Samedi 31 mai 2008



Et que le dernier ferme la porte. L'attente d'un Indiana Jones n'est pas aussi douloureuse que celle d'un Romero ou d'un Argento par exemple, mais suscite néanmoins quelques petits guilis guilis probablement causés par l'aura spielbergienne... Surtout que le troisième opus était un petit chef d'oeuvre de malignité, de pertinence dans un contexte historique qui aura marqué l'avenir de chacun, et de brio chez tous les membres de l'équipe. Spielberg était au sommet de sa forme (bon on se calme, il l'est encore !), l'alchimie Connery/Ford était somptueuse, et même les seconds couteaux excellaient dans des rôles approfondis et à leur mesure. Un bel édifice divertissant mais pas seulement !

Alors, 19 ans après Indy revient et tout le monde accourt à ses aventures tant attendues. Les années 50, en pleine guerre froide, Indiana se fait licencier par son université à cause de conflits avec l'armée soviétique à la suite de la quête d'une mystérieuse relique. Peu après il fait la connaissance de Mutt, jeune rebelle à la James Dean, qui détient des informations sur le Crâne de Cristal. Ils partent ensemble vers l'aventure, bientôt rejoints par une ancienne connaissance d'Indy...

Bon alors annonçons la couleur tout de suite, cet épisode est probablement le plus faiblard des 4. Déjà le deuxième "Indiana Jones et le temple maudit" avait quelque peu déçu son public, mais ce quatrième risque de creuser un peu plus l'écart. On reconnaît bien l'élégance de Spielberg dans la réalisation, mais "Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal"  se rapproche d'une vague resucée des précédents opus, et surtout du troisième : il y a par exemple le personnage féminin avide de pouvoir et de puissance (même si Cate Blanchett est éblouissante), et aussi le couple Ford/La Beouf ressemble à s'y méprendre mais en beaucoup moins bien, à la fameuse combinaison fils/père orchestrée par Sean Connery. A part Blanchett donc, le casting est assez fadasse voire cucul la praline, il faut voir le couple sentimentalo-mielleux qu'Indy forme avec Karen Allen ! Du grand Spielberg au temps d'Always !!!

Pour le reste il y a beaucoup de blablas, et l'action met un temps fou pour se mettre en place (les 3/4 du film environ) pour finalement nous en mettre plein la vue (éblouissante course poursuite dans la jungle). Mais bon que je ne vous dégoûte pas plus que ça, vous en aurez quand même pour votre argent, car même un petit Spielberg vaut le détour. Le tout est divertissant et vaut le coup d'oeil de loin, pour peu qu'on ne fasse pas la bouche fine.

Rompez !

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur communauté : Cinéma
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Jeudi 22 mai 2008


Quand j'ai le blues du cafard dans les baskets noires, je me tourne vers mes meilleurs amis : les films d'épouvante que j'affectionnais avec Frérot, au tout début de mon apprentissage goresque. Genre ceux des années 80. Alors en cas d'attaque du sombre désespoir foudroyant, j'ai toujours dans ma DVDthèque quelques antidépresseurs au cas zoù. Cette semaine j'ai du utiliser en urgence ce bon vieux "Hurlements" que je n'avais pas vu depuis... foulala... depuis, quoi.

Karen White est une journaliste et présentatrice télé célèbre. Elle décide de mener une enquête sur une série de crimes terrifiants et file rencart à un informateur dans un sex shop, mais cela va tourner au drame et les policiers vont abattre l'indic - finalement LE serial killer - dans le chaos le plus total. Traumatisée par l'évènement, Karen fait une pause, et part en vacances avec son mari dans un centre de repos dirigé par son psychiatre, "La colonie"...

Ah rien de tel qu'un bon vieux poilu d'antan pour vous remettre la gniak !!! Réalisé en 1980, "Hurlements" reste à ce jour le film de loup-garous le plus réussi de tout l'univers. Si si ! Oh y'a bien eu "Le loup-garou de Londres" ou "Dog soldiers" de plus que potable, mais le bon vieux Joe Dante remporte encore tous les suffrages. Pourquoi ? Parce qu'il remplit plus qu'un simple cahier des charges dans le genre, parce qu'il file les chocottes, parce que le scénario est solide, l'interprétation aussi, et que le réalisateur - qui soi dit en passant n'a rien perdu de sa superbe - sait se montrer très ironique dans sa démarche : il glisse ça et là des éléments caustiques notamment via les postes de télé allumés (les 3 petits cochons face au loup !), et donne une image des communautés plutôt sectaire... Outre Dee Wallace Stone au temps de sa splendeur, les seconds couteaux du film ne sont pas non plus négligés : citons ça et là la louve-garou la plus sexy et affamée de l'histoire du cinéma, le vendeur d'objets spirituels (et de balles en argent !) voyant des complots partout, ou encore la tripotée de déglingués vivant dans la colonie.

Alors que d'autres films de la même époque ont terriblement mal vieilli (voire des beaucoup plus jeunes, z'avez maté "Matrix" dernièrement ???), notre "Hurlements" de 28 ans n'a pas pris une ride, y compris dans les effets spéciaux : la scène où Karen figée de stupeur, assiste à la lente transformation d'Eddie, est mémorable... on reste comme elle en deux ronds de flan, frappé par le réalisme malsain de la mutation... Du grand Art encore jamais égalé.

Alors les petits jeunes, qu'est-ce que vous foutez ???

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur communauté : Ciné Horreur
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Jeudi 22 mai 2008
J'aime bien ces notules sentimentales, ça me fait travailler mes rimes riches. Alors pour conquérir Canelloni j'ai décidé me hisser en pôle position de la côte de boeuf. Il valait bien le détour, surtout que moi j'étais toujours obsédée par sa mayonnaise. Qu'à cela ne tienne, j'étais à deux doigts d'obtenir le titre suprême de la boucherie Canelloni devant toutes mes rivales.

Parce que je le vaux bien.

Alors j'ai mis les petits plats dans les grands. Du grand Art.

J'ai écouté en boucle ses problèmes avec son ex qui lui a fait un enfant dans le dos.

J'ai écouté en boucle ses difficultés financières à cause de la pension alimentaire payée à son ex ex femme.

J'ai écouté en boucle ses histoires sur Dallas et Bruce Lee, parce que 5 minutes après il avait tendance à oublier qu'il les avait racontées.

J'ai écouté en boucle ses problèmes de boulot.

J'ai écouté en boucle ses idées suicidaires.

J'ai supporté son Alzheimer précoce quand il oubliait nos rendez-vous.

J'ai supporté son Alzheimer naissant quand il oubliait mon prénom.

J'ai supporté son Alzheimer très évolutif quand il se trompait d'étage et allait chez le voisin, voire se rendait dans la cour derrière parce qu'il avait oublié de tourner à droite.

J'ai jamais habité dans une cour.

J'ai continué les stratégies Betty Boop avec fruits de mer et champagne en sus.

Toujours pas de nouille à l'horizon, juste à plusieurs reprises "j'aimerai bien rencontrer une femme qui a DEJA des enfants", et moi en train de tremper l'air de rien un bulot dans la mayonnaise à défaut d'une autre sauce. Il devait avoir peur que je vomisse ma pilule contraceptive faut croire, mieux vaut être précautionneux dans la vie.

Il est parti en vacances un mois et curieusement aucune nouvelle, alors qu'on se voyait 2/3 fois par semaine. A son retour quand même, j'ai senti dans sa voix que ça allait drôlement plus mieux, les idées noires étaient parties et les chemises hawaïennes avaient refait surface dans la penderie de Canelloni. Même qu'il a pris des cours de tango pour pêcher des plus gros poissons et mettre toutes ses chances de côté pour trouver LA femme de SA vie. Profil auquel je ne correspondais plus bien sûr, étant toujours fertile hypothétiquement et m'étant fait vider en outre, mon gros tonneau de gnôle de sainte Bernadette.

J'ai commencé à ne pas être aimable, probable frustration d'origine sexuelle. Quand il m'a dit pour la énième fois qu'il aimerait TELLEMENT rencontrer une femme ayant
DEJA des enfants, je lui ai répondu qu'il n'avait qu'à se taper une morue de son cours de danse ; les candidates ayant dépassé la date de péremption depuis déjà belle lurette, il n'aurait même pas besoin de vérifier si les capotes étaient trouées après usage.

Plus de nouvelles pendant des mois. Normal. Un jour, miracle, il a organisé une raclette et m'a quand même invitée, voulant réunir tous TOUS les gens qu'il adorait dans son entourage, dixit lui, avec un ton mielleux dans la voix.

J'ai inventé je ne sais quel prétexte à la con, pensant très fort que quelqu'un avait dû se désister de sa soirée et qu'il ne voulait pas voir une chaise vide, et n'étant probablement pas loin du compte. En janvier 2007 j'ai écrit une lettre. Si vous recevez une lettre de moi un jour, ça n'est en général pas très bon signe. Je suis drôlement plus forte à la plume quand il s'agit de dire les 8000 vérités qui font mal au cul. Et lui il s'en est pris une bonne, dans le cul.

Vengeance toute sexuelle.

A l'heure d'aujourd'hui j'ai appris qu'il niquait toujours avec JUSTE son amie, faut croire que son recrutement avait été très efficace et que même les morues n'ont pas mordu à sa nouille.

Au jour d'aujourd'hui je me rends compte que mes métaphores sont toutes poissonnières.
par Suzy Dumeur publié dans : Faut que j'en parle à mon psy communauté : Fourre-tout * inclassable
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Mercredi 21 mai 2008
Allez une petite dernière pour la route ! Après les GMM et les PMM (vous trouverez mes récits dans la catégorie "Faut que j'en parle à mon psy"), voilà une nouvelle sentimentale à la Dumeur, moins pesante mais quand même plombante pour un avenir éventuel confiant dans les relations humaines masculines. Et puis je rappelle - au cas où - à tous ceux qui me trouveraient aigrie de déblatérer comme ça sur la tête de bons hommes innocents, qu'ils n'ont qu'à aller lire des choses très légères et belles comme au pays de Candy, et que je les emmerde tiens aussi en passant.

Alors voilà mon semblant d'histoire avec Canelloni, que nous appellerons ainsi parce qu'il était d'origine italienne, mais surtout parce que j'aurai jamais vu sa grosse nouille (ou imaginée telle), malgré toutes mes tentatives. C'était en début d'année 2006, je déprimais sévère et j'avais envie de faire coucouroucoucouuuuuuu histoire de me consoler. J'allais pas être déçue du voyage. Caro - que nous appelerons Caro pour protéger sa réelle identité - me propose un truc que j'avais jamais fait : une rencontre "arrangée", avec juste comme arrangement un échange d'adresses mail et après : demerdeziche !

Elle me décrit le futur bellâtre comme mignon, cultivé et très intéressant, je me suis dit "tiens ça va me changer du thon périmé en boîte vivant à Clermont".

Effectivement il était mignon, cultivé et très intéressant.

Sauf qu'à la première rencontre dans un bar je suis arrivée à l'heure et lui en retard.

Sauf qu'il a pas trouvé tusuite la porte d'entrée.

Sauf qu'après avoir tourné en rond devant les baies vitrées, il s'est pointé avec un livre "Comment tombe t'on amoureux ?" ou un truc dans le genre.

Sauf qu'après un quart d'heure chrono il m'a demandée si je voulais des enfants.

Passons. Faut pas que je sois mesquine nan plus.

On s'est vus et revus et on a bien accroché. Un soir il m'invite à dîner chez lui et il me dit "tu dors à la maison si tu veux". Alors moi j'ai pensé derechef "je vais passer à la casserole !!!!" et j'ai saisi vivement mon baisenville, sertie de mes plus beaux atours : mon tee shirt vert Betty Boop de notoriété publique. J'étais encore plus sûre de mon coup futur à tirer parce que le Canelloni, il a regardé Betty tout le temps dans les yeux, et même qu'il m'a cuisinée du fenouil censé être aphrodisiaque. D'ailleurs pendant la confection du fenouil, il a confié qu'il m'aimait plus que bien, qu'en plus j'étais du même niveau intellectuel que lui et que j'avais du répondant, qu'en gros je correspondais à tous ses critères de femme idéale, et que de toute façon je devais bien me douter que si on se voyait comme ça, c'était pas uniquement pour regarder des films d'horreur (oui parce qu'on regardait aussi beaucoup de films d'horreur, un type bien je vous dit).

Du tout cuit j'ai percuté dans ma petite tête vous pensez. Et j'ai commencé à m'imaginer comment le gus il s'y prenait pour copuler. J'étais en plein film porno quand il m'a sortie : "Suzy, tu as quelqu'un dans ta vie ?". Là dessus j'ai voulu lui répondre "si j'avais quelqu'un tu crois que je serai là conard ????" mais je me suis retenue parce que trop de répondant peut nuire au répondant, et conard ça pouvait paraître un brin trop familier quand même.

Et pis aussi je voulais voir le film X. Alors y'a juste un "ben nonnnnnn" qui est sorti de ma bouche en coeur. Mais de son côté à lui c'est autre chose qui est sorti : "alors je voulais te dire que moi j'avais quelqu'un, mais c'est juste une amie, c'est juste pour niquer, en attendant de rencontrer LA  femme idéale de
MA vie". Je suis pas sûre qu'il ait réellement mentionné "niquer" au final, en tout cas c'est le sentiment que j'ai eu à mon sujet propre.

J'ai commencé à réfléchir. Comme une brave naïve je me suis dit que sa démarche était honnête, qu'après tout il avait bien le droit de se faire du bien, et que moi non plus je n'étais pas vierge de corps et encore moins d'esprit, pis que de toutes façons il la quitterait quand ce serait le moment. No problem.

Sauf qu'il niquait avec UNE amie mais qu'il en voyait pleins d'autres des comme moi, et qu'il peaufinait son recrutement.

Sauf qu'à la fin il ferait son choix parmi le "plus beau bouquet de fleurs" (moi j'ai plutôt
pensé que l'étal d'un boucher était plus approprié comme image métaphorique).

Sauf que je correspondais à tous ses critères stipulés noir sur blanc sur futur contrat matrimonial SAUF UN de taille : je n'avais pas de moutard.

Et tellement il était parfait et merveilleux que forcément dans l'avenir, j'aurai follement envie d'en avoir un avec lui, c'était inévitable, mais lui il ne voudrait pas et moi je serai forcément terriblement frustrée de ne pas sentir une graine de Canelloni dans mon ventre.

Alors ce soir là j'ai constaté que le fenouil c'était pas du tout aphrodisiaque, mais que juste ça réduisait les gaz intestinaux.

par Suzy Dumeur publié dans : Faut que j'en parle à mon psy communauté : Fourre-tout * inclassable
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Samedi 17 mai 2008

Je suis tombée aujourd'hui sur un blog pas mal foutu et très acerbe, mais malheureusement complètement pourri par des commentateurs nazis broques et/ou bourrés de bon sens populaire à la Biba Spécial Plage. Je ne le citerai donc pas - pas envie de m'attirer cette foule de pseudo lecteurs éminemment décérébrés du bulbe - mais j'évoquerai juste le commentaire pas du tout misogyne d'un type qui tente d'expliquer avec ses pauvres moyens intellectuels, pourquoi les femmes curieusement sont attirées par les bad boys. Il a sorti une brillante thèse disant à peu près que c'était pour relever leur niveau à elles, et montrer à la face du monde qu'elles seraient la sauveuse planétaire du méchant méchant type.

A ça je répondrai juste ceci : reluquez bien la photo ci-dessus.

Et ensuite je vous demanderai de vous poser la question suivante : quel genre de connasse peut encore avoir envie de se taper Laurent Romejko ?

PS : la photo a été prise au festival de Cannes par Stéphane Kossmann,
le site officiel est par ici.
par Suzy Dumeur publié dans : Toys, toys, toys ! communauté : Fourre-tout * inclassable
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Mardi 13 mai 2008


Autant je me méfie comme de la peste des films français, autant je fais une entière confiance aux choix artistiques d'Albert Dupontel, dont je suis les aventures déliro-créatives depuis Bernie et ses pelles aiguisées sur le rail de l'autoroute. Le réalisateur Jean Becker ne m'intéresse pas des masses car depuis les petites bousculades qu'ont été "L'été meurtrier" (25 ans déjà !) et "Elisa", il a plutôt viré sa veste du côté buccolique et lisse à souhait, voire démago (pour mémoire "Les enfants du marais" ou encore "Effroyables jardins")... mais Dupontel franchement a fait basculer toutes mes balances pessimistes.

Donc. Antoine a tout pour être heureux comme dirait l'autre : une femme gentille, deux gosses adorables, une situation financière ultra confortable, un pavillon cosy avec un golden retriever ; bref il incarne la normalité absolue et l'image de la réussite à la française. Sauf qu'un jour le brillant Antoine va péter un câble, et subitement dire les quatre vérités à qui ne veut surtout pas l'entendre, sa petite famille en pôle position dans ce jeu grinçant et franc... Lors de sa fête d'anniversaire mémorable, il va annoncer à sa petite fille qu'il va partir...

Attention à ceux qui sont tentés par le film, je vais peut être dévoiler dans ce qui suit, le fil principal de l'histoire. Enfin pour rassurer quand même, ce n'est pas un film à suspens du tout à la Kaïser Sozé, et même que la révélation finale est facilement devinable au tout début du film, pour un peu qu'on tende l'oreille et surtout le sens critique. Voire l'expérience des paroles crues, dites uniquement en certaines circonstances. Deviner dès le départ ce que cache Antoine à tout son entourage, gâche d'ailleurs un peu les ressorts dramatiques suivants, et surtout la rencontre toute en émotions larvées et en non dits avec le père bourru et solitaire, exilé en Irlande. Cette remarque résume malheureusement à mon sens tout le film : les ficelles sont un peu grosses, et le final arrive subitement comme une perruque échevelée dans la soupe ; on aurait aimé un peu plus de subtilités scénaristiques sur un thème ô combien magnifique et dérangeant.

Malgré cela on est immédiatement happé par le jeu d'Albert Dupontel (j'avais raison !!!), dont le personnage se voudrait ignoble, mais qui somme toute gagne en sympathie sadique le spectateur qui voudrait de temps en temps dans sa vie réelle, asséner légitimement le coup de massue à son entourage des appréciations - pas des jugements - criantes de vérité. Le film vaut son pesant d'or uniquement grâce à sa présence. Uniquement, enfin presque, car il est toujours exceptionnel d'entendre la prestation de Serge Reggiani sur "Le temps qui reste", ici au générique de fin.

Histoire de nous rappeler à l'ordre et de faire des piqûres de rappel sur la fugacité de la vie. Il n'y a que l'imminence de la mort pour réveiller cette dernière authenticité.

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur communauté : Cinéma
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Dimanche 11 mai 2008
Des esprits étriqués estiment que certains mots et qualificatifs ne vont pas bien ensemble. Aujourd'hui j'aimerai rendre à la saucisse sa juste valeur, elle qui est tant décriée par les soi-disants puristes profanes de la belle.

Rendons à la saucisse ce qui appartient à la saucisse.

Vengeance. Spéciale dédicace.


Ô toi saucisse.

On se gausse de ta chair exquise
Pour vanter des plats de marquise,
Alors que tu te suffis à toi seule,
ô saucisse !

