Je crois que je suis en train de devenir fétichiste, là comme ça l'air de rien. Les objets c'est encore mieux que les animaux, y'a pas besoin de les faire pisser à
-15° dehors ni d'acheter de la pâtée onéreuse pour leur dire je t'aime, c'est encore plus fidèle et quand ça claque et ben on en achète un autre (remarquez avec les clébards on peut faire pareil,
mais ça fait un tout petit peu plus de peine, si si). Je ne me hasarderai même pas une comparaison avec l'être humain hein, vous comprendrez pourquoi (si vous ne comprenez pas, attendez vous à de
sacrées emmerdes à fréquenter cette espèce là).
Donc je l'aime. Après une liaison houleuse de plus de deux ans avec la précédente (ma plus longue histoire à ce jour), voilà arrivée la nouvelle, toute blanche, toute virginale, toute silencieuse
et toute chaude, bref la compagne idéale. L'ancienne ressemblait à la grosse Bertha mère maquerelle réputée à Berlin, la nouvelle ce serait plutôt la vierge Marie 5 minutes avant
l'Annonciation.
L'objet du crime donc :
Pour ceux qui ne l'auraient pas reconnue car ils vivent au fond des bois avec l'ADSL (bande de veinards) : c'est une chaudière. Elle est toute belle et brillante et elle m'attendait ce soir en rentrant du travail. Un peu de plus et elle me tendait mes espadrilles. C'est beau une chaudière amoureuse. Elle est électronique aussi et quand vous appuyez sur ses petits boutons, ça la met en branle : plus ou moins chaude, selon vos besoins en température. Incroyable, il ne lui manque plus que la parole (non remarquez c'est très bien qu'elle soit muette, surtout si c'est pour me faire chier à vouloir communiquer pendant un film de zombies).
Allez je lui ai préparé une petite soupe, faut que j'y aille. Demain je vous raconterai - peut être - ma rencontre avec monsieur Gode, encore un coup de foudre.
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Humeurs des autres