Quand on a adulé comme moi "28 jours plus tard", il est fort évident d'attendre avec une certaine impatience la séquelle, surtout quand un nom comme Carlyle est
crédité au générique et que le réalisateur est de souche espagnole... même pas une once d'appréhension !
L'histoire est donc résumée dans le titre, les évènements se situant 28 semaines après la contamination de la Grande Bretagne par le virus de la fureur. Cela commence fort par l'attaque de
zombies (oui oui oui c'est des zombies non mais euhhhhhh !!!!) sur une poignée de survivants cloîtrés dans une maison, dont Alice et Don, tentant vainement de survivre sans leurs enfants, ceux-ci
ayant connu l'immense chance de ne pas être en Angleterre pendant la première phase de contamination...
Ca commence fort, fort, FORT je disais donc ! D'entrée l'histoire s'installe sans répit, montrant un Robert Carlyle pétri de lâcheté mais surtout complètement désemparé (sauver sa propre peau en
fuyant ou risquer d'être contaminé en apportant de l'aide à quelqu'un de très cher ?), annonçant une tonalité sombre qui va s'amplifier tout le long du métrage. Là où "28 jours plus tard"
remplissait nos mirettes d'une poésie glauque mais pleine d'amour et d'espérance, "28 semaines plus tard" se pose en frère sombre, dépressif et fondamentalement lucide sur la nature humaine,
toute en ambiguïté douteuse. Des humains tuant des humains. Il n'y a qu'à voir la relation que Don (Robert Carlyle aouh aouh AOUHHHHHHH !!!) entretient avec sa femme "survivante" et ses enfants
retrouvés ; dans sa quête désespérée de pardon (et de justification de ses non actes), il va juste recevoir en retour le fameux virus et le propager à vitesse grand V aux survivants
tentant de retrouver un cocon familial, et traquer sans relâche sa progéniture, aux gènes détenant la solution à la contamination... dur dur de ne pas sortir complètement dépité de la
salle après ça...
28 semaines plus tard est tourné de façon saccadée, comme un documentaire, de façon donc très réaliste, sans ménager une seule seconde le spectateur secoué par tant d'images douloureuses. Tout le
monde en prend plein son grade, que ce soit la famille, l'homme, les américains sauveurs de l'humanité, les militaires, et tout le reste du monde lâche d'avoir abandonné cette petite île
contaminée (elle même arrogante de protectionnisme et prise à son propre piège...). Il lui manque toutefois la poésie et la légèreté de son grand frère de sang, magnifique de nuances et jamais
grossier dans son symbolisme ; ce que rate majestueusement "28 semaines plus tard" dans son dernier plan final et dans ses clins d'oeil appuyés au premier opus... personnellement j'aurai
arrêté le film 2 minutes avant, sur une dernière image de vitre d'hélicoptère maculée de sang... hommage sombre à Romero plutôt que lorgnage vers Independance Day ç'eût été plus subtil, mais bon à voir quand même pour tout le reste (ce qui est déjà énôôôôôrme !).
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