Dimanche 30 novembre 2008

Bon lorsque l'on voit des noms comme Billy Zane ou Dennis Hopper sur une affiche on est en droit d'espérer non ? Non vous avez raison, il faut voir le produit avant de juger sur les apparences, et certains patronymes brillants autrefois n'ont pas toujours la côte quelques carences en succès plus tard.


Taylor, neurologue de son état, anime une conférence au Brésil quand l'un de ses confrères lui présente le cas étrange d'un homme souffrant de graves lésions cérébrales à cause d'une substance ocre enduite sur tout son corps. En mettant par accident sur son doigt, le médecin ne va pas tarder à son retour aux Etats Unis, à faire de graves malaises où il se plonge dans les méandres mnésiques d'un tueur d'enfant agissant en 1971, peu avant sa naissance...


Oui alors le gars donc il va faire des malaises et passer son temps à nous faire chier toutes les 10 secondes avec ça, et à mélanger les pinceaux du malheureux spectateur trompé par le casting, dans un grand n'importe nawak neurologique caution à toutes les tirages de cheveux possibles. Oh tiens on dirait que Jean-Pierre est revenu ? Et il a raison de se mettre en pétard Jean-Pierre, car le film est naze au possible, chiant, incohérent, et si vous vous absentez genre 5 minutes pour aller chercher des pistaches car vous supputez bien sûr le chef d'oeuvre du siècle, ben vous êtes encore plus largué qu'au début. Le scénario nous gratifie toutes les deux secondes d'une intrigue censée être rebondissante, mais au bout du compte elles enlisent les pauvres âmes égarées que nous sommes dans un enfilage d'informations toutes plus absurdes les unes que les autres.


Et ces films qui n'en finissent plus de faire faire des cauchemars à leurs protagonistes, pinaise qu'est-ce que c'est chiant ! De grâce n'abusez pas trop de ces pauvres ficelles scénaristiques messieurs dames du faisage de bobines ! Qu'est-ce que ça peut être lourd à la longue de voir ce pauvre Billy Zane aussi charismatique qu'une huître avariée, se réveiller sur le carrelage de la cuisine ! Et puis alors dois-je vous parler de la fin ? Alors Bennett Davlin l'illustre inconnu ayant réalisé cette merveille, a dû se dire en la tournant : "oh mon Dieu je vais enterrer "The usual suspects" avec ça !!! Yé souis oune chénie !!!!!!" (je sais pas pourquoi pas je lui mets un accent pourri au gars, il parle peut être même pas espagnol).


Un génie qui a le mérite de faire durer des baskets rouges en tissu pendant 30 ans (comprenne qui pourra, faut avoir vu le film, mais en même temps économisez 1H30 de votre temps, si si), monsieur Davlin tous les vendeurs de souliers ne vous remercient pas (en même temps eux non plus n'ont pas dû voir le film, comme les 99,99999999999999999% de la population détentrice d'un lecteur DVD).


De quoi je parlais déjà ? On dirait que j'ai oublié.



par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur communauté : Cinéma
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Samedi 29 novembre 2008

Premier film assez méconnu de Danny De Vito, « Balance maman hors du train » est une petite perle de la comédie américaine qui vous déridera les zygomatiques en cas de légère déprime. Pis avec Frérot, c'est notre film culte parce que le personnage principal incarné par Anne Ramsey, ressemble étrangement à la mère Dumeur, notre génitrice adorée aux cycles humoraux quelques peu dérangés... oué je sais c'est pas gentil pour elle, mais ne vous en faites pas pour la mère Dumeur, elle est tellement lucide sur sa personne que l'autre fois elle m'a demandée si je pouvais lui dégoter le DVD de Balance maman hors du train ! Qui a dit que chez les Dumeur nous n'étions pas dotés d'un haut sens de l'autodérision ????

Bon l'histoire : Larry, romancier, enseigne l'écriture à des écrivaillons du dimanche et voue une haine particulière envers son ex femme qui lui a purement et simplement volé son manuscrit, et qui grâce à cette œuvre subtilisée sournoisement, est devenue richissime et star du petit écran. Owen, élève de Larry, lui aussi voit sa vie polluée par sa mère envahissante, possessive, irascible, infâme, en un mot un vrai bonheur incarné en femme ! Sachant que Larry déteste hautement sa femme et souhaiterait la voir disparaitre de la surface de la planète, Owen va décider de lui rendre service en la tuant, et exiger en retour à l'écrivain d'occire sa chère et tendre maternelle...

« Balance maman hors du train » fonctionne très bien grâce à l'harmonie entre les personnages, interprétés par des acteurs hors pair (mention spéciale à Anne Ramsey, alias Ma Fratelli dans « Les goonies », d'ailleurs nominée aux Oscars pour cette prestation abominablement drôle) ; leurs dialogues faisant l'effet de ping pong dans la bouche des protagonistes. Les situations mises en scène par le bonhome De Vito sont truculentes (voir la scène à Hawaïï avec les prises de vue des différentes cabines téléphoniques), très drôles dans la cocasserie, bien que tendres la plupart du temps malgré la méchanceté de la mère d'Owen et la vénalité de la femme de Larry, on se surprend à aimer ces personnages gentiment repoussants.

Oui voilà le mot est lâché : De Vito est un gentil réalisateur, il se plaît à aimer ces personnages et cela se voit hautement dans son film, n'attendez pas de lui des répliques virulentes haineuses, mais plutôt des caractères nuancés assez touchants malgré la crapulerie de leurs actes ; je dirai même que De Vito est un metteur en scène dans la veine des Farrelly mais en nettement moins tordu et caustique. Il est des êtres qu'on se surprend à aimer malgré leurs foutues personnalités volcaniques et cyclothymiques n'est-ce pas mère Dumeur ? Elles nous gonflent et nous hérissent le poil, mais que ferait-on sans elles ?

Alors si vous voulez passer un agréable moment dans un divertissement léger mais cocassement drôle, jetez-vous sur le DVD de Balance maman hors du train, vous en trouverez des pas chers partout sur le Net...


par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur communauté : Cinéma
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Lundi 24 novembre 2008

Sorti dans un circuit de salles ô combien restreint en 2007, « Black snake moan » avait pourtant de quoi séduire un panel de spectateurs blasés par beaucoup trop de productions inondant des écrans consensuels, lisses, et sirupeux de bons sentiments. Mais il est vrai aussi que l'histoire était franchement casse gueule, jugez-en plutôt...

Lazarus est un ancien joueur de blues qui écumait autrefois dans les bars de la région ; et brisé par la trahison de sa femme partie dans les bras de son frère, il n'est plus que haine et colère, et noie sa détresse dans le fond des bouteilles d'alcool. De son côté Rae, jeune femme en détresse autrefois abusée sexuellement et qui voit son petit ami s'éloigner pour une carrière militaire, s'écorche vif dans une hypersexualité où elle perd toute dignité et toute envie de vivre. Violentée pour la énième fois, elle échoue sur un chemin près de la maison isolée de Lazarus. Celui-ci la recueille et décide de l'aider coûte que coûte mais contre son gré, en attachant autour de sa taille fluette, une lourde chaîne en métal...

Casse gueule l'histoire oui effectivement, d'un côté un homme noir alcoolique sujet aux envolées bibliques, de l'autre une jeune nymphomane toxicomane attachée par le premier à un radiateur ! Mais ne pas se fier à ce pitch réducteur sous peine de passer à côté d'un OVNI cinématographique, s'attachant lui aux tripes, au cœur et à l'âme. Vous allez en prendre plein la tête ! Tout d'abord la musique, faisant partie du casting à part entière, et qui donne plus d'épaisseur encore à l'histoire et aux relations entre les personnages : elle donne le ton du film via l'intervention de Son House, déterminante par la suite par son explication sur la genèse des chansons de blues (la BO est fortement à recommander) et son intrication dans le réel.

