Dimanche 16 septembre 2007
Je n'aime pas beaucoup le cinéma asiatique (à part "les histoires de fantômes chinois" que j'affectionnais particulièrement à une époque, et le premier "The ring"), je trouve ça
redondant et avec des codes beaucoup trop spéciaux que je ne comprends pas toujours ; faut croire que je dois être trop occidentalisée pour ouvrir mes esgourdes, et pis y'a toujours un esprit aux
cheveux gras pour faire de drôles de bruits bronchiques, alors à la longue ça me gave. Donc quand frérot a débarqué avec "The host", je n'ai pas trop frétillé de la queue, j'ai attendu de voir.
Et il a bien fait frérot, car c'est drôlement sympathique The host.
L'histoire commence dans une morgue coréenne où un sinistre médecin demande à l'un de ses sous-fifres de balancer dans l'évier des litrons entiers de Formol, tout ça parce que les bouteilles sont
poussiéreuses. Le produit écoulé va donc aller droit dans le fleuve et provoquer quelques années plus tard, une véritable catastrophe écologique en une créature caoutchouteuse aux appétits
gargantuesques...
Drôlement sympathique disais-je donc. Et pas le genre pompeux documentariste avec des grosses ficelles moralisatrices style "oh les gars je suis en train de délivrer un gros message sur la
planète polluée !", non c'est pas le style de la maison ça de faire de la morale arrogante à 2 balles pour les foules en manque d'instruction civique. Au lieu de ça nous avons un film assez
drôle, rendant hommage à tout un pan des films de monstres en latex à l'asiatique (Godzilla of course), aux personnages ultra-attachants, complètement hors normes et hors clichés, dont la vie
tourne uniquement autour de la seule enfant, véritable lumière d'espérance dans leur existence morne et somnolente. Sauf que la dite môme va se faire entortiller par la bestiole, et être
entraînée dans son garde-manger ; la famille va donc tout le long du film courir dans la quête éperdue de l'innocence, et trouver sur leur route nombre d'embûches et surtout les organisations
gouvernementales aveugles, sourdes, et bien paranoïaques...
The Host est un film qui ne se prend pas la tête, tout en dénonçant des travers bien occidentaux et ayant contaminé toute la planète. Une bien agréable surprise, attachante tout comme ses
personnages, et attachée à des valeurs telles que la famille et la solidarité, sans rentrer toutefois dans des excès extrémistes. C'est joli, poétique même, avec une bonne grosse bébête quand
même faut pas l'oublier, qui dévore tout sur son passage, tel le monstre du Loch Ness qui aurait pété un câble.
A voir sans hésitation ! (surtout que la fin est très belle, mais je la raconte pas !)
par Suzy Dumeur
publié dans :
Ciné Dumeur
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Humeurs des autres