Jeudi 30 octobre 2008
Bon promis à partir de demain, j'arrête de vous emmerder avec SFR, mais là faut que j'en parle.

J'ai modifié ma lettre à monsieur SFR (les modifs sont en rose, comme la couleur de l'espoir) parce que curieusement je supputais quelques frasques SeuFeuResques alors j'ai attendu le dernier moment pour réviser ma copie.

Et j'ai eu raison bordel. Et cerise on the cake, voilà le peut être dernier message promotionnel qu'ils ont osé m'envoyer ; ça s'appelle le "Pacte SFR" et ça dit à peu près ça "vous nous accordez toute votre confiance, nous vous offrons toutes les possibilités, et en exclusivité pour vous remercier année après année, combien de Bonus Fidélité avez-vous ?". Réponse subtile à la dumeurienne : que dalle conard, j'ai un forfait qui ne me permet pas de cumuler des points, mais c'est vrai que je vous fait une confiance infinie bande de cons, c'est pour ça que je me casse !

TONIGHT IS THE NIGHT ! HASTA LA VISTA BABY !

Bon le courrier modifié :



"Cher monsieur SFR,

d'abord une petite explication quant aux tons différents utilisés dans ce courrier : il a été écrit à des temps distincts ; la majeure partie a été rédigée le mercredi 22 octobre, les deux premiers post scriptum le mardi 28, et le final en apothéose aujourd'hui même.

c'est la dernière lettre que vous recevrez de moi.

Une lettre de rupture j'en ai peur.

Notre relation aura duré 5 ans. Quel en est le bilan ? Peu glorieux en ce qui vous concerne, alors que moi j'étais fidèle et payais mensuellement ma contribution à notre petite entreprise. 15€ par mois avec le SMS à 10 cents d'euro.

15€ par mois pour quoi ?

Ne pas pouvoir appeler d'Italie pendant deux voyages d'affilée alors que j'avais pris la précaution A CHAQUE FOIS d'appeler un conseiller pour m'assurer que j'avais bien souscris la bonne option (à mes frais of course).

Avoir subi une panne de réseau en plein Marrakech pendant une journée entière (alors que ma banque essayait de me joindre parce que des pirates avaient tenté de me piquer 6000€ sur mon compte bancaire).

Pas de réseau non plus à Francfort, alors qu'une amie a pu crâner à envoyer plein de SMS avec son abonnement à Bouygues ; abonnement qui ne comprenait pas à la base une option internationale, mais allez comprendre chez Bouygues ils ont peut être des dons divinatoires.

Me faire harceler à chacun de mes voyages par une vingtaine de SMS m'expliquant comment me ruiner pour acheter des coupons à l'étranger (alors qu'il suffit tout simplement de se connecter sur le site sfr N'IMPORTE OU DANS LE MONDE et renflouer son forfait pas cher via ce service), mais je ne vais pas me plaindre au moins là j'avais du réseau.

Et en France, qu'est-ce que ça donnait en France ?

Pareil quelle question !

Dois-je vous rappeler les diverses pannes réseau qui avaient lieu comme par hasard les samedis soirs ? La fois où j'ai harcelé un type pensant qu'il me posait un lapin alors qu'il répondait à chacun de mes sms (pour une fois qu'il me répondait en plus) ; je les ai reçus seulement 4 ou 5 heures plus tard ? Légèrement assez pour me comporter en parfaite hystérique.

Et les pseudos offres promotionnelles inondant mon téléphone mais auxquelles je n'arrivais jamais à accéder ? (envoyez oui, puis OUI, puis OUIIIIII ! et au final NOOOOOON) ? Et les sms mensuels l'un disant "votre facture est accessible dans votre boite mail", suivi inévitablement par "vous n'avez pas fourni une adresse email valide", alors que la dite facture m'était bien parvenue ?

Et puis la panne finale enfin, splendide, qui m'a fait prendre la plus sage des décisions : vous quitter. C'était mardi soir, je tente d'envoyer un sms : pas de réseau. Tiens ça faisait pas longtemps ! J'en recevais, je pouvais passer des coups de fil mais d'envoi de message que nenni. J'ai essayé à maintes reprises toute la soirée : rien. Toute la matinée le lendemain : rien. Tentative à plusieurs reprises de contacter le service clientèle : que dalle. Idem sur le site Internet : aucune panne réseau à signaler, des feux verts tout partout !

Ca a duré une quinzaine d'heures, juste une quinzaine d'heures, probable qu'aucun de vos clients ne s'en est aperçu.

Vous savez envoyer des sms en tutoyant vos abonnés pour des pseudos offres publicitaires (tu as gagné 10 000€ ! ou une sonnerie de téléphone, envoie un sms pour savoir kel est ton kdo !) mais envoyer un petit mot commercial genre "désolé pour le désagrément", ça paraît éminemment compliqué. Je sais très bien que si furibarde, je vous avais envoyé un énième courrier me plaignant de ce nouvel incident vous auriez crédité mon compte de quelques euros comme à chaque fois, mais là non.

Fini. On ne m'achète plus. Et tout ça me fait dire qu'il n'y a que ceux qui gueulent qui obtiennent réparation, et je trouve ça injuste. Pour eux surtout.

Donc je vous quitte pour un plus jeune, et surtout un moins cher, et peut être un plus poli aussi, allez savoir. Sinon je l'emmerderai aussi y'a pas de raison.