Et le casting donc, parlons-en... Black snake moan offre à Christina Ricci et Samuel L. Jackson probablement les rôles les plus complets de leur filmographie : la première joue comme vous le savez maintenant, une nymphomane ; elle en devient touchante d'humanité même dans ses pires débordements, bouleversée par le blues avec tout ce qu'il renvoie comme images, et par la personne de Lazarus éveillant - bousculant -  ses traumatismes et par conséquence son désir de vivre. Quant à Samuel L. Jackson donc, une fois encore il révèle un potentiel digne d'un caméléon, capable de tout jouer et ici il campe brillamment un quasi vieillard usé par la trahison, les sermons et la conformité à certaines règles sociales. Tout cela en gardant la classe en plus... et quelle classe !

Le film est entièrement dévolu à la parfaite alchimie de tous ses personnages détruits par la vie ; qui vont trouver les uns dans les autres une bouée de sauvetage complètement inattendue. Une belle ode à la solidarité, à la rédemption, à la foi en des valeurs pas forcément traditionnelles mais toujours respectueuses de l'autre avec un grand A, où les écorchés vifs ne sont plus des laissés pour compte. Ode qui sort des sentiers battus grâce à une pléiade de seconds couteaux nuancés et parfois ambigus (magnifique personnage de révérend interprété par John Cothran Jr.), et grâce à une sublime photo ensoleillée illuminant le sud des Etats-Unis.

Et mon coup de cœur pour ce film n'a rien à voir avec mes envolées cardiaques actuelles.

Enfin presque... enfin peut être ? Enfin je sais pas ! Ah ben tiens la preuve que non : « Sex and the city le film » c'est toujours aussi pourri !!!!!!!!!!
par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur communauté : Cinéma
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Mercredi 19 novembre 2008
Petit dialogue entre collègues à table, et Batatinha dans le lot qui encore une fois a perdu une bonne occasion de fermer sa bouche (le silence est d'or à certains moments, mais lui il a toujours pas compris, faut croire que le silence ça lui rappelle trop le néant intersidéral qui règne dans son gros crâne quasi chauve, il angoisse alors il meuble, c'est comme ça).


Une collègue que nous appelerons collègue : tiens ce soir je regarderai bien le dernier X files, le film, celui qui est sorti il y a pas longtemps.

Batatinha : euh humhumhum c'est avec quels acteurs le film d'X Files ?

Nous : (la réponse semblant tellement évidente) ????????????????????????????????????

Batatinha : bah ui c'est avec quels acteurs, ça peut pas être ceux de la série ou alors ahahahahahahah ils ont pris un sacré coup de vieux hein ! ahah !

Moi : un sacré coup de vieux ???? Qu'est-ce que tu entends par là, la série doit avoir une quinzaine d'années maxi, c'est pas vieux 15 ans, et les acteurs étaient pas super âgés à la base ???!!!!

Batatinha : 15 ans ? 15 ans ? Mais 15 ans de plus c'est énorme, c'est ce que je disais, ils doivent être sacrément vieux hein ahahahahah !

Nous en choeur : ...................................................


Oui prendre 15 ans dans la tronche Batatinha c'est vrai que ça sent le sapin, surtout pour certains c'est clair que la décrépitude arrivera avant l'heure.

Exemples en images avec le pauvre David Duchovny, 46 ans, en pleine cure de désintoxication sexuelle actuellement et sûrement parce que sa nouille elle est molle, bah oui c'est bien connu à 46 ans c'est Viagra matin midi et soir :



Avant.

C'était il y a 15 ans, David n'avait que 32 ans, c'était le bel âge quoi, il ne savait pas encore que le temps ferait des ravages sur sa belle personne.





Après.

