Attention, la minabilité - suzisme - comme la connerie sont transmissibles de génération en génération, rien ne sert de lutter si votre père ou votre mère se comporte comme de beaux abrutis, vous finirez inévitablement comme eux ! J'en veux pour preuve l'acte complètement stupide de monsieur Jean-Michel D., facteur de son état, dont nous allons conserver l'anonymat parce que ça doit être pas tous les jours évident pour lui. Ce monsieur qui est tout sauf un crétin notoire a vendu sur Internet une mèche supposée de cheveux de Ramsès II, relique capillaire que son tendre papa avait déjà subtilisée dans les années 70.
Non seulement ces hommes n'ont eu aucun scrupule à dépouiller un cadavre de ces cheveux, ce qui en soit n'est guère reluisant et peu téméraire c'est le moins qu'on puisse dire, mais en plus le digne rejeton de son père n'a pas trouvé mieux que de les vendre sur Internet pour 2000 euros ! Et pourquoi ne pas faire une criée sur le marché à morues espèce d'abruti ? "Qui veut mes mèches de Ramsès II, qui veut, elles sont pas fraîches, elles sont pas fraîches !".
Aujourd'hui monsieur D. présente ses excuses car sa connerie monumentale a crée un incident diplomatique entre la France et l'Egypte. Moi je dis Jean-Michel D. aux prochaines élections, qu'on lui confie la boîboîte à nucléaire ! Qu'est-ce qu'on rigolerait dans les dîners protocolaires : "dis Jean-Michel c'est tes cheveux ou... un postiche de momie ???" ; arf arf arf je m'en pète les côtes d'avance !
En tout cas j'en viens à regretter que ce brave champion du monde dans la catégorie "con et peu respectueux des morts de père en fils " ne soit pas tombé sur le caillou dépoilé de Toutankhamon et sa brave malédiction. Au moins ce brave Ramsès II ne se serait pas retourné dans sa tombe. Surtout qu'il n'en a plus, en plus de tout le reste, décidemment même mort on peut avoir la poisse. N'en jetez plus !
Et je terminerai en disant de vous méfier de votre conjoint(e) car a priori la connerie serait non seulement transmissible génétiquement, mais aussi hautement contagieuse, il n'y a qu'à écouter les propos de Mme D. : "dis Jean-Mi tu crois que ça va passer avec les douanes ?". Meuh oui madame faites donc confiance à votre mari, il enverra la tignasse par la Poste !
Y'a qu'un cheveu sur la tête à neuneu...
Cela fait des mois et des mois que je souhaitais
voir "Death tunnel". Les frères
Booth - l'un est le réalisateur de ce film, l'autre y a également participé - avaient donné une interview dans Mad Movies, et franchement FRANCHEMENT la teneur de cet article avait de quoi
donner de bonnes sueurs froides bien glaciales, surtout à ceux comme moi qui croient que les maisons hantées existent, ou qui doutent sévèrement sans chercher à tenter le diable. Il faut
dire que les lieux où a été tourné le film sont fascinants.
Et encore le mot est faible.
Le sanatorium de Waverly Hills est une immense bâtisse située dans le Kentucky, qui a hébergé et "soigné" pendant des décennies des malades infectés par la tuberculose. A l'époque on ne savait pas comment la traiter, et il y a eu des morts par dizaines de milliers. A Waverly Hills 63 000 personnes sont mortes, et que l'on croit ou pas aux fantômes, un endroit ayant vu s'éteindre autant de vies ne peut qu'être imprégné par cette morbidité et ces souffrances agoniques. Il n'en a pas fallu plus pour que le sanatorium devienne une légende mythique où les fantômes continueraient à errer dans les couloirs.
Donc le film est basé sur cette légende. Et le résultat est plutôt... bizarre et inclassable. Je ne sais pas si on peut aimer ou détester cette oeuvre, ou arriver à se faire une quelconque opinion affective, ce film est autre et ne ressemble à... aucun autre. On ne retient pas le scénario (tiré par les cheveux, à base de pseudo mystères simplistes et inintéressants, avec une idée en filigrane de nénettes en nuisette bizutées au sanatorium), on ne retient pas le casting (c'est pas beau les lèvres siliconées) ; par contre la réalisation transpire la fascination pour ce lieu hors normes. La plupart des prises a été faite à Waverly Hills et c'est le bâtiment qui devient le seul et unique acteur.
