Voilà la tête du bonhomme avec qui je passe toutes mes soirées en ce moment :
Vous trouvez que c'est triste de ne pas avoir de vie sociale ? Je vous emmerde, tout virtuel qu'il soit le Vic McKey je
préfère nettement sa compagnie à celle de certaines limaces insignifiantes, et ceux qui nourissent une "The shield addiction" voient très bien de quoi je parle ! Et nous sommes nombreux dans ce
cas là fort heureusement.
A adorer une série politiquement incorrecte se déroulant dans un commissariat situé dans un quartier chaud de LA.
A suivre passionnément la vie d'un flic pourri ultra ambigu et humain en diable.
A ressentir des petits frissons à chaque fois qu'il plaque un mec au sol et qu'il lui passe les menottes...
Ah les années 80 ! C'était le bon vieux temps, l'acné (ma soeur en était couverte, à l'heure d'aujourd'hui elle est plus
purulente que jamais mais dans d'autres sens du terme), les premiers émois sessuels (qu'est-ce que mes Barbies ont pu partouzer avec les ours en peluche !), les brushings à la Ewing, Peter et
Sloane ; y'a pas à tortiller dans les années 80 on savait vivre. Pas comme maintenant ma brave petite dame, aujourd'hui on conspue Cindy Sander, et les bizuts des grandes écoles ne se prennent
même plus de carotte dans le cul ! Tout se perd, c'était vraiment le bon vieux temps. Et et et et... y'avait Freddy - mon premier amour avec l'homme de l'Atlandide - mauvaise peau, pull dégueu,
pas de vaccination du tétanos à jour mais bon fond Freddy, fallait le connaître c'est tout. Bon si j'arrêtais mes digressions proustiennes pour vous parler du film quand même ? Parce que je suis
sûre que là dans le dernier rang de la classe, y'a plein de petits branlassons qui l'ont pas encore vu "Les griffes de la nuit", tout esgourdis qu'ils sont encore par Scream !!!
Tina, adolescente de son état, fait des cauchemars depuis quelques jours, et terrorisée à l'idée de s'endormir, se confie à ses amis qui lui apprennent à leur tour qu'ils font les mêmes rêves,
ceux là même tous hantés par un personnage démoniaque à la peau brûlée et aux doigts en lames de rasoir. Le jour où la jeune femme est massacrée en pleine nuit par un agresseur invisible sous les
yeux de son petit ami, la terreur règne dans les quartiers bourgeois d'Elm Street...
Je n'avais pas du voir ce film depuis... je ne sais pas une bonne quinzaine d'années, au bas mot ! Peut être plus (le premier qui me traite de vieille je lui arrange la tronche, c'est juste qu'à
l'âge tendre je regardais déjà des films horribles pendant que vous étiez émus par Bambi bande de taffioles). Je l'aimais bien ce film mais là j'ai carrément adoré, il est trop top vraiment lol !
(je vous la fait à la mode "critiques spectateurs Allociné", attendez voir que je retrouve la touche dumeurienne) Forcément avec quelques piges de plus l'effet n'est pas le même ; à l'époque
j'avais eu vraiment très peur et je regardais aussi Freddy en boucle parce qu'il y avait le petit minet de "21 jump street" dedans (qui finit d'ailleurs en sauce ketchup sur le plafond du
pavillon familial)...
Au jour d'aujourd'hui, il faut reconnaître la puissance des scènes oniriques réalisées par Wes Craven, toutes rappelant aux grands rêveurs que nous sommes, l'extrême fragilité dans laquelle nous
sommes plongés pendant le sommeil (sans parler du besoin vital de dormir), ainsi que les frustrations, peurs, colères, désirs, conflits inconscients, qui nous assaillent pendant cette phase tout
aussi délicieuse que monstrueuse par moments ; les rêves constituant toujours l'un des derniers mystères de notre vie terrestre. Etant une grande dormeuse et ayant conscience de pratiquement tous
mes délires oniriques (il y a un mois encore j'ai dormi plusieurs nuits d'affilée avec la lumière, merci "L'exorciste"), je n'ai pu qu'éprouver de l'angoisse pendant le visionnage, tellement
certaines situations transposées à l'image semblaient familières. Qui n'a jamais cherché à fuir une créature menaçante avec des pieds de plomb ou englués dans le sol ? Qui n'a jamais cru être
réveillé alors qu'en fait il était toujours dans ce bon Dieu de rêve ? Qui a pu décoder tous les signes bizarroïdes et grotesques envoyés par le subconscient ?
