Dimanche 30 septembre 2007
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Seconde réalisation de notre icône italienne (si l'on excepte une co-réalisation et un court métrage), rappelons-nous mesdames et messieurs que "Scarlet diva" nous avait mis sur le cul, dans une position ultra inconfortable. Je ne vous dis pas à quel point "Le livre de Jérémie" va vous faire encore plus mal... si je vous le dis tiens, y'a pas de raison qu'il n'y ait que moi qui morfle.

Jérémie est un enfant tranquille vivant dans une famille paisible, où l'amour semble abonder. Seulement cette famille n'est pas la sienne, puisque sa mère naturelle, Sarah (Asia Argento) vient un jour le cueillir de ce bonheur et lui faire partager sa sienne de vie, pour le moins cahotique, violente, trash, perverse et nauséabonde.

Attention âmes sensibles s'abstenir ! La phase tranquille avec papa-maman adoptifs dure 3/4 de seconde et après c'est 1H31 de duretés et de maltraitances allant crescendo dans la folie. Le charbon saigne, comme dirait l'héroïne de ce long chemin de croix, femme-enfant qui n'a jamais pris pied sur cette belle planète qu'est la nôtre, et dont on imagine très facilement ce qu'elle a pu vivre elle-même dans sa propre enfance. C'est simple, ce qu'elle a vécu elle va le rendre au centuple à son enfant, avec l'aide de son entourage quelques fois encore plus déjanté qu'elle. Ca s'appelle l'amour maternel. Jérémie va tout subir et on reste impuissant de notre point de vue de spectacteur, assistant à une véritable non assistance à personne en danger. Le pire c'est qu'après avoir enduré tout ça - on finit par éprouver une sympathie compassionnelle malsaine à l'égard de Sarah - on arrive quand même à trouver la fin jolie. Parce qu'elle arrive comme une claque en boucle et soulage dans sa passivité à ne plus vouloir lutter. Pourquoi faire ?

C'est dans le sang, il n'y a rien à y faire.

Ca vous fait peur tout ça ?
 Vous avez raison d'avoir peur, rien à voir avec les films de papa Argento la plupart du temps ancrés dans un fantastique irréel et baroque, avec Asia vous toucherez douloureusement la réalité et la non vie qu'essaient pourtant de mener des millions de gosses sur notre belle terre. La tentative de survie en tant que morts-vivants devrai-je plutôt dire.

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur communauté : Cinéma
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Dimanche 30 septembre 2007

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     La nuit...

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     Le jour...

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     Les plaisirs aquatiques...

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     Les plaisirs de la table...

Et vous me direz c'est où tout ça ? Vue de la fenêtre du salon :

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Si vous ne reconnaissez pas, c'est que vous n'avez jamais rien vu. Si vous reconnaissez, alors là normalement vous êtes censé me détester. Pas grave, pas besoin d'ami avec elle ! Mais si ça peut vous consoler, je ne sais absolument pas comment faire pour attendre jusque là. Une éternité. Dans la douleur. 

Un vrai plaisir de maso...

par Suzy Dumeur publié dans : Faut que j'en parle à mon psy communauté : Fourre-tout * inclassable
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Samedi 29 septembre 2007


Parce que ça fait trop du bien et que ça rappelle trop de trucs à tout le monde.

par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs communauté : Fourre-tout * inclassable
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Vendredi 28 septembre 2007

"Pendant des années je n'arrivais pas à pleurer. Maintenant, je me dis que c'est toujours mieux que de se droguer."

Asia Argento

par Suzy Dumeur publié dans : Faut que j'en parle à mon psy communauté : Fourre-tout * inclassable
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Mercredi 26 septembre 2007

28-semaines-plus-tard.jpg Quand on a adulé comme moi "28 jours plus tard", il est fort évident d'attendre avec une certaine impatience la séquelle, surtout quand un nom comme Carlyle est crédité au générique et que le réalisateur est de souche espagnole... même pas une once d'appréhension !

L'histoire est donc résumée dans le titre, les évènements se situant 28 semaines après la contamination de la Grande Bretagne par le virus de la fureur. Cela commence fort par l'attaque de zombies (oui oui oui c'est des zombies non mais euhhhhhh !!!!) sur une poignée de survivants cloîtrés dans une maison, dont Alice et Don, tentant vainement de survivre sans leurs enfants, ceux-ci ayant connu l'immense chance de ne pas être en Angleterre pendant la première phase de contamination...

