Lundi 1 décembre 2008
Quand vous voyez Batatinha et que vous commencez à bien connaître son profil, vous vous dites « tiens le pas de bol, la
déveine, la malchance ça doit être son rayon au Babatinha, conçu comme il est il doit avoir des tonnes d'histoires drolissimes à raconter, genre le top 10 de Vie de merde ! ».
Oui.
Mais non en fait, c'est que drolissime, truculent, ou même un brin comique, c'est pas du tout en boutique chez Batatinha. Mais pourtant il essaie. D'ailleurs sur ses bulletins de classe, je suis sûre que c'est noté partout en italique : « essaie, fait comme il peut mais... ».
Mais.
Alors Batatinha comme bon nombre de nos concitoyens a une chaudière. Et que celui qui n'a jamais eu de pannes de
chaudière me jette la première pierre ; à une époque j'avais tellement de pannes, que mes collègues et mon boss étaient persuadés que j'avais une liaison avec un réparateur agréé. M'est avis
qu'ils ont vu trop de pornos sur le sujet. Ca se voit qu'eux par contre n'ont pas eu de grosses emmerdes sur leur machine à eau chaude, parce que les Robert à queue de cheval grasse (je parle de
cheveux hein) et consorts, très peu pour moi (il y en a peut être des mignons dans la profession je dis pas, ne m'attaquez pas les trolls de Chauffotruc, juste sûrement ils sont jamais venus par
chez moi).
Mais je m'égare, passons à Batatinha qui raconte texto son histoire (en italique mes explications) :
Batatinha : « ah uiuiuiuiuiui de toute façon les garanties comme par hasard ça vous lâche hein alors un jour humhumhumhum (bruit de grattage de gorge) sur ma chaudière qui était garantie deux ans humhumhumhum (y'a tout un troupeau de chats qui essaie de sortir, ça miaule à tout va là dedans) et ben je devais déménager ah hum comment dire euh hum hum (ah ! y'en a un enfin qui a vu le bout du tunnel !) deux ans tout pile et pan ! »
Nous : « ????????????????????????????????????????????? »
5 minutes plus tard, nous, pendus aux lèvres de Batatinha, toujours dans l'expectative de la chute de l'année, ou tout du moins du récit de la fin de cette merveilleuse histoire presque sans paroles : « ????????????............................................ ».
Rien, rien, rien, absolument rien n'est venu, le néant intersidéral encore une fois avait commis un acte terroriste dans le crâne de Batatinha. Il était tellement concentré sur ses carottes râpées qu'il en a oublié son auditoire et sa chaudière qui jamais ne trouva la garantie.
Dommage qu'il ne soit pas cinéphile Batatinha. Il est des films muets qui en racontent beaucoup plus... sans rien dire.
par Suzy Dumeur
publié dans :
La minute de Batatinha
communauté :
Intime et décalé
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Humeurs des autres