Mon Dieu épargnez-nous la vieillesse, c'est trop cruel, regardez un peu les effets dévastateurs du vieillissement sur cette personne de 46 ans à peine, à laquelle les momies égyptiennes n'ont rien à envier. La vache ça fait peur, vaudrait mieux mourir ou vivre reclus chez soi jusqu'à la délivrance et ne pas imposer cette image du troisième âge à tous les regards juvéniles. Vive l'euthanasie tiens.

Chienne de vie.


C'est vrai que Batatinha s'en tire beaucoup beaucoup mieux hein, et que la quarantaine est loin loin devant lui.

La preuve en image comme quoi le sport ça conserve, et il en fait beaucoup du sport Batatinha :



Avant.

Observez donc ce joli teint marronnasse, un minois trop mignon le Batatinha, en pleine fraîcheur de l'âge. C'était le bon vieux temps il avait 15 ans, la roue de la fortune brillait déjà sur les écrans télévisés.





Après.

.................................................

Voilà je vous présente Batatinha, 30 ans.

Actuellement en pleine cure de désintoxication du plateau repas devant la roue de la fortune, et que la nuit c'est fait pour dormir.

Les quelques germes sur sa tête représentent les rares cheveux qu'il reste dessus.

Une vraie bataille du cuir chevelu.

On repère bien l'éparpillement tentant de faire des petits poils duveteux.

Pis il a pas de rides Batatinha, une vraie peau de bébé toute lisse, bonne à faire des frites croustillantes et fermes.

30 ans ça donne envie n'est-il pas ?

Rest in peace David Duchovny.

Et rendez-vous dans 16 ans Batatinha, dans une bonne purée maison.

par Suzy Dumeur publié dans : La minute de Batatinha communauté : Intime et décalé
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Mardi 18 novembre 2008

Non je ne dirai pas de mal de Clint Eastwood, non je ne dirai pas de mal de Clint Eastwood, non... je ne dirai pas de mal de lui parce qu'il n'y a aucun mal à en dire, cinématographiquement parlant. Je n'ai pas aimé « L'échange » c'est tout, et ce n'est pas parce que c'est un mauvais film, c'est à cause d'autre(s) chose(s) que je vais tenter de vous expliquer... ça ne va pas être facile, ce film parfait plaisant à une bonne majorité de spectateurs et critiques.

D'abord l'histoire : Christine Collins est une mère célibataire qui élève son petit garçon de 8 ans Walter, pendant les années 20 à Los Angeles. Un jour, une absence au travail ne lui permet pas de rester auprès de son enfant et elle quitte donc le foyer familial pour aller faire ce remplacement. A son retour Walter a disparu. Malgré ses appels désespérés à la police de LA, le petit garçon reste introuvable pendant de longues semaines. Puis ce sont les retrouvailles tant attendues : mais l'angoisse monstrueuse va ressurgir quand Christine s'aperçoit instantanément que le garçon qu'on lui tend n'est pas son fils, et que surtout les autorités locales la forcent vaille que vaille à le reconnaître quand même...

Jusqu'à maintenant je trouvais qu'Eastwood était un réalisateur subtil, humaniste, sachant transcender les âmes de ces personnages pris en pleine tourmente de façon pudique, sans jamais tomber dans le mélodramatique larmoyant. De l'humanité il y en a toujours (oui on peut être Républicain et humain, ce sont des choses qui arrivent chez les ambivalents incasables de service), mais de la retenue plus des masses. Et c'est ce qui m'a gênée. Le film est parfait, sur-parfait pourrait-on même dire (oui la perfection peut être un défaut, comme quoi avec le bonhomme on n'est pas à une contradiction près), très académique et brillamment réalisé ; le scénario tient la route dans une densité inhabituelle (des dizaines de thèmes sont traités et jamais de façon superficielle) et une mécanique remarquablement huilée ; enfin que dire de l'interprétation ? Impeccable, tout simplement impeccable, d'Angelina Jolie à John Malkovitch, en passant par les seconds couteaux toujours mis en valeur chez Eastwood tels que Michael Kelly (le flic par qui la vérité va tout bouleverser), ou encore Jason Butler Harner que l'on se plaît à détester cordialement, encore plus que le serial killer de service.

