.
Malgré cela on est immédiatement happé par le jeu d'Albert Dupontel (j'avais raison !!!), dont le personnage se voudrait ignoble, mais qui somme toute gagne en sympathie sadique le spectateur qui voudrait de temps en temps dans sa vie réelle, asséner légitimement le coup de massue à son entourage des appréciations - pas des jugements - criantes de vérité. Le film vaut son pesant d'or uniquement grâce à sa présence. Uniquement, enfin presque, car il est toujours exceptionnel d'entendre la prestation de Serge Reggiani sur "Le temps qui reste", ici au générique de fin.
Histoire de nous rappeler à l'ordre et de faire des piqûres de rappel sur la fugacité de la vie. Il n'y a que l'imminence de la mort pour réveiller cette dernière authenticité.
par Suzy Dumeur
publié dans :
Ciné Dumeur