Le seul et unique intérêt. Mais quel intérêt ! On ne voit que lui. Et il faut croire que les frères Booth n'ont vu que lui également, au détriment de tout le reste. Et qu'ils l'aiment profondément malgré la répulsion, la froideur, l'humidité, la folie qui en découlent. L'endroit est complètement laissé à l'abandon et a été transformé en squat putride il y a quelques années, avant que quelqu'un se décide à en fermer les portes. Une restauration est à venir ?
En tout cas je vous invite à jeter un oeil à quelques articles et sites dédiés au sanatorium de Waverly Hills, tous écrits en anglais, et qui ne sont pas forcément fantaisistes ; et laissez vous imprégner par lui, sous peine de ne pas trouver la porte de sortie... moi j'y retourne !
J'aime cet homme. J'ai toujours eu une nette
préférence pour les barjots de service, les psychopathes à la dent dure, les anti-héros inclassables ; bref les gendres idéaux à la Romejko avec la petite raie bien tracée sur le côté me
font gerber. Et je dois les faire gerber ce qui me rassure doublement. Et Sergi Lopez est tout sauf le gendre idéal. Enfin les personnages qu'il interprète hein je ne suis pas devenue schizo au
point de ne pas faire la distinction entre fiction et... et quoi déjà ?
Immédiatement dans Harry un ami qui vous veut du bien, il était tout acquis à ma cause le Sergi, sa dualité quasi homosexuelle avec Laurent Lucas - autre abonné aux personnages tordus - m'avait brossée dans le mauvais sens du poil. Je me suis dis que c'était un nom à retenir, un nom à convoiter, un nom qui promettait plein de séduction malsaine. Mais alors quand j'ai vu le sieur à l'action dans le Labyrinthe de Pan... c'est comme si le Diable en personne avait entendu mes prières, et celles de milliers d'autres congénères dépravés.
Sergi Lopez s'est surpassé alors que l'on pensait qu'il avait - quasi - placé la barre au maximum. Même pas. Il est épouvantable en ogre incarné en capitaine des armées franquistes, tout en démesure, tout à la gloire de son père, tiens encore lui. Et même qu'à la fin... je ne vous la raconterai pas la fin, mais même que j'ai failli... bref il est touchant malgré ses dehors brutaux et son âme monstrueuse. J'ai du être la seule à être émue par sa disgrâce.
Que voulez-vous je n'irai pas au paradis. Et j''espère que Sergi non plus...
Il y a un truc qui met de bonne humeur dès le matin, c'est de faire la contorsionniste pour tenter de rentrer dans le bus qui est censé vous emmener au travail. Effectivement il y a toujours des gens bien intentionnés dont l'unique but dans la vie est de vous pourrir la vôtre justement, et de mépriser votre petite existence merdique à côté de l'aura sublime de la leur. Aujourd'hui j'ai nommé les mères avec poussette prenant le bus. J'en vois déjà hurler à la liberté d'aller et venir, qu'être mère c'est pas facile surtout quand on a pas de sous pour s'acheter une voiture, et gnaingnaingnain attendez de finir de lire mon article avant d'être scandalisé bordel !
Je précise. Il y a deux catégories de mères avec poussette :
- celles qui ont reçu une bonne éducation et qui en gardent quelques souvenirs, et traitent leurs prochains avec courtoisie et respect, bref qui sont civilisées et qu'on aide toujours à sortir leur poussette du bus parce que c'est pas évident de se coltiner tout le matos sans quelqu'un de normal pour vous tenir la porte. Ces mères là garent leur poussette dans un coin qui ne gêne personne, et en général les bus sont conçus pour. Ce qui ne les empêchent pas de s'asseoir à côté de leur progéniture, à condition bien sûr que quelqu'un de courtois leur cède la place en cas d'heure de pointe. J'en ai aussi vu qui pliaient la poussette et qui pensaient même à enlever le gosse avant de le faire (sinon ça fait un gosse plié, c'est pas joli à voir).
