
Quand j'ai le blues du cafard dans les baskets noires, je me tourne vers mes meilleurs amis : les films d'épouvante que j'affectionnais avec
Frérot, au tout début de mon apprentissage goresque. Genre ceux des années 80. Alors en cas d'attaque du sombre désespoir foudroyant, j'ai toujours dans ma DVDthèque quelques antidépresseurs au
cas zoù. Cette semaine j'ai du utiliser en urgence ce bon vieux "Hurlements" que je n'avais pas vu depuis... foulala... depuis, quoi.
Karen White est une journaliste et présentatrice télé célèbre. Elle décide de mener une enquête sur une série de crimes terrifiants et file rencart à un informateur dans un sex shop, mais cela va tourner au drame et les policiers vont abattre l'indic - finalement LE serial killer - dans le chaos le plus total. Traumatisée par l'évènement, Karen fait une pause, et part en vacances avec son mari dans un centre de repos dirigé par son psychiatre, "La colonie"...
Ah rien de tel qu'un bon vieux poilu d'antan pour vous remettre la gniak !!! Réalisé en 1980, "Hurlements" reste à ce jour le film de loup-garous le plus réussi de tout l'univers. Si si ! Oh y'a bien eu "Le loup-garou de Londres" ou "Dog soldiers" de plus que potable, mais le bon vieux Joe Dante remporte encore tous les suffrages. Pourquoi ? Parce qu'il remplit plus qu'un simple cahier des charges dans le genre, parce qu'il file les chocottes, parce que le scénario est solide, l'interprétation aussi, et que le réalisateur - qui soi dit en passant n'a rien perdu de sa superbe - sait se montrer très ironique dans sa démarche : il glisse ça et là des éléments caustiques notamment via les postes de télé allumés (les 3 petits cochons face au loup !), et donne une image des communautés plutôt sectaire... Outre Dee Wallace Stone au temps de sa splendeur, les seconds couteaux du film ne sont pas non plus négligés : citons ça et là la louve-garou la plus sexy et affamée de l'histoire du cinéma, le vendeur d'objets spirituels (et de balles en argent !) voyant des complots partout, ou encore la tripotée de déglingués vivant dans la colonie.
Alors que d'autres films de la même époque ont terriblement mal vieilli (voire des beaucoup plus jeunes, z'avez maté "Matrix" dernièrement ???), notre "Hurlements" de 28 ans n'a pas pris une ride, y compris dans les effets spéciaux : la scène où Karen figée de stupeur, assiste à la lente transformation d'Eddie, est mémorable... on reste comme elle en deux ronds de flan, frappé par le réalisme malsain de la mutation... Du grand Art encore jamais égalé.
Alors les petits jeunes, qu'est-ce que vous foutez ???
Karen White est une journaliste et présentatrice télé célèbre. Elle décide de mener une enquête sur une série de crimes terrifiants et file rencart à un informateur dans un sex shop, mais cela va tourner au drame et les policiers vont abattre l'indic - finalement LE serial killer - dans le chaos le plus total. Traumatisée par l'évènement, Karen fait une pause, et part en vacances avec son mari dans un centre de repos dirigé par son psychiatre, "La colonie"...
Ah rien de tel qu'un bon vieux poilu d'antan pour vous remettre la gniak !!! Réalisé en 1980, "Hurlements" reste à ce jour le film de loup-garous le plus réussi de tout l'univers. Si si ! Oh y'a bien eu "Le loup-garou de Londres" ou "Dog soldiers" de plus que potable, mais le bon vieux Joe Dante remporte encore tous les suffrages. Pourquoi ? Parce qu'il remplit plus qu'un simple cahier des charges dans le genre, parce qu'il file les chocottes, parce que le scénario est solide, l'interprétation aussi, et que le réalisateur - qui soi dit en passant n'a rien perdu de sa superbe - sait se montrer très ironique dans sa démarche : il glisse ça et là des éléments caustiques notamment via les postes de télé allumés (les 3 petits cochons face au loup !), et donne une image des communautés plutôt sectaire... Outre Dee Wallace Stone au temps de sa splendeur, les seconds couteaux du film ne sont pas non plus négligés : citons ça et là la louve-garou la plus sexy et affamée de l'histoire du cinéma, le vendeur d'objets spirituels (et de balles en argent !) voyant des complots partout, ou encore la tripotée de déglingués vivant dans la colonie.
