Mardi 30 octobre 2007

le-coeur-des-hommes-2.jpg
Que sont-ils devenus dit l'affiche, nos joyeux lurons dont les problèmes sentimentalo-existentiels nous étaient exposés dans le premier opus du même titre mais avec un 1 derrière ? Et bien 4 ans après ils n'ont pas beaucoup changé, comme nous d'ailleurs. Enfin comme vous, moi ça empire ! 

Bref revenons à nos lurons. Alex, Antoine et Manu se réunissent comme tous les étés dans la maison de campagne de Jeff mais celui-ci en a ras-le-bol du chant des cigales éternel, et vendrait bien son mas provençal pour un F12 pollué dans Paris, pour vivre avec sa femme 30 ans plus jeune et leur bout de fille...

En fait je n'ai pas grand-chose à dire sur "le coeur des hommes 2" (à part que le 2 c'est un peu nul comme titre, mais bon c'est une suite hein, ça marchait pour Rambo), parce que c'est bien, agréable, divertissant, bourré de répliques truculentes ; et qu'on attend rien d'autre d'abord. Le coeur des hommes - la suite, c'est comme un groupe de potes qu'on quitte un jour et qu'on retrouve volontiers au détour d'une rue comme ça, par pure coïncidence de la vie. OK c'est gentillet, OK ça se passe jamais comme ça dans la vie (genre tu suis Valérie Kaprisky en scoot et 2 jours après elle te mange dans la main dans ton appart', et en plus elle a de beaux restes la cocotte) mais bon qu'est-ce qu'on en à foutre ? On rit de bon coeur, on ne pense pas aux fêtes familiales pourraves qui approchent, et après on se tape une bonne pizza entre potes en s'échangeant quelques répliques épiques.

Et pis y'a Gérard Darmon avec sa voix grave et ses fous rires ténébreux, y'a Marc Lavoine avec sa mauvaise foi et sa fameuse bombe H, y'a Gérard Darroussin tout penaud fauché par un amour impossible et touchant en diable, et Bernard Campan un peu faiblard mais bien quand même (moi j'aurai remplacé Kaprisky par Berling-rrrrrrrrrrraaaaaaaaaaaaaaaaaaaa, ça l'aurait stimulé le Campan). Alors rien que pour ça - même si ça ne vaut pas le quatuor ubuesque des films d'Yves Robert beaucoup moins consensuel et beaucoup plus fort en gueule - on prend son ticket, on rigole un bon coup, et pis c'est tout.

Comme ça vous oublierez la seule matinée de pluie depuis 2 mois, et l'heure d'hiver bande de nazes.

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Dimanche 28 octobre 2007

la-colline-2.jpg

A ne pas confondre avec "La coquine a des yeux 8" dans un tout autre genre, "La colline a des yeux 2" est la suite de "la colline a des yeux 1", lui-même remake de "La colline a des yeux the first". Je me moque, je me moque mais le remake de Craven (réalisé par un petit français, on en tient un !!!!!!!!!) supplantait largement l'original et valait son pesant de cacahuètes ("la cacahuète a des yeux 3"). Qu'en est-il alors de la suite du remake mesdames et messieurs ? Vous me suivez dans le fond, j'en vois qui dorment ???

Alors on ne prend pas les mêmes mais on recommence : dans le fameux secteur 16 où vivent nos dégénérés du bulbe radioactif préférés, y'a des militaires qui arrivent pour livrer du matériel médical à des scientifiques qui étudient je sais pas quoi (la naissance des points noirs je crois), et tout ce petit monde là ne sait pas encore que régulièrement, des abrutis comme eux se font laminer par les habitants du cul du cru. Pardon. Bien sûr ils ne vont pas tarder à tâter du hachoir les cons, et nous on va tarder tout du long à trouver un intérêt quelconque au truc.

