J'ai voulu aller voir Silent hill au cinéma en mai 2006 et manque de
pot le cinéma où je suis allée l'avait déprogrammé. Comme une malpropre je suis retournée chez moi penaude, en promettant que je me vengerai. Et bien je ne croyais pas si bien dire, Silent hill
parle de vengeance. Sharon est une fillette somnambule qui appelle le nom de Silent hill à chacune de ses crises, celles-ci la mettant de plus en plus en danger. Sa mère décide alors, désespérée,
de trouver la vérité sur les lieux maudits de cette ville fantôme...
Je ne vous parlerai pas du jeu, j'ai du y jouer 13 minutes, le temps d'éviter une apoplexie. Les jeux vidéo avec des monstres, des fantômes ou des zombies me terrorisent, et je n'y joue plus car je tiens à ma santé cardiaque. Et à la tranquillité de mes voisins parce que je braille comme une dératée dès le générique. Alors je ne sais pas si le film est fidèle au jeu, et d'ailleurs autant vous avouer tout de suite : je m'en tape. Ce film m'a bouleversée. C'est tout ce que j'en retiendrai et c'est déjà beaucoup car je ne m'attendais à rien.
Silent hill est un film de femmes avec un bestiaire hallucinant. C'est un cri contre le fanatisme religieux, contre l'ordre moral qui tente de purifier tout ce qu'il n'approuve pas, autant dire TOUT. Une fillette va être sacrifiée sur un bûcher parce que sa mère a commis le tort innommable de la concevoir sans père, ou tout du moins sans image paternelle. Et c'est ce qui va la tuer et pire encore, la maintenir dans un état démoniaque haineux où tous les pores de son corps et de son âme brûlés au 3ème degré réclameront VENGEANCE.
Les hommes sont absents de ce film car falots, lâches, ou desservant comme des larves la folie religieuse de femmes réclamant du sang frais à longueur de journée. Pathétiques pères incapables de venir en aide à leur progéniture reniée, à leur progéniture non assumée et non désirée. Tout ce qu'ils savent faire c'est baisser les yeux, passer leur chemin et craquer une allumette sur un tas de bois sec pour le sacrifice.
Silent hill parle de vengeance et de malédiction, de l'image du père inexistant, de la mère seule face à l'origine du monde. Car il s'agit bien de l'origine du monde, de Dieu et du Diable, de l'Enfer mais pas du paradis ; tout le reste existe mais lui non. Silent hill est un film sur la création, sur votre création, sur ma création et vous y serez insensible si vous n'attendez de cette oeuvre qu'un film adapté d'un jeu vidéo avec plein de terribles bestioles et un brouillard poisseux qui vous colle à la peau.
Sûre qu'il me collera à la peau.
Faites comme Rose, la mère de Sharon, remontez à vos origines, aux origines de votre entourage, aux origines du monde et de l'univers. Elles ne sont pas inaccessibles. Même s'il n'y a rien de beau et de salvateur là dedans. C'est une question de vie.

C'est le retour de ma cochonne favorite ! Cet
après-midi entre les cadeaux de Noël - quels playmobils plairaient le plus à ma nièce - et la douceur printanière de ce mois de novembre, j'ai eu soudain une brusque envie de violence goresque.
Et quand la violence goresque vous prend, il faut l'assouvir. Dirigeant mes pas vers mon cinéma favori - celui où les gens ils bouffent des Twix, pas celui où ils lisent "Andromaque" dans la
queue - j'ai vu 

Humeurs des autres