Samedi 15 décembre 2007

american-haunting.jpg
Je discutais avec une copine l'autre fois au bar, qui me disait qu'elle avait une amie qui se foutait royalement de sa tronche dès qu'elle paniquait devant un film d'épouvante, sauf que la dite amie fait des attaques de trouille dès qu'elle voit une araignée. Une toute petite araignée. Même en film. Je ne sais pas pour les autres afficionados du genre, mais je crois que nous avons tous dans les spécialités de films, un truc insurmontable qui nous fout la pétoche, tout visionneur boulimique que nous sommes.

Moi ce sont les films avec le Diable, les démons, et toute la maudite clique. Dès que j'entends une respiration un peu asthmatique avec une porte qui claque au même moment, j'ai le trouillomètre à zéro, je me dis que ça va être ma fête et que Satan est parmi nous. A bientôt 35 ans il m'arrive de m'endormir encore avec la lumière en pensant à L'exorciste pour ne pas le nommer (mais aussi L'exorcisme d'Emily Rose, Amityville, le premier "Maison du Diable" et aussi L'emprise dans un autre genre), et y'a pas moyen de me calmer si ce n'est le petit jour qui pointe.

Y'a rien à y faire et aucun discours rationnel ne peut m'apaiser. Sauf que, en bonne vicieuse que je suis, je ne peux pas m'empêcher de voir ces pellicules là. C'est plus fort que moi. Ca me titille comme une môme devant l'étal de bonbons. C'est bon la trouille aussi z'avez pas idée... ça vous fait des guilis dans l'estomac et ça vous tourneboule les neurones. Alors je provoque ce genre de situations et j'étais dans cette optique là quand j'ai loué "An american haunting", surtout qu'en plus - et c'est encore meilleur pour le trouillomètre - c'est basé sur une histoire vraie.

De nos jours, une jeune fille court dans les bois, poursuivie par une force invisible et mystérieuse. C'est un cauchemar en fait, et sa mère la réveille avant de tomber sur un journal intime ancien, relatant l'histoire de la famille Bell. Au 19ème siècle, dans un petit village aux Etats Unis, la famille Bell va être assaillie par le malin, celui-ci s'acharnant sur la fille à peine adolescente...

Oué. Et ben j'ai tellement pas eu peur que là du coup, je suis en pétard. Enfin je pense qu'il ficherait un peu la trouille aux midinettes terrorisées qui sursautent en voyant un chat atterrir sur la caméra, mais moi il me faut quand même la grosse artillerie. En plus de même pas provoquer un guili guili dans le ventre, je me suis emmerdée platoniquement et c'était LAMENTABLE. Rajoutez à ça pathétique et minable tiens. Sissy Spacek et Donald Sutherland toujours impeccables habituellement, assurent à peine le minimum syndical ; la nénette supposée être possédée - Rachel Hurd-Wood - a déjà l'aspect bombasse et les lèvres siliconées qui vont avec alors question innocence pervertie par le méchant Diable, bonjour ! Elle a juste une expression du visage qui dit "buh je fais la muuuuuue !!!!".

Minable je vous disais, et encore y'a pire que le casting, c'est l'histoire : à peine une demie heure passée et déjà on suppute le pseudo retournement à 2 balles à venir, qui s'étire en longueur jusqu'à la fin. Pas une vraie histoire de possession démoniaque donc. Et les effets spéciaux à grands renforts de bruits et de musique énervée qui va avec, empêchent de piquer un roupillon bien mérité et ne font qu'exagérer le caractère déjà outrancier et bourré de pathos du film.

"An american haunting" est une arnaque, la jaquette vous fait saliver, le résumé de l'histoire aussi, et quand vous vous plantez dedans non seulement vous débandez, mais en plus il vous a refilé la chtouille. Vade retro, Satanas !!!!

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur communauté : Ciné Horreur
commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 15 décembre 2007

Je ne vous apprends rien, il y a des chansons qui inévitablement vous rappellent quelqu'un, quelque part ou quelque évènement ; dès les 3 premières notes de musique. Une foule de souvenirs comprise dans toute la vague infinie des émotions humaines vous submerge, pour le pire ou le meilleur, jamais pour le tiède. Les molles vous sifflotez vaguement dessus quand elles passent à la radio et déjà vous les avez oubliées, mais les vrilleuses de tripes elles, subsistent pour l'éternité et se rappellent à vous au moment où vous ne vous y attendez pas.

Moi j'ai décidé de provoquer le moment au moins une fois par jour en la glissant dans mon lecteur mp3. Il y a des morceaux que je ne zappe jamais, celui-là en fait partie. J'ai entendu cette chanson en sortant de mon sommeil diurne, toute folle d'être là et croyant rêver ; Rivoire venait de ranger sa terrasse pour congés annuels et les ouvriers en face parlaient bruyamment, d'ailleurs, elle devait passer sur leur radio.

Depuis, instantanément, dès que je l'entends, j'y retourne...

A J-23, je ne suis déjà plus là.




Au fait, j'avais oublié de dire que c'est "Littlest things" de Lily Allen, achetez l'album qu'il est bien !

par Suzy Dumeur publié dans : La vie, l'à mort, le cul communauté : Fourre-tout * inclassable
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Humeuriens présents

 

grimmy-pisse.gif
Il y a  2  culottes de Tori Spelling actuellement sur ce blog

Calendrier

Décembre 2007
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31            
<< < > >>

Humeurs en photos

En cas d'humeurs

Ici on ne lâche pas ses coms ! Y'a des articles qu'on peut commenter, et d'autres pas, à vous de vous démerder pour les trouver ! Enfin quand même y'a celui-là où on peut raconter des trucs...

Humeurs en photos

Humeurs des autres

Syndication

  • Flux RSS des articles
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus