Lundi 1 septembre 2008

Ah enfin un film qui me sort de mon cycle "moi Suzy Dumeur j'aime les daubes" ! Bon cette opinion est très subjective puisque "Le retour des
morts vivants" est loin d'être un chef d'oeuvre, mais je l'affectionne tout particulièrement parce qu'il me rappelle des souvenirs de môme. Oui je sais y'en a pour qui c'est les vacances à
Disneyland qui marquent, moi je m'en tape le coquillard de l'autre neuneu aux grandes oreilles et de sa clique aux robes pailletées, chez les Dumeur y'avait rien de tel qu'une péloche à base de
zombies le dimanche soir au coin du feu, et je peux vous dire qu'on en a bouffé du cadavre vivant par chez nous, et plus particulièrement celui-là que j'ai du voir un bonne trentaine de fois.
Freddy vient de trouver du travail dans un entrepôt médical. Frank - son collègue - lui fait faire le tour du propriétaire, et mentionne dans sa visite guidée, le jour où l'armée a livré par erreur des containers abritant des cadavres qui auraient inspiré "La nuit des morts vivants" de Romero : ceux-ci sont encore entreposés au sous-sol, et nos deux compères ne trouvent rien de mieux que de libérer le gaz contenu dans l'un des bidons... Constatant que le mort dans la chambre froide revient à la vie et plutôt de mauvaise humeur, Frank et Freddy appellent au secours le patron de l'entrepôt. Ils décident tous ensemble de faire cramer le mort vivant dans le crématorium de la morgue à côté, mais les gaz dispersés par la crémation ramènent à la vie tous les défunts du cimetière, où des punks (amis de Freddy) festoient...
Si mes souvenirs sont bons, Dan O'Bannon - le réalisateur - a été l'un des premiers à faire courir comme des dératés nos chers zombies, plutôt aux pieds de plomb jusqu'à maintenant dans la grande tradition romerienne. Nos maccabés adorés en plus, se contentent de grignoter le cerveau, au lieu de tout le reste. Le metteur en scène cherche en effet à expliquer les faits et gestes des défunts ressuscités, notamment lors de la scène mémorable où une femme - ou tout du moins ce qu'il en reste : le tronc (et encore, momifié le tronc !), se fait épingler sur la table d'autopsie pour subir l'interrogatoire des vivants interloqués ! Celle-ci répond tout normalement (mais quand même avec une voix d'outre tombe, et oui les morts vivants parlent !) que si les zombies dévorent le cerveau, c'est pour atténuer "le mal d'être mort". Déjà que la vie se révèle chienne, voilà qu'on nous promet une mort encore plus douloureuse !
Ce film s'apparente plus à une comédie qu'à une véritable oeuvre d'épouvante, et les situations sont plutôt cocasses, sans susciter de réels frissons dorsaux. De ce fait, les comédiens ont l'air de se marrer également dans le tournage, discréditant encore un peu plus le métrage (à part le fameux Ernie Kaltenbrunner interprété par Don Calfa, que j'adore dans son personnage de croque-mort au grand coeur). Mais qu'importe, les scènes de légende s'amoncèlent, et surtout le fameux strip tease sur tombeau, orchestré par une Linnea Quigley - scream queen mythique - au sommet de ses formes, se balladant pendant tout le film la foufoune chauve à l'air, et faisant passer Kim Basinger pour une pauvre fille excitant juste les bobos tout propres sur eux ! La bande originale sur laquelle se trémousse Trash, est également bonne à se mettre dans les esgourdes, en tout cas cela faisait des années que je la cherchais et je l'ai enfin dénichée sur Ebay ! Je ne peux plus entrer dans un cimetière sans penser au film et à la musique...
Pas un chef d'oeuvre certes, mais mythique sur plusieurs points car fleurant bon une certaine nostalgie dépassée - un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaîtreeeeeeeeuuuuuuuuu... - et divertissant dans la forme sans jamais se prendre au sérieux. Sa suite d'ailleurs se prendra les pieds dans tapis à force d'en faire des tonnes dans le comique lourdingue, rendant un piètre hommage d'infortune à l'oeuvre originelle ; jusqu'à ce que Yuzna se pointe et revisite Roméo et Juliette à la sauce trash-punk de façon très très sombre...
CERVEAU !!!!!!
Freddy vient de trouver du travail dans un entrepôt médical. Frank - son collègue - lui fait faire le tour du propriétaire, et mentionne dans sa visite guidée, le jour où l'armée a livré par erreur des containers abritant des cadavres qui auraient inspiré "La nuit des morts vivants" de Romero : ceux-ci sont encore entreposés au sous-sol, et nos deux compères ne trouvent rien de mieux que de libérer le gaz contenu dans l'un des bidons... Constatant que le mort dans la chambre froide revient à la vie et plutôt de mauvaise humeur, Frank et Freddy appellent au secours le patron de l'entrepôt. Ils décident tous ensemble de faire cramer le mort vivant dans le crématorium de la morgue à côté, mais les gaz dispersés par la crémation ramènent à la vie tous les défunts du cimetière, où des punks (amis de Freddy) festoient...
Si mes souvenirs sont bons, Dan O'Bannon - le réalisateur - a été l'un des premiers à faire courir comme des dératés nos chers zombies, plutôt aux pieds de plomb jusqu'à maintenant dans la grande tradition romerienne. Nos maccabés adorés en plus, se contentent de grignoter le cerveau, au lieu de tout le reste. Le metteur en scène cherche en effet à expliquer les faits et gestes des défunts ressuscités, notamment lors de la scène mémorable où une femme - ou tout du moins ce qu'il en reste : le tronc (et encore, momifié le tronc !), se fait épingler sur la table d'autopsie pour subir l'interrogatoire des vivants interloqués ! Celle-ci répond tout normalement (mais quand même avec une voix d'outre tombe, et oui les morts vivants parlent !) que si les zombies dévorent le cerveau, c'est pour atténuer "le mal d'être mort". Déjà que la vie se révèle chienne, voilà qu'on nous promet une mort encore plus douloureuse !
Ce film s'apparente plus à une comédie qu'à une véritable oeuvre d'épouvante, et les situations sont plutôt cocasses, sans susciter de réels frissons dorsaux. De ce fait, les comédiens ont l'air de se marrer également dans le tournage, discréditant encore un peu plus le métrage (à part le fameux Ernie Kaltenbrunner interprété par Don Calfa, que j'adore dans son personnage de croque-mort au grand coeur). Mais qu'importe, les scènes de légende s'amoncèlent, et surtout le fameux strip tease sur tombeau, orchestré par une Linnea Quigley - scream queen mythique - au sommet de ses formes, se balladant pendant tout le film la foufoune chauve à l'air, et faisant passer Kim Basinger pour une pauvre fille excitant juste les bobos tout propres sur eux ! La bande originale sur laquelle se trémousse Trash, est également bonne à se mettre dans les esgourdes, en tout cas cela faisait des années que je la cherchais et je l'ai enfin dénichée sur Ebay ! Je ne peux plus entrer dans un cimetière sans penser au film et à la musique...
Pas un chef d'oeuvre certes, mais mythique sur plusieurs points car fleurant bon une certaine nostalgie dépassée - un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaîtreeeeeeeeuuuuuuuuu... - et divertissant dans la forme sans jamais se prendre au sérieux. Sa suite d'ailleurs se prendra les pieds dans tapis à force d'en faire des tonnes dans le comique lourdingue, rendant un piètre hommage d'infortune à l'oeuvre originelle ; jusqu'à ce que Yuzna se pointe et revisite Roméo et Juliette à la sauce trash-punk de façon très très sombre...
CERVEAU !!!!!!
par Suzy Dumeur
publié dans :
Ciné Dumeur
communauté :
Ciné Horreur
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Humeurs des autres