Alors que d'autres films de la même époque ont terriblement mal vieilli (voire des beaucoup plus jeunes, z'avez maté "Matrix" dernièrement ???), notre "Hurlements" de 28 ans n'a pas pris une ride, y compris dans les effets spéciaux : la scène où Karen figée de stupeur, assiste à la lente transformation d'Eddie, est mémorable... on reste comme elle en deux ronds de flan, frappé par le réalisme malsain de la mutation... Du grand Art encore jamais égalé.
Alors les petits jeunes, qu'est-ce que vous foutez ???
par Suzy Dumeur
publié dans :
Ciné Dumeur
J'aime bien ces notules sentimentales, ça me fait travailler mes rimes riches. Alors pour conquérir Canelloni j'ai décidé me hisser en pôle position de la côte de boeuf. Il valait bien le détour, surtout que moi
j'étais toujours obsédée par sa mayonnaise. Qu'à cela ne tienne, j'étais à deux doigts d'obtenir le titre suprême de la boucherie Canelloni devant toutes mes rivales.
Parce que je le vaux bien.
Alors j'ai mis les petits plats dans les grands. Du grand Art.
J'ai écouté en boucle ses problèmes avec son ex qui lui a fait un enfant dans le dos.
J'ai écouté en boucle ses difficultés financières à cause de la pension alimentaire payée à son ex ex femme.
J'ai écouté en boucle ses histoires sur Dallas et Bruce Lee, parce que 5 minutes après il avait tendance à oublier qu'il les avait racontées.
J'ai écouté en boucle ses problèmes de boulot.
J'ai écouté en boucle ses idées suicidaires.
J'ai supporté son Alzheimer précoce quand il oubliait nos rendez-vous.
J'ai supporté son Alzheimer naissant quand il oubliait mon prénom.
J'ai supporté son Alzheimer très évolutif quand il se trompait d'étage et allait chez le voisin, voire se rendait dans la cour derrière parce qu'il avait oublié de tourner à droite.
J'ai jamais habité dans une cour.
J'ai continué les stratégies Betty Boop avec fruits de mer et champagne en sus.
Toujours pas de nouille à l'horizon, juste à plusieurs reprises "j'aimerai bien rencontrer une femme qui a DEJA des enfants", et moi en train de tremper l'air de rien un bulot dans la mayonnaise à défaut d'une autre sauce. Il devait avoir peur que je vomisse ma pilule contraceptive faut croire, mieux vaut être précautionneux dans la vie.
Il est parti en vacances un mois et curieusement aucune nouvelle, alors qu'on se voyait 2/3 fois par semaine. A son retour quand même, j'ai senti dans sa voix que ça allait drôlement plus mieux, les idées noires étaient parties et les chemises hawaïennes avaient refait surface dans la penderie de Canelloni. Même qu'il a pris des cours de tango pour pêcher des plus gros poissons et mettre toutes ses chances de côté pour trouver LA femme de SA vie. Profil auquel je ne correspondais plus bien sûr, étant toujours fertile hypothétiquement et m'étant fait vider en outre, mon gros tonneau de gnôle de sainte Bernadette.
J'ai commencé à ne pas être aimable, probable frustration d'origine sexuelle. Quand il m'a dit pour la énième fois qu'il aimerait TELLEMENT rencontrer une femme ayant DEJA des enfants, je lui ai répondu qu'il n'avait qu'à se taper une morue de son cours de danse ; les candidates ayant dépassé la date de péremption depuis déjà belle lurette, il n'aurait même pas besoin de vérifier si les capotes étaient trouées après usage.
Plus de nouvelles pendant des mois. Normal. Un jour, miracle, il a organisé une raclette et m'a quand même invitée, voulant réunir tous TOUS les gens qu'il adorait dans son entourage, dixit lui, avec un ton mielleux dans la voix.
J'ai inventé je ne sais quel prétexte à la con, pensant très fort que quelqu'un avait dû se désister de sa soirée et qu'il ne voulait pas voir une chaise vide, et n'étant probablement pas loin du compte. En janvier 2007 j'ai écrit une lettre. Si vous recevez une lettre de moi un jour, ça n'est en général pas très bon signe. Je suis drôlement plus forte à la plume quand il s'agit de dire les 8000 vérités qui font mal au cul. Et lui il s'en est pris une bonne, dans le cul.
Vengeance toute sexuelle.
A l'heure d'aujourd'hui j'ai appris qu'il niquait toujours avec JUSTE son amie, faut croire que son recrutement avait été très efficace et que même les morues n'ont pas mordu à sa nouille.
Au jour d'aujourd'hui je me rends compte que mes métaphores sont toutes poissonnières.
Parce que je le vaux bien.
Alors j'ai mis les petits plats dans les grands. Du grand Art.
J'ai écouté en boucle ses problèmes avec son ex qui lui a fait un enfant dans le dos.
J'ai écouté en boucle ses difficultés financières à cause de la pension alimentaire payée à son ex ex femme.
J'ai écouté en boucle ses histoires sur Dallas et Bruce Lee, parce que 5 minutes après il avait tendance à oublier qu'il les avait racontées.
J'ai écouté en boucle ses problèmes de boulot.
J'ai écouté en boucle ses idées suicidaires.
J'ai supporté son Alzheimer précoce quand il oubliait nos rendez-vous.
J'ai supporté son Alzheimer naissant quand il oubliait mon prénom.
J'ai supporté son Alzheimer très évolutif quand il se trompait d'étage et allait chez le voisin, voire se rendait dans la cour derrière parce qu'il avait oublié de tourner à droite.
J'ai jamais habité dans une cour.
J'ai continué les stratégies Betty Boop avec fruits de mer et champagne en sus.
Toujours pas de nouille à l'horizon, juste à plusieurs reprises "j'aimerai bien rencontrer une femme qui a DEJA des enfants", et moi en train de tremper l'air de rien un bulot dans la mayonnaise à défaut d'une autre sauce. Il devait avoir peur que je vomisse ma pilule contraceptive faut croire, mieux vaut être précautionneux dans la vie.
Il est parti en vacances un mois et curieusement aucune nouvelle, alors qu'on se voyait 2/3 fois par semaine. A son retour quand même, j'ai senti dans sa voix que ça allait drôlement plus mieux, les idées noires étaient parties et les chemises hawaïennes avaient refait surface dans la penderie de Canelloni. Même qu'il a pris des cours de tango pour pêcher des plus gros poissons et mettre toutes ses chances de côté pour trouver LA femme de SA vie. Profil auquel je ne correspondais plus bien sûr, étant toujours fertile hypothétiquement et m'étant fait vider en outre, mon gros tonneau de gnôle de sainte Bernadette.
J'ai commencé à ne pas être aimable, probable frustration d'origine sexuelle. Quand il m'a dit pour la énième fois qu'il aimerait TELLEMENT rencontrer une femme ayant DEJA des enfants, je lui ai répondu qu'il n'avait qu'à se taper une morue de son cours de danse ; les candidates ayant dépassé la date de péremption depuis déjà belle lurette, il n'aurait même pas besoin de vérifier si les capotes étaient trouées après usage.
Plus de nouvelles pendant des mois. Normal. Un jour, miracle, il a organisé une raclette et m'a quand même invitée, voulant réunir tous TOUS les gens qu'il adorait dans son entourage, dixit lui, avec un ton mielleux dans la voix.
J'ai inventé je ne sais quel prétexte à la con, pensant très fort que quelqu'un avait dû se désister de sa soirée et qu'il ne voulait pas voir une chaise vide, et n'étant probablement pas loin du compte. En janvier 2007 j'ai écrit une lettre. Si vous recevez une lettre de moi un jour, ça n'est en général pas très bon signe. Je suis drôlement plus forte à la plume quand il s'agit de dire les 8000 vérités qui font mal au cul. Et lui il s'en est pris une bonne, dans le cul.
Vengeance toute sexuelle.
A l'heure d'aujourd'hui j'ai appris qu'il niquait toujours avec JUSTE son amie, faut croire que son recrutement avait été très efficace et que même les morues n'ont pas mordu à sa nouille.
Au jour d'aujourd'hui je me rends compte que mes métaphores sont toutes poissonnières.
par Suzy Dumeur
publié dans :
Faut que j'en parle à mon psy