Attention j'attaque la seconde catégorie. Ames sensibles allez donc cliquer sur les bisounours hantant le top 50 d'Over blog, vous serez plus à votre place.
- La seconde catégorie concerne les mères à poussette qui n'en ont strictement rien à foutre des autres passagers, ni de la lycéenne qui trimballe une valise de 50 kg parce qu'elle est en internat, ni de la petite vieille qui a une prothèse de hanche toute fraîche et qui ne s'en est pas encore remise. Ces mères à poussette vous regardent vous contorsionner comme les veaux qu'elles sont, à brouter leur chewing gum avachies, et plus vous trouvez ça gênant et impratiquable, plus elles n'en ont rien à foutre et disent que c'est le bus qui est mal foutu. Quelle idée de mettre des barres gênantes ! Réponse de moi-même : les barres sont là pour s'accrocher dans les virages connasse, surtout quand on arrive pas à se poser ailleurs parce qu'il y a un engin mal garé dans l'allée et qu'on est condamné à faire le trajet avec une dizaine d'autres personnes dans 1 mètre carré. Conasse. Ces mères là posent nonchalamment leur poussette et son contenu en plein milieu de l'allée centrale juste à côté du chauffeur alors que le bus est quasi vide. Et bien sûr elles prennent 2 places assises tant qu'à faire, c'est que leur gros cul doit être aussi difficile à caser. Faites une réflexion et vous vous en prendrez plein la gueule parce que c'est dur de trimballer une poussette dans un bus, vous n'avez pas idée vous la célibataire endurcie qui n'a pas connu les joies de la salle de travail et du vagin distendu par l'effort.
Comme si c'était un handicap d'être mère ? En tout cas celles-ci sont handicapées du respect envers les autres. Le pire c'est que ce matin le veau empêchant le passage dans l'allée, a aussi empêché la montée d'une autre mère avec une autre poussette. Elle n'a pas voulu gêner cette mère là et elle a attendu l'autre bus.
Même pas foutues d'être solidaires envers celles qui traversent le même parcours du combattant dans nos milieux urbains. Connasses.
Ma mère est un poème où les "s" seraient transformés en "che", et où la grossièreté aurait tous les passe-droits et autant dire que la cucuterie niaiseuse serait bannie à tout jamais de notre univers si on la laissait faire. Ma mère c'est la seule personne au monde à appeler l'EDF pour signaler une coupure d'eau et à insulter le gars au bout du fil en le traitant de raciste parce qu'il lui a dit à juste titre qu'elle n'était pas au bon numéro.
Ma mère elle achète des téléphones 8 fois par an "parce qu'ils ne marchent pas". Elle a poussé au suicide plusieurs commerciaux de SFR et de France Telecom, et elle venge tous les gens qui se font harceler en permanence par les opérateurs de tout poil car elle les anticipe : elle les appelle avant qu'ils aient le temps d'y penser, pour poser des questions auxquelles personne au monde ne peut répondre. Parce que personne ne pige ses questions. Sauf ses enfants, nous seuls connaissons la langue qu'elle parle.
Ma mère c'est la grande spécialiste du poisson ébouillanté. Elle a une recette imparable pour cuisiner tous les poissons, de la sardine au thon : prendre une poêle, y mettre 5 cm d'huile, pousser les manettes du gaz à fond et attendre que l'huile saute de partout : quand les petites goutelettes vous piquent le visage alors que vous êtes à 3 mètres, c'est que l'huile est assez chaude. Plongez votre poisson dedans. Dessus dessous une poignée d'éternité. Et dégustez le poisson fumant avec la peau qui craque. Ma mère c'est ma Madeleine de Proust à moi rayon poissonnerie.
Ma mère est capable d'arriver en retard tout le temps ou de vous pondre un repas de Noël à 2 heures du matin parce qu'elle n'en a rien foutre de l'organisation. Ou alors elle n'a aucune conscience du temps qui passe. Ou alors c'est les deux en même temps. Par exemple quand elle doit venir me chercher à la gare, il faut qu'elle fasse pipi 8 fois avant de monter dans la voiture alors qu'elle n'est même pas incontinente. Ca la tranquillise. Ma mère c'est la seule à rentrer dans un magasin et ne jamais en ressortir avant les autres, même ceux arrivés 1 heure après elle, même quand y'a pas la queue.