Et qui enfin n'a jamais eu la trouille vissée à l'estomac à l'idée de s'endormir, pour ne pas recommencer le cauchemar de la veille, avec l'intuition folle qu'il allait se réaliser dans la
réalité ? Le film de Craven transcende toutes ses peurs là, et d'autres encore plus sombres, et restées à l'ébauche dans le subconscient. Encore une fois je me suis plus intéressée au fond qu'à
la forme, tout simplement parce que je n'y entends rien en grammaire cinématographique, mais je trouve que la plupart des scènes font mouche, surtout celle terrifiante de la mort de Tina. Tout
comme son petit ami, nous restons figés par l'incompréhension et l'impuissance, d'autant plus que son fantôme dans son linceul de la morgue continuera à hanter les couloirs et sutout nos pupilles
de spectateurs.
Après en avoir entendu des vertes et des pas mûres, des critiques ultra négatives de partout avec comme conclusion
« rest in peace Dario », je me méfiais comme d'une guigne du dernier Argento, réalisateur dont j'adule les « Suspiria » et autres consorts, et qui ces dernières années n'a pas
crée d'œuvres dithyrambiques (mais soulignons néanmoins la résurrection naissante mais encore timide, via les segments Jenifer et Pelts des Masters of horror). C'est donc préparée à la daube du
siècle que je me suis installée devant mon écran à DVD.
Et...
Une urne découverte dans un ancien cimetière, est envoyée pour études dans un musée où travaille Sarah. Réveillés par une
goutte de sang tombée d'une blessure de la jeune femme, les démons de l'urne maléfique sèment bientôt l'apocalypse dans une Rome chaotique et barbare. La mère des larmes, dernière sorcière
survivante après la mère des soupirs et la mère des ténèbres, celles-ci ayant été anéanties par des humains, et aussi la plus cruelle des trois, veut régner en dévastatrice sur le
monde...
Et bien ? Ou je suis bon public, ou le film a été incompris à l'aune des deux premiers opus de la trilogie des
mères, ou je m'étais tellement bien préparée psychologiquement à une éventuelle déception et donc blindée au visionnage : je ne sais pas laquelle des trois propositions me sied le
mieux ? Un peu des trois je dirai. Qu'est-ce que j'en ai pensé ? Difficile d'être tranchée pour une fois.
Alors d'abord, même si je conçois la chose difficile, il ne faut ABSOLUMENT pas partir bille en tête et comparer Mother
of tears à Suspiria et Inferno, les deux premiers tomes de la trilogie donc. Ce sont deux chefs d'œuvre absolus et indéniables, mais depuis l'eau - et quelques substances illicites probablement -
a coulé sous les ponts, Dario Argento n'étant plus tout à fait le même. On reconnait néanmoins sa patte à certains instants phares du film, notamment quand Sarah (AAAAAAAAAsiaaaaaaa
AAAAAAArgento) découvre la villa romaine où se déroule un sabbat de sorcières, on pense très très fort aux demeures des deux oeuvres sus nommées et ça crée un effet nostalgique des plus puissants
(ce qui me fait penser qu'Argento est un homme d'intérieur !). De plus parmi les autres points intéressants du métrage et typiquement argentiens, le grotesque, l'outrancier, l'extravagant, le
vulgaire, ont la part belle dans ce qui est un hommage revendiqué du bis italien de la belle époque. En son temps "Hannibal" a été conspué, maintenant on pense davantage que le réalisateur a eu
les mêmes intentions que notre italiano favori dans Mother of tears ; les références à Fulci ou Bava sont assez nombreuses dans ce sens.
Enfin les scènes de meurtres sont franchement barbares et très crues, laides on pourrait même dire, tout comme la
restitution de l'ambiance à Rome en pleine déliquescence : cet aspect réaliste et en même temps grotesque, a renforcé un certain malaise en ma petite personne. J'adore les films des maestro
(maestri ??) italiens mais je n'ai jamais été très à l'aise à leur visionnage (Fulci si tu me regardes...)... De même il faut avoir à l'esprit qu'Argento dans ses dernières interviews a expliqué
que son film se voulait très provocateur et excessif, et dans cette "confession" on reconnait bien son oeuvre !
C'est d'ailleurs aussi ce qu'on peut lui reprocher, la plupart de ses fans l'ayant complètement renié pour ça. Parmi les
boulettes argentiennes de taille, l'enlaidissement de la sublime Asia, filmée comme un mec : anguleuse, blafarde, déformée par une lumière criarde, celle-ci étant habituellement impeccable en
débridée, et surtout dans le registre paternel. Ici elle n'est que l'ombre d'elle-même et se révèle plutôt caricaturale. Outre les effets spéciaux gores dans les meurtres plutôt réussis, les
apparitions de la mère de Sarah sont catastrophiques et kitchissimes ! Cela a pour conséquence de désavouer complètement les effets dramatiques qu'on suppose souhaités par le réalisateur (tout
comme les pseudos pouvoirs de Sarah qui en fermant les yeux devient invisible ! On se croirait dans Astérix avec le personnage de Chantal Lauby !).
Au final j'avoue avoir été bien emmerdée pour écrire cette "critique" ; les points forts constituant pour les mêmes
raisons les points faibles du film. Argento serait-il devenu schizophrène, coincé entre la volonté de rendre hommage au bis italien mais dépeignant en parallèle une critique moqueuse de cette
époque ? On dit que l'amour et la haine sont les deux mêmes sentiments, entremêlés sans cesse, je pense en étant aussi partagée que le réalisateur, que Mother of tears est un demi
échec...
Puisque vous êtes friands des sondages sur ce blog, je vous en ai concoté un autre. ATTENTION !
Il va falloir dépasser le score du précédent, ça devrait pouvoir se faire facilement puisque 18 personnes, oui vous avez bien lu 18, ont daigné passer 10 secondes à répondre à mes questions
intéressantes sociologiquement. D'ailleurs grâce à cette enquête j'ai appris que :
1. J'avais 6 amis (je sens qu'il va y avoir de l'effaçage bien mérité dans mon répertoire téléphonique ; en même temps c'est des hypocrites en
plus, ils m'ont pas laissé leurs noms) 2. 55% des votants viennent plusieurs fois par semaine, félicitations vous avez une vie sociale hein et je n'en fais pas partie ! (retour à la
proposition 1) 3. 78% de mes lecteurs sont des menteurs puisque j'ai eu seulement 1 inscrit à ma liste d'abonnés (j'ai ton nom, c'est bien mon gars) sur les
14 promesses d'inscription (et parmi eux y'a même des "amis" il paraît)
C'est assez éloquent non ? Bien le bonjour chez vous !
Produit et scénarisé par le tandem redoutable qui a déjà officié sur Haute tension (cité systématiquement parmi les meilleurs films de genre
français car malheureusement l'un des rares) et sur le remake ébouriffant de La colline a des yeux (Aja et Levasseur pour ne pas les nommer) ce film réalisé par un illustre inconnu et français
également, avait de quoi séduire. Pourtant depuis le temps, je devrai savoir qu'une accroche en rouge sur l'affiche n'est pas forcément synonyme de qualité.
Angela est une jeune cadre dynamique qui travaille dur dans une grande entreprise new yorkaise. Le soir de Noël elle s'apprête à partir de son
lieu de travail après quelques heures sup', avant de constater que sa voiture est en panne. Enfermée dans la tour de verre, elle ne va pas tarder à se retrouver aux prises du gardien de parking,
un tantinet déjanté...
Pitch ultra connu, scénario prévisible, interprétation douteuse, décolleté plongeant de l'interprète principale, ficelles rebattues dans le
cinéma de genre, bref ce film a tout pour plaire aux ados encore gênés par leur appareillage dentaire, de moins de 15 ans. Bon alors par quoi je commence ? Les huis clos où la dinde de service
(ça tombe bien c'est Noyel !) se retrouve piégée par le taré frustré sexuellement, sont légion dans le cinéma fantastique, et ce film ne possède pas d'esprit novateur permettant de ne pas subir
l'indigestion finale. Quand vous en avez maté des cinquantaines dans le même registre, vous prévoyez toutes les scènes 10 bonnes minutes avant qu'elles n'arrivent et en général vous faites mouche
! L'héroïne fait absolument tous les trucs stupides inhérents à ce type de film : elle a assez d'intelligence pour se dégotter une hache mais elle la lâche à n'importe quelle occasion, idem pour
le téléphone portable qui réussi enfin à capter... De même il faudra m'expliquer pourquoi les nanas systématiquement s'enfuient bêtement après avoir donné un bon méchant coup au psychopathe, au
lieu de l'achever tout simplement ? Parce qu'elles vont à l'église le dimanche ou qu'elles ont peur de ruiner leur manucure ?