Ca commence fort, fort, FORT je disais donc ! D'entrée l'histoire s'installe sans répit, montrant un Robert Carlyle pétri de lâcheté mais surtout complètement désemparé (sauver sa propre peau en fuyant ou risquer d'être contaminé en apportant de l'aide à quelqu'un de très cher ?), annonçant une tonalité sombre qui va s'amplifier tout le long du métrage. Là où "28 jours plus tard" remplissait nos mirettes d'une poésie glauque mais pleine d'amour et d'espérance, "28 semaines plus tard" se pose en frère sombre, dépressif et fondamentalement lucide sur la nature humaine, toute en ambiguïté douteuse. Des humains tuant des humains. Il n'y a qu'à voir la relation que Don (Robert Carlyle aouh aouh AOUHHHHHHH !!!) entretient avec sa femme "survivante" et ses enfants retrouvés ; dans sa quête désespérée de pardon (et de justification de ses non actes), il va juste recevoir en retour le fameux virus et le propager à vitesse grand V aux survivants tentant de retrouver un cocon familial, et traquer sans relâche sa progéniture, aux gènes détenant la solution à la contamination... dur dur de ne pas sortir complètement dépité de la salle après ça...

28 semaines plus tard est tourné de façon saccadée, comme un documentaire, de façon donc très réaliste, sans ménager une seule seconde le spectateur secoué par tant d'images douloureuses. Tout le monde en prend plein son grade, que ce soit la famille, l'homme, les américains sauveurs de l'humanité, les militaires, et tout le reste du monde lâche d'avoir abandonné cette petite île contaminée (elle même arrogante de protectionnisme et prise à son propre piège...). Il lui manque toutefois la poésie et la légèreté de son grand frère de sang, magnifique de nuances et jamais grossier dans son symbolisme ; ce que rate majestueusement "28 semaines plus tard" dans son dernier plan final et dans ses clins d'oeil appuyés au premier opus... personnellement j'aurai arrêté le film 2 minutes avant, sur une dernière image de vitre d'hélicoptère maculée de sang... hommage sombre à Romero plutôt que lorgnage vers Independance Day
 ç'eût été plus subtil, mais bon à voir quand même pour tout le reste (ce qui est déjà énôôôôôrme !).

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur communauté : Ciné Horreur
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Mardi 25 septembre 2007

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Un geste vaut mieux qu'un long discours.

par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs communauté : Fourre-tout * inclassable
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Vendredi 21 septembre 2007

Petite présentation de ma chère famille, z'allez voir ils sont pas méchants...

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Papa, canaille ridée à la tronche tannée par le soleil, vieux briscard un tantinet  misogyne et surtout un poil méditérranéen quand il raconte des histoires. A chacun sa sardine.

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Môman, forte en gouaille, ultra agressive de façon très très imprévisible, le regard méfiant et un peu de poil à la moustache.  La véritable chef du clan Dumeur, pas tatouée mais presque.

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Frérot, principale caractéristique = se prendre des coups sans cesse dans la tronche et arrondir le dos encore plus pour plus, trop bon trop con comme il dit, mais trop survivor et plein de bon sens de l'honneur. On peut compter sur lui quand les monstres attaquent.

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La chienne de soeur, véritable gorgone aux yeux venimeux, sous des airs de petite fille perdue aux premiers abords. Ne cache pas son jeu très longtemps et finit toujours par vomir de la bile aigre et verdâtre sur ceux qu'elle réussit à duper une heure. Très seule du fait de son épouvantable absence d'âme, arrive même à faire faire des cauchemars aux plus chevronnés d'entre nous.

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Pas visible sur la photo frérot second, lui il est de l'autre côté. Au bout du tunnel. On ne sait pas grand chose de lui.

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Ma nièce, fille de la gorgone, fort heureusement ne tient pas de sa génitrice. Initiée très tôt  à la cruauté des adultes, on ne sait pas encore si le fachisme vaincra. Trop tôt pour le dire.

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Votre fidèle servitrice, d'un appétit sanglant et féroce ; sans cesse aux aguets, elle possède une carapace en verre cassé. Petite tendance au destroy et à l'autodestruction agonique. Pas très prompte aux câlins de bisounours.

Vous comprenez mieux maintenant ?!

Un bisou virtuel quand même à celui ou celle qui devinera tous les films dont sont extraites ces images...

par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs
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Mercredi 19 septembre 2007
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Je n'aime pas Wes Craven, autant annoncer la couleur tout de suite. Wes Craven c'est un réalisateur