Jugez plutôt : 19,90€ par mois pour le SMS à 9 cents d'€, gratuit à partir de 17H, ainsi que les mercredis et week-ends. Le futur élu s'appelle Bouygues ; comme ça si je décide de nouveau d'aller bouffer de la saucisse raffinée à Francfort, là sûre que je pourrai assouvir l'une de mes passions, à savoir l'envoi de SMS. Vous avez créé ma dépendance, vous ne pouvez même pas la satisfaire.

Ainsi va la vie. Cette lettre n'appelle pas de réponse. Ne m'appelez pas j'ai changé de numéro (comme ça je ne subirai plus vos tentatives de réconciliation vénales m'inondant depuis ma rupture par téléphone ces jours derniers) et vous n'avez plus rien à m'offrir.

Sans regrets et adieu !

PS : et en plus vous osez m'envoyer un courrier pour "m'offrir" la possibilité de retourner chez SFR juste avec un simple appel au cas où je regretterais amèrement de résilier mon contrat ? Grand seigneur monsieur SFR ! Sachez que je préfèrerai de loin nettoyer à la langue les toilettes de la gare Eurolines à Milan plutôt que d'avoir affaire de nouveau à vos services (et les chiottes à Eurolines croyez-moi c'est pas de la petite bière).

PPS : c'est pas vrai je viens d'apprendre que vous veniez de racheter le Neuf, je suis abonnée au Neuf je me disais aussi c'est bizarre toutes ces pannes de Wifi, j'avais jamais de problèmes avant ! Ca alors ! Bon on dirait que je vais reprendre ma plume moi, vous avez pas de bol
décidemment, je reviens à la maison !!!! Chériiiiiiiiiiii c'est moi, je t'ai manqué ?????


PPPS du 30 octobre : heureusement que j'ai tardé à envoyer ma lettre, faut dire que je supputais une énième bourde de votre part : BINGO ! En ce jour béni de résiliation de contrat, nouvelle panne de réseau, 3 essais d'envoi de sms tous soldés par un échec sous le motif de "pas de réseau" et et et magnifique conclusion de notre rupture : les 3 essais de sms m'ont été facturés 10 cents d'€ pièce !!! 30 cents pour des sms qui n'ont jamais vu le jour, bravo SFR et sans regret hein !!!!"
par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs communauté : Intime et décalé
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Mercredi 29 octobre 2008
Alors Batatinha pour ceux du fond près du radiateur, c'est ce personnage qui existe vraiment vraiment, et que je cotoie quotidiennement mais si possible le moins souvent (si vous voulez connaitre sa naissance c'est là) ; mais qui malgré tout reste gentil, très très gentil en toutes circonstances, c'est pourquoi je peux pas lui cogner dessus. La preuve, hier à table il a disserté sur Bernadette Soubirou et à force de résumer pendant les pause déjeuners tous les "Que sais-je" qu'il a lu pendant le week-end, et ben il a pas prêté une oreille attentive à la lecture quotidienne par moi-même des règles du "dans ton cul", hé ben je vous le donne en mille il l'a eu dans son cul (il a dit où le con) ; alors aujourd'hui je me suis dit "bah après cette réplique pleine de raffinement à son égard, sûre qu'il va plus jamais m'adresser la parole surtout qu'il est parti tout rouge et que du coup il a pas pu placer la Bernadette après", et bien je vous le donne en mille bis (ma phrase est pas très bien tournée mais bon en même temps je ne parle que du jeu du "dans ton cul" aussi, hein pas de la Comédie humaine de Balzac) : aujourd'hui il est venu tout gaillard dans mon bureau quémander de mes nouvelles !

Comme si je ne lui avais dit jamais dans ton cul à propos de Bernadette Soubirou.

Bizarre non ? Je préfère pas trop y penser à bien y réfléchir.

Bref tout ça pour dire qu'il est très très gentil, et que pour certains la gentillesse c'est vite synonyme de connerie et d'inadaptation sociale. Parce qu'on a beau connaître plein de trucs sur le Moyen Age dans les Flandres, quand un humain normal vous parle de toute autre chose que l'éditeur "Que sais-je" n'a pas encore sorti, on se sent tout démuni.

Exemple.

Le cadre : un couloir. Devant le dit couloir : deux bureaux, le mien et celui de deux collègues. Batatinha arrive et se plante dans le couloir, parce qu'une jolie dame l'interpelle sur je ne sais plus quel sujet de maison de retraite. Elle lui parle, ou tout du moins essaie.

(Entre parenthèses et en italique mes commentaires)

La dame : (j'invente là, mais z'allez voir qu'on en a rien à taper de la question, c'est la réponse et la conversation qui suivent qui comptent) vous avez vu le reportage sur la maison de retraite ?

Batatinha : ouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéoué
ouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéoué
ouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéoué
ouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéoué
ouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéuiuiuiouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéoué
ouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéoué
ouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéoué

(ATTENTION !!!!! un "uiuiui" s'est caché, saurez-vous le retrouver ????)

La dame : mais vous ne trouvez pas que dans le fond c'était traité de façon superficielle ?

Batatinha : ah ouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéoué
ouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéoué
ouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéoué
ouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéoué

(Notez l'originalité du "ah" ouvrant la phrase, que de subtilité, dans ton cul Hemingway)

ouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéoué
ouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéoué
ouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéouéoué

(10 minutes plus tard)

Batatinha : Ah oué hein ui !