Ah on me fait signe en fait qu'elles font ça parce qu'un scénariste débile ne sait pas comment étirer son film à l'infini, ça se tient comme
explication ! Tout comme les dialogues stupides, si on les enlevait on aurait un film muet à la place. En ce qui concerne l'interprétation c'est plutôt affligeant du côté du meurtrier souffrant
de solitude, celui-ci (je ne veux même pas connaître son nom) cabotinant à fond et se ridiculisant à qui mieux mieux dans une imitation d'Elvis Presley... Voulu par le scénar' aussi je suppose ?
Rachel Nichols s'en tire plutôt bien mais le mal est fait avec un guignol en guise de méchant censé faire peur. Heureusement il y a quelques scènes gore à se mettre sous la dent, comme
l'écrasement du collègue contre le mur du parking, mais autant de tripailles ne justifient pas pour autant une histoire exsangue, elle. Plutôt un prétexte à nous tirer de la torpeur qu'un réel
élément de scénario solide et consistant.
Le pire c'est qu'en plus, ça se prend au sérieux. Donc pas moyen de glousser au 38ème degré, et ça c'est franchement énervant. Le film
aurait-il valu son pesant de cacahuètes si Aja avait été aux commandes ? Pas sûre que ce soit faute d'une mauvaise mise en scène. Mais je n'ai toujours pas vu Mirrors pour me
rassurer...
N'en déplaise aux esprits chagrins dont l'étriquage cérébral ne permet pas d'assimiler "saucisse" et "raffinée", que, oui mesdames et
messieurs, lecteurs et lectrices, ladies and gentlemen, la saucisse peut être classe, élégante, gracieuse voire même raffinée ; oui ça existe même que j'en ai la preuve par l'image.
Regardez plutôt.
Quelquefois la saucisse n'est pas celle que l'on croit.
Dans le train me ramenant d'Evian, une autre de mes voisines (avec une lèvre
supérieure normale, c'est à dire sans moustache) lisait « Femme actuelle » et j'avoue y avoir jeté un œil. J'avoue. Mais juste un œil hein alors ça va dans le fond ! Et si
je n'avais jamais jeté mon globe oculaire, jamais je n'aurai su que nous vivons vraiment dans un monde incroyable. Enfin je m'en doutais un peu, mais là quand même c'est un peu à vomir.
Mais jugez plutôt par vous-même parce que moi je suis un poil exagératrice et énervée aussi. Si mon regard a été attiré par cette revue à
destination des donzelles qui veulent savoir si la masturbation rend sourd et si c'est pas trop dégueulasse à gerber de pratiquer ça au 21ème siècle, ou encore perdre du poids avant
les fêtes, pendant les fêtes et après les fêtes ; c'est tout simplement parce que je suis vénale : en ces pages il y avait écrit : « arrondissez vos fins de mois sur
Internet ». Et il y a un site qui a priori permettrait de faire ça, même qu' il s'appelle Womzone.
Ce site hors contrôle et plébiscité par la presse, permet à toutes les personnes qui ont des conseils à donner, de se faire rémunérer par les
internautes désireux de bénéficier de cette bonne parole. Mais alors attention, sur ce site point d'avocats, de notaires, de psys ou que sais-je encore de professionnels qu'il est normal de
rétribuer pour leurs compétences « expertes » (enfin dans le meilleur des cas), mais juste des gens lambdas comme vous et moi, mais pas tout à fait comme moi quand même car extrêmement
plus vénaux et attirés par l'appât du gain.
Exemples : comment avoir des billets SNCF moins chers, connaître des sites rémunérateurs, avoir une liste de grossistes à prix cassés,
obtenir des recettes de cuisine, avoir des numéros de téléphone d'hôtels pas chers, et autres conseils en guide de voyage comme ce « circuit touristique détaillé autour des lacs
italiens »... tout ça pour la modique somme de 3€ pour les 3 premiers exemples cités, et pas moins de 20€ pour le dernier !!! Là où ça devient carrément puant, ce sont ces offres d'emploi ou
immobilières... payantes bien sûr ! Vous voulez embaucher une nourrice pour vos gosses ? Elle va vous payer pour obtenir vos coordonnées et l'intitulé de votre annonce, et en plus elle ne sera
même pas sûre d'avoir un simple entretien !!! Non seulement t'es au chômage mais en plus maintenant tu dois raquer pour tenter de trouver du travail.
Formidable initiative n'est-il pas ? A l'heure où la planète devient folle avec ses hausses de prix dans tous les secteurs, maintenant les
conseils, les tuyaux et autres informations de proximité ne vont plus être offertes de bon coeur mais payés rubis sur ongle par des gens pas démerdes ne sachant pas utiliser un banal moteur de
recherche ou croyant encore au père Noël. Je ne sais pas si les personnes qui gèrent le site vont faire du ménage là dedans, mais de là à ce que les marabouts se pointent et déplument les plus
fragiles d'entre nous, ça ne va pas tarder...
Alors pour tous ceux que ça intéresse, voilà GRATUITEMENT quelques adresses internet bonnes à
connaître pour économiser un peu de sous notamment (et je vous engage à laisser vos propres tuyaux dans les commentaires, parce que franchement je suis écoeurée qu'un tel site existe, bonjour la
solidarité entre humains) :
- pour avoir des billets SNCF moins chers (à part les commander quelques semaines à l'avance !) : kelbillet.com ou trocdesprems.com (mais ce ne sont pas les deux seuls) ;
- pour divers bons plans (coupons de réduction, échantillons gratuits, etc) il y a bonsplansdunet ;
- pour les recettes de cuisine, le Web est truffé de blogs de cuisine, des vraies petites merveilles : au hasard le confit c'est pas gras, stationgourmande ou l'épicurien (j'ai choisi vraiment au pif, il y en a des milliers !) ;
- pour les hôtels pas chers, il y a des centaines de centrales de réservation sur le Net, comparez en plusieurs et vous aurez un avis plutôt
juste de l'hébergement : hotelopia, venere, voyagermoinscher... ;
- pour le transport à l'étranger, rien de tel qu'un site comparatif de billets d'avion comme easyvoyages, ou l'indétrônable eurolines en autocar et partout en Europe ;
- pour les conseils sur les voyages (hébergement, resto, bons plans, etc) un petit tour sur le forum du
routard ;
- et puis pour les achats "culturels", j'achète quasiment tous mes DVD, livres et CD sur priceminister où vous traitez avec des vendeurs particuliers ou professionnels (en cas de litige c'est Priceminister qui gère), vous pouvez y trouver des
DVD neufs sous blister pour moins d'1€ (laissez tomber la FNUCK avec ses prix prohibitifs et ses problèmes de livraison à la dernière minute) ; il reste également l'inusable Cdiscount qui a fait ses preuves depuis fort longtemps ;
- et pour terminer, j'ai découvert il y a peu le site troczone où comme son nom l'indique vous
pouvez troquer des biens culturels contre d'autres (DVD, CD, livres). Le principe : vous inventoriez tout ce que vous souhaitez troquer, une personne vous contacte, vous envoyez votre bien, vous
cumulez des points et à votre tour de demander d'autres biens ! Il y a environ 2 millions d'articles à troquer et la liste est très bien fournie. Vous pouvez comme ça refourguer tout ce que vous
n'arrivez pas à vendre sur ebay, et demander d'autres choses en retour. Je me suis inscrite hier et en une demi heure j'ai eu deux envois à faire... Dès réception de votre bien vous obtenez les
points ; si la personne qui a reçu le colis ne se manifeste pas, votre compte est crédité au bout de 10 jours. Par contre si vous n'avez pas fait de lettre suivie et si ça se paume via La Poste,
c'est pour votre pomme !
Maintenant si vous voulez continuer à dépenser votre pognon pour de l'arnaque et à passer pour des gogos, ça vous regarde... surtout que la
plupart du temps il faut juste taper les bons mots clés dans n'importe quel moteur de recherche.
Et dire qu'il y en a aussi qui paient pour avoir du porno...!
Un beau matin je me suis réveillée avec une envie de lac, et moi quand l'envie me prend, je la saisis c'est comme ça. En
même temps c'était pas trop risqué, un lac c'est facile à trouver, j'aurai eu une envie subite d'une mine de diamants en compagnie de George C. là j'avoue que j'aurai été bien emmerdée.
Alors j'y suis allée et j'en reviens donc. Ce ne fut pas sans heurts et sans seaux d'eau de pluie mais je m'en suis tirée. Je ne sais pas si
vous voyagez beaucoup en train mais moi oui, je voue d'ailleurs une passion toute particulière à la SNCF (y'a qu'à voir le nombre de lettres enflammées que je lui envoie, même que j'en ai une
toute chaude sous le coude là ; figurez-vous qu'Evian doit être la seule ville en France (ailleurs j'ai pas vérifié) où sur les écrans des quais de gare ce sont les trains en provenance qui sont
affichés et pas les trains qui partent. Et pas un seul pékin avec casquette et chemisette violette pour vous diriger, pas une voix doucereuse dans un haut parleur, que dalle demerdiziche ; mais
heureusement y'a une forte solidarité entre les voyageurs (ouh j'ai mis des parenthèses déjà dans des parenthèses))).
Je vais donc vous faire part d'anecdotes ferroviairo-humaines cette fois-ci pour changer.
A l'aller aucun retard, c'est assez rare pour être souligné, et en général si vous avez ce pot là, c'est qu'au retour vous allez le
payer.
Proverbe sncfesque.
Dans le Paris/Bellegarde, une jeune femme blonde a priori normale s'installe à côté de moi. Déjà elle commence à pester contre des petits
vieux un peu chiants (pléonasme me direz-vous ? Que vous êtes méchant ! Bouuuuuuuuuh !). Voyant que pour un rien elle cherche à taper la discut', je mets mon lecteur MP3 (bah
oui je sais, je suis asociale, mais franchement les conversations de comptoir avec de parfaits inconnus me gavent, le bavardage sur la météo me saoule, je préfère les relations authentiques (ou à
conclusion potentiellement sexuelle), pardon)).
Et là je la vois qui s'agite sur son siège, et qui regarde de mon côté non stop. Je tourne mon regard pour savoir si elle veut quelque chose,
peut être qu'elle a une sévère crise hémorroïdaire et qu'elle cherche une bonne âme compatissante avec la crème adéquate ; mais non en fait c'était pas ça.
C'était pire.
Elle trouvait que je faisais trop de bruit avec ma musique. Vi vi. Avec un lecteur MP3 au volume 20/25 maximum avec casque intra-auriculaire
(ça veut dire dans les oreilles), j'étais trop bruyante et ça l'empêchait de lire son livre de littérature.
J'étais devenue une terroriste du bruit.
Alors c'est là que j'ai remarqué sa moustache, une belle moustache avec de longs poils blonds, comme si elle avait trop attendu la repousse
nécessaire avant passage chez l'esthéticienne, parce que sinon on peut pas arracher les poils d'un grand coup sec. On aurait dit qu'elle avait raté 8 rendez-vous. Facile.
Et c'est aussi là, grâce à cette splendide barbichette de la lèvre supérieure, que je me suis rappelée que j'avais bien choisi mon week-end,
entendant le matin même à la radio que c'était les universités d'été du Fascisme National au Hilton d'Evian (non non pas de pléonasme dans tous ces termes, des antagonistes parfaits je dirai
même).
Moustache, fascisme, vous me suivez ?
Alors comme une conne j'ai baissé le son. Sauf que j'ai pas arrêté d'y penser et même en diminuant le volume je la voyais toujours l'autre à
se tortiller sur son fauteuil (à mon avis plus qu'une crème, c'est autre chose qu'il lui faudrait dans le cul, mais bon je dis ça je dis rien). Alors j'ai arrêté la musique.
Et j'ai été vengée.
A gauche y'avait un vieux qui hurlait dans son portable (qui a dit que les seniors n'étaient pas au fait de la haute
technologie ?).
Derrière un groupe de jeunettes écoutaient de la zik - aussi sur leurs portables - à base de « j'te kiffe j'te love ta main sur mon petit
cul ».
Et moi je me gaussais tranquillement pendant que la coincée du croupion me jetait des regards concupiscents (je sais pas ce que ça veut dire
concupiscent, mais je précise déjà aux grands donneurs de leçon qui me lisent que je m'en tape royalement ; en fait je trouve que c'est bien placé à côté de « croupion », concupiscent)
cherchant une aide morale en ma personne.
Que dalle elle a eu vous pensez, déjà que j'avais abandonné mon lecteur MP3, fallait pas trop m'en demander.
Au retour départ gare d'Evian, en ce beau lundi de septembre, bah je vous le donne en mille : retard. Puis rattrapage. Mais retard quand
même. Une dame un peu âgée accompagne à l'intérieur du train sa mère encore plus âgée, et hilare j'entends - pendant qu'elles se font des gros poutous d'adieu sans s'affoler le moins du monde
alors que le train devait rattraper son retard - le sifflement annonçant la fermeture des portes. Saisie d'un fou rire compassionnel, je vois la prisonnière du TER Evian/Bellegarde
s'arrêtant devant les portes qui venaient juste de claquer : « mais mais MAIS comment je vais faire ??? » avec des yeux sortis de la
tête comme si elle venait de prendre par erreur l'avion pour le pôle sud et qu'il n'y aurait aucune escale.
Et derrière d'entendre la réflexion d'une vieille encore plus vieille encombrant le couloir avec sa tonne de malles : « hé bien elle
va voyager contre son gré celle-ci, c'est tout ».
Quand même la plus agréable - devrai-je dire la plus inattendue des surprises fut l'arrivée EN
AVANCE à la gare de Lyon parisienne, oui mesdames et messieurs, vous lisez bien UN TGV EN AVANCE
(vous pensez que je n'en ferai nullement mention dans mon courrier de folle furieuse, pourrie de mauvaise foi je suis née, pourrie de mauvaise foi je mourrirai), tout ça parce que le chauffeur
(conducteur ? pilote ? homme de base ?) a eu subitement envie d'un concours de quéquettes, et que c'est lui qui avait la plus grosse avec ses 300km au radar. Même qu'il l'a annoncé
tout haut dans le haut parleur tellement il était fier.C'est dommage qu'il n'y ait pas plus de shootage au Viagra à la Seuneuceufeu,
au lieu de ça on se tape des pannes sexuelles de caténaire.
Autre agréable surprise et aussi inespérée qu'un miracle sncfesque, les commentaires dans mon dos de "wesh wesh" comme on dit dans les forums
de madeux, sur mon fond d'écran où trône ce magnifique personnage :
« oué regarde il
a des ongles d'époque ! mate les oreilles, elles vont avec, elles sont pointues !!! », « délire !!! mais note que la veste est bien coupée », et autres : « on dirait
qu'il a pas de côte et d'épaules, comment il est chelou !!! ».
Amusée je me retourne et je vois que vraiment les petits gars s'y intéressent, on pourrait même parler de fascination.
« Oh mon pote il dit que je lui ressemble alors je viens le voir de près !!! C'est qui ??? »
« Sympa votre pote ! C'est Nosferatu, vous ne connaissez pas Nosferatu ? »
« Non !!!!! » en chœur.
« C'est « l'ancêtre » de Dracula dans le cinéma (bien que ce soit en fait le vrai premier Dracula cinématographique, mais
Murnau n'ayant pas obtenu les droits du bouquin, il a utilisé d'autres noms pour les personnages ; mais je ne suis pas rentrée dans les détails, déjà qu'ils étaient interloqués les
petiots !), c'est un personnage de vieux film qui date de la fin des années 20/début 30 je ne sais plus ».
« Vous l'auriez pas sur votre PC qu'on se le mate ? »
« Hé non désolée ! mais c'est spécial comme film hein, ça plait pas à tout le monde, c'est pas évident à
regarder ! »
« Ah oui mais si c'est un film culte, faut le voir ! merci du renseignement mademoiselle ! ».
Mon voyage n'aura pas été inutile loin de là - si j'ai pu convertir des jeunots à casquette à autre chose que du Saw et consorts, mon foie on
peut d'ores et déjà mettre mon prénom dans le prochain calendrier grégorien - d'autant que j'ai ramené des souvenirs à tous les gens que j'aime beaucoup de tout mon cœur : une mignonnette
des plus grands crus d'Evian. Non non ne me remerciez pas, quelle chance vous avez de m'avoir faut dire !
PS : vous n'échapperez pas aux habituelles photos (rassurez-vous j'en ai pas pris de l'autre pitt bull au bandeau noir, d'ailleurs
y'avait pas beaucoup de journaleux à sa petite sauterie, pas grand monde garé devant le Hilton !)
PPS : et puis bien sûr pour conclure et comme le veut la tradition dumeurienne, une copie du courrier envoyé à ma chère et tendre aux
initiales adorées, bientôt en ces pages...
Entreprise recrutante : la sainte Eglise catholique.
Temps de travail : plein, travail le dimanche.
Diplôme requis : aucun, chômeurs désespérés de très très longue durée acceptés.
Connaissances requises : notions de latin et de littérature (non le "Code Da Vinci" ça n'est pas de la littérature), savoir marcher sur les genoux, savoir chanter même faux "Jésus
reviens" et "Dominique nique nique".
Qualités requises : étroit d'esprit et malléable, vous bénéficierez d'une formation exceptionnelle de 5 ans puis continue pour encore plus vous modeler, reposant sur 3 modules
d'enseignement : théologique, historique et scientifique ; la naissance de nos parents Adam et Eve et le "vas-y comment tu fais pour marcher sur l'eau ???" n'auront plus aucun secret
pour vous. Vous apprendrez ainsi que Darwin n'est qu'un petit rigolo qui a beaucoup raté l'école et que Galilée ne fut pas une victime de l'Inquisition mais juste un martyr bienheureux de son
époque.
Qualités relationnelles requises mais pas trop, car la sexualité est bien évidemment interdite, même avec sa main droite (ou gauche pour les gauchers) ; les sentiments amoureux
seront également à proscrire, sauf bien sûr l'exclusivité platonique que vous signerez contractuellement envers Jésus et son père (Freud ta gueule). Vous serez ainsi le meilleur conseiller
conjugal qui soit quand des couples en crise viendront vous demander de l'aide (regarder "L'ile de la tentation" peut vous donner quelques informations sur les comportements bizarres de vos chers
paroissiens) et vous devrez bien évidemment rallier à la normalité tous les homosexuel(le)s que vous rencontrerez, en leur dispensant des conseils moraux du type : "bouh c'est pas beau, c'est
contre nature ! Tu iras brûler en Enfer !". Vous découragerez d'ailleurs tout ce petit monde là à utiliser des contraceptifs car la sainte semence doit toujours être récoltée dans le vase sacré,
sinon c'est du gâchis.
Non attiré par l'argent et les biens matériels que vous fustigerez comme l'enseigne la sainte Bible, vous disposerez néanmoins d'un logis confortable et modeste, au coeur de la ville ou du bourg,
où vous dispenserez votre bonne parole. Votre tache sera de missionner le plus de brebis égarées possibles et de les ramener sur le droit chemin en leur promettant le paradis et la vie éternelle
; savoir gérer les arguments contraires des impies envoyés par Satan fera partie de vos attributions, ainsi que la prévention des crises de foi (regarder "L'exorciste" par exemple
version 1973 peut vous montrer jusqu'où ils sont prêts à aller pour vous faire douter de Dieu).
Salaire : 950€, payables à la quête dominicale ou pendant les messes d'enterrement (heureusement qu'il y a des morts parce que faut plus trop compter sur les mariages !).
Evolutions de carrière possibles : évêque (1500€), cardinal (arrêtons de parler d'argent, c'est d'une vulgarité) et sacre suprême : Pâpe (véhicule de fonction fourni, logé nourri à Rome,
frais de déplacement remboursés, jolie garde robe pleine de dorures comme celle de Dalida, musée personnel avec plafond repeint, rencontre avec des personnalités comme Jean-Marie Bigard...).
Envoyez votre CV et lettre de motivation à :
Benoît XVI "n'ayez pas peur et méfiez vous de la tentation des veaux d'or",
Au bord de la piscine s'il fait beau,
Citta del Vaticano.
Ici on ne lâche pas ses coms ! Y'a des articles qu'on peut commenter, et d'autres pas, à vous de vous démerder pour les trouver ! Enfin quand
mêmey'a celui-làoù on peut raconter des trucs...
Humeurs des autres