Voilà c'est aussi mon problème, en plus du manque de sobriété dans la prise des sentiments : les personnages sont ultra manichéens, sans les zones d'ombre pourtant habituelles dans la réalisation jusqu'à maintenant nuancée d'Eastwood. Angelina Jolie campe une mère courage très courage à qui tous les malheurs de la planète arrivent, John Malkovitch interprète un gentil révérend très très gentil qui va la délivrer des griffes du Mal ; et le Mal en question donc, vient du commissariat principal de Los Angeles, outrageusement corrompu. Seul le personnage du lieutenant Ybarra tire son épingle du jeu, partagé entre le désir confortable de se plier à ses supérieurs et celui de rétablir la vérité violente et peut être la paix des âmes des mères tourmentées.

Alors vous me direz et vous aurez complètement raison, que cette histoire bourrée de tiroirs cachant des pratiques et des secrets innommables est vraie, authentiquement vraie, restituée à la ligne près. Les cauchemars épouvantables vécus par Christine Collins se sont déroulés dans la vraie vie. Donc on ne peut pas dire que le scénario est ultra chargé en grosses ficelles mélodramatiques, il est justement simple de véracité. Idem pour les personnages manichéens en diable, ils correspondent à la réalité. Ok, d'accord, certes. Oui, mais est-on obligé de traiter une histoire pareille qui forcément aura ses effets lacrymaux ou déclenchera une colère compassionnelle envers cette mère quasi seule contre tous ? Eastwood devait-il se saisir de ce dossier éminemment complexe quitte à ne plus prendre de recul sur ces personnages surinvestis dans des émotions primales ? Comment a-t-il pu traiter de thèmes quasi similaires (la violence faite à un enfant, la justice faite à soi même...) dans Mystic River aussi subtilement sans prendre parti pour ses personnages à la complexité ambivalente et être tout autre dans « L'échange » ?

Questions en suspens venant de ma petite personne auxquelles je n'ai absolument pas de réponse. Mais peut être suis-je la seule gênée par ce traitement à la limite de la pachydermie ? Excusez-moi chers lecteurs, mais inévitablement je ne suis pas à l'aise dans les réalisations réalistes très portées sur le sentimentalisme. Et pourtant Dieu/Diable sait que j'ai adoré « Sur la route de Madison ». Mais « Gran torino » devrait inverser cette tendance pas très appréciée en Dumeurie (quoique « L'échange » devrait plaire à la mère Dumeur, et lui fera lâcher ses ciseaux), pour sûr.


par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur communauté : Cinéma
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Dimanche 9 novembre 2008
Des esprits étriqués ne jugent que par le sud très au sud. Moi je dis que le soleil ça n'a jamais fait de beaux nuages. Mais quelques fois il brille dans des endroits soi-disants inhabituels, et voilà ce que ça donne...
















C'était en octobre, plus de 20° dans l'air, et à Dieppe m'ssieu dames...

Oui dans le nord !


par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs communauté : Fourre-tout * inclassable
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Mercredi 5 novembre 2008

Il était une fois une petite fille brune élevée en plein Berry dans une famille où le noir est couleur. Une petite fille qui très tôt fut la première psy de sa mère à écouter ses confessions sur la consommation paternelle antérieure de péripatéticiennes. Une petite fille qui très vite s'est mise à chercher les VHS olé olé de son géniteur, à fouiner dans les mangas cochonnesques de son grand frère, et à organiser régulièrement des partouzes de Barbiesssssss avec un Ken.

Oui vous avez bien lu UN Ken.

L'était heureux le con et ça n'avait rien à voir avec son sourire figé de poupée inerte.

La petite fille a grandi et considère comme à ses 5 ans que Disney c'est rien que du cinoche à taffioles, et que cet enculé de père Noël tantôt il tourne dans des films d'horreur avec une hache où il latte du mouflet, tantôt... tantôt enlève vite vite son costume rouge dans d'autres productions. Même si des fois il garde son bonnet.