Et soudain, SOUDAIN arrivant de nulle part, le rire de Batatinha explose pour on ne sait quel motif (peut être qu'il vient juste de piger les règles du "dans ton cul" ?). Alors j'ai essayé de trouver sur youtube quelque chose s'en approchant, mais en fait y'a rien qui peut ressembler au rire de Batatinha (pourtant Dieu sait que le mien dépasse les limites de la bienséance discrète) à part peut être le cri post coïtum entre une otarie et un âne sodomite.

Peut être et encore, si jamais des chercheurs me lisent, j'aimerai que vous vous penchiez un peu là-dessus, peut être un jour ça servira l'humanité (surtout l'otarie en fait).

Et là pour résumer l'effet qu'a procuré le rire de Batatinha, en conclusion la remarque d'une collègue :

"putain qu'est-ce qui lui arrive, on dirait qu'il s'est coincé la queue dans une portière ????".

Comme quoi je n'étais pas très loin dans la qualification de son borborygme à moitié humain.

Depuis j'ai peur.

par Suzy Dumeur publié dans : La minute de Batatinha communauté : Intime et décalé
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Mardi 28 octobre 2008
Non ce post ne sera pas dédié à Tori Spelling, mon idole ; mais bel et bien à ma mère, dont les dernières aventures datent d'hier soir 23 heures. Au cas où vous ne connaîtriez pas encore la Dumeurie, sachez que j'ai dédié une rubrique toute entière à cet état en pleine guerre civile, niché quelque part dans le Berry profond, ça s'appelle la sagrada familia et il s'en passe toujours des bien bonnes par là bas.

Mail de mon frère ce midi disant à peu près ceci : "bon je te préviens tout de suite : si t'es assise reste comme ça, ça t'évitera peut être de te faire pipi dessus. Allez j'y vais : je dormais tranquillement, il était plus de 23H quand j'ai entendu papa crier à l'aide, je descends et je vois môman baignant dans une mare de sang, elle a essayé une autopédicurie tardive et faut croire que ça a foiré. Résultat : 2 points de suture à l'orteil et 82€ de soins médicaux. Bonne journée !".

Bon ça peut paraître cruel comme ça de se moquer de quelqu'un - a fortiori sa mère - qui s'est massacré le petit doigt de pied, mais qui n'est pas né en Dumeurie ne peut pas comprendre. Mais je vais quand même essayer de vous expliquer.

Déjà en général, quand c'est grave, on m'appelle (enfin des fois ma mère me téléphone innocemment au boulot pour savoir quelle est ma taille de bonnet de soutif, ça en général c'est qu'elle a l'intention de m'offrir de la lingerie et qu'elle pense que je ne me doute de rien). Là je me dis que j'ai appris la nouvelle par mail, et que curieusement maman Dumeur ne m'a toujours pas appelée alors que quand elle a juste des gaz après un bon cassoulet William Saurin, elle pense qu'elle va crever alors elle téléphone.

Là rien. A priori pas de caractère de gravité. Je suppute même une mater dolorosa peu fière de sa connerie nocturne pédestre.

Je la connais bien ma génitrice, c'est moi qui l'ai faite.

Plantons le décor : une chambre au faible éclairage. Il est 23H, mon père ronfle à réveiller les morts, ma mère ne trouve pas le sommeil parce qu'un bout d'ongle dépasse et que ça l'obsède. Chez les Dumeur - enfin au moins la moitié - quand on a un truc dans le crâne et qu'on ne l'a pas réglé, c'est même pas la peine d'essayer de penser à autre chose.

C'était foutu d'avance.

Le sang allait couler à flots.

Il y aurait peut être même des morts.

En l'occurence un orteil.

Ma mère se saisit de ciseaux et essaie d'apaiser sa conscience torturée. Pour imaginer encore mieux la situation, vous qui n'êtes pas Dumeurien, pensez très fort à Gilbert Montagné ayant abusé du sucre toute sa vie et décidant subitement de couper la dinde à Thanksgiving à la machette dans le noir, et vous aurez une petite idée de l'étendue des dégâts.

Ben pareil. Ma mère a tenté de s'occire le pied, un vrai massacre.

Et à 19H ce jour, toujours pas d'appel. Je téléphone, pressentant détenir là le futur Pullitzer du blog. Elle va être fière de moi maman.

En italique la traduction.


Môman : "ouiiiiiii ?" (petite voix fluette dans un coffre dumeurien ? Pas normal !)

Moi : (rire sarcastique et tonitruant)

Mon père au loin : oui oh tu peux rigoler !

Moi : mais pourquoi t'as pas appelé après ton improvisation chirurgicale hier soir ???

Môman : oh mais je voulais pas te déranger, je sais que tu es très très occupée dans ton travail (toujours sur le même ton fluet)

Moi : oué c'est ça, tu t'en vantes pas hein ! Allez raconte, je veux ta version des faits ! Fais en profiter tout le monde (y compris mes fidèles lecteurs) tant qu'on y est.

Môman : oh ben c'est simple, j'arrivais pas à dormir, j'avais un bout d'ongle qui grattait contre le drap, je me suis dit "toi tu vas pas m'emmerder longtemps conard", j'ai pris les ciseaux et j'ai rien senti. Ca arrêtait pas de pisser le sang, alors ta soeur m'a emmenée chez le médecin, il a mis 2 points de suture, il m'a fait une piqûre contre le tétanus (.........................) et il m'a piquée comme si j'étais une vache ! Pan ! une vache !

Moi : il devait être colère d'être réveillé en pleine nuit ; vas-y rappelle-moi depuis combien d'années tu l'emmerdes notre pauvre médecin de famille ?

Môman : oh ben ça doit faire 28 ans à peu près, tiens ce sera en novembre ! Et j'ai pas eu l'ongle au fait, il dépasse encore !


Moi ce que j'en dis... il y a des anniversaires qui ne se fêtent pas.

Surtout quand la bougie est en forme d'orteil...

par Suzy Dumeur publié dans : Sagrada Familia communauté : Intime et décalé
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Lundi 27 octobre 2008


Réalisé en 1978 juste après les mythiques "Phantom of the paradise", "Carrie au bal du diable" et "Obsession" (rien que ça !), Brian De Palma allait avec "Furie", continuer dans sa brillantissime lancée du chef d'oeuvre à foison...

Peter Standza passe sa dernière journée avec son fils Robin avant que celui-ci n'intègre une école spéciale dirigée par un dénommé Childress à Chicago. Alors qu'une fusillade dirigée contre Peter le laisse pour mort, celui-ci survit et découvre que son fidèle ami Childress a orchestré sa mise à mort pour le séparer définitivement de Robin, pourvu d'immenses pouvoirs paranormaux. Il va alors tenter de le retrouver aux USA, avec l'aide d'Esther (infirmière dans la dite école) puis de Gillian, elle aussi détentrice de dons autant extraordinaires que dévastateurs...

Outre un casting fastueux, le film de De Palma s'enorgueillit d'une réalisation somptueuse rappelant un certain Hitchcock déjà mis à l'honneur dans le précédent "Obsession". Les thèmes évoqués touchent autant à la trahison, à la mutation adolescente, à l'angoisse des responsabilités adultes, à la perversion, et surtout grâce à un final extraordinaire de violence, à la corruption des âmes : Robin présenté comme un adolescent frais et naïf dans les toutes premières scènes avec son père où ils font ensemble une course à la nage dans une mer claire et étincelante, se révèlera plus tard sous la coupe d'adultes manipulateurs, un puissant psychopathe incapable de gérer ses frustrations, et s'en prenant à la planète toute entière sans aucun discernement. Dans cette réalisation de De palma, point de pureté qui ne soit salissable et corruptible, et ceux qui vont tenter de la préserver, vont le payer très chèrement, ou de leur vie, ou de leur âme à jamais pervertie.

Les propos plutôt légers au début du métrage avec des scènes à se tordre de rire (le passage de Kirk Douglas par la fenêtre de l'octogénaire avec qui il va finalement sympathiser après avoir baillonné et attaché toute sa famille !), deviennent de plus en plus sombres et noirs, dans ce qui va ressembler aux 3/4 du film à une véritable tragédie shakespearienne sans aucun espoir susceptible de teinter l'horizon en des coloris moins obscurs ; le pessimisme et le "no future" vont finalement conclure cette oeuvre allant crescendo dans un dramatisme époustouflant, aux couleurs rouge sang cette fois ci, dans un déluge de viscères, d'os éclatés et de chair mêlée.

Je parlais plus haut d'un casting fastueux, mais jugez-en donc par vous même : Kirk Douglas, juste et touchant, pris dans une spirale infernale, John Cassavetes en pourriture charismatique, Amy Irving déroutante et en permanence débordée par ses dons, et dans des tous petits rôles pêle mêle : William Finley (l'inoubliable Winslow dans Phantom of the paradise), Darryl Hannah, Laura Innes (la Kerry d'Urgences) et Dennis Franz du futur New York Police Blues (bon y'a aussi Melody Scott Thomas mais bon Les feux de l'amour hein...).

Un film quatre étoiles pour un réalisateur du même acabit, qui n'aura de cesse de cumuler par la suite encore, d'autres chefs d'oeuvre avec une incroyable régularité (pardonnons lui ses quelques casseroles, dans une filmographie pareille franchement...).

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur communauté : Ciné Horreur
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Dimanche 26 octobre 2008
Les films à sketches sont pour le moins casse gueule : rares sont les réussites en ce domaine, la difficulté majeure étant de rendre le tout cohérent, ce qui est on ne peut plus délicat quand les réalisateurs se multiplient. Ici les metteurs en scène ne sont pas des moindres puisqu'il s'agit de Michel Gondry (Soyez sympas rembobinez), Leos Carax (Pola X) et Bong Joon-Ho (The host) ; et tous plantent leur décor dans la mégalopole de Tokyo. Allons-y pour chacun des segments !

Interior design de Gondry raconte l'installation à Tokyo d'un couple, dont la jeune femme se trouve bientôt perdue et absorbée dans une ville sans âme où elle se demande quel est le sens de sa vie, et qui ne va pas tarder à muter de façon étrange.
Merde de Leos Carax montre une créature humaine toute droit sortie des égoûts de Tokyo semer la panique et la mort dans les rues de la ville, et semblant venir d'une étrange galaxie.
Shaking Tokyo de Bong Joon-Ho, enfin dévoile le quotidien d'un hikikomori, ayant choisi depuis 11 ans de vivre en reclus à son domicile, et qui malgré son hyperprotectionnisme de la vie, fait la rencontre d'une jeune livreuse de pizza.

