Mardi 31 octobre 2006

Le célibat est la mère de tous les vices.

Si vous ne me croyez pas, informez-vous donc sur les récentes histoires de pédophilie commises dans les confessionnaux catholiques, les avocats des diverses défenses ont déclaré, preuves à l'appui : "si l'Eglise était moins hypocrite et autorisait le mariage des prêtres, il n'y aurait pas d'affaire de pédophilie". Imparable. Si on veut résumer, ça donne ça :

Célibat = appauvrissement de la vie sexuelle = pédophilie.

Ou encore :

Mariage = vie sexuelle épanouie = pas de pédophilie.

Donc le célibat est une plèbe car il pousse aux pires crimes et aux pires délits. D'ailleurs tous les délinquants juvéniles sont des célibataires c'est bien connu et c'est de la faute de la société puisque le mariage est interdit aux plus jeunes ! Une fois marié hop ! vous rentrez dans le rang et vous ne commettez plus aucun crime - surtout à caractère sexuel - le mariage est un vaccin.

Moi je dis légalisons le mariage dès l'école maternelle ça évitera que des petits pervers potentiels en culotte courte soulèvent les jupes des filles !

D'ailleurs il y a un autre adage qui dit qu'heureusement que la prostitution existe, sinon les pervers frustrés se rabatteraient inévitablement sur les enfants. Je ne parle même pas des homosexuels, heureusement ils ont le droit de se pacser, sinon... ouf on l'a échappé belle ! Et puis autre cliché très populaire, c'est bien connu les pères incestueux ne sont jamais mariés.

En fait je soupçonne les pervers pédophiles d'être une génération spontanée, un peu comme des champignons vénéneux : un jour ils n'existent pas et pouf ! d'un coup d'un seul le lendemain ils sont là et bien là à guetter leurs futures proies dans les bois ou les confessionnaux. Les pervers pédophiles n'ont pas de papa ni de maman et encore moins mariés. Forcément ils n'ont pas pu bénéficier d'un très bon entourage familial hétérosexuel, sinon ils ne commettraient pas ces délits.

C'est pas leur faute à eux, c'est la sociéte qui le dit s'ils avaient une vie sexuelle épanouie dans un foyer convenable avec Bobonne aux fourneaux, jamais ô grand jamais ils ne tomberaient dans la pire des perversions ; mes braves gens qui me lisez surtout tenez bien compte de cette mise en garde : mariez-vous !!!

Le célibat est dangereux pour la société (même s'il engraisse bien les caisses de l'Etat),

Le célibat est dangereux pour votre santé mentale !

Et méfiez-vous de moi je suis célibataire. Donc une future prédatrice. Planquez les barbapapas. J'arrive.

par Suzy Dumeur publié dans : Libertés humorales d'expression
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Lundi 30 octobre 2006

Franchement ça vaut toutes les photos gores non ? Tous les ans ça me gonfle de voir les midinettes s'exciter sur le calendrier "Dieux du stade" - d'ailleurs s'autobaptiser Dieux ça veut tout dire - et de voir ces mêmes midinettes pester contre leurs mequetons parce qu'ils s'extasient devant des bombasses siliconées. Sexisme ou pas sexisme ?

Moi je les trouve neuneu à cacher leur service 3 pièces derrière un ballon 10 fois trop grand en prenant des poses lascives à 2 balles dans des douches ou des vestiaires ! On se croirait dans un sous porno gay !!! On se demande même si en vrai ils jouent au rugby ou s'ils passent plutôt leur temps à s'huiler les tablettes de chocolat sur le banc de touche pendant que leurs "collègues" se font décoller les oreilles dans la mêlée !

Désolée mais il faudrait masculiniser la chanson de Patrick Juvet - un vrai mâle s'il en est - "où sont les hommes ???". Franchement je n'échangerai pas 10 pseudos rugbymen contre 1 seul Charles Berling. Où même juste la moitié d'un Charles Berling tiens.

Il est où mon DVD des Full monty ???

par Suzy Dumeur publié dans : Le trouillomètre à zéro
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Dimanche 29 octobre 2006

Et oui cette simple photo d'un monsieur avec une malette devant la grille d'une maison me fiche la trouille. Une trouille de tous les diables pourrait-on même dire, sans trop de provocations. C'est froid, glacé, et il y a un drôle de halo lumineux émanant d'une des chambres de l'étage.

