J'avais écrit un bel
article ce matin mais horreur, ô désespoir je m'aperçois à la minute qu'on me l'a tout bouffé ! Mon article ! Depuis le changement de changement pour changer d'Over Blog, ça merde à tout va, je
ne vous dis pas, donc je recommence parce que j'ai beaucoup de temps à perdre.Je disais donc à peu près ceci : ça fait 7 ans que John Carpenter nous a pondu cette oeuvre là ("Ghost of Mars" c'est dans le titre), et ça fait 7 ans aussi que depuis, il ne nous a plus rien fait, comme long métrage de cinéma j'entends, parce qu'on ne peut pas dire que "Cigarette burns" ce soit rien non plus. Loin de là. Mais Ghost of Mars alors, c'est le chant du cygne ou pas ?
2176, les Terriens ont colonisé la planète Mars. Le Matriarcat est devenu la nouvelle forme de gouvernement. A Chryse - capitale d'une vallée de Mars - on attend le rapatriement du criminel James Williams, alias Desolation, censé être convoyé par une équipe de supers flics. Seulement quand le train rentre en gare, il n'y a qu'un passager à l'intérieur, Melanie Ballard, lieutenant de police et menotée à une banquette...
C'est chiant de ré-écrire un article, j'ai l'impression de me plagier !!! Bizarre... bon bref, Ghost of Mars on va annoncer la couleur tusuite, n'est pas le film le plus brillant de notre cher Big John. Certes il y a le chef des Martiens, véritable barbare punk piercé de partout borborygmant avec hargne, certes il y a ces scènes d'automutilation commises par des ex-humains sous emprise, certes on redécouvre les thématiques chères à Carpenter : l'anti héros Désolation, le refus de l'ordre moral, le refus de l'autorité mise en place, l'assaut final dans un endroit confiné et les multiples références au western que Carpenter affectionne ; et certes (ouh que cette phrase est longue ! Respiiiiiiiiiiiiiiiiiire !!!!!) il y a de la bonne zik, concoctée encore par le Chef.
Certes. Oui mais. En y regardant de plus près, la date de réalisation notamment, on se demande si ce film n'a pas été tourné il y a une vingtaine d'années tant il vieillit mal... Et pourtant il n'a que 7 ans le petit ! D'abord les décors et les effets spéciaux font faux, on se croirait dans du carton pâte avec maquettes de maisonnettes collées dans le paysage. Le casting est lisse et conventionnel avec Natasha Henstridge topmodélisée mais censée représenter une toxico, Ice Cube au visage pas encore sorti de l'enfance et loin du anti héros à la Plissken, ou encore Jason Statham lourdingue de chez lourdingue, annonçant sa future carrière de gros beauf. Oui je suis méchante, je sais. Il n'y a guère que Joanna Cassidy qui s'en sort bien, elle n'a pas pris une ride elle, malgré les 20 ans qui la séparent de Blade Runner et de son imperméable transparent...
L'histoire non plus n'est pas très étoffée, on retiendra juste la haine des colonisés contre leurs bourreaux, se vengeant de façon plutôt sanguinaire (je vous laisse juge : ils coupent les têtes et hop ! au piquet !). Je ne vous parle pas des scènes de combat ultra longues (si je vous en parle en fait), ultra poussiéreuses, parfois dignes d'un bon vieux Terence Hill et Bud Spencer, sans les bruits de paf dans ta gueule. Mais bon même quand Carpenter fait du mou, ça reste plus que correct, et puis n'oublions pas que depuis, il a donné naissance à cette merveille de "Cigarette burns".
So wait and see...
par Suzy Dumeur
publié dans :
Ciné Dumeur