Ma mère voit son médecin au moins 2 fois par semaine. Le même depuis 30 ans. L'autre fois il m'a montré son dossier médical, on aurait dit le bottin de Mexico city. Je soupçonne le malheureux de chercher refuge auprès d'un psy car quand il parle d'elle il utilise des termes très très spécialisés comme "somatisation hystérique". Ma mère c'est la seule à appeler le médecin quand ses pets sentent très mauvais ou quand mon père s'est fait un shampooing avec du gel intime.
Ma mère fait toujours la gueule pendant les repas familiaux, c'est sa grande tradition. Elle a une moue boudeuse comme les petites filles de 5 ans, avec sa lèvre lipue du bas qui monte sur celle du dessus et qui tremble quand vraiment elle est en colère. Elle ne fait pas ça depuis toujours car j'ai trouvé des photos d'elle avec un sourire jusqu'aux oreilles et une tignasse crêpue qui remontent aux années 70 et des fois je me demande pourquoi elle ne rit plus.
Je crois que je sais.
Ma mère s'est perdue sur une route qu'elle a elle-même tracée et dont elle a mélangé tous les panneaux. Je ne sais pas si elle l'a fait exprès et si un jour elle voudra trouver la bonne direction. Je crois qu'elle ne veut plus, et je crois qu'un jour elle arrivera à ses fins. Elle en aura décidé ainsi et c'est tout à fait respectable. J'ai mis longtemps à l'accepter mais aujourd'hui je lui rends grâce à cette mère de tous les travers. C'est elle qui m'a appris la colère, et cette conception de la justice que tout le monde a oublié et dont tout le monde se contrefout. C'est elle qui m'a donnée ce goût pour le non académisme, pour le rococo sanglant, c'est elle qui m'a donnée ce coffre pulmonaire sujet de railleries, nous entendons les morts nous monsieur. C'est elle qui m'a donnée ces yeux noirs aux accès de fureur lusitanienne dans lesquels on peut lire la météo des orages et des éclairs.
Ma mère est un poème que nul ne peut lire sans être sorti au préalable de ses entrailles. Nous seuls avons la traduction alors ne cherchez pas à la décrypter, et passez bien loin d'elle : elle mord.
Lecteurs, lectrices, le problème que je vais évoquer vous l'avez sûrement vécu ou alors si ça vous est totalement inconnu c'est que vous n'avez pas le téléphone. Tous les jours, j'ai bien dis TOUS LES JOURS, nous sommes harcelés par des commerciaux de tout poil, voulant nous vendre tout un tas de trucs, ou s'acharnant à rompre votre vie privée en vous posant des millions de questions indiscrètes. Dans le but de vous vendre tout un tas de trucs après, bien évidemment.
Tous les jours quand je pars au travail gagner ma pitance à la sueur de mon front, je protège mon téléphone des appels anonymes. Sauf que des fois j'oublie, en général quand j'ai mis 15 plombes à repasser un pull à frou-frou, et à mon retour je ne suis jamais stupéfaite du nombre d'appels anonymes que j'ai pu recevoir. En temps de pénurie il n'y en a qu'un. Mais il y en a toujours. Une fois même une connasse de commerciale de Gaz de France m'a laissée un trentaine de messages sur mon répondeur téléphonique, ne comprenant pas qu'un répondeur n'est pas un être humain et qu'il ne vous fera pas la conversation, il est là juste pour prendre des messages, c'est son métier à lui, et donc 30 fois elle lui a dit bonjour à mon répondeur. Et moi j'ai passé 20 minutes de mon temps précieux à effacer ses 30 "bonjour ! bonjour ?".
