Oh mais quelles sont ces bestioles zarbi que l'on
voit grimper dans une baignoire habitée ? L'année dernière quand le film est sorti, y'a eu une campagne de pub sur les bus et je me suis toujours demandée ce que c'était. Enfin je sais. Non ce ne
sont pas de grosses saucisses inoffensives, mais oui ce sont bel et bien des bestioles aux intentions plus qu'hostiles.
Horribilis - je ne sais absolument pas ce que ça veut dire, en même temps y'a "horrible" dedans donc je suppute - a été réalisé par un illustre inconnu - James Gunn - donc j'ai dû me pencher sur sa filmographie pour savoir : oh il a été scénariste des 2 Scooby Doo !!!! Aaaaaaaaaaaaahhhhhhh mais aussi de "L'armée des morts". Oui mais bon une telle incohérence de carrière peut-elle faire de bons films goresques horribles et sanguinolents ? La réponse : pas tout à fait mais quand même. D'abord le gars il a vu quelques références de genre et ça se sent, "Society" de Brian Yuzna mais sans sa folle décadence perverse, quelques films de zombies (dont "L'armée des morts" sûrement), et d'autres dont je ne me rappelle plus (j'ai pas pensé à prendre des notes). Ensuite le scénario est quelque peu strange : une comète tombe sur notre belle planète, en plein Ploucville, et lache un truc poisseux dans un oeuf qui va sauter au poitrail d'un homme (ah oui ça y est je me rappelle l'autre référence !!!!). Celui-ci va être possédé par la bête et va se mettre à boulotter toute la viande rouge du patelin, jusqu'à ce qu'il ensemence une bimbo qui ne va pas tarder à pondre des...
... saucisses ? Limaces ? Sangsues ? Bref plein de trucs rouges comme sur la photo et qui vont à leur tour sauter dans la bouche des pauvres gens qui vont se transformer en zombies et... et j'arrête je vais pas vous raconter tout le film non plus. Bon dit comme ça ça peut paraître péjoratif et basique mais non, on passe un bon moment avec Horribilis, c'est un peu dans la veine d'"Arac attack" en un peu moins beauf, c'est très bien ficelé avec des personnages plutôt atypiques, et franchement l'histoire est strange, peu commune, même si elle reprend les codes du genre et rend hommage à quelques illustres prédécesseurs.
On passe un bon moment et par les temps qui courent : je prends.



Humeurs des autres