Et son renne Rudolph.

Alors forcément de voir "THE CITY" en rose comme ça sur une affiche pailletée n'a pu que renforcer mon côté sociologue de la chose.

Et surtout 4 Barbies sur l'affiche, mais où pouvait bien être ce foutu Ken bordel ???

J'ai voulu voir donc j'ai regardé.

Voilà.

Alors "Sex and the city" déjà faut savoir, ça parle pas de sexe (nan mais ça parle de coloriage par contre) et y'a donc pratiquement pas de scènes de cul (à part une chienne de l'espèce canine qui se frotte partout sur tous les coussins à 300$ qui traînent), et en plus y'a même pas de belles vues de New York. Donc c'est trompeur. Pis "Sex and the city" ça parle du quotidien de 4 filles complètement normales et basiques, qui parlent des hommes TOUT LE TEMPS. Ah non pardon pas tout le temps, le reste du sablier elles évoquent aussi les sacs Vuitton roses. Et elles crient quand elles en voient un, sac Vuitton rose (vi vi moi je crie juste quand je vois la sortie DVD d"Inferno" mais je dois pas être une vraie fille faut croire).

Ah tiens elles crient aussi quand elles entendent le mot "mariage", ça fait comme le chien de Pavlov avec sa gamelle de pâté, sauf que là le pâté il est à 800$ le kilo. Et que toujours pas de queue qui remue à l'horizon, misère.

Comme je disais juste avant ces digressions les filles elles sont banales : elles sont pétées de thunes mais elles travaillent pas, elles ont des dressing qui font la taille de mon appart', et surtout quand elles se mettent au lit sans l'intention de niquer (parce que là je comprendrai, c'est qu'il faut appâter le chalan, et là tous les moyens sont bons), elles mettent des colliers. Oui oui vous lisez bien, elles mettent des colliers super gros pour dormir. Je pense que quand elles dorment, elles sont gracieusement posées de côté comme ça sur un écrin en soie rose, et que les cheveux sont tenus miraculeusement par un élastique divin pour que jamais ils ne s'emmêlent dans les grosses perles (parce que là ça deviendrait vite le carnage et c'est là que mère Dumeur se pointe avec ses ciseaux).

Alors les filles quand elles se font plaquer le jour de leur mariage alors qu'elles sont en robe de mariée sobre Vivien Westwood (oh merde j'ai raconté le film !) et qu'il y a juste 200 invités issus du Who's who (bah oui vous pensez bien, les filles elles sont caissières à Ikéa et les gars tous ouvriers dans le bâtiment) qui trépignent dans la bibliothèque du quartier où la blonde essaie de nous faire croire qu'elle emprunte des livres ; la seule remarque qu'elles font quand elles décident quand même d'aller au Mexique se dorer la pilule (oui, je rappelle que leurs patrons sont très sympas, ils leur accordent leurs congés payés tout le temps quand elles veulent) est : attention je mets des guillemets "je n'ai plus qu'une seule robe haute couture à me mettre". DRAMATIQUE !!!! Mais heureusement les bonnes copines sont là et la consolent "mais non ne t'inquiète pas, toutes tes tenues à 18 000$ t'attendent dans ton garde meuble donnant sur Central Park".

Ouf mais c'est qu'on a failli avoir très très peur !!!!!

Et heureusement pour votre reporter égarée que les bonnes choses ont une fin, putain j'ai cru que j'allais mourir, tiens comme le jour où la mère Dumeur a voulu se taper la trilogie "Beethoven" (et autant vous préciser tout de suite que je ne parle pas du musicien teuton sourd) devant moi. Bon de quoi je parlais déjà ? De 4 poufs embourgeoisées qui mettent des bip dès qu'elles entendent le mot "pénis", et qui cautionnent les égarements de spectateurs dans cette arnaque visuelle un brin putassière.

Une bonne actrice néanmoins s'est aussi perdue dans cette juponnade sans fards : la chienne.

Pourvu qu'elle tourne dans le Beethoven 4, c'est tout le mâle que je lui souhaite.


par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur communauté : Cinéma
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Mardi 4 novembre 2008
Alors cette fois dans la restitution des mots clés atterrissant comme par enchantement sur mon blog, j'ai choisi le thème du romantisme (d'où le titre très recherché, mais j'aurai pu appeler ça "carpe moule" aussi ; tiens ça l'aurait fait et en plus j'aurai attiré nos amis pêcheurs !).

J'en vois dans le fond qui se gaussent ???? Bande de malotrus, comme si moi Suzy Dumeur je ne pouvais pas un peu de TEMPS EN TEMPS m'éclater sur des comédies romantiques comme Florence, verser ma larmounette pendant une cérémonie de mariage, ou encore m'émouvoir à la vue d'un couple marchant paisiblement dans la rue main dans la main ?

HEIN POURQUOI ????????????

Bon vous avez raison, j'avoue, j'ai essayé de voir ce week-end "Sex and the city" LE film (l'un des mots dans le titre n'y est absolument pour rien du tout dans ce visionnage, c'est City le mot clé au cas où vous auriez pas pané rapidement) et franchement comment dire euh hum hum uiuiui.

Ben je peux pas quoi. Et visiblement vous aussi lecteur, sinon vous ne me liriez pas en l'instant présent, vous seriez déjà sur le site de Miss France Bisounours 2005.

Alors revenons-en au palmarès de la moule siouplait, mais vous allez voir quand même que ça parle d'amûre.

La Moule de Bronze revient aujourd'hui au très mérité "GROS CON QUI RAPPELLENT PAS" ; oui je comprends l'utilité des majuscules dans cette recherche Googlienne, toi qui a tapé ça amie, tu devais être très très énervée et je te comprends. Mais sache que des fois quand ils rappellent pas - et on sait ça avec le temps - il faut appeler ça UNE BENEDICTION DIVINE. Oui un jour tu comprendras ça, et dans Google tu taperas "bénédiction divine" en minuscules cette fois, et tu verras, tu te mettras même à croire en Dieu parce que jamais ils t'ont rappelée ces gros cons (ou alors au lieu de brûler des cierges, tu peux juste changer de numéro de téléphone et prendre les devants, ça marche aussi).

La Moule d'Argent est ainsi attribuée à "faire avec la frustration du prince charmant", qui découle légitimement de la Moule précédente (oh une moule qui découle !). On avance, on avance ! Toi femme enfin tu as compris que quand tu faisais caca ça sentait pas la rose, que tes poils invariablement repoussait malgré une taille hebdomadaire de barbu, et que ta principale question existentielle résidait dans les heures d'ouverture de l'Ikéa, alors pourquoi, dis-moi pourquoi en ces conditions, L'ENCULE DE PRINCE CHARMANT IL EXISTERAIT HEIN ??? PARCE QUE T'ES CHARMANTE TOI PEUT ETRE QUAND TU CREVES TES POINTS NOIRS ???? HEIN ?????? Ca suffit maintenant, tu vas te mater "L'enfer des zombies", "Cannibal holocaust" et "La dernière maison sur la gauche", et crois-moi ça va te calmer sur la supposée existence des mister Big and co.

Je t'en foutrais tiens.

Bon on en arrive à la Moule d'Or tadam ! La plus poétique et aussi la plus diététique qu'il m'ait été donnée de lire en mes pages : "fruits et légumes dans le cul". Et là une question m'interpelle, voire me brûle les lèvres. Les recommandations hygiéno-gouvernementalo-instituto de la Santé précisent-elles A UN MOMENT DONNE dans les campagnes de pub, comment faut-il les consommer nos 5 fruits et légumes quotidiens ? Parce que s'ils le disent pas effectivement, comment deviner en même temps je vous le demande ? Une erreur est si vite arrivée ? On croit bien faire et pan ! on se retrouve dans le jeu du "dans ton cul", comme ça sans savoir ?

Et sur ce questionnement hautement philosophique, je souhaite une bonne soirée aux amoureux de la pastèque.

par Suzy Dumeur publié dans : Palmarès de la moule communauté : Vive le désordre !
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Dimanche 2 novembre 2008

Tourné il y a presque 30 ans, ce chef d'oeuvre français de Jean-Pierre Melville, supplante encore à l'heure actuelle la grande majorité des productions, et ce de quelque nationalité que ce soit.

(Attention si vous n'avez pas encore vu le film - malheureux ! - ce qui suit peut révéler quelques scènes)

Pendant la seconde guerre mondiale, un groupe de résistants français tente coûte que côute de mener ses activités contre l'occupation allemande. Parmi eux Philippe Gerbier figure respectée de la Résistance, le "Masque", le "Bison", Luc Jardie le grand patron, et Mathilde femme exceptionnelle et admirable, véritable cerveau de l'organisation. C'est au péril de leur vie, et pire de leur santé mentale et physique quand certains d'entre eux courent le risque d'être capturés par la gestapo et les bons collaborateurs français, sans défaillir un seul instant dans leur code d'honneur parfois tragique, qu'ils vont livrer l'une des plus importantes batailles de l'Histoire : libérer une France exsangue et occupée sous l'emprise du joug allemand...

En ce moment je regarde des films de 3 catégories : les très mauvais ou ceux qui sortent complètement de mon champ habituel (pour n'en citer que deux : "la revanche de Freddy" ou "sex and the city") me faisant bailler aux corneilles ou pire pester devant mon pauvre écran qui n'a rien demandé, les bons voire très bons mais pourvus de quelques défauts (en gros les 3/4 des films, ce qui est une bonne moyenne), et les excellentissimes qui entrent directement dans la case "légendaire" comme le "Furie" de De Palma ou encore "L'armée des ombres".

Ce film de Melville en plus d'être cultissime, est rentré dans la mémoire populaire en ne méprisant jamais celle-ci, et ce tout en ravissant la plupart des critiques de cinéma. Pour ne citer qu'un plan, celui où Lino Ventura retenu prisonnier dans une prison française, est amené avec d'autres prisonniers dans ce qui ressemble fort à une pièce d'exécution. Avant cet acheminement et au moment où la cigarette fumée pourrait être la dernière du condamné, gros plan sur les visages en doute des morts en devenir, avec la musique des Dossiers de l'écran qui a angoissé et terrorisé des générations entières de téléspectateurs. Dans ce fantastique métrage, tous les plans font mouche dans une densité dramatique intense, où la suspicion, la trahison et la mort planent de manière constante. Le suspens de certaines scènes peut paraître insoutenable, notamment dans la mise à mort du collabo dans cette maison isolée où l'on entend une fillette chanter "Frère Jacques" dans toute sa naïveté, alors que dans la pièce à côté se joue un drame cruel entre adultes, légitime en ces temps tourmentés certes, mais dont les exécuteurs ne sortiront pas indemnes.

Et le spectateur non plus.

Impossible d'évoquer ce film sans cette pléiade d'acteurs talentueux, à faire pâlir les productions actuelles : Jean-Pierre Cassel pris dans une spirale morale dont il ne pourra et ne voudra pas sortir, Paul Meurisse à la double vie, charismatique et quelconque à la fois, Christian Barbier en exécuteur improvisé et dépassé par les évèments, et surtout les exceptionnels Simone Signoret et Lino Ventura : ces deux phénoménaux acteurs font passer toute la palette des émotions humaines en un seul regard.

Pas de cabotinage, pas de dialogue, un simple juste regard et en eux vous ressentez la peur et surtout la pire des choses : le désespoir. Personnages désespérés pour une fin toute aussi désespérée et tragique, pour une cause qui s'avèrera gagnante quelques années plus tard.

Mais à quel prix ?

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur communauté : Cinéma
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