Malgré la personnalité fort marquée des 3 réalisateurs aux univers pour le moins décalés et différents, le film est une véritable réussite : le tout est donc très cohérent, et plus que cela les 3 segments s'imbriquent dans une transition harmonieuse dans un registre fantastico-poétique. Le métrage le plus casse gueule est celui de Carax, plus trash et viscéral que les deux autres, mais sa conclusion se déroulant à la suite du procès de la créature des égoûts donne un ton étrangement touchant et plein d'espoir au tout. C'est un OVNI tonitruant dans le film !

Gondry comme à son habitude réalise un sketche burluesque sur le quotidien de cette femme devenant de plus en plus transparente dans cette mégalopole aux millions d'âmes errantes, et réussit le tour de force de nous faire sourire et même rire franchement aux épreuves curieuses et angoissantes qu'elle traverse. Pour finir sur un ton également plein d'amour et de respect.

Mon préféré reste le métrage sur le phénomène des hikikomoris (touchant une jeune sur 10 au Japon), Shaking Tokyo, filmé de façon joliment pudique. C'est le plus "sentimental" des 3, et moi le jour où les productions occidentales se mettront à faire du romantisme sur péloche de la même façon, peut être je ne serai plus allergique aux films traitant de la relation amoureuse, mais c'est pas gagné vu le nombre de "27 robes" ou "Il était une fois" qui polluent nos écrans. Bref ne soyons pas vulgaire, revenons sur Shaking Tokyo : le réalisateur qui avait déjà réussi à filmer la famille de façon très tendre et émouvante dans "The host", continue sur sa lancée humanisante et se lance cette fois sur les planqués de la vie, les hikikomoris refusant d'entrer en contact avec qui que ce soit, de peur de la fameuse prise de risques, pourtant inhérente au simple fait de respirer. Le mort-vivant qu'il filme, malgré toutes les précautions prises pour éviter la rencontre, se retrouve pris au piège du désir et finit par devenir lucide sur sa non vie dans cette prison cernée de plantes grimpantes.

C'est dans ce décor quasi post apocalyptique - Tokyo ravagée par les zombies de la vie - que la rencontre amoureuse va se faire, avec pour toile de fond et magnifique métaphore, le tremblement de terre secouant tout sur son passage.

J'ai appuyé sur le bouton.

A bon entendeur, courez voir ce film à la fois tendre, drôle, humain, émouvant, poétique et burlesque !

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur communauté : Cinéma
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Dimanche 19 octobre 2008

Réalisé par un parfait inconnu aux comédies juvénilo-rosacées jusqu'à maintenant, "Shoot'em up" avait de quoi intriguer avec son casting 2 étoiles (je ne considère pas Bellucci comme une étoile, même si je n'ai rien contre elle) et son pitch simplissime si ce n'est sa carotte.

Smith est tranquillement en train de déguster une carotte sur un banc quand passe devant lui une femme sur le point d'accoucher, elle même poursuivie par un tueur. Il va aider la femme enceinte et se retrouve aux prises d'une dizaine de tueurs bien décidés à faire passer l'arme à gauche au duo improvisé. Smith finit par avoir le bébé nouvellement mis au monde, et à ses trousses M. Hertz et sa clique d'assassins, s'acharnant à vouloir tuer l'enfant pour une obscure raison...

Attention amateurs de films cohérents et plausibles, s'abstenir ! (curieusement je ne comprends toujours pas comment on peut aimer les films de "genre" et chercher un caractère réaliste à ces oeuvres, les maitres étalons en leur matière faisant ressusciter des morts grâce à une comète, ou transformant un ado gringalet en super héros parce qu'il se fait piquer par une araignée ?) Il n'y a absolument rien de sérieux dans ce film, et c'est à prendre à un degré très lointain. D'abord le film ressemble à un jeu vidéo (c'est Frérot qui m'a d'ailleurs appris que le shoot'em up était un genre à lui tout seul dans les jeux), notre anti héros Smith décimant les méchants tueurs à tour de bras, et utilisant pour cela tous les éléments du décor, et surtout sa carotte fétiche (entière cela va sans dire, comment défoncer la tronche d'un mec avec des râpées ???).

Les situations s'enchainent à un rythme anarchique et dans le plus grand des n'importe nawak, j'en veux pour exemple la scène où notre ami Smith n'arrête pas d'honorer le personnage de pute au grand coeur (et surtout à la poitrine généreuse en lait maternel) de Bellucci tout en défouraillant les vilains venus les abattre dans la chambre d'hôtel, et donnant à la belle une série d'orgasmes dévastateurs. Les exemples de ce style sont foison, passez la commande mesdames et messieurs ! Concernant l'interprétation, Clive Owen reste impérial dans son perso antipathique assénant la mort au même rythme que les vannes foireuses, Paul Giamatti fait du cabotinage non stop et reste en parfaite harmonie dans l'incrédibilité du tout, quant à Monica Bellucci et bien... elle fait du Monica Bellucci, sans beaucoup d'expression au compteur mais néanmoins fort sympathique (en même temps elle devrait ravir les 3/4 des mâles fans du film).

Donc si vous laissez votre cerveau au vestiaire, vous pouvez prendre un pied énormissime si tant est qu'en plus vous le regardez en présence de personnes dans le même trip que vous (avec Frérot on avait un Ricard (deux ??) derrière le cigare et dans ces conditions ça se regarde aussi très très bien). Intellectuels ou premier sensesque barrez-vous !


par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur communauté : Cinéma
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Jeudi 16 octobre 2008
Comme la talentueuse Paris Hillton en son temps dans "La maison de cire" (un des films préférés de la population mondiale sadique car Paris y meurt dans des conditions atroces), Tori Spelling elle aussi se met au film horrifique.

Et j'en vois déjà dans le fond qui ricanent là, tout idiot qu'ils sont à sous estimer la génialissime blonde.

Non Tori ça n'est pas qu'un sex symbol sur pattes, elle a aussi du talent et même qu'elle est très bonne comédienne. Et elle a pas du tout un faciès chevalin comme ils disent dans Mad.

(c'est pas gentil pour les chevaux soi dit en passant).

Non, Tori même quand elle tient un téléphone, elle est hyper crédible.




Même juste quand elle commande une pizza, ça sent l'Oscar à plein nez.

(Et le film ça s'appelle CTHULHU pour les pervers que ça intéresserait)

par Suzy Dumeur publié dans : The Tori Spelling show communauté : Vive le désordre !
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Mardi 14 octobre 2008
Allez nouvel épisode sur mon collègue adoré (les débuts c'est par ici), comme je n'avais pas déjeuné avec lui depuis jeudi dernier, je n'avais plus matière à inspiration, mais bon là c'est reparti comme en 40 (c'est qu'il a de la ressource le gars, beaucoup beaucoup de ressource). Ce texte est dédicacé principalement à Lulu (je sais que Kro ne me lit pas alors elle peut aller se faire voir tiens), malade depuis ce matin et pour un bon bout de temps à la casa parce que les deux polichinelles qu'elle a dans le tiroir monopolisent déjà leur mère (oui deux, vous avez bien lu, heureusement qu'il y a des gens biens pour repeupler la France). Je sais Lulu que Batatinha va beaucoup te manquer alors tu vois je te récompense de ma générosité sarcastique.

De rien c'est cadeau, c'est bonheur.

Alors Batatinha il est sportif. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dis, je ne ferai aucun raccourci hasardeux entre son QI, ses compétences marathoniennes et ses talents sportifs. Et heureusement qu'il est doué pour quelque chose quand même, sinon comment sa mère elle avalerait la pilule (en l'occurence c'était il y a 30 ans qu'elle aurait dû la gober mais bon je dis rien) ? Et comme quoi faut pas faire des généralités trop trop vite car en tout bon sportif à l'alimentation saine qui se respecte, et ben Batatinha... il aime pas les légumes.

Incredible isn't it Brian ? C'est le seul geste punk qu'il fera de sa vie, alors rendons lui grâce pour une fois.

Le décor de la scène : une table. 7 couverts donc un qui va se retrouver seul en face de personne. Devinez qui ?

Batatinha arrive devant la table. 7 places et 5 réservées (vi y'a des réservations par chez nous, il y a un clan qui rigole et un clan qui parle de la conquête de Brest par Pépin le Bref, donc faut arriver très très vite pour être près du premier et comme c'est généralement moi la prem's, les autres ils me demandent de réserver une place au chaud histoire de jouer au jeu du "dans ton cul" tranquille, pendant que les intellectuels font des concours de dates). C'est facile à repérer les places réservées, en général y'a moi à côté avec mon regard à éplucher les patates (et je rappelle que Batatinha ça veut dire grosse patate) + un objet personnel genre un trousseau de clé, à côté de chaque assiette.

Facile, enfantin quoi.

Sauf pour Batatinha qui fait le tour de la table deux fois avant de trouver. Entre temps tout le monde s'est immiscé même là où c'était pas réservé. Pas de bol pour lui. J'ai presque eu de la peine tiens ?

Presque hein bon humhum uiuiuiui.

Pis le moment fatidique est arrivé : les légumes.

On a eu ça dans l'assiette, en un peu plus cuit mais franchement c'était très reconnaissable :




Vous voyez ce que c'est ? Bon vous me rassurez là.

Batatinha : t'es sûr que j'ai pris ça* ? ah non non nuneununeu j'aime pas les endives.

Au moins une chose est sûre avec Batatinha : il n'est pas cannibale.

Il ne mange pas ses prochains.


* : note de la rédaction : on a la possibilité de changer le menu de la semaine avec une carte de remplacement, mais cette fois Batatinha avait oublié de photocopier son menu comme preuve au cas où le cuistot se planterait, vous voyez ? On a des résidents de 95 ans qui font pareil


par Suzy Dumeur publié dans : La minute de Batatinha communauté : Intime et décalé
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Lundi 13 octobre 2008
Le pouvoir du Christ !

Nan je déconne. C'est en écoutant une magnifique chanteuse dans un magnifique restaurant à Dieppe que je me suis aperçue que je ressemblais fortement à Jean-Pierre Bacri. Pas physiquement non je n'ai pas encore de calvitie récente (à part quand je décide de m'attaquer à mon barbu mais ce n'est pas le même profil quand même) ; mais juste que tous les deux on cultive la religion du scrogneugneu. C'est drôle je ne m'étais pas rendue compte avant de ce trait de caractère similaire ? Et ce week-end ça a drôlement bacrisé, parce que quand on est d'humeur joyeuse et festive comme ça, y'a rien de tel que plusieurs abrutis réunis en clan pour vous faire scrogneugner tiens.

Ca a commencé je vous le demande, quand ça et où ça ? QUELLE QUESTION VOUS LISEZ JAMAIS MON BLOG NON ????? Ca commence par SN et ça termine par CF ?! Là. Le problème est posé, l'équation était idéale pour que ça foire direct, c'est qu'à la SeuNeuCeuFeu on s'y connait en maths :

Départ en week-end + annonce de météo radieuse + 2 correspondances =

Egal ? J'en vois dans le fond qui suivent pas ! Egal ???? C'est quand même pas compliqué à résoudre, c'est d'une simplicité enfantine !!!

EGAL = RETARDS !

Bon ça y est vous êtes sur la voie là ? Bah nous avec Florence on a peiné à se mettre sur les rails, surtout que comme d'hab' le panneau qui clignote a annoncé 10 misérables minutes, et qu'à la SNCF y'a pas que les problèmes qui se reproduisent mais aussi les minutes. Ca a dégénéré en 20, et même qu'au bout d'un moment ils vous font cadeau des supplémentaires, elles ne sont même plus annoncées.

Y'a pas à chier j'arriverai jamais à m'y habituer.

Bon essayons de passer là dessus (mais bon pas longtemps parce que je vous le donne en mille : y'a eu un retour. Le drame dans nos vies d'humains c'est qu'il y a toujours un retour, et les retours ça devrait pas exister. Bref j'ai dis passons). Après une journée idyllique - marquant aussi la mort de Hei !-der spéciale dédicace -  vautrées sur une plage toute caillouteuse (et je vous raconte pas la vautre sur caillasses c'est tout un art, ça implique de souvent remuer le matelas) et rincées par tant de déconnexions du quotidien intempestif, voilà qu'on s'installe dans le premier resto venu.

Rose le resto, j'ai vu ça comme un signe (j'adore le rose, c'est mon côté féminin).

Attaque de bulots dumeurienne, tout allait bien dans le meilleur des mondes (vas-y, prend toi de la mayo, sale nazi !).

Quand soudain débarquant avec sa guitare sous le bras : la beugleuse canadienne, aussi redoutable qu'une Céline, aussi charmante qu'un Robert Charlebois.

Et je sais pas vous mais moi quand je vais au resto c'est pour manger. C'est bizarre hein ? Oui je sais je suis une psychopathe en stade terminal. Et aussi pour échanger avec la (les) personne(s) à la table quelques phrases bienséantes ; et quand on est pas prévenu qu'il va y avoir une animation pas comprise dans l'addition, j'estime que c'est de la prise d'otages.

Surtout qu'elle a chanté quelques chansons qui iraient bien dans un certain topic que j'ai crée dans un certain forum, le genre à vous pourraver grave les neurones pendant des jours interminables.

Surtout qu'elle a entonné "Le tourbillon de la vie", chanson que j'adule mais quand c'est Jeanne Moreau qui chante, et sans accent québécois de préférence.

Surtout qu'elle a fait des trous dans les chansons pour que tout le contenu buccal sorte sur le voisin d'en face pendant qu'on remplit les trous de la dite chanson, en beuglant bien fort comme elle (c'est du Québécois).

Et que même des fois il fallait taper dans les mains pour l'encourager la dame et c'est là que j'ai entr'aperçu ma pique à bulots comme l'arme de défense ultime en cas de Tirelipimpon sur le chihuaha. C'est que j'ai un immense instinct de survie. Y'en a une qui allait être sacrifiée et ce ne serait certainement pas moi. Mais je n'ai pas été obligée d'en arriver là, la dame elle est partie d'elle-même, non sans avoir fait la quête avant de remballer sa guitare.

Florence a mis des sous. Elle est drôlement sympa Florence, et puis surtout elle est bon public, elle a pas de Jean Pierre Bacri en elle (elle a juste de temps en temps un démon pas commode qui lui fait défoncer la porte de ses ex, mais ça c'est une autre histoire).

J'ai pas culpabilisé, juste j'ai eu quelques pensées sadiques en découpant ma viande nerveuse.

Ca donnait à peu près cela : Vive le Québec libre.


Et au retour le dimanche rebelote : problèmes techniques dans la société des chemins de fer français, mais bon passons j'ai dis, on va pas en faire une lettre.

Et le point d'orgue ça a été dans la navette rejoignant ma ville. Vi vi y'a toujours un point d'orgue, c'est comme les retours, y'en a toujours un, surtout chez les Bacrisés.

Moi dans la navette assise calmement sans écouteur intra auriculaire avec la musique du Retour des morts vivants dans mes petites esgourdes, pour une fois prête à écouter les bruits de la vie.

En face, je les ai pas vues arriver, Kévina et Jenyfer, 17 ans et demi, partageant le même portable et chantonnant en fermant les yeux une chanson avec du love dedans, et se regardant en face dans le reflet de la fenêtre de la navette ferroviaire pourrave pendant leur répèt' au casting de la Star Ac'.

Et dans moi aussi par la même occasion puisque j'étais en face je le rappelle.

Kévina et Jenyfer chaussées avec des bottes interminables, gantées avec de la laine 22° à l'extérieur/33° dans la navette, avec des copies de sacs Vuitton à chaque bras.

Ah non on me fait signe que ce n'était pas des copies et que Kévina/Jenyfer s'appellaient en fait Constance et Marie Garance, autant pour moi.

Et moi toujours en face dans le même reflet que les jeunes ersatz de Marie-Chantal, un coup de soleil sur le pif luisant de la mayo de la veille, l'air aimable comme toujours, et aussi avec quelques restes de sucre sur un gilet acheté en soldes à la Redoute, issu d'un Mojito de la semaine précédente le sucre (je ne te fais pas d'infidélité Fred, juste que vous êtes fermés le lundi).

Mais kaki le gilet hein oh, prolo à moitié la Suzy Dumeur.

Et de la Bacrisation courant tout partout dans mes neurones. J'ai vite sorti mon lecteur MP3 de mon foutoir rose (je vais bientôt recevoir mon sac à roulettes spécial week-end, mauuuuuve !!!!!!!!!) comme si leurs vies juvéniles en dépendaient.

Et là j'ai imaginé ce que ça ferait une attaque de zombies en pleine navette SNCF. Y'aurait eu des morts et surtout deux en fait, leurs mères les auraient reconnues aux gants.

Je vous jure c'était pas moi monsieur le juge.

C'est Jean Pierre Bacri qui est responsable de délit d'influence sur ma personne.
par Suzy Dumeur publié dans : Faut que j'en parle à mon psy communauté : Intime et décalé
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Mardi 7 octobre 2008


Voilà un film que je n'avais jamais revu depuis son premier visionnage (je suis pas sûre que ça veuille dire quelque chose ce que je viens d'écrire ?). J'en avais gardé un souvenir ému parce qu'à 10 ans c'est fou ce que pouvez être ému facilement (pan la mère de Bambi, dans ta gueule !), surtout que le lance flammes "L'Exorciste" venait de tout défourailler sur mon passage, et qu"Audrey Rose" avait même du m'apporter une méga bouffée d'air frais. Je crois même que ça m'avait fichu la trouille ce truc, c'est fou - bis - ce qu'on peut être chochotte quand on est môme quand même ? Une prépubère qui s'agite la nuit en se tapant dans les fenêtres comme une grosse mouche et qui se retrouve avec des brûlures sur les mains sans qu'elle ait touchée à la fourche du Diable, voilà qui pouvait être impressionnant pour une gosse à l'époque.

A l'époque donc. Parce que depuis le terrain a considérablement changé.

Bon le résumé je l'ai déjà fait à moitié : incendie de voiture, accident, y'a une fillette dedans, elle ne s'en réchappe pas, 7 ans et des bananes après le papa de la petite défunte croit voir en la personne de Ivy sa chère Audrey Rose calcinée autrefois. Les parents d'Ivy le prennent franchement pour un dangereux demeuré jusqu'à ce que la gamine se mette à crier la nuit, à se taper dans les fenêtres donc, cloques sur les mains et...

Non je ne vous raconterai pas la fin ! Non mais ! C'est que je compte bien vendre le DVD sur Ebay avant les fêtes de Noyel. Je sarcastise là mais quand j'ai vu le nom de Robert Wise au générique, j'ai cru que mes yeux me jouaient encore un sale tour (vi la nuit je vois des morts et Regan de "L'exorciste" aussi, surtout après un mojito corsé), mais non non il s'agissait bel et bien du même génie qui avait réalisé "La maison du Diable". Et bien là on ne peut pas dire que le scénario et l'interprétation aient aidé le bonhomme, loin s'en faut... Alors Audrey Rose ça commence comme "L'exorciste" mais en drôlement moins bien : quelques plans sur la ville, l'image d'une famille idéale et unie, et la pureté d'une petite fille qui pourrait elle aussi dire sans problème "oh maman il était joli le cheval". Le souci c'est que jamais elle ne vocifère "ta mère suce des queues en Enfer Karras", et ça c'est mon passage favori (je sens que je vais encore passer une bonne nuit moi à provoquer le malin comme ça), et la petite Machin Rose elle se révèle niaise tout le temps tout le temps.

En même temps c'est un peu normal puisque Ivy est la réincarnation d'une gentille petite créature de 5 ans à sa mort, et qu'elle n'est point possédée par Pazuzu, mais bon quand on lorgne du côté obscur de façon aussi flagrante, ça déçoit inévitablement les fans du sus nommé, qui s'attendent à de la bavouille couleur purée de pois et à des chemises de nuit grave dégueulasses (y'a même une scène d'hypnose, ça encourage les malentendus non ? Si moi je dis). L'histoire pourrait tenir la route voire se révéler passionnante, mais le film se contente de plans répétitifs (Ivy se réveille, Ivy crie, Ivy se cogne, le papa d'Audrey Rose se ramène...), de longueurs fort monotones à tendance juridique que "L'exorcisme d'Emily Rose" (ptain c'est pas bon signe pour un avenir brillant d'avoir Rose dans son prénom composé) ne renierait pas, et d'une interprétation hystérico-ridicule de la part de l'actrice incarnant la mère (Marsha Mason) mais aussi celle jouant la petite fille (Susan Swift, qui a priori aurait joué dans l'un des Halloween, mais pas dans celui de Carpenter, ni dans celui de Zombie), comme si elles avaient fait le cours Florent (si vous arrivez à suivre le fil de ce post avec toutes les digressions parenthétiques, franchement je vous félicite). Seul Anthony Hopkins tire correctement son épingle du jeu, mais correctement donc, sans aucune plus value à en attendre.

C'est fou ce qu'on peut être impressionnable quand on est jeune...

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur communauté : Ciné Horreur
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