Depuis je suis en guerre. Avant je répondais poliment par des "non ça ne m'intéresse pas, désolée, excusez-moi j'étais en train de dîner, je crois que je vais vous laisser..." et je me faisais bien baiser par les commerciaux habitués à baiser les bonnes gens bien polies. Ils connaissent toute la parade, toutes les ficelles pour vous avoir et pour vous faire croire 5 bonnes minutes que non, pas du tout ils ne sont pas là pour vous vendre un quelconque produit à 5236 euros, non non non ce n'est pas le genre de leur boîte.
Sauf que maintenant bande de conards moi aussi j'ai compris la parade et que je me lâche et que bientôt vous me demanderez grâce pour que je me raye de vos listes. Vous me supplierez à genoux en reconnaissant mon numéro de téléphone et vous direz à votre gros con de patron qui vous a transformé en commercial putassier et harceleur : "non non pitié pas elle, PAS ELLE !". Oh je ne vous insulterai pas forcément, ça ne sert à rien de mettre quelqu'un plus bas que terre surtout que niveau bassesse vous êtes déjà bien au ras des pâquerettes pas besoin de vous aider, non je m'acharnerai à vous couper la parole et à vous démontrer par A + B que je connais toutes vos ficelles bien grossières.
Déjà ça n'a pas tardé. Vendredi soir un plouc essaie de me faire croire qu'il travaille aux impôts et me pose des questions de plus en plus indiscrètes. Ca a duré 30 secondes avant que je lui dise que les gens des impôts ne travaillaient JAMAIS à une telle heure, tu penses encore plus un vendredi soir, et qu'ils ne demanderaient jamais ce type de questions étant donné qu'ils savent déjà TOUT sur TOUT et sur TOUT LE MONDE. J'ai raccroché.
Ce soir cerise bénie sur le gâteau. Vous avez bien lu ce soir, nous sommes DIMANCHE. Une dame très polie m'explique qu'elle appelle d'Israël, qu'elle est bénévole aux "Oubliés de Nazareth" et qu'avec le monseigneur... là je l'ai arrêtée avant qu'elle s'enlise davantage. "Vous devez savoir madame qu'il existe un décalage horaire entre Israël et la France, que nous sommes dimanche en plus, que LE DIMANCHE EST LE JOUR DU SEIGNEUR ET QUE J'AI HORREUR QU'ON M'EMMERDE LE JOUR DU SEIGNEUR !!!".
Je ne pense pas qu'elle essaiera davantage le lundi. Elle a du bol, elle a échappé de justesse à ma flopée d'insanités en latin et à mon légendaire cri de guerrière : "LA TRUIE EST POUR MOI !". Mais du coup elle a du se sentir bien minable à ne pas respecter le jour du Seigneur pour qui elle demande un tas de fric, et surtout ça doit être douloureux d'être moins bonne catholique que moi, vu mon niveau.
Je crois que demain je ne protégerai plus mon téléphone contre les appels anonymes. J'aime rendre service à mon prochain, et les commerciaux ont besoin encore plus de notre aide et de notre soutien. Je vous attends mes petits chéris...
J'ai testé pour vous le remake de Fog, voulant me
rendre compte par moi-même que c'était une vraie mauvaise daube comme mon magazine préféré m'avait déjà prévenue. J'y suis allée malgré tout, courageuse, brave et téméraire mais par contre si je
puis me permettre de vous donner un modique conseil : ne regardez pas cette grosse merde de Fog le remake, vous allez vraiment passer un sale moment à vous demander ce que vous foutez sur cette
planète, ça en plus d'un ennui mortel et d'un ulcère grandissant dans votre petit estomac au fur et à mesure de la lecture du "film". Ca fait du mal, ça pollue les mirettes, je vous aurai
prévenu.
Un remake peut être bon s'il a suffisamment de considération pour le matériau d'origine. Regardez "Massacre à la tronçonneuse" ou "L'armée des morts" : ça sent le respect pour leurs aînés. Le réalisateur de L'armée des morts s'est même permis pas mal de digressions avec l'original, ce qui ne manque pas de rendre hommage à son illustre prédécesseur. Tandis que Fog n'est rien qu'une grosse merde bouseuse, il n'y a rien, absolument rien à sauver et surtout pas le casting. Les "acteurs" sont tous issus de séries télé à succès (Lost, Superman, y'en a que j'ai pas reconnu) et je parie ma culotte qu'ils ne feront jamais rien d'autre artistiquement parlant. Le pompon revient au substitut d'Adrienne Barbeau, toute en sensualité grave dans l'original, qui devient une nympho tout juste digne d'animer une session hot sur feu 3615 Ulla. Vous aviez du caviar, vous vous retrouvez avec un succédané d'oeufs de lompes périmé. Et ça, ça fait de la peine.
Beaucoup de peine.
En fait ça pue le produit MTV clipard à mort, avec sa clique de djeuns au casting, sa musique branchouille, et sa réalisation bourrée de bruits qui font peur (genre The grudge). Il y a même une scène épique sur un bateau avec 2 fausses blondes qui se trépignent face au black de service les filmant, celui-ci tout juste capable d'émettre des jurons pour seul langage ; on se croirait dans un clip de R'n B pro Rap. Ca fout quand même un gros coup de poignard dans la thématique des anti-héros carpenteriens. Pathétique. L'histoire a été revue à l'eau de rose, surtout la fin (enfin si vous tenez jusque là) où l'héroïne part avec son fantôme de mari décrépi dans l'au delà, face à Superman qui crie "nooooooooooon" comme s'il avait mis son collant bleu dans une tournée de linge blanc.
PA-THE-TI-QUE.
Allez je m'en vais pleurer un bon coup.
PS : John je sais que tu me lis, je sais que tu as soi-disant aimé cette merde en guise de ton remake, tu n'as pas du le voir mais sache que je ne t'en veux pas de dire des conneries pareilles dans les médias si ça te sert à récolter des dollars pour réaliser ton prochain bébé. Au fait c'est quand que tu nous le sors ???
PPS : vous voulez quand même voir la bande annonce ???? Allez je n'en suis pas responsable...
J'ai voulu aller voir Silent hill au cinéma en mai 2006 et manque de
pot le cinéma où je suis allée l'avait déprogrammé. Comme une malpropre je suis retournée chez moi penaude, en promettant que je me vengerai. Et bien je ne croyais pas si bien dire, Silent hill
parle de vengeance. Sharon est une fillette somnambule qui appelle le nom de Silent hill à chacune de ses crises, celles-ci la mettant de plus en plus en danger. Sa mère décide alors, désespérée,
de trouver la vérité sur les lieux maudits de cette ville fantôme...
Je ne vous parlerai pas du jeu, j'ai du y jouer 13 minutes, le temps d'éviter une apoplexie. Les jeux vidéo avec des monstres, des fantômes ou des zombies me terrorisent, et je n'y joue plus car je tiens à ma santé cardiaque. Et à la tranquillité de mes voisins parce que je braille comme une dératée dès le générique. Alors je ne sais pas si le film est fidèle au jeu, et d'ailleurs autant vous avouer tout de suite : je m'en tape. Ce film m'a bouleversée. C'est tout ce que j'en retiendrai et c'est déjà beaucoup car je ne m'attendais à rien.
Silent hill est un film de femmes avec un bestiaire hallucinant. C'est un cri contre le fanatisme religieux, contre l'ordre moral qui tente de purifier tout ce qu'il n'approuve pas, autant dire TOUT. Une fillette va être sacrifiée sur un bûcher parce que sa mère a commis le tort innommable de la concevoir sans père, ou tout du moins sans image paternelle. Et c'est ce qui va la tuer et pire encore, la maintenir dans un état démoniaque haineux où tous les pores de son corps et de son âme brûlés au 3ème degré réclameront VENGEANCE.
Les hommes sont absents de ce film car falots, lâches, ou desservant comme des larves la folie religieuse de femmes réclamant du sang frais à longueur de journée. Pathétiques pères incapables de venir en aide à leur progéniture reniée, à leur progéniture non assumée et non désirée. Tout ce qu'ils savent faire c'est baisser les yeux, passer leur chemin et craquer une allumette sur un tas de bois sec pour le sacrifice.
Silent hill parle de vengeance et de malédiction, de l'image du père inexistant, de la mère seule face à l'origine du monde. Car il s'agit bien de l'origine du monde, de Dieu et du Diable, de l'Enfer mais pas du paradis ; tout le reste existe mais lui non. Silent hill est un film sur la création, sur votre création, sur ma création et vous y serez insensible si vous n'attendez de cette oeuvre qu'un film adapté d'un jeu vidéo avec plein de terribles bestioles et un brouillard poisseux qui vous colle à la peau.
Sûre qu'il me collera à la peau.
Faites comme Rose, la mère de Sharon, remontez à vos origines, aux origines de votre entourage, aux origines du monde et de l'univers. Elles ne sont pas inaccessibles. Même s'il n'y a rien de beau et de salvateur là dedans. C'est une question de vie.
C'est le retour de ma cochonne favorite ! Cet
après-midi entre les cadeaux de Noël - quels playmobils plairaient le plus à ma nièce - et la douceur printanière de ce mois de novembre, j'ai eu soudain une brusque envie de violence goresque.
Et quand la violence goresque vous prend, il faut l'assouvir. Dirigeant mes pas vers mon cinéma favori - celui où les gens ils bouffent des Twix, pas celui où ils lisent "Andromaque" dans la
queue - j'ai vu "Saw 3" à l'affiche, et sans que
j'ai pu le retenir, un petit filet de bave s'est mis à couler de ma bouche comme si je venais de poêler du foie gras frais : j'avais lu une critique dithyrambique dans Mad Movies et une descente
en flèche dans les magazines pour gens biens comme il faut.
Un gage de qualité en quelque sorte.
Je me suis donc précipitée vers le guichet et là que vois-je ? Des affiches placardées tout partout interdisant le film aux moins de 18 ans et exigeant les spectateurs du film à montrer une pièce d'identité. Noël avant Noël !!! Enfin j'allais pouvoir assister à un film sanglant sans être emmerdée par des hordes de boutonneux voulant se procurer un petit frisson autre que la branlette habituelle. Sauf que 3-4 d'entre eux ont réussi à se faufiler en se procurant des tickets pour "Souris city" mais comme ils étaient sous le coup d'une interdiction, autant dire qu'ils n'ont pas fait les branlassons de service en faisant sonner leur portable ou en pouffant intempestivement devant du sang giclant. Et puis quelque part ça a vraiment du leur procurer du plaisir, ça m'a rappelée le bon vieux temps de Cannibal holocaust avec des interdictions semblables et une réputation sulfureuse d'horreur jamais vue. De toute façon s'ils veulent vraiment voir des horreurs autorisées, ils n'ont qu'à aller sur le Net, c'est gratuit et personne ne leur demandera leur carte d'identité.
Alors le film ? Et bien il est purement jouissif dans le sadisme et le putride. Le réalisateur - toujours Bousman - n'a pas lésiné sur les gros plans sanguinolents mais qui restent tout de même supportables. Disons que si vous avez vu la fameuse scène de dîner dans "Hannibal" avec Lecter au scalpel, et bien c'est de la gnognote pour petits bourges voulant se procurer un frisson, Saw 3 n'épargne pas vos mirettes - et vos oreilles aussi - avec des effets très réalistes sur la découpe chirurgical d'un crâne. C'est mieux qu'Urgences ! (sauf qu'il n'y a pas Clooney, j'en conviens).
Enfin pour ma part ce n'est pas le sang qui m'écoeure le plus, le sang on en a tous vu, c'est rouge, liquide, et dans les films on n'en sent pas l'odeur, ce qui est à mon sens le côté le plus dégoûtant de la chose. Non. Ce qui m'effraie dans les Saw, et j'en ai déjà parlé, c'est la propension de l'équipe du film à mettre des cochons partout. Une fois encore ils nous refont le coup de la Mona Lisa porcine, mais à trop la montrer elle ne fait plus le même effet. Par contre, et là franchement c'est à vomir, il y a une scène interminable avec des porcs décomposés utilisés dans le pire des instruments de torture ; l'arrachage de dents de Marathon man c'est du pipi de souris à côté !
Donc Saw 3 continue dans sa lancée mais avec un peu plus de franchise et moins de retenue dans la réalisation, c'est brutal et moins convenu que le deuxième opus par exemple. Il n'y a pas de surenchère d'effets gores, ils arrivent fort à propos et sont justifiés par la teneur du scénario. Ca n'est pas outrancier ni grand guignol - comme Hannibal par exemple - et ça sonne juste. Je pense même que l'interdiction aux moins de 18 ans peut servir la cause du film, car même sans interdiction il aurait été moins suivi par des ados avides de simplification et sans recherche de concepts particuliers. A cet âge là on n'apprécie pas et on ne voit pas les choses de la même façon.
Saw 3 aurait pu devenir un vulgaire Scream et consorts mais il se détourne habilement de ces sentiers re-re-battus. Et bien malin celui qui écrira le scénario du 4.
Nouvelle rubrique ! Ici je vous raconterai des séquences tordues du genre les rêves que je fais, les embrouilles familiales, bref toutes les choses que je ne pourrai pas raconter à un psy sous peine d'internement d'urgence pour cause de grave névrose ou de schizophrénie latente. Pas besoin de consultation, la meilleure solution pour aller mieux c'est : assumer tous ces travers qui pourraient passer pour une maladie mentale et vous faire passer pour une originale aux yeux des autres. Au fait : j'emmerde les normaux qui sont pitoyablement ennuyeux.
La nuit dernière j'ai fais un magnifique rêve. Ceux qui vous restent dans la tête toute la journée avec délectation mais qui vous rendent nostalgique parce que vous savez pertinemment que vous ne pourrez pas les réaliser. Mais au moins vous permettent-ils d'évacuer un trop plein de quelque chose et de vous donner satisfaction après coup, celle de l'avoir quand même vécu même si ce n'est qu'en rêve.
Donc j'ai rêvé que nous étions vendredi, et tous les vendredis au taf avec mes collègues nous déjeunons avec une espèce de porcinet rougeaud bavant devant les décolletés, même ceux qui ne descendent pas jusqu'au nombril. Une naissance de seins = paf vous vous tapez un regard lubrique pendant tout le repas. Vous n'osez plus avaler tranquillement une banane devant ce genre d'individu, parce que systématiquement tous vos gestes deviennent sexuels dans la pauvre tête de ces pauvres gars dont on imagine très bien la pauvreté de la vie. Celui-ci est particulièrement écoeurant avec sa grosse tête aux cheveux gras, sa chaîne en or de 2 tonnes sur le torse velu, son bracelet de tennis au bras (genre éponge à transpiration, je sais plus comment ça s'appelle) et son eau de cologne à 2 balles croupissant sous la sueur. Parce que ce pauvre type sue, faut dire qu'il se trimballe un tonneau de Kro en guise de bide, ça doit pas être évident de marcher sans peiner quand on est enceint de 19 mois.
J'en viens au fait. Dans mon rêve, il nous annonce qu'il va se remarier pour la troisième fois. Stupéfaite je lui décoche un "comment ça se fait que vous arrivez à trouver une femme avec qui vous marier alors que vous êtes gros, moche, misogyne, raciste et homophobe ?" (ah oui j'ai oublié de préciser aussi dans ma description que comme tout beauf inculte primaire qui se respecte, cet être humain déteste les maghrébins, et pense que les hommes qui font le ménage sont des grosses fiottes tarlouzées. Pas comme lui quoi. Je ferme la parenthèse). Et bien ça m'a soulagée vous pouvez pas savoir de lui balancer ça dans sa grosse face viticole et luisante. Parce que dans les rêves vous pouvez vous permettre de faire ce genre de trucs, dans la réalité c'est pas possible faut bien brosser tout le monde dans le bon sens du poil même si vous avez affaire à une raclure minable, sous peine de passer pour une langue de pute fielleuse.
Dans les rêves vous pouvez vous venger bassement et c'est déjà ça de gagné. Ca comble toutes les frustrations latentes, et vous en sortez rasséréné de toutes vos saloperies virtuelles.
Pour la petite histoire le baril ambulant à face rougeaude ne s'est pas marié 3 fois, mais une, ce qui est déjà bien suffisant. A chacun sa croix à porter. Celle-là doit quand même être bien balèze.