L'exorciste, a été, est, et sera ma pire peur. On peut dire que toutes les images du film me glacent le sang puisque le désavantage de l'avoir déjà vu fait anticiper anxieusement les autres images à venir. La pire de toutes n'est pas celle que je vous propose aujourd'hui puisque je n'ai pas réussi à la trouver. En plus elle n'est pas statique. Il ne s'agit pas de Régine vomissant de la bile verte, de Régine les yeux révulsés, ou de Régine côte à côte avec son créateur au phallus immense (quoique...), mais d'une image toute bête.

Diablement bête. Mais qui veut tout dire. La scène : le lieutenant Kinderman s'entretient avec la mère de Régine, Chris Mac Neil, et lui demande si la petite est gravement malade, avant de partir vers sa voiture. Je crois qu'il s'allume une cigarette ou fume sa pipe ou quelque chose dans le genre, et regarde vers la fameuse fenêtre, en haut. La lumière est allumée. Et on voit passer une silhouette devant. Tranquillement. Comme si de rien n'était.

Alors que la chose - petite fille - "vivant" dans cette chambre est depuis belle lurette attachée avec des liens à son lit empêchant tout mouvement et encore plus une balade au clair de lune. Et shootée par tous les neuroleptiques de la planète. Pour cause de possession diabolique.

Une paille...

par Suzy Dumeur publié dans : Le trouillomètre à zéro
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Dimanche 29 octobre 2006

Hier je suis allée au musée Rodin. Mais ce que j'y ai vu se déroule dans tous les musées du monde entier. En effet les 3/4 des visiteurs se baladaient avec un truc étrange collé à l'oreille qu'on aurait pu prendre pour une téléphone portable ; en fait en me penchant un peu plus sur la bête j'ai vu que c'était un audioguide.

A quoi ça sert un audioguide ? Et bien c'est comme une télévision sauf que c'est que pour les oreilles. L'esprit n'est pas un sens alors je ne le mentionnerai pas. Un audioguide c'est un appareil qui vous dit où aller et ce qu'il faut savoir et comprendre d'une oeuvre d'art. C'est pas plus compliqué que ça. Ca raccourcit votre univers à une voix anônante sans aucune émotion qui vous indique dans votre langue maternelle comment appréhender l'oeuvre que vous êtes en train de regarder et dans quel sens il faut l'admirer. Et aussi s'il faut l'admirer car toutes les oeuvres d'un musée ne sont pas concernées par cette dissection sans âme : certaines s'élevant au-dessus du panier sont sélectionnées et commentées par des personnes diplômées qui en connaissent un rayon sur de quoi elles parlent.

Faut pas les prendre pour des abrutis, elles elles savent. Et vous aussi vous saurez après, à leur écoute.

Je pense que cet engin manipulateur a été crée à la base pour des gens incultes qui n'avaient aucune confiance dans leurs connaissances et dans leur ressenti. Si cela vous concerne, rassurez-vous : vous avez tout compris à l'Art. Car l'Art doit être vécu avec les tripes, avec le palpitant, avec l'estomac et aussi avec le truc que vous avez entre les jambes qui ne vous sert pas qu'à faire une collection de poils frisotés. L'Art se vit et ne doit en aucun cas être intellectualisé. Ou alors un tout petit peu avec le cerveau. Point trop n'en faut.

L'ennemi de l'Art c'est la mentalisation. Et vous passez complètement à côté si vous avez collé à l'oreille cet engin insipide qui vous dicte votre conduite et votre raisonnement. D'abord que vient foutre votre raisonnement là dedans ? N'êtes-vous pas venu pour être ému ? Ou alors c'est que vous ne le saviez pas encore, peut être ne vous êtes vous jamais laissé prendre par une oeuvre...

Laissez-vous aller... imaginez que vous êtes en train de toucher cette sculpture, qui devient peau, qui devient chair, qui devient chaleur sanguine, qui devient odeur... vous sentez son coeur battre. Et le vôtre aller plus vite. Et c'est quelque chose que vous ne pouvez pas ressentir avec ce bon Dieu d'engin qui vous donne un air stupidement niais et inculte ou en présence d'un guide qui débite le même texte à longueur de journée et vous fais rapidement passer d'une oeuvre à l'autre. Dans SON sens. Comme IL LE DESIRE.

