
Oui bon ça va, je vois d'ici les esprits railleurs faire leurs brillantes remarques à mon sujet : "euh Suzy elle a maté un film pour gosses, euh la honteuuuuuuuuh
!!!!!". Hé ben OUI j'ai vu "La nuit au musée", j'étais en arrêt maladie, et moi quand je suis malade je retombe en enfance et je mange toute la
journée des tartines beurrées et du Benco c'est comme ça ; ça me rappelle le bon vieux temps où j'étais tout le temps malade et que je passais mes journées avec môman à jouer au Monopoly ou à
mater en roupillant "Les feux de l'amour" (oui on peut et "regarder" Les feux de l'amour, et dormir en même temps, ça n'est pas incompatible je vous assure).
Voilà je vous emmerde.
Larry galère un max dans sa vie, son ex femme le considère comme un looser instable et hésite de plus en plus à lui laisser leur fils en garde le week end ; mais heureusement tout va s'arranger
puisque Larry va dégotter une place de gardien de nuit dans un musée d'histoire naturelle où d'ailleurs bizarrement tous les précédents employés ont démissionné au bout d'une nuit de
travail. Larry ne va pas tarder à comprendre pourquoi, le dit musée se transformant en champ de bataille toutes les nuits, tous les personnages le peuplant reprenant subitement vie, et certains
se transformant littéralement en foux furieux...
Non seulement j'ai maté un film pour gosses mais en plus j'ai aimé, vous y croyez vous ? Bon d'abord c'est pas un Disney tout sirupeux et tout dégoulinant où ils
eurent plein de petits nenfants, c'est léger, frais et même très drôle, et surtout ça ne se prend pas au sérieux une seule seconde (pas comme les Disney qui vont sauver le monde de la famine et
de la guerre ça c'est sûr). Les seconds couteaux sont excellents et truculents, en particulier la clique des petits vieux anciens gardiens de nuit, retrouvant une seconde jeunesse dans ce climat
anarchique, mais aussi le cow boy (Owen Wilson) faisant une guéguerre puérile au chef romain. Par contre Robin Williams n'excelle guère en Théodore Roosevelt cucul et fade, et on se
fout complètement de sa future histoire d'amour avec Pocahontas ; tiens qu'est-ce que je vous disais, ça irait plus dans un Disney ça !
Mais bon au final, sans être complètement régressif et trash dans le style des Farrelly, La nuit au musée se laisse regarder avec beaucoup de plaisir, et tout ça sans tomber dans la fable morale
et rose bonbon pour les petits nenfants qui sont trop cons pour comprendre la subtilité des grands sentiments (promis, à ma mort j'arrête de radoter et de prendre toujours les mêmes cibles). On
se fend la poire à voir un méga tyrannosaure osseux courir comme un petit caniche après son nonosse, et on espère absolument rien d'autre.
Ca sert aussi à ça le cinéma.
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Humeurs des autres