Tu es faite de porc, de boeuf ou de veau,
Qui d'autre que toi peut se targuer de ce niveau ?
Tu peux être fumée, grillée, parfumée au curry,
Et je n'accepterai plus que de toi on rit !

Rarement un mets aura été aussi incompris,
Mais pourquoi tant de mépris,
Pour toi rebelle,
ô saucisse !

Epicée, truffée, rendant noble une choucroute,
Tu n'as pas à avoir honte d'un filet mignon en croûte,
Et de Nuremberg à Francfort,
Tu n'as pas pris racine comme le roquefort !

Cessons là tout sarcasme,
J'arrêterai pour toi tous les miasmes,
Et je te rendrai tes lettres de noblesse,
ô saucisse !

Pour que plus jamais on n'entende piailler,
Sur ton titre fortement décrié,
Je suis sûre que l'on peut allier,
A toi les termes les plus raffinés.

Endiguons là toute future ignominie,
Je ferai taire tous tes ennemis,
Et aujourd'hui je te réitère mon soutien fanatique,
ô saucisse !


Je me sens drôlement bizarre moi en ce moment ? Pascal Sevran sort de ce corps !!!!!!!!

par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs communauté : Fourre-tout * inclassable
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Jeudi 8 mai 2008
Comme j'aime à radoter, mes destinations sont plutôt sudistes mais la saucisse m'a convaincue. Et d'abord à Berlin y'a pas que la saucisse non plus dans la vie.

Extraits.












Ca ce sont des images plutôt traditionnelles du Berlin historique ; notez qu'il n'y a pas qu'à Florence qu'il y a de belles choses... La météo je ne vous en parle même pas, me suis encore chopée un coup sur le pif... Et puis Berlin c'est aussi ça :









Des reliques du passé - les Berlinois baignent en permanence dans des images permettant peut être de ne jamais devenir amnésiques - mais aussi une vision du présent et du futur colorée, riche, et avant gardiste. Et puis surtout ce qu'il faut en retenir :



Bah oui parce que le Berlinois sait accueillir son monde : on y mange très bien (même la saucisse est divine, rien à voir avec la chipo graisseuse du barbec'), pour moins cher qu'à Parissss, l'ambiance y est plutôt toute douce sans un brin d'agressivité, et là bas, dans ce que j'ai pu y entrevoir, toutes les populations se cotoient dans un joyeux méli mélo coloré, surtout au niveau des cheveux (Punk is not dead !!!!!!!).

Bref allez-y !

Suivante...





par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs communauté : Fourre-tout * inclassable
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Jeudi 1 mai 2008
Je ne suis pas trop une exploratrice des contrées nordiques, c'est le moins que l'on puisse dire. Ma seule expérience en ces lieux se résume à Bruxelles l'année dernière, et je ne l'avais pas super bien vécu, probablement trop grisée encore par des vapeurs florentines. Qu'importe. Quand les keupines ont cité ça et là quelques noms de capitales potentiellement intéressantes pour un prochain voyage printanier, nous avons sauté sur Berlin.

Pourquoi Berlin ? Laissez-moi vous convaincre en quelques images :









Franchement un pays où la saucisse dépasse en taille l'assiette et les couverts ne peut pas être complètement mauvais.

Ah j'ai failli oublier l'essentiel !




Bon ? A l'heure où les magazines féminins et les publicités à la télé, comme à chaque printemps, vantent les triomphes des crèmes amincissantes et des pilules miracles fondantes de graisses nocturnes ; et et et sans oublier les sacro saintes recommandations 5 fruits légumes pas trop sucrés salés, moi je vous le dis, l'Allemagne avec ses variétés de saucisses, jarrets et autres boudins, est un pays où il fait très certainement bon vivre.

Enfin restons prudents, peut être elle aussi a été contaminée. Confirmation ou pas à mon retour.

Et comme je le dis toujours, la frite est un légume, mangez-en.








par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs communauté : Fourre-tout * inclassable
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