Dommage. Surtout que ça ne vous empêche pas de vous documenter et de vouloir en savoir plus sur l'artiste, ultérieurement. En se laissant aller, vous vous laisser aller à tomber amoureux de lui. Sans réserves, sans raison. Est-ce que l'artiste sait forcément tout ce qu'il a voulu mettre dans une oeuvre et est-ce qu'il sait forcément à côté de laquelle autre oeuvre elle doit être placée ? Pas forcément. Peut être qu'il a envie lui aussi de se laisser aller et de laisser son âme l'envahir, lui donner chaud dans toutes les artères de son corps.

L'Art est subjectif. L'Art est incompréhensible car il n'est ni cérébral ni scientifique. C'est vous et vous seul qui lui donnez un sens, ou aucun. Ne laissez pas les autres, ces soit-disants nantis de la culture et du bon goût vous dicter votre ressenti et aliéner vos émotions.

Laissez-vous faire par l'Art, laissez-vous aller. Et surtout prenez beaucoup de plaisir et de déplaisir.

par Suzy Dumeur publié dans : Libertés humorales d'expression
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Samedi 28 octobre 2006

575 grammes. C'est le poids de l'âme que je porte tous les soirs dans mes mains et que j'emmène avec moi toutes mes nuits. 575 grammes, c'est le poids d'une âme mais pas de n'importe laquelle : celle de Marilyn Monroe. Et 529 pages représentent le poids de sa vie, et celle de sa mort.

Marilyn Monroe. Celle dont on a écorché le nom, celle dont on a jamais connu le véritable patronyme, celle dont on a tout dit et surtout n'importe quoi. Qu'elle avait été tuée par les Kennedy, par son psychanalyste, par son dernier photographe... seul le boucher du coin n'y est pas passé. Le seul à avoir réellement identifié son assassin fut Truman Capote.

"C'est la mort qui l'a tuée. C'est tout."

C'est tout. Certaines personnes de son entourage ont prétendu qu'elle ne s'était pas suicidée car elle était pleine d'entrain, pleine de projets, pleine de vie. Je leur répondrai que seuls ceux qui sont en vie meurent. Mort et vie sont inséparables. Pleine de vie = pleine de mort. Et ceux là n'ont pas dû voir non plus sa dernière séance.

Un autre déni dans un autre temps.

C'est une Marilyn fantomatique qui apparaît sur ses photos. Une Marilyn amaigrie, une Marilyn cassée, une Marilyn à la plaie béante qui ne saigne plus. Elle nous montre cette cicatrice si visible mais beaucoup - personne - n'ont pas voulu la voir. Elle-même n'a jamais voulu se voir malgré toutes ces poses devant les flashs, malgré tous ces regards plongés dans des miroirs qui ne reflétaient que ce fantôme blafard. Elle était pourtant déjà mourante, les yeux mi clos, la peau blanche et translucide, transparente, le regard mort.

C'est la mort qui l'a tuée et dans la nuit du 4 au 5 août 1962, la mort s'appelait Norma Jeane Mortensen. Et elle n'a fait que mettre un terme logique à une vie qui n'était plus depuis sa naissance. Une vie à la recherche de soi même, une vie passée dans la peau d'une autre. De plusieurs autres.

Une vie morte née et une vie morte vivante.

par Suzy Dumeur publié dans : La vie, l'à mort, le cul
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Vendredi 27 octobre 2006

Comment se fait-il que les films où on s'éclate le plus sont-ils toujours les plus courts ??? A première vue le pitch fait peur, sauf à des grosses bourrines comme moi : une équipe part en week end de cohésion dans un gîte en Hongrie - au programme paint ball et macramé - et tombe sur des anciens militaires psychotiques. On pense derechef à Hostel, aux Vendredi 13, bref à un énième survival où tout le monde finit par crever dans une barbarie niaiseuse totale. De la bonne chair à pâté pour psychopathe masqué. Sauf que quand on connaît le nom du bonhomme qui l'a réalisé, ça commence à faire moins convenu. Et quand les premières critiques spécialisées le comparent à "Shaun of the dead", ça démange d'un seul coup d'y aller.

Christopher Smith a déjà réalisé un film brillant, "Creep" où Franka Potente passait la nuit la pire de sa vie coincée dans un métro londonien avec une compagnie pour le moins hostile, et pour seuls compagnons d'arme des SDF. Après ce superbe coup d'essai, il valait mieux surveiller le réalisateur. A raison. Même s'il diffère totalement du premier. Si le film est comparé à "Shaun of the dead", c'est tout d'abord parce qu'il est anglais, mais comme ça ne suffisait pas c'est aussi bourré d'humour détonnant bien british et également un bel hommage aux films de genre, en l'occurence le survival. Dans les bois !

Alors que certains que j'ai déjà nommé s'acharnent à cracher dans la soupe en caricaturant le film de genre à l'aide de répliques lourdingues posées dans la bouche d'héros à deux balles et autres ficelles très subtiles, Christophe Smith assume totalement son appartenance et manie très bien un humour au premier degré sans tomber dans le piège de la comédie détournée. C'est drôle, très drôle, malgré le drame qui se déroule et cet élément dramatique est très bien combiné à la dérision. L'un ne se moque pas de l'autre. Sans oublier les petites touches gore ça et là habilement mêlées à tout le reste.

Certes Severance n'est pas un chef d'oeuvre mais il constitue une belle réussite dans le thème du survival. Certains auraient aimé qu'il y ait davantage de critiques sur le milieu de l'armement - les salariés de cette équipe travaillant pour l'industrie de guerre - mais Severance n'est pas "Lord of the war" et les nombreuses piques envoyées suffisent amplement pour éviter justement de tomber dans un autre genre de film.

Il ne faut pas s'atteler à trop de taches et Christopher Smith a nettement rempli son contrat.

Essayez la bande annonce sur l'ours.

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
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Jeudi 26 octobre 2006

J'inaugure une nouvelle catégorie celle du "Trouillomètre à zéro", rubrique censée être flippante, puisque je ferai une petite revue des images qui me font le plus peur... non il n'est pas prévu que je mette des photos de mes ex, pourtant croyez-moi y'aurait eu de quoi faire. Un peu de respect messieurs dames...

Alors pour ceux qui lisent mes articles - pour les autres vous ne m'intéressez même pas, qu'on se le dise ! - vous savez d'ores et déjà que la Mona Lisa porcine de Saw me fait couiner de terreur. N'est-ce pas qu'il est flippant ce masque avec ce groin humide et les oreilles qui dépassent de la perruque ? Et pis tiens c'est malin à force de regarder l'image je vois des détails que j'aurai jamais dû voir !!!

MONA LISA LA COCHONNE A LA BOUCHE COUSUE !!!!!

par Suzy Dumeur publié dans : Le trouillomètre à zéro
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Lundi 23 octobre 2006

Meuh non je ne vais pas vous la faire à la "fou chantant" c'est juste que j'aime bien détourner les trucs connus pour affoler les moteurs de recherche. Mais y'a quand même un lien avec mon humeur du moment, pas guimauve pour un sou ni béate pour un rond, car on peut dire que ce lundi 23 octobre 2006 je suis dans un jour "tous les diables sont sortis de la boîte", et on est plein là dedans si vous saviez. Mais oui vous savez !

Pourtant c'était pas de la première évidence que j'allais être hilare toute la journée, on est lundi faut pas oublier, et le lundi il est très loin du vendredi si vous voyez ce que je veux dire. Et le lundi pour moi c'est aussi signe de remontée hypocondriaque dans la gorge. Sauf qu'aujourd'hui je vais essayer de la gruger ; curieusement j'ai une bouffée d'angoisse dès que j'ouvre le magazine Télé Star, que j'achète... tous les lundis, alors je vais faire un test : si je n'ai pas de cancer du sida ganglionnaire ce soir ça veut dire que c'est lié au Télé Star. Donc y'a un moyen radical : ne plus l'acheter. Ptain ça m'aura épargné une cure analytique, merci docteur Freud !

Donc mon hilarité a commencé avec un tour sur mon blog de bon matin (10H05. C'est l'aube pour moi). C'est monté d'un seul coup et j'ai dû réfréner cet accès de fou rire très vite parce que j'aurai du mal à expliquer à mon co-locataire de bureau-bourreau de travail qui profite que sa femme est absente pour... bosser plus, que moi, trankilou je consultais mes stats à peine arrivée. A ma décharge j'ai des "collègues" qui prennent 5 ou 6 pauses clopes par jour en plus de la pause déjeuner d'une heure voire 1H30, et ce sur une journée de 7 heures. Donc MERDE je consulte mes stats tous les matins pour regonfler mon ego surdimensionné de star du Web. Et franchement j'aurai été bien en peine de ne pas le faire.

Attention ce qui suit doit se lire la vessie vide sous peine d'incontinence précoce (si vous êtes vieux vérifiez que la sonde est bien posée) !

En regardant la provenance de la fréquentation, je m'aperçois qu'un mec - j'ai du mal à concevoir qu'une femme même désespérée et névrosée au dernier carat ait pu écrire un truc pareil - a tapé la phrase suivante dans le moteur de recherche Google. Je vous le communique texto :

est ce qu il est possible de regarder un film de lesbiennes tout suite sans paye  

Je vous jure que je ne l'ai pas inventé, même mon esprit dépravé n'aurait jamais pu concevoir ça une seule seconde. Même en faisant très exprès. Vous aurez relevé le caractère urgent de la demande "tout suite", et la grande misère sociale "sans paye". Quant aux lesbiennes n'en parlons même pas. Et le pauvre gars, paumé dans la cambrousse avec sa brebis Dolly, il tombe sur MOI. Voilà que je suis reconnue d'utilité publique.

Ensuite j'ai reçu un coup de téléphone de L'Oréal parce que la veille j'ai écris un mail éhonté de réclamation énervée sur un de leurs produits, il manquait une paire de gants dans le paquet de coloration pour les cheveux, et hors de question d'avoir les mains rouges. "C'EST UNE HONTE AU PRIX QUE CA COUTE !" j'ai écris. Alors la nana m'explique toute penaude qu'elle va m'en envoyer plusieurs paires par La Poste, qu'ils sont de très grande qualité et conditionnés dans une petite boîte en forme de coquille d'oeuf, c'est pour ça qu'ils se font subtilisés fréquemment avant leur mise en vente. Elle s'excuse mille fois de ce désagrément dont elle n'est même pas responsable - je fais ça tous les jours, chacun son tour - et elle espère que je rachèterai ce produit.

Et là avant qu'elle raccroche, j'ai eu une vision.

Mesdames et messieurs, ladies and gentlemen, I had a dream. Le rêve d'une coquille d'oeuf posé sur mon lavabo blanc pendant que je pestais tous les saints de la planète contre ces enculés de L'oréal qui pompaient tout mon fric dûment gagné à la sueur de mon front rouge grenat ; AH ILS ALLAIENT M'ENTENDRE CES ENCULES ! PARCE QUE JE LE VAUX BIEN ! Les gants étaient dans la coquille d'oeuf. Je suis sûre, j'ai même vérifié ce soir.

Et c'est pourrie de mauvaise foi sans aucun scrupule, et sans même l'ombre d'un remords que j'ai raccroché en remerciant la commerciale d'avoir été aussi rapide à rectifier cette erreur.

Je n'irai pas au paradis. Mais ça je le savais depuis un bout de temps déjà. D'abord là bas y'a que des branlassons vêtus de blanc avec des ailes qui jouent de la harpe, et avec un type qui s'appelle Pierre à l'entrée y'a vraiment aucune chance que j'y rentre. Même pas la peine d'y penser.

Y'a de la joie...

par Suzy Dumeur publié dans : La vie, l'à mort, le cul
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Dimanche 22 octobre 2006

Petit clin d'oeil au dessin de Deligne qui m'a fait pisser dessus, hé non Schumi il a pas tapé ! Il y a ceux qui signent une brillante carrière sportive par un geste antisportif vengeant un affront fraternel - soeurternel ? - et il y a ceux qui terminent une hallucinante carrière jonchée de gestes ambigus par une extraordinaire dernière course.

Un joli pied de nez à tous les détracteurs.

Extraordinaire c'est le seul mot pouvant qualifier le Grand Prix du Brésil, dernier de la saison 2006, et symbolique à tous les points. Dans cette course il y a eu : un vainqueur brésilien 13 ans après Senna, un nouveau champion du monde qui a du en découdre jusqu'au bout, et la retraite d'un des plus grands coureurs que la planète F1 ait jamais connu.

Schumacher c'est fini... après les déconvenues de la fin de saison, celui-ci a encore subi quelques déroutes à son dernier Grand Prix avec la crevaison d'un pneu, le laissant à... un tour du premier ! Mais cela aurait été trop laid de finir ainsi, on en a connu d'autres qui ont mal fini au firmament de leur gloire... mieux vaut partir sur une belle image. Schumacher a cravaché avec toute l'énergie de l'espoir pour finir 4ème, à 2 places d'Alonso, et à une poignée de secondes du futur vainqueur ! Dantesque.

Et seuls 4 petits points le sépare du Champion du monde.

Mais c'est un fossé abyssal qui attend Alonso pour n'égaler ne serait-ce qu'un tout petit peu, l'aura gagnante du Diable rouge, n'ayant jamais aussi bien porté son sobriquet. Diable il l'a été tout au long de sa carrière, Diable il aura fini pour le plus grand plaisir de ces supporteurs endiablés.

Voilà, Schumacher c'est fini... et quelque part j'aurai espéré qu'il y ait un petit coup de boule avec casque intégré pour qu'on continue un tout petit peu à parler de lui. Parce que TF1 sitôt la ligne d'arrivée franchie, a aussitôt lancé sa pub sur le shampooing antipelliculaire sans même faire un petit coucou à notre Diable terminant sa carrière sans même un adieu.

Alors qu'on a passé des heures à glorifier l'équipe de France perdante à la dernière coupe du monde de foot.

Même Alonso pourtant chaussé de pneus français avec un moteur français n'a pas eu le droit à sa troisième mi-temps...

Schumacher il aurait dû taper !

par Suzy Dumeur publié dans : Libertés humorales d'expression
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Dimanche 22 octobre 2006

La télé s'aime. La télé s'adore. La télé couche avec la télé et s'alimente de télé. La télé ne connaît que l'univers de la télé et elle a même inventé un moyen pour devenir immortelle : recycler éternellement ses propres images. La boucle est ainsi bouclée. La télé n'a besoin de rien sinon d'elle-même.

Et il faut croire que les gens de télé font pareil puisqu'ils sont issus de la sacro sainte matrice utérine, j'ai nommé la télé. Depuis des mois on nous afflige d'émissions tournant en rond, avec des classements, des tops, des compilations de meilleurs moments, de meilleurs des vraiment meilleurs moments, et de best of des moments les meilleurs des meilleurs. On a cru vainement que ça allait s'arrêter la mode passée, et bien non. C'est la télé qui décide. Hier soir nous avons eu droit aux 100 meilleurs moments du Net, support vampirisé à son tour par la toute puissante après le cinéma. Tout le monde avait déjà vu ces extraits au moins une fois, et si ça n'était pas le cas Dechavanne et consorts vous proposent de le revoir une nouvelle fois. Puis deux fois. Puis trois.

A combien en est la Star Ac déjà ? Au numéro 6 ? 7 ? Qui compte encore ?

Jusqu'à n'en plus finir. Jusqu'au gavage. Jusqu'à ce que vous ayez les dents du fond qui baignent. Jusqu'à la prochaine compil'. Jusqu'à la prochaine émission des "Enfants de la télé". Jusqu'à la Star Ac 28. Un cycle infernal qui n'aura probablement jamais de fin puisque nous sommes devenus des intoxiqués des images recyclées. A notre tour nous alimentons la télé. Nous lui donnons sa raison d'être médiocre.

Mais il y a une bonne nouvelle, deux même : vous avez le choix de ne pas la regarder ou tout du moins de sélectionner vos programmes et de refuser le recyclage vampirique.

Et la deuxième méga bonne nouvelle : Vidéo gag s'arrête.

CHAMPAGNE !!!!!

par Suzy Dumeur publié dans : Libertés humorales d'expression
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