Bon c'est dit : j'ai pas aimé et j'aime pas quand j'aime pas ; ça m'a ruiné mon week end de 49 heures à dormir et à mater que des films d'épouvante ; oh mais attendez mesdames et messieurs qu'apprends-je avec une stupéfaction évidente ? Non c'est pas vrai La colline a des yeux 2 a été écrite par Wes Craven ! Oh ben y'a rien à comprendre en fait, c'est normal que ce soit une bouse filmée dans le noir avec les pieds et pompée laborieusement sur les films de Neil Marshall !!!! Y'a du Wes là dessous ! Franchement chuis con, j'aurai mieux fais de me renseigner au lieu de perdre 1 heure et quelques sur les 25 du dimanche, sacré Wes va...

Allez vivement "La colline a des yeux 3" remake de "la colline a des yeux 2" de notre surdoué Wessie.

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Dimanche 28 octobre 2007

resident-evil.jpg

Quoi de neuf sous le soleil de Resident Evil ? Ben rien, et depuis des lustres déjà... Autant le jeu vidéo me faisait hurler de terreur (je vis toutes mes expériences en profondeur, alors je vous dis pas la course dans l'eau avec le requin...), autant le film ne provoque dans le meilleur des cas qu'une pointe d'hilarité, et dans le pire un ennui profond sans sommeil.

Il n'y a pas vraiment d'histoire, juste des resucées de films prestigieux ; sont jetés pêle-mêle sans liens aucun et sans même un soupçon d'hommage : les deux premiers Mad Max, les western spaghetti, et aussi "Les oiseaux" d'Hitchcock ; dans un film avec Milla Jovovitch franchement fallait oser. Celle-ci cabotine et surjoue un max, ce qu'elle a toujours fait d'ailleurs mais au moins là tout le monde s'en rend compte (parce qu'à la grande époque de Besson c'était une icône Melle Jovovitch, et oué tout arrive). Le tout est plat, poussiéreux, avec quand même quelques références au jeu (sinon on aurait pas su que c'était en lien avec Resident Evil) mais uniquement dans les "monstres" : les dobermans, les corbeaux, les zombies of course et le fameux boss de fin (se faisant laminer en à peine 10 minutes).

C'est à la limite du lamentable surtout quand la demoiselle sort l'artillerie lourde dans des pirouettes censées épater la galerie, telle une desperado, ça se veut branchouille et profondément glamour c'est juste très ridicule et chiant. En matière de sensualité sauvage, rien ne vaut le bon vieux cuir de Max. Rrrrrrrrrrrraaaaaaaaaaaaaaaaaa..............
 

Vivement l'extinction du titre tiens.

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Vendredi 26 octobre 2007

Cher Dexter,

je voulais te dire par le biais de cette lettre que rares sont les personnes qui me touchent comme toi, ça doit être parce que par certains côtés on se ressemble, ne nous leurrons pas nous aimons particulièrement nos clones. Certes je n'ai jamais tué personne - même mes araignées je les laisse vivre - mais souvent j'ai envie de te passer commande, histoire comme Hannibal Lecter, de rendre service à la communauté car quelques fois les meurtres seraient d'utilité publique. Mes envies trucidaires je les fantasme, et en ce moment c'est fou ce que ça défile, une vraie mass murderer (parce que c'est une masse l'autre qu'il faudrait qu'on occisse).

Déjà dans la première saison il y avait des similarités.
 Et puis là, dans les 3 premiers épisodes de la seconde, les points communs sont troublants. Nous nous croyions fort, dur et indifférent, utilisant certain(e)s pour notre confort personnel, et nous nous découvrons faillibles. Les autres nous découvrent faillibles, et nous dévoile un miroir peu ragoûtant de nous-mêmes car terriblement humains, alors que nous n'avions pas l'impression d'appartenir à cette espèce, sous nos apparences ordinaires et adaptées mais dissimulant un jardin secret de centaines et de centaines d'hectares (ou de litres en ce qui te concerne). 

Bourré de cadavres le jardin et l'océan.

Le détonateur de cette révélation humaine a été pour nous deux ce frère que nous avons découvert sur le tard mais qui nous fascinait depuis toujours. Toi tu lui ressemblais, moi je ne sais pas trop, peut être. Tous les deux nous avons tenté de lui échapper, pour tous les deux ils nous ont rattrapés, par le col, en nous étranglant. Nous garderons toujours ces traces violacées même si un jour elles s'estomperont. Moi je n'ai pas tué le mien, mais quelque part c'était un assassinat symbolique que j'ai du récupérer. Toi non plus tu n'avais personne pour t'aider dans cette démarche. Mais c'était notre devoir.

Pour le bien de notre humanité.

Tu as réussi à te séparer de ton frère dans une unisson rare, en lui souhaitant de reposer en paix, et il est parti, tranquille, acceptant facilement ton autorisation, coulant dans les flots de ton cimetière. Rest in peace. J'ai fais la même chose, dans une autre matière, le même salut, la même délivrance pour eux. Pour nous il va nous falloir plus de temps, et accepter cette fragilité qui fait que nous nous sentons seuls pour la première fois de notre vie, et recherchons la chaleur d'une peau et/ou les émotions des autres pour combler cette faille béante.

Tu la rempliras avec de l'eau, je la remplirai de terre. A chacun ses moyens.

Peut être que tout cela ne sera que passager, mais en tous les cas nous ne pourrons jamais oublier ces instants intenses où l'anesthésie n'était plus, laissant la place à un raz-de-marée et un tremblement de terre d'émotions intrigantes et incontrôlables. Peut être un jour nous retrouverons ce qui nous faisait nous à l'origine, mais jamais complètement. Et cette seule idée est terrifiante : ne jamais redevenir normaux dans cette normalité qui nous était tellement propre et dans laquelle nous nous réfugiions ; cette solitude palpitante. Elle était tellement chaude et confortable cette anormalité à nous...

Cher Dexter je ne sais pas trop comment tu vas t'en sortir, mais je vais suivre avec un intérêt certain et tout personnel tes aventures, on ne sait jamais, peut être que cela éclaircira ma route. Quand je me mets à parler tout haut à un perso de télé serial killer, sûre que le pétage de plomb n'est pas très loin ! Ouf ça revient !

Mercredi 24 octobre 2007

Avant j'étais la première à être référencée dans Google pour les mots clés "grosse moule poilue". Depuis on m'a détrônée, mais après un passage en sixième position me revoilà dans le peloton de tête de la moule, juste après les vieilles félines poilues. Mais j'ai une réputation à défendre et surtout je ne manque pas d'ambition, alors je voudrai reconquérir ma place si chèrement gagnée autrefois à la sueur de mon... front (y'avait une autre rime mais j'ai pas osé). 

Je veux la moule position.

Et je l'aurai.

C'est pourquoi ce soir je vais vous déballer tous mes mots clés les plus hots, mots clés avec lesquels vous tombez sur moi après avoir tapé des conneries dans Google ; souriez vous êtes pisté !!!!!

Sachez cher(e)s visiteur(ses), que votre passion pour les fruits de mer me ramène 69 visiteurs par mois (véridique, ça ne s'invente pas en même temps) et que les mots "grosse", "moule", "poilue", avec toutes les combinaisons possibles et inimaginables, attirent sur mon blog 129 visiteurs mensuels
. Je ne compte pas là dedans tous les dyslexiques de la moule et autres maladroits du clavier parce que l'une des deux mains est drôlement occupée ; z'avez pas idée mes braves gens à quelle sauce la moule peut être mangée. J'ai tout lu : moule poilu, groose moule, grosse moules, trèss grosses moules, moul poilu ; et même des majuscules pour les gros consommateurs : MOULES POILU, voire GROSSES MOULES POILU pour les très très affamés.

Je me pencherai un jour peut être sur "comment bien orthographier et conjuguer la moule à toutes les sauces". Peut être si ça peut ramener le chaland. En tout cas à partir d'aujourd'hui et ce toutes les semaines, je décernerai les prix de la Moule à ceux ou celles qui auront tapé les mots clé les plus originaux pour aboutir jusqu'à moi, qu'ils soient hot ou pas. Soyez inventifs !!!!

Le prix de la Moule de Bronze cette semaine est décerné à : "inséminer une grosse pute", suivi de la Moule d'Argent : "transperce moi le cul", et enfin ENFIN roulement de tambours, the winner for the Golden Moule is, tadam : "soupe portugais de poulte" pour son côté très créatif et qu'on comprend pas trop ce qu'il cherchait le gars (ou la fille).

C'est à vous, y'a de la moule gratuite à gagner.

Lundi 22 octobre 2007
L-arm--e-des-morts.jpg


Tiens je m'étonne moi-même de n'avoir encore rien écrit sur ce sommet de boulotage de vivants ? Faut dire que comme tous les afficionados de Romero, j'avais drôlement fait la grimace en entendant parler d'un remake du "Zombie" cultissime du Maître, mais faut pas mourir con non plus (ou pire con-servateur en conserve) et je dois me féliciter moi-même d'avoir fait fi de tout jugement impétueux. Bon allez j'arrête, ça fait tout bizarre quand j'écris pas toutes les 5 minutes putain ou bordel (bienvenue aux égarés ayant tapé dans Google "bordel avec plein de putain" !!!!). Finalement "L'armée des morts" ça ressemble à "Zombie" mais c'est pas Zombie, je m'explique...

Anna est infirmière à l'hôpital et coule des jours heureux dans sa bonne zone pavillonnaire avec son petit Luis qui lui résume à son retour du travail, les résultats d'une émission télé réalité genre "Nouvelle star". Un gentil petit foyer tout chaud et tout doux où les gamines font du roller à l'envers sans risquer de se prendre une voiture conduite par un alcoolique. Bref ça pouvait pas durer un bonheur pareil, heureusement les zombies arriiiiiiiiiiiiiiiiiiiivent !!!!

Et ça ne dure pas effectivement, les 10 premières minutes constituant un véritable monument de déchainement des évènements, bouleversant l'ordre paisible a priori accompli. On assiste impuissant, comme les protagonistes, à une véritable fin du monde ultra-violente en un condensé de temps, où l'être humain inadapté à de telles circonstances, tente vaille que vaille de survivre et d'échapper aux hordes affamées. En ça "L'armée des morts" est très différent du Zombie de Romero, celui-ci prenant son temps pour poser l'histoire et les personnages, et dénonçant par la même (en 1978 !) une société consumériste vouée à l'extinction morale ; dans "L'armée des morts" vous n'aurez pas de message de quelque sorte, juste - et beaucoup - d'action et de patates dans ta gueule. Autre distinction : la rapidité des zombies déployant des tonnes d'énergie pour croquer du vivant et courant le 100 mètres, à l'image des contaminés de "28 jours plus tard", avec eux vous n'avez aucune chance !

Donc "L'armée des morts" n'est pas un vrai remake même si le titre original est "Dawn of the dead", il reprend juste à son compte quelques détails comme la survie dans le supermarché (oui celui-ci est devenu un détail et non plus un symbole), le personnage phare du policier black et les caméos de Tom Savini et Ken Foree, celui-ci déclamant les pires horreurs à la télé en concluant par la phrase maintenant mythique "quand il n'y aura plus de place en Enfer, les morts reviendront sur Terre". C'est du bon cinéma, du très très bon cinéma d'épouvante et même s'il n'y a aucun message politique à décoder (ou alors chuis trop bête) il faut retenir le générique de fin ultra glauque et sans espoir pour l'espèce humaine... 

Vous verrez un jour "L'armée des morts" sera classée comme oeuvre phare dans tous les magazines sérieux de cinéma...

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Dimanche 21 octobre 2007
tooth21.jpg"Le repaire des ténèbres" alias "the tooth fairy" est une bonne grosse daube qui égayera vos siestes du dimanche après-midi  ; d'ailleurs je me suis endormie deux fois c'est dire, un record ! L'histoire est on ne peut plus basique, et pour toi lecteur, je vais tout te raconter, enfin tout ce que j'ai vu, parce qu'à mon avis jamais de ta vie tu ne verras ce chef d'oeuvre mésestimé.

Un petit nenfant en 1949 lit une petite annonce dans un journal stipulant ceci : "donne vélo flambant neuf contre dent de lait", hé ouais déjà à l'époque y'avait des tarés, et là vous supputez un taré et vous avez raison, le petit con d'abord il avait qu'à entendre sa mère quand elle lui conseillait de ne pas donner ses dents à des inconnus. Alors le petit nenfant il se fait trucider par une méchante sorcière.

De nos jours, un brave gars que nous appelerons gros-naze, reprend un bed and breakfast car il a abandonné la médecine (ou la médecine l'a abandonné, chais plus trop) et attend patiemment son ex et sa fille qui doivent passer le week-end avec lui. Blondasse 1 (alias son ex) et sa fille se paument en route et tombent sur le casting de Délivrance (seule réplique drôle du film) qui manque de les violer mais non l'honneur est sauf, elles peuvent repartir. Pendant ce temps arrive Blondasse 2 au Bed and breakfast, qui fait des études de véto, et quand débarque aussi le jardinier torse nu, là vous vous dites que bordel si ça se trouve c'est un porno que vous regardez innocemment comme ça, le jour du seigneur.

Bah non dommage même pas. La gamine perd une dent, trouve le vélo du début puis une compagne fantôme, et là... je me réveille et une autre blondasse inconnue - Blondasse 3 - se fait accrocher au mur avec une clouteuse, clouteuse maniée par la méchante sorcière. Vous me suivez toujours dans le fond ??? Non seulement elle la cloue mais elle la transforme en pizza puis repart trankilou clouer la soeur handicapée du casting de Délivrance en sifflotant. Un barbu - que je n'ai pas vu arriver - arrive dans la chambre où la pizza git, et essaie de prendre un air fort emmerdé mais n'y arrive pas. Pendant ce temps la gamine détale à vélo en voyant arriver la clouteuse.

Respire, ça va passer.

Les parents quand même se demandent : "mais où est passé gamine ?" et partent à sa recherche. Barbu et Blondasse 2 s'embêtent fort avec une pizza à clous et le cadavre de la soeur avec un pull à capuche rouge, et au péril de leur vie ils vont accomplir ce qu'il y a de plus cohérent dans de telles circonstances afin que l'humanité survive : se reproduire. Ou du moins tenter, parce que pendant que Barbu attend Blondasse 2 qui se pomponne une demie heure dans la salle de bains, la méchante sorcière revient et l'attrape par les cheveux ce qui arrache à Barbu un "oh oui vas-y fort j'aime ça". Il va vite se rendre compte de la méprise et se faire couper la tête. Alors revient Blondasse 2 qui a eu le temps de se faire un brushing et une permanente, et qui s'évanouit derechef sur le corps sans tête de Barbu ; à moins qu'elle ne se soit évanouie en voyant le piquet de tente sous les draps on sait pas trop.

Re-sieste. Je me suis réveillée au moment même où l'un des deux frères du casting de Délivrance sort à son brother : "mais qu'est-ce que fout ta queue par terre ?". Bonne question à laquelle malheureusement je n'aurai jamais de réponse. Pendant mon roupillon, a priori les parents ont retrouvé la gamine, et la laissent tendre un piège TOUTE seule à la méchante sorcière. Fallait la voir la môme tenter de repousser les assauts d'une vieille bique avec une hache, trop drôle !!!

Tiens je vais appeler la DDASS.
par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs
Samedi 20 octobre 2007

300

300.jpg
Je suis nulle en histoire, alors c'est avec un intérêt certain que je me suis penchée sur le cas des 300, pour prendre une bonne petite leçon. Quand le cinéma sert d'université ! Sur Allociné j'ai appris que les 300 relate la bataille des Thermopyles, en l'an -480, et que sont affrontés Perse et Spartiates ; enfin en même temps ils pourraient dire ce qu'ils veulent parce que je suis nulle en histoire, et parce qu'on s'en tape royalement que la "vérité" soit travestie pas vraie ?

Donc les 300 ça raconte l'affrontement entre 300 mecs et des poussières contre la plus grande armée du monde, suréquipée en éléphant et en rhinocéros et tout et tout. Les 300 y sont drôlement bodybuildés et imberbes, y portent des slibards en cuir et je peux vous dire qu'il y a de la tablette de chocolat au centimètre carré, c'est pas des taffioles de calendrier ces messieurs là non non non ! D'ailleurs les Perses vont s'en prendre plein la tronche, eux tout puissant qu'ils sont et tout nombreux qu'ils sont aussi...

Bon là j'ai caricaturé, alors que j'ai bien aimé, sauf que ce film là je pense que je ne le reverrai plus, par rapport à mes zombies favoris que je dévore à mon tour très régulièrement. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a aucune espèce d'émotion humaine dans ce film, à part dans les scènes de la Reine, seule caution subtile dans ce monde de brutes. Les 300 défouraillent non stop dans un flot d'hémoglobine stylisé, comme s'ils étaient des machines à tuer, sans peur et même sans colère ; pourtant les acteurs font ce qu'ils peuvent pour paraître en colère (cf le père dont le fils se fait décapiter) ou autre, mais je n'y ai pas cru un seul instant. En plus les 300 louchent sévèrement vers des chefs d'oeuvre en leur genre, Gladiator pour ses scènes de remémoration dans les blés et pour la Reine, Lena Headey sosie de Connie Nielsen, jouant exactement le même rôle diplomatique. Et puis impossible de ne pas penser aux "Deux tours" au côté duquel les 300 sont tout petits petits, dans le manque de souffle épique et l'absence totale d'humanité des protagonistes. Ah l'assaut des "Deux tours", Aragorn tentant de rassurer le jeune adolescent allant se battre avec l'épée de son père...

Mais bon ne boudons pas notre plaisir, il faut prendre les 300 comme ils sont, un film magistralement réalisé (un brin contemplatif mais bon j'arrête), testostéroné et couillu en diable, chargé en hormones mâles dégoulinantes et planté dans des décors dantesques. Et puis il y a des mecs qui se battent torse nu et en slip alors...
par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Lundi 15 octobre 2007

L'enfer c'est les autres. Banalité affligeante démontrée quotidiennement pour les plus sauvages d'entre nous. Et si, et si, l'Enfer majuscule était plutôt cette absence d'autre ?

Cet autre au patrimoine génétique quasi identique au vôtre, cet autre constitué à une époque préhistorique de la même chair et du même sang que vous, cet autre que vous sentez si proche mais si lointain sous cette terre fraîche à peine retournée, cet autre dont on vous parle depuis toujours mais dont vous n'avez jamais touché la peau, jamais senti l'odeur, jamais entendu le moindre de ses cris ou même de ses soupirs.

Alors j'imagine. Imaginer c'est tout ce qui reste car comment se fier à une matrice idéaliste, où quelque part dans ses chemins torturés de douleurs, le seul enfant, l'unique, est un enfant mort. Au côté duquel vous ferez toujours pâle figure, vous survivant entre les décombres, forcément pourvoyeur de déceptions maternelles. Vous, vous n'hésitez plus à l'envoyer paître. Lui, n'a pas le téléphone et bouffe le fil du combiné par la racine.

Alors j'imagine. J'imagine sans réalisme aucun ce que ta vie aurait pu être et ce qu'elle ne fut jamais. Ce que fut la nôtre avant le verdict télégraphique. Hélas ou pas hélas, de toute façon c'est comme ça, c'est la vie comme ils disent tous avec leur bon sens éclairé à la va-vite, eux qui ne sont pas dans le noir et qui ne savent même pas quoi faire de leur lumière donnée en trop les cons, eux qui se plaignent en permanence du prix de l'essence, de la pluie qui tombe et de la taxe foncière qui ruine leur existence. Et toi à côté, l'enfant vivant - ou luttant quotidiennement pour le demeurer - qui se débat avec des substances de toi.

Des miettes. Une infinité de miettes que tu tentes de reconstituer à table à chaque repas. En petit tas tout serrés, balayé d'un coup de main à chaque débarassage.

Toi de qui je n'ai que des photos en noir et blanc, et une UNE putain de photo en couleur où je n'étais pas née, où je te vois rose et nu comme un ver criant tous les diables ou tous les je ne sais quoi, criant, s'époumonant, hurlant, exprimant peut être le néant, toi soi-disant silencieux comme une tombe, s'il fallait la croire elle. Une visionnaire, elle.

Je n'ai jamais entendu tes putains de cris. Qu'est-ce que j'aurai aimé pourtant, histoire de la faire taire, cette douloureuse survivante, celle qui dis que tu étais comme ci et pas comme ça ; qu'est-ce qu'elle en savait d'abord ? Je suppose qu'elle fait comme moi, qu'à elle aussi on t'a volé, et qu'on tente de t'imaginer toi qui n'avait pas d'odeur, ni de son, à peine une image. Même pas trois dimensions.

Même pas. Pas grand chose à quoi se raccrocher. Quelques photos où tu as un simili de regard dans le vide. Et surtout SURTOUT une pierre tombale toute fraîche où mon nom aussi est écrit dessus. Et il va falloir que je fasse avec, c'est déjà pas si mal hein ? Faire avec des bribes. Colmater avec du plâtre. Compacter de la substance sans qu'elle soit balayée d'un revers de main cette fois ci. Ne jamais changer la nappe.

Imaginer. Non ne plus imaginer, c'est la porte ouverte au délire hystérique, à l'idéalisation fantasmatico-fantastique en tentative malsaine de guérison ; ne plus imaginer sous peine d'enterrement psychique et de science-fiction mortelle. Sous peine de se mettre à la place de - pire que tous les scenarii que tu as pu imaginer - et la place du calife tu la laisses à d'autres. Qu'elle la prenne tiens.

Que la peine se fasse - sous peine que - avec difficultés certes mais qu'elle se fasse, et qu'elle soit enterrée une bonne fois pour toutes, elle aussi, à sa place...

Dimanche 14 octobre 2007

Il avait l'air sincère le petit Bill quand il a déclaré ça en 1998, vous vous souvenez ? Je m'étonne toujours du talent de comédien que certains d'entre nous possède, que cela soit pour falsifier la vérité, mentir effrontément ou tenter de se convaincre désespérément du contraire de ce que l'on pense ou de ce que l'on ressent. Il avait vraiment l'air sincère le petit Bill. Etait-ce de l'hypocrisie, du désespoir, de la duperie, ou un savoureux mélange des trois ?

Autre exemple illustre et célèbre, tout récent celui-ci : Marion Jones, la fée déchue de l'athlétisme, qui a nié avec véhémence toutes les accusations de dopage à son encontre, allant jusqu'à réclamer à la belle époque jusqu'à 25 millions de dollars de dommages et intérêts pour diffamation. Elle pleure maintenant sur toutes les chaines de télé du monde en avouant le contraire, et devra rendre ses médailles gagnées trichement aux JO de Sydney.

Belle leçon de morale à enseigner à tous les petits nenfants du monde entier comme quoi le mensonge ne paie pas ? Non, belle leçon à enseigner à soi-même pour se méfier encore plus de la motivation de nos congénères à tirer toutes les ficelles même les plus honteuses, pour se tirer d'un panier de crabes ou tirer profit d'une petite gloriole ; se mentir à soi-même et aux autres, en se et en leur faisant forcément une violence morale même inconsciente, étant à mon sens la plus pathétique des démonstrations.

Et la plus humaine aussi. Il avait l'air sincère le petit. J'ai failli le croire.

Humeuriens présents

 

grimmy-pisse.gif
Il y a  3  culottes de Tori Spelling actuellement sur ce blog

Calendrier

Octobre 2007
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

Humeurs en photos

News Humeurs

Inscription à la newsletter

En cas d'humeurs

Ici on ne lâche pas ses coms ! Y'a des articles qu'on peut commenter, et d'autres pas, à vous de vous démerder pour les trouver ! Enfin quand même y'a celui-là où on peut raconter des trucs...

Humeurs en photos

Humeurs des autres

Syndication

  • Flux RSS des articles
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus