Vendredi 26 décembre 2008


Diffusée en 5 épisodes au Royaume Uni lors des dernières fêtes d'Halloween, Dead set est une véritable petite bombe télévisuelle à haute teneur en zombie. Vous en rêviez ? Les British l'ont fait !

L'histoire : dans les coulisses d'une émission télé réalité britannique "Big brother", les équipes de télévision sont focalisées sur le prime time du soir devant désigner l'élimination rituelle de l'un des participants. Tous sont obnubilés par leur émission factice et superficielle, et ignorent superbement qu'en parallèle sur les autres écrans interposés, les médias du pays alertent les téléspectateurs sur ce qui ressemble fort à une invasion de zombies. La contamination se répand alors de façon fulgurante, y compris sur les plateaux télé...

Cette série britannique créée par Charlie Brooker a reçu un accueil chaleureux des téléspectateurs pour la diffusion de son pilote (1 million de personnes devant leur poste de télé, rien que ça) et ça fait chaud au coeur, car elle ne ressemble en rien aux productions actuelles, enfin françaises j'entends. Imaginez donc à une heure de grande audience, des morts-vivants dévorant tripailles et gorges, avec surtout en sus une féroce critique des zombies - humains ceux là - friands de daubes télévisuelles insignifiantes et décérébrés par ces visionnages intensifs ne reposant sur rien ? Il fallait oser démonter de l'intérieur cette mécanique bien huilée de la télé réalité, et pour une fois ne pas flatter dans le sens du poil le téléspectateur, finalement peut être à la recherche de productions plus complexes et profondes.

La série est un véritable hommage aux films de zombies et en reprend toutes les ficelles (contamination, survie, recherche d'armes, de vivres, d'un endroit sécurisé, etc) ; on pense à Romero bien sûr, mais depuis ses émules se sont multipliées : citons ça et là "28 jours plus tard" ou encore "L'armée des morts", évoqués à de multiples reprises dans les épisodes (infection fulgurante, zombies courant le sprint, morts-vivants filmés en masse devant les grilles, présence malsaine des autorités...). Alors il existe certaines imperfections certes comme cette réalisation caméra à l'épaule beaucoup trop saccadée par moments, ou encore cette absence de transition entre certaines scènes ne nous donnant pas un instant pour nous plonger dans la séquence suivante, mais franchement il serait dommage de bouder cette bombe horrifique n'inventant rien dans le domaine du zombie, mais se révélant rafraichissante notamment sur sa fin nihiliste et surtout sur ses personnages : les productions faisant la part belle aux femmes combattives et aux participants habituellement déficients des émissions de télé réalité mais prenant de l'ampleur à la mesure du déroulement des évènements, ne sont pas légion par les temps qui courent.

Et qui cracherait sur des éventrations et des arrachements de colonne vertébrale dignes d'un Zombie de Romero à une heure de grande écoute alors que par chez nous c'est la Roue de la fortune qui trône ? Pas moi !

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur communauté : Ciné Horreur
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Mercredi 24 décembre 2008
Dois-je vous rappeler quel jour nous sommes ? Euh non pas la peine n'est-il pas, faudrait vraiment vivre sur une autre planète pour l'ignorer, ou alors avoir un Alzheimer gratiné ; hum c'est bon l'Alzheimer en gratin ! En ces temps de festivités à tendance fachisante de bonne humeur imposée de la mère Cantile (très bon jeu de mots que j'ai pompé honteusement à un auditeur d'Europe 1 ce matin même), je serre les dents - mais pas les fesses je vous rassure - en attendant un jour meilleur, qui devrait exactement se situer un jeudi 1er janvier d'une année à venir.

Pour faire passer la pilule rouge et verte au foie gras chocolaté, quelques tuyaux de dernier secours mis dans mes bagages :

- la saison 1 de Dead set, tuerie anglaise avec des zombies dedans, offerte amoureusement ;
- un bouquin des années 80 écrit comme au 19ème siècle et recensant les lieux hantés en France et de par le monde ;
- un PC que je n'appelle plus petit copain portable mais plutôt parade anti cafard (oué je sais les initiales ça fait PAC et pas PC, mais qui s'en préoccupe ???) avec un accès WIFI et plein de saisons de plein de séries que je vais m'en mettre plein la panse,

Et et et TADAM !

Pitit cadeau personnel en ces temps de magie de Noël étincelante et clignotante à tel point que ça fout même le feu aux sapins :




Ce n'est pas qu'il me fout le feu le magistral Jimmy Smits, je dirai même plutôt que dans la saison 3 de Dexter il serait l'équivalent d'une injection tétanisante de neige carbonique à tendance fixation de sang dans les veines, tant le bonhomme se révèle charismatique en diable et... complexe au possible, pour ne pas dire plus (et je ne rajouterai rien d'autre sous peine de dévoiler les ressorts de ce qui risque d'être la meilleure saison de notre serial killer préféré). Enfin un personnage à la taille de Dexter qui à la mesure du monstre fascinant face à lui, se révèle de plus en plus cynique et manipulateur...

Alors la période de fin d'année qui, je suis désolée d'avance de casser l'ambiance, ne sera pas faste pour tout le monde mais qu'est-ce qu'on s'en tape, passera passera et passera, et même qu'on aura une année pour s'en remettre.

Allez un petit pasteis de bacalhau pour la route et hop ! ça va aller, respire...



par Suzy Dumeur publié dans : Faut que j'en parle à mon psy communauté : Intime et décalé
commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 21 décembre 2008

Ce ne serait pas exagéré de dire que les films des frères Coen sont attendus la bave aux lèvres par la majorité des adorateurs de cinéma. Après "No country for old men," pépite d'entre les pépites (enfin en tout cas pour Bibi), « Burn after reading » avec son casting 8 étoiles (mais sans Javier Bardem, je m'y étais habituée moi pourtant) était tout aussi attendu au tournant. Alors alors ?


Osborne Cox, analyste à la CIA, se fait mettre au placard pour des problèmes d'alcool. Désœuvré, ayant du mal à gérer sa vie de couple avec sa femme Katie qui elle-même trompe son ennui avec Harry un bellâtre à la petite semaine, il décide de rédiger ses mémoires, y compris ses histoires professionnelles. Seulement le contenu de son livre est retrouvé inopinément dans un casier d'une salle de gym, où travaillent Linda, Chad et Ted. Les deux premiers décident de faire du chantage à Osborne et les évènements bientôt hors contrôle, vont se précipiter...


Annonçons d'ores et déjà la couleur : je n'ai pas aimé "Burn after reading". Pourtant il parait que je suis bon public ! (oué à part les bluettes sentimentales, mais faut vraiment avoir des goûts de chiottes pour aimer ça ; tiens bien le bonjour Florence !) mais là j'ai été déçue par cette œuvre des frangins surdoués. Je me suis ennuyée même... Messieurs Coen comme à leur habitude (à part dans le chef d'œuvre sus nommé plus haut), racontent l'histoire d'une ribambelle de seconds couteaux pas terminés sur un plan émotionnel et généralement pris au piège d'une extravagante et dangereuse succession d'évènements dans laquelle ils se sont embarqués tout seuls ; mais cette fois ci sans les rendre attachants et même en leur manquant du respect pourtant habituel chez les frangins, pour les dégénérés sociaux. A part le personnage de Chad, gamin pas terminé et attendrissant brillamment interprété par un Brad Pitt très à l'aise dans un rôle de composition, ainsi que celui de Ted, amoureux en secret de Linda et le plus mature de tous, les autres protagonistes en prennent plein leur grade sans qu'on s'attache à leur sort. Ce n'est pas qu'ils paraissent pathétiques (pourtant ils le seraient dans un contexte réel quotidien), c'est plutôt que le manque d'implication des réalisateurs dans leur film nous empêche d'éprouver quoique ce soit à leur égard qui ressemble à de la tendresse, du mépris, ou n'importe quoi dans le registre humain.


Rien à dire sur l'histoire, car au final elle se révèle tellement absurde qu'il n'y en a pas vraiment et c'est là que se situe le fondement du film ; mais cela nous vaut tout de même les meilleures scènes, échanges verbaux truculents entre un officier de la CIA et son supérieur hiérarchique (J.K Simmons et un autre acteur dont je ne connais pas le nom). Mais cette absurdité devient vite écœurante quant les actes des personnages deviennent injustement violents, alors que cette même brutalité coutumière chez les frères Coen, gardait toute sa signification dans Fargo par exemple, car découlant naturellement d'un trop plein de non sens et de situations ubuesques insurmontables. Dans Burn after reading rien au final ne justifie cette accumulation de faits échappant à tout contrôle, car en conclusion il n'y a pas d'histoire, ainsi la boucle est bouclée et ne repose sur... rien.


Film déroutant reposant sur du rien et se terminant de la même façon, dont le procédé absurde va l'enliser dans les fonds de la filmographie des Coen...



par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur communauté : Cinéma
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Lundi 15 décembre 2008
Cela fait quelques mois que je pense vous adresser cette requête, et là je m'y attelle parce que trop c'est trop ; oui là c'est trop quand même faut dire.

 


J'adore votre café même si à cause de son excellent goût (et du mien par là même) on me taxe de formatée tout ça parce que vos capsules le sont, formatées, et même si elles ne contribuent pas quand même au bien être de l'environnement ; pour un peu consommer du Nespresso serait un des derniers gestes punk dans nos sociétés lisses et occidentales formatées.


Bon comme d'habitude je m'égare dans mes points virgules et pensées anarchiques, pardon j'en reviens au sujet de ma re-requête. Régulièrement, beaucoup trop à mon goût, vous envoyez de la publicité dans ma boîte aux lettres, ainsi qu'un magazine dédié à la grande cause de votre café. Déjà que l'on pollue la planète avec les capsules métalliques Nespresso et que je vous y aide fortement en ce geste, est-on obligé de perpétuer la traditionnelle déforestation de l'Amazonie avec vos publicités sublimissimes je vous le demande ?


Elles sont tellement belles que j'ai même pensé à les encadrer, c'est dire. Papier luxueux extra lourd, couleurs qu'un peintre de la Renaissance italienne ne renierait pas, propos philosophiques sur le dernier grand cru du café Nespresso qu'à côté le National Géographique c'est du jus de chaussettes dans des teints très marronnasses ; pour un peu on s'attendrait presque que George What Else en personne nous livre la dite bible Nespresso en question.


Oui alors George tiens, puisqu'on en parle, c'est parce qu'il a fait évoluer vos ventes de capsules de 44% que vous vous sentez obligés de gaspiller tout ce papier, toute cette belle encre, tous ces frais postaux juste pour ne pas combattre la déshydratation dans le monde hein ? Je n'ose imaginer la tête de la newsletter de mon vendeur de sex toys préféré tiens, puisque George le bien nommé a aussi fait grimper ces ventes là, ça promet, que de pétillances, que d'enjolivements de la prose, que de vanteries sur le toucher de la matière, tout ça pour un gode imitation Rocco Sifreddi, peut être qu'ils vont en faire des caisses eux aussi ?


Alors donc voilà ma requête : arrêtez de m'envoyer des publicités et des magazines luxueux sur du papier extrêmement coûteux même si biodégradable - on peut l'espérer en tout cas - documentations fort évitables et entièrement axées sur votre autopromotion caféière ; ce serait très aimable de votre part. Avez-vous déjà entendu parler de newsletters virtuelles très économiques et ne mettant pas en péril mon ami le végétal ? Et peut être ainsi ferez-vous des économies que vous pourriez replacer je ne sais pas moi, dans la diminution des frais de livraison et dans la recherche d'autres procédés de conditionnement que la capsule métallique ?


Ce ne sont que quelques modestes propositions, et ne vous inquiétez pas tant que vous garderez George, je continuerai à boire votre café (et si un jour George nous quittait pour des publicités sur le traitement des flatulences, pensez à Javier Bardem ou à Viggo Mortensen, ça le ferait aussi en ce qui me concerne).


Cordialement,

Cette bobof de Suzy Dumeur.

par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs communauté : Intime et décalé
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Vendredi 12 décembre 2008
La semaine dernière - genre je vais vous raconter ma life - une amie et collègue qui se reconnaîtra facilement puisqu'elle s'appelle Caroline, me demande si je veux participer à une chaîne. Moi les yeux écarquillés je me dis "ça y est elle va me refourguer une de ces conneries qui polluent le web et que si t'y réponds pas et que tu le fais pas passer à 12 000 noms dans ton carnet d'adresses, ta famille va périr dans d'atroces souffrances".

Pourtant pour avoir la peau des Dumeur faut quand même y aller.

Bref, je me rassure quand elle me dit que la dite chaîne concerne la lecture, et que le but est d'envoyer un livre à une personne sur une liste, puis de donner cette liste à 6 lecteurs de son entourage pour finalement recevoir 36 bouquins dans sa boîte aux lettres.

Facile me dis-je, uiuiuiuiuiui très facile !

Sauf que ça n'est pas très évident de trouver autour de soi 6 personnes qui lisent. La faute à pas de temps, la faute à "je lis jamais de livres, que des revues pornos", la faute à "nan mais ça va pas et si on m'échange La Divine Comédie de Dante dédicacée par l'auteur contre un Harlequin où y'a même pas une scène de cul ???".

Et la faute surtout à "mais je connais pas 6 personnes qui lisent surtout qu'on a le même entourage je te ferai dire !!!!".

Donc je commençais à faire le deuil de mes 36 livres quand soudain...

Soudain ! Je tombe sur cette magnifique photo qui sauvera la littérature dans le monde, moi je vous le dis. Adieu la boîte à cons, adieu l'Internet dévastateur de vie sociale, adieu les dimanches passés à Ikéa, oui adieu à l'inculturation sévissant dans nos chaumières et grâce à qui hein je vous le demande ?




Quoi vous ne reconnaissez pas sa bouille d'amour ? Non seulement Tori écrit et lit beaucoup beaucoup de livres, mais en plus rien qu'à la regarder et on a envie de combattre l'infertilité des spermatozoïdes dans le monde.

En plus elle fait ses dédicaces au feutre rose.

Donc Tori si tu me lis, ce serait sympa de participer à la chaîne d'échange de livres, et comme tu as sûrement 36 de tes chefs d'oeuvres à refourguer, tu seras la bienvenue !

PS : non mais sans rire là, j'ai du mal à fourguer ma liste et je voudrai pas briser la chaîne et porter la poisse aux Dumeuriens alors y'a pas quelqu'un qui voudrait jouer dites ????


par Suzy Dumeur publié dans : The Tori Spelling show communauté : Intime et décalé
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Lundi 1 décembre 2008
Quand vous voyez Batatinha et que vous commencez à bien connaître son profil, vous vous dites « tiens le pas de bol, la déveine, la malchance ça doit être son rayon au Babatinha, conçu comme il est il doit avoir des tonnes d'histoires drolissimes à raconter, genre le top 10 de Vie de merde ! ».

Oui.

Mais non en fait, c'est que drolissime, truculent, ou même un brin comique, c'est pas du tout en boutique chez Batatinha. Mais pourtant il essaie. D'ailleurs sur ses bulletins de classe, je suis sûre que c'est noté partout en italique : « essaie, fait comme il peut mais... ».

Mais.

Alors Batatinha comme bon nombre de nos concitoyens a une chaudière. Et que celui qui n'a jamais eu de pannes de chaudière me jette la première pierre ; à une époque j'avais tellement de pannes, que mes collègues et mon boss étaient persuadés que j'avais une liaison avec un réparateur agréé. M'est avis qu'ils ont vu trop de pornos sur le sujet. Ca se voit qu'eux par contre n'ont pas eu de grosses emmerdes sur leur machine à eau chaude, parce que les Robert à queue de cheval grasse (je parle de cheveux hein) et consorts, très peu pour moi (il y en a peut être des mignons dans la profession je dis pas, ne m'attaquez pas les trolls de Chauffotruc, juste sûrement ils sont jamais venus par chez moi).

Mais je m'égare, passons à Batatinha qui raconte texto son histoire (en italique mes explications) :

Batatinha : « ah uiuiuiuiuiui de toute façon les garanties comme par hasard ça vous lâche hein alors un jour humhumhumhum (bruit de grattage de gorge) sur ma chaudière qui était garantie deux ans humhumhumhum (y'a tout un troupeau de chats qui essaie de sortir, ça miaule à tout va là dedans) et ben je devais déménager ah hum comment dire euh hum hum (ah ! y'en a un enfin qui a vu le bout du tunnel !) deux ans tout pile et pan ! »

Nous : « ????????????????????????????????????????????? »

5 minutes plus tard, nous, pendus aux lèvres de Batatinha, toujours dans l'expectative de la chute de l'année, ou tout du moins du récit de la fin de cette merveilleuse histoire presque sans paroles : « ????????????............................................ ».

Rien, rien, rien, absolument rien n'est venu, le néant intersidéral encore une fois avait commis un acte terroriste dans le crâne de Batatinha. Il était tellement concentré sur ses carottes râpées qu'il en a oublié son auditoire et sa chaudière qui jamais ne trouva la garantie.

Dommage qu'il ne soit pas cinéphile Batatinha. Il est des films muets qui en racontent beaucoup plus... sans rien dire.


par Suzy Dumeur publié dans : La minute de Batatinha communauté : Intime et décalé
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander

Humeuriens présents

 

grimmy-pisse.gif
Il y a  1  culottes de Tori Spelling actuellement sur ce blog

Calendrier

Décembre 2008
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

Humeurs en photos

En cas d'humeurs

Ici on ne lâche pas ses coms ! Y'a des articles qu'on peut commenter, et d'autres pas, à vous de vous démerder pour les trouver ! Enfin quand même y'a celui-là où on peut raconter des trucs...

Humeurs en photos

Humeurs des autres

Syndication

  • Flux RSS des articles
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus