Finalement le père Noël est passé et Attila le Hun a vu que dalle sur le bel emballage des cadeaux, et mon père a deviné encore plus que d'habitude ce qui pouvait
bien se cacher sous le papier, surtout quand y'a le goulot qui dépasse fortement. Il est fort mon papa c'est incroyable. Il était 9 heures du mat' et je me demandais bien comment allait se
dérouler le fameux repas de Noël. Je sais pas comment ça se passe chez les autres Portos, mais nous chez les Dumeur, depuis des décennies on zigouille de la Morue. Enfin celle-ci est déjà morte
depuis longtemps puisque ça fait déjà une bonne dizaine qu'elle trempe dans de l'eau qui pue dans la cuisine.
Ma mère surtout contribue à cette tradition Dumeurienne, elle fait des accras de Morue à chaque réveillon de Noël, mais comme la veille on était tous malades, du coup elle
les a pas confectionnés avec ses petites mains potelées, mais elle a promis qu'elle les feraient pour le repas de Noël. Moi je sais pas pourquoi, je l'ai pas crue. Oui je sais je suis une
mauvaise fille, ça fait belle lurette que je ne crois pas les conneries que me racontent mes parents que voulez-vous ; ça s'appelle grandir il paraît.
Et j'ai eu raison bordel. J'ai fais comme si j'allais me recoucher et pis sournoisement, vers 10 heures, je me suis relevée et là là LA je vous le donne en
mille petit lecteur crédule : ma maternelle aussi était allée se repieuter. A sournoise sournoise trois quart, il avait raison l'autre nabot : c'est GE-NE-TI-QUE.
Moâ : putain PUTAIN MAIS C'EST PAS VRAI, OU C'EST QU'ELLE EST PASSEE, FAUT AU MOINS 3 HEURES POUR FAIRE LES ACCRAS !!!!!
Mon frère : bah à ton avis ? Elle roupille...
Môa : MAIS JE VAIS LUI PETER SA TELE BORDEL !!!! JE...
Ma mère : c'est même pas vrai, je dormais pas !!!! Je faisais le lit c'est tout !!!!!
Môa : TU VAS PAS ME LA FAIRE HEIN, PAS A MOI, T'AS PAS FAIT LE MENAGE DEPUIS LE DERNIER PASSAGE DE L'ASSISTANTE SOCIALE, JE TE CONNAIS TROP, C'EST MOI QUI
T'AI FAITE OUBLIE PAS !!!!!
[Traduction du traducteur : des fois c'est les enfants qui font les parents, surtout quand
ceux-ci sont incapables majeurs et incapables aussi de se tirer les mains du cul en toutes circonstances, comme de faire des pasteis de bacalhau en temps et en heure et que ça fait 45 ans que ça
dure]
Ma mère : y'en a pour 5 minutes, ça va on se calme...
4 heures, 1 bouteille de Chivas et 1 bouteille de vinho verde plus tard... 15H30 pétantes.
Mon frère : oué ça y est elle a terminé le dernier pasteis (accras pour les non initiés), on va pouvoir manger !!!! Oué !!!
Môa : [aussi fraîche que la Morue pendant son séjour dans la cuvette et avant d'être ébouillantée par les bons soins de ma mère] : zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz...
Quelques 2 bouteilles encore plus tard, non divisées par le nombre de convives...
Mon frère : [traduction du traducteur : passablement éméché d'autant qu'il a AUSSI dévoré une boîte de Mon Chéri, et le Mon Chéri c'est fatal] REGARDE ATTILA, REGARDE !!!!!!!!! [traduction du traducteur : mettant la croûte du gratin de Morue à la mode de Porto, sur son avant bras] J'AI
UN CANCER DE LA PEAU, JE VAIS MOURIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIR !!!!!! [traduction du traducteur : l'un de mes oncles, frère de mon père donc, vient de mourir d'un cancer de la
peau tout métastasé de partout].
L'assistance : ??????????????????????? [l'air médusé comme si quelqu'un avait en plus pété à son enterrement en le traitant de gros con]
Moâ : putain j'aurai jamais osé la faire celle-là !!! A peine refroidi bordel !!!! Donévarant... euh donéravant, tu seras mon maître à penser mon Frère ! Avec un F majuscule,
comme pour la Morue !!!!
Mon Frère : oué la Morue, j'en ai une en face de moi !!!!!!!!!!!!!! [en parlant de ma chienne de soeur ; bizarre qu'on ait pas pensé avant à la surnommer comme ça, ça
lui va comme un gant pourtant]
Moâ : MORUE MORUE MORUE !!!!! [adressant la parole pour la première fois depuis 6 mois à la possesseuse du surnom, c'est la magie de
Noël qui est rentrée en dedans de moi et moi je sais pas résister à tout ce qui rentre à l'intérieur de... bref].
Attila : [l'air inquiet et chuchotant à l'oreille de sa Morue de mère comme seule une enfant de 6 ans sait le faire, très discrètement donc] Maman c'est vrai que t'es
une Morue ?
Oui et c'est pas peu dire petite Attila. Et c'est génétique, comme il l'a dit l'autre. On peut rien y faire. T'auras beau te battre et piccoler pour oublier, ça te rattrapera un jour,
inévitablement.
La Morue c'est plus fort que toi !
[Entre crochets et en italique les pensées et notes du traducteur]
Môman : ah au fait ! j’ai oublié de te dire ! il faut qu’on passe à la FNAC vite fait, y’en a pour 5 minutes ! [bordel c’est dingue Noël ça tombe drôlement tôt cette année, ils auraient pu prévenir quand même ! C’est tous les ans pareil, personne ne pense à me le dire !!!! Bah voilà j’ai pas eu le temps d’acheter les cadeaux, mon emploi du temps est hyper serré entre les visites chez le médecin, les Feux de l’amour et les siestes !!!!!]
Moâ : [je ne dirai rien c’est la trêve, je ne dirai rien, je ne dirai…] bon ben je suppose qu’il va falloir que j’achète aussi MES PROPRES CADEAUX !!!! C’EST PAS GRAVE !!!!!!! MOI AUSSI JE FAIS DES EFFORTS, JE NE VAIS PAS GUEULER J’TE JURE !
Môman : ah oui et pendant que tu y es, faut que tu prennes aussi ceux de ta sœur, elle a fait une liste, tiens !
[Traduction du traducteur : ça fait 7 mois que je n’ai pas échangé un seul mot avec « ma chienne de sœur », et encore moins des cadeaux]
Moâ : [je ne dirai rien c’est la trêve, je ne dirai rien, je ne dirai rien]
2 heures plus tard, queue à la FNAC y comprise avec tous les blaireaux hystériques qui s’y prennent à la dernière minute, et dont je fais désormais partie, arrivée à la casa Dumeur. Il est 19H environ.
Môa : bah quoi C’EST QUOI CE BORDEL y’a rien de prêt, RIEN RIEN ! [je ne dirai rien c’est la trêve, je ne dirai rien, je ne dirai rien] QU’EST CE QU’ON VA BOUFFER CE SOIR C'EST LE REVEILLON QUAND MEME ??????
Môman : oh ben tu sais, on est tous malades, on a pas eu le temps, on était chez le médecin cet après-midi.
[Traduction du traducteur : on et tous = mon frère, larbin polyvalent censé aussi préparer TOUT le repas du réveillon TOUT SEUL]
Moâ : [je ne dirai rien c’est la trêve, je ne dirai rien, je ne dirai rien] je vais vous donner un coup de main, OK [je ne dirai rien c’est la trêve, je ne dirai rien, je ne dirai rien]
2 heures plus tard…
Bilan des comptes :
Moâ =
- mis la table pour 6,
- décongelé tous les crustacés frais venant de chez le poissonnier en forme de congélateur,
- fait cuire tous les petits fours à saucisse,
- emballé tous les cadeaux achetés à la FNAC DONT LES MIENS (j’ai même pensé à retirer les prix),
- aidé mon père à reconnaître un brocolis cuit,
- sorti les bouteilles de vin de la cave,
- déballé tous les autres trucs frais habituels (saumon fumé, œufs de lompe…), -
- foutu un coup de pied au cul du Beagle fou ayant la fâcheuse habitude de sortir sa longue langue tout le temps afin de comprendre son environnement et si possible dans les écrevisses,
- mis un lave vaisselle à tourner,
- lavé la vaisselle ne pouvant pas aller dans le lave vaisselle
- disposé tous les plats, condiments, pinards, pains sur la table,
- ….
Mon frère, Attila le Hun ma nièce et ma chienne de sœur = 28 bêtisiers vus sur sur le Net ;
Mon père = 2 brocolis cuits + 1 bout de Morue ;
Ma mère = 1 beurre sorti du frigo.
J’ai gagné. Enfin je crois. Enfin je suis pas sûre au final ???
Môman : j’ai oublié de te dire, il y a encore des cadeaux à…
Moâ : AH NON BORDEL !!!!!!!! TU M’AS FAIT COUVRIR MES PROPRES CADEAUX QUAND MÊME !!!!!!!! ET CEUX DE MA CHIENNE DE SŒUR, CA SUFFIT LA !!!!!! TIRE-TOI LES MAINS DU CUL UN PEU !!!!!
Môman : on avait dit qu’on ne s’engueulerait pas, T’avais dis qu’il fallait pas qu’on s’engueule !
Moâ : …………………………………………………………………………….. je vais me coucher.
Je redescends une heure plus tard, pour poser MES cadeaux au pied du sapin et CEUX de ma chienne de sœur. Je surprends ma génitrice en train d’essayer de faire tenir une bouteille de vin dans une pochette cadeau à DVD. Elle met un bout de scotch et hop ! ni vue ni connue, c’est comme si le goulot ne dépassait pas d’au moins 7 centimètres.
Môman : Attila va savoir que le père Noël n’existe pas, elle va reconnaître que c’est moi qui ait emballé les cadeaux CE SERA TA FAUTE !!!!!!!!!!!!!!!
Moâ : [je ne dirai rien c’est la trêve, je ne dirai rien, je ne dirai rien]
A suivre...
Chez les Portugais la Morue est tellement reine qu'on lui met même une majuscule. Et chez les Dumeurs elle
fut tellement à la fête en ce jour béni de Noël, que plusieurs articles en son honneur ne sont que la moindre des choses.
Les hostilités cabillaudesques ont commencé quelques jours avant le réveillon…
Môman : MAIS POURQUOI POURQUOAAAAAAAA TU NE VIENS PAS A NOËL, JE VEUX SAVOIR
POURQUOAAAAAAAAAAAAAAAAAAA…
Moâ : bah si je viens à Noël, je reste pas longtemps c’est tout…
Môman : MAIS POURQUOAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA T’AS TROUVÉ D’AUTRES GENS HEIN TU NOUS AIMES PLU HEIN C'EST CA, LE SANG DE
TON SANG, LA CHAIR DE TA…
Moâ : TAAAAAAAAAAAAAAAA GUEULE !!!!!!! ET PIS D’ABORD QUAND ON VEUT PAS CONNAITRE LA REPONSE ON POSE PAS LA
QUESTION !!!!! TU VEUX SAVOIR POURQUOI JE VAIS TE LE DIRE MOA !!!!!
Môman : ……………………. ??????????????????
Môa : PARCE QUE TOUS LES ANS C’EST LA MEME CHOSE, VOUS ME FAITES CHIIIIIIIIIIIER, A TOUTES LES FETES C’EST PAREIL AUSSI, VOUS ME FAITES
CHIIIIIIIIIIIIER, DEPUIS MA NAISSANCE VOUS ME FAITES CHIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIER !!!!!!! TIENS VOUS ME FAITES CHIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIER !!!!!!!!!!!!!
Môman : (larmes méditerranéennes c’est à dire en abondance et très salées, avec la lèvre lippue qui tremble)
Môa : ben oui c’est comme ça et c’est pas la peine de chialer !!!!!
Môman : je t’ai donné la vie, j’ai fais tout ce que j’ai pu pour toi et là regarde comment tu me traites !!!!! Tu seras tranquille quand ton père et moi seront
MOOOOOOOOOOOOOOOOOORTS !!!!
Môa : essaie pas la culpabilité ça marche pas ! Ah pis tiens, si vous donniez une bonne image de vous avant de crever, c’est y pas une bonne idée ça hein ???? Il
est encore temps de changer l’épitaphe !!!!!!!!
Môman : bouhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !
Môa : très constructif. Bon je te dis au 24 hein !
Môman : attends… steuplaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit !!!!!!
Après moult tergiversations et menaces de mort sur sa télévision, j’obtiens ce qui j’espère va devenir une tradition dumeurienne : la trêve des Morues. Comme Israël et la Palestine en plus
long, 2 jours par mois pas de violences verbales infantiles et gratuites envers qui que ce soit, et surtout pas les plus faibles.
A suivre...

ATTENTION !!!! Comme je suis très très en colère, il est possible que certains mots ne dépassent pas ma pensée mais qu'ils
puissent engendrer une surdité précoce chez les moins de 50 ans, ou pire, représenter un modèle de fureur grossière pour les générations à venir. Petits nenfants écartez-vous de l'écran !
On utilise souvent le mot "merde" pour qualifier une oeuvre minable ou fort pourvue de gros défauts en tout genre, moi je trouve que c'est pas gentil pour la merde parce que quand même, à
l'origine le caca c'est plein de bonnes choses qu'on a ingérées avec plaisir à l'autre bout, et même que quand on marche dedans du bon pied, ça porte bonheur. Donc "Steak" ne mérite même pas un
tel qualificatif. Même pas. D'ailleurs il ne mérite rien, et je me demande pourquoi je m'abaisse à écrire un semblant de prose sur ce machin inexistant ? Si je sais pourquoi en fait, parce que
mon médecin m'a dit de ne pas retenir ma colère, ça m'enrhume ; de péter un câble c'est exutoire il paraît, ou un truc dans le genre qu'il a dit mon doc.
Je ne vous résumerai pas le contenu du "film" non plus, tout simplement parce qu'il n'y a pas d'histoire, d'ailleurs il n'y a rien dedans à part des "acteurs" pourraves et une "musique" pourrave,
et un "réalisateur" fort mécompris car je pense que peu de gens appréhendront à quel point il est en colère lui aussi (sauf que lui il retient son caca) et que son chef d'oeuvre est un cri contre
notre société de merde qui interdit la clope dans les lieux publics, l'alcool au volant, mais qui fait par contre des grosses promos pour la chirurgie esthétique et nous pousse tous à devenir des
veaux en troupeau ; oué vraiment notre société est trop pourrie hein, vas-y crie Quentin, fais le sortir ton caca !
Le plus énervant dans l'histoire quand même, mis à part que ce truc ne ressemble à rien et même pas à un étron, c'est que les gros intellos journaleux comme ceux qui travaillent aux "Cahiers du
cinéma" ont crié au chef d'oeuvre universel, le comparant même à un nouvel "Orange mécanique". Et si finalement "Steak" n'était qu'un piège à culs serrés pétant la rose prout prout et très très
imbus de leur opinion visionnaire ? Alors là je dis chapeau les gars, et surtout n'oubliez pas de marcher dedans.

J'aime bien raconter le contexte dans lequel j'ai vu les films, et en l'occurrence celui dans lequel je ne les ai pas vu ! Car j'ai mis un sacré bout de temps à voir
celui-là, les structures cinématographiques dans ma chère ville étant ou avides de pognon et de films faciles, ou le nez pincé voire le cul serré depuis la pseudo époque intello masturbatoire de
la Nouvelle Vague. Pas évident de reluquer mes péloches tant vantées dans mon Mad biblique ; il en fut ainsi pour "A l'intérieur" également dont j'attends impatiemment la sortie DVD. Bah oui
parce que moi je suis encore trop bête pour télécharger illégalement à tout va, je crois encore à la magie du grand écran et j'aime plus que tout au monde le désir mêlé de frustration à l'attente
d'un film dans ma boîte de location préférée... Je sais que je n'ai pas d'avenir vu l'essor fulgurant du Net et de ses joyeusetés, et je finirai probablement vieille conne que voulez-vous...
Mais en attendant, Abandonnée ça donne quoi ??
Marie débarque de sa Californie ensoleillée en Russie en plein hiver ; cela fait plus de 20 ans qu'elle est obsédée par ses origines et enquête sur ses géniteurs qui l'ont abandonnée à la
naissance. Il semble que sa quête obtienne quelques résultats puisqu'un notaire lui fournit son acte de naissance, la photo de sa mère ainsi que le titre de propriété de la maison familiale -
paumée dans la campagne russe - dans laquelle personne n'a jamais mis les pieds depuis 40 ans, âge de Marie. La mère de celle-ci aurait péri dans des circonstances très violentes...
Dès le début du film on se sent saisi d'une angoisse diffuse et on se demande s'il faut continuer le visionnage... Touts les éléments dégagent un je ne sais
quoi de malsain, que ce soit la campagne russe, ses habitants inhospitaliers et pire, la fameuse maison familiale où les personnages principaux vont se retrouver cloïtrés, la bicoque devient même
la principale actrice. L'histoire est assez tordue, elliptique et bourrée de symboles, le tout baignant dans des effets spéciaux pour le moins gores, voire insoutenables de par leur réalisme,
j'en veux pour preuve le "règlement de comptes" paternel avec les cochons sauvages (à ce titre Hannibal peut aller se rhabiller) ou encore la tentative de noyade du nourrisson dans
l'auge.
A cause de tout cela, et parce que le film est tout simplement très bon et le réalisateur (encore un espagnol ! Hé ho les français quand est-ce qu'on se tire les mains du cul hein ???) promis à
une très belle carrière, je vous conseille humblement de le voir deux fois d'affilée (et plus si affinités, c'est votre problème), plein de détails ultra importants prennent ainsi une ampleur
méritée. Et on comprend mieux le tout.
La fin également est brillantissime de noirceur et de cynisme, un vrai film de Noël à méditer en famille pour la voix off de la fille de Marie parlant posément sur les joies et bénéfices à être
abandonné ! Tout est relatif effectivement ; vu comme ça...

Allez aujourd'hui c'est trêve des morues chez les Dumeurs, alors ça c'est cadeau et ça me fait plaisir ! Voui mon petit Will Smith tu es une légende malgré le
massacre du livre, et même que tu donnes envie de dormir dans une baignoire froide avec un berger allemand, c'est dire venant d'une petite bourgeoise comme moi détestant le camping.
Déjà que dans Ali c'était dur de garder son calme devant ton épaisseur sensuelle (oui une épaisseur ça peut être sensuel, ça dépend du truc épaissi en l'occurence), ça changeait du gringalet du
Prince de Bel Air pour sûr ! Le petit Will se transformait en félin, gracieux et massif sur un ring... Miaouuuuuuuuuuuuuuuu...
Allez sur ce joyeux Noël et la paix sur terre dans une baignoire !

La chute ou "Der untergang" retrace les derniers jours d'Hitler, enfermé dans son bunker tandis que Berlin se fait massacrer par les Russes, il est entouré par ses
fidèles, sa future femme, sa dernière secrétaire, ses généraux et proches collaborateurs, et tout ce petit monde là va aussi pâtir de la chute du fürher, certains complètement fanatisés, d'autres
terrorisés par l'ambiance haineuse instaurée par l'ancien chancelier dans ses derniers instants...
Comme d'habitude, les polémiques vont bon train quand un sujet toujours aussi brûlant 60 ans plus tard, est traité. Pourtant les Allemands ont eu les couilles de le faire, ne laissant pas une
autre nationalité sonder le ventre de la bête, et faisant par la même leur mea culpa. Polémique car Hitler est montré comme il était : un être humain, et c'est cette dimension réaliste et pour
une fois non diabolisante, qui glace les sangs à chaque plan le filmant. Sans vouloir diminuer l'ampleur de son comportement destructeur et haineux, le réalisateur filme sa cour pratiquement
toute acquise à sa cause, et l'on prend conscience que cette incroyable ascension pour un bonhomme finalement très banal (et très mythomane et très paranoïaque), ne se serait pas faite sans
toute une clique de personnalités toutes aussi aberrantes et fanatiques. Les Goebbels par exemple déciment leurs 6 enfants dans un climat froid et austère, l'aînée luttant pour sa vie et
n'entraînant aucune compassion de sa mère bien aimée, et celle-ci jugeant qu'ils n'ont aucun avenir sans le national socialisme... Une vraie démonstration de l'embrigadement nazi dans lequel les
plus fervents défenseurs se sont eux-mêmes liés.
Le final du film est des plus insoutenables, entre les violents suicides, les exécutions froides et futiles d'un régime trop fier pour reconnaîtres ses actes haineux, les actes
désespérés de médecins tentant de faire leur métier dans un Berlin dévasté et dégoulinant de sang, et les milices du petit peuple encore fanatisé malgré les tirs d'artillerie russes, se balladant
pour faire justice avec des rouleaux de corde toujours prêts... "La chute" ne vous laissera pas dormir tranquille après sa vision.
On a donc reproché au réalisateur de montrer Hitler comme l'un de nos congénères, pourtant tout le monde sait que les monstres n'existent pas. Et dans la description de son caractère jusqu'au
boutiste, entier et ambitieux, on reconnait parfois dans ce comportement, certains de nos semblables, proches ou lointains, vivants ou morts, et c'est ça finalement qui dérange, c'est que ça
ne s'arrêtera jamais, et qu'il y aura toujours des simili d'Hitler partout dans le monde.
Retenons la leçon mais ne focalisons pas sur lui, ouvrons les yeux grand grand sur ses futurs remplaçants.
Des humains tuant des humains.
La Moule de bronze ce soir revient très justement à "blog de moules en collant", je savais pas qu'on pouvait mettre autre chose que des culottes à ces trucs là ? Bah oui mais chuis trop académique moâ, pourquoi pas effectivement des collants et carrément un blog dédié à la cause ?
La Moule d'argent est attribuée à "moulle pilue" ou encore "moule pilue", ces mots clés ont été tapés deux fois dans la même semaine, je me dis que le gars ne sait pas encore bien ce qu'il cherche. Une moule à piles peut être ??? Encore plus bizarre, la Moule d'or pour "moules à tete plombée", franchement j'ai beau être une aventurière du mot clé dans Google, je ne vois vraiment pas ce que ça peut être ce truc là. J'hésite franchement... Allez je suppute : une moule avariée qui se serait suicidée une balle dans la tête le soir de Noyel ??? Ou une moule brune qui aurait du plomb dans la tête à force de regarder Arte ou de lire Les cahiers du cinéma ? Hein qui es tu petite moule à tête plombée ??
En tout les cas surtout un joyeux Noël à toutes les moules de la planète, et surtout surtout à leurs avides consommateurs sur Google, viendez par chez moi !

Tout le monde sait que j'attendais ce film en me pourléchant les babines. Ca doit faire une décennie que j'ai découvert le bouquin et franchement c'est l'un des
plus passionnants que j'ai lu, avec une fin ultra pessimiste pour notre espèce. Chouette, chouette, chouette me disais-je ! Le livre lui-même est entré dans la légende. Oui mais voilà, il m'est
impossible de critiquer le film sans la lumière du roman... Aïe aïe aïe !
En 2009 on annonce l'éradication du cancer grâce à un nouveau vaccin. Robert Neville éminent chercheur en virologie (ayant même fait la couverture du Times), intervient quelques semaines plus
tard quand les immenses progrès annoncés s'avèrent à double tranchant : certaines personnes vaccinées et guéries du cancer, montrent de sérieux symptômes ressemblant au virus de la rage... Cette
nouvelle maladie va se propager à l'échelle mondiale - New York constituant son épicentre - et ravager l'espèce humaine, les contaminés se transformant en vampires ultra agressifs et sans
aucun comportement "normal". Neville, mystérieusement immunisé, devient le seul être humain vivant sur toute la côte ouest américaine, voire dans l'univers tout entier...
N'est-ce pas que ce pitch fait baver ??? Imaginez un seul instant le désarroi et l'horreur, après avoir perdu tous ses semblables dont les très proches, dans lequel
peut être plongé un homme, seul survivant de toute l'humanité après 3 années passées seul avec un chien, et ayant perdu tout espoir de parler un jour à un humain ! Le film rempli complètement
cette part là du marché dans le quotidien angoissant de notre héros, le clébard n'existe pas dans le livre mais il ajoute une dimension dramatique supplémentaire à la vie esseulée de Neville
; et celui-ci se montre sous un jour pathétique, dépressif, à la limite du pétage de câble, gardant l'infime espoir ténu de trouver un jour un vaccin à ce virus destructeur. Mais à la
moitié du film on se demande "à quoi bon ???" et le personnage principal de se poser la même question... Will Smith est d'ailleurs formidable dans son interprétation, touchant dans le rôle du
père de famille voulant à tout prix protéger ses ouailles mais les poussant involontairement vers la mort... Il faut le voir raconter sa passion pour Bob Marley ou commencer à engager la
conversation avec les mannequins qu'il a lui même disposés dans les lieux publics où il se rend. Vraiment du très très bon boulot d'acteur !
Le reste est aussi très réussi mais je ne peux pas m'empêcher de penser au livre, et là franchement c'est un vrai massacre : attention je vais livrer quelques intrigues, si vous ne voulez pas
savoir, ne continuez pas ! On oublie le berger allemand OK, il a vraiment sa place Rintintin. Par contre difficile de faire l'impasse sur la profession de Neville dans le film, véritable maillon
de l'histoire ; dans le bouquin le survivant lisait tout ce qu'il pouvait pour s'adapter aux agresseurs et était un simple quidam, pas un brillant chercheur voulant sauver le monde. Ensuite
le personnage féminin introduit à la moitié du film (avec un jeune garçon !) n'a pas du tout mais alors PAS DU TOUT le même rôle ! Ca change toute l'histoire et on se sent trahi par la
pseudo adaptation du livre.
De même les créatures n'ont rien de novateur, on dirait un mix entre "Le retour de la momie" (ou "la momie" tout court, je sais plus, je me le mate pas plusieurs fois par an çui là !!!) et les
contaminés furieux de "28 jours plus tard" (avec un petit peu de "Blade 2" tiens), les effets spéciaux sont limites pourraves en ce qui les concerne (par contre la restitution de New York post
apocalypse c'est du wouaaaaaaaaaaaaah !), alors que dans le bouquin encore une fois, ce sont de simples êtres humains transformés en vampires - sans costume gothique donc - dont les "femmes"
tentent toutes les nuits d'attirer Neville à l'extérieur par des poses hard et aguicheuses... Rien à voir avec les chauves décrépies du film !
Et je vous le donne en mille : y'a un putain de happy end à la fin. Alors que "Je suis une légende" livre, bouleverse tous les codes habituels par une fin ultra pessimiste et désespérée
pour l'humain, mais sociologiquement, philosophiquement, scientifiquement et tout ce que vous voulez d'autres, des plus intéressants et bouleversants pour un futur subsistant tout de même sans
l'homme. Une vraie claque. Voilà, l'adaptation du roman est complètement ratée mais le film est assez bon malgré tout, surtout si on est pas un fan complet du genre, où là on ressort avec
une sensation remâchée de déjà vu.
Et pour finir, je ne peux pas m'empêcher de retranscrire la fin du bouquin, bien sûr si vous ne l'avez pas lu barrez-vous !!!! Et
achetez-le, c'est de Richard Matheson et ça existe en livre de poche.
"Robert Neville considéra le nouveau peuple de la Terre. Il savait qu'il n'en faisait pas partie. De même que les vampires, il était pour eux une
abomination, un objet de sombre terreur qu'il fallait détruire. Une pensée lui vint alors, et il s'esclaffa malgré la douleur.
Son rire s'acheva en quinte de toux. Il se retourna et s'appuya au mur pour avaler les pilules. La boucle est bouclée, songea-t-il tandis qu'un engourdissement ultime s'emparait de ses membres.
Une nouvelle terreur a emergé de la mort, une nouvelle superstition a conquis la forteresse inexpugnable de l'éternité.
Je suis une légende."
Ce matin j'avais à mes côtés dans le bus un énorme cafard gluant et plombant qui n'arrêtait pas de ricaner en voyant ma tronche déconfite pré-fêtes. Gros con.
Surtout qu'il avait déjà passé la nuit avec moi et une bonne partie du week end aussi. Autant depuis ma tendre enfance mes compagnons ont toujours été sinistres voire en état de décomposition
avancée, autant le gros con de cafard n'est pas le bienvenue et ne l'a jamais été même si fidèle, mais de temps en temps il me colle encore plus l'enfoiré. Sutout quand tout le monde ou presque
s'extasie sapin sous le bras, et que moi je demeure en reste par la force dumeurienne des choses. Parce que oui, toute cynique et toute anti guimauve que je suis, j'aimerai bien un tout petit peu
pour une fois, participer à l'hystérie collective de joyeuseté obligatoire, rien que pour oublier deux secondes mes gènes plombés et mes séquelles familiales.
Mais j'en ai fais mon deuil. Il y a pire dans la vie je sais, comme de crever la dalle à côté d'une épicerie fine ou mourir congelé sous un carton d'édredon, mais pour une fois
QUAND MEME j'aurai bien aimé jouer la comédie du bonheur moi aussi. Alors quand l'autre gros con s'est assis à côté de moi et que j'ai vu Will Smith sur une
grande affiche, j'ai bien cru que j'allais être sauvée. Depuis que je suis môme, je me tire avec des hordes de loups-garous et des bandes de zombies, et je me dis encore quelle chance j'ai de les
avoir ceux-là. Vous trouvez peut être leur compagnie déplacée voire franchement glauque, ils peuplent peut être vos plus sombres cauchemars, mais moi je sais qu'à côté de ma mère, le grand Satan
himself a l'air d'une taffiole attifée d'une fourche rose bonbon mollasse.
Alors tout est relatif.
On m'a demandé souvent (plus trop maintenant, je ne me justifie plus) comment ça pouvait se faire qu'en tant que fifille j'aime les trucs épouvantables ; moi je ne trouve pas plus débile
d'aduler Dracula que de bichonner une Barbie Pouf, surtout que le prince des ténèbres m'a tirée pas mal de la merde réelle et que j'en connais pas beaucoup des Barbies qui pourraient
faire ça, vu qu'elles attendent toujours que Ken les délivrent du célibat ces grosses connes, et leur tirent aussi les mains du cul tant qu'il y est. Moi Dracula et sa clique démoniaque m'ont
plutôt fait découvrir un monde où il valait mieux compter sur soi même pour survivre, et en cas d'attaque d'aliens croyez-moi vaut mieux me connaître, j'en sais tout un rayon là-dessus en guise
de manuel de survie, tandis que celles qui ont joué à la Barbie Pouf et ben elles, elles crèvent la gueule ouverte après s'être faites violer par un Predator en plus. Sans préservatif et sans
préliminaires. Un peu comme au Macumba quoi.
Donc Will Smith ce matin trônait et moi j'essayais d'oublier ce gros cafard puant. Je sens que ce dernier ne m'a toujours pas lâchée et qu'il est près à s'immiscer dans la moindre de mes petites
failles béantes du moment, alors que je résiste pourtant. J'ai encore pas mis la main sur la bombe insecticide mais gageons qu'elle s'appelle Florence et qu'il va falloir que je fraye avec la
vermine en l'attendant. Mais heureusement j'ai Will Smith, seul humain survivant à l'extinction de l'espèce des Barbies Poufs et entouré dans sa solitude de créatures hostiles que
j'ai toujours pas vues dans la moindre bande annonce. Le rêve quoi. Seul sans ses congénères mais en très bonne compagnie de bébêtes belliqueuses.
Cette nuit je vais rêver à "Je suis Will Smith". Cette nuit moi aussi je vais être une légende. Et demain tu vas voir ta gueule grosse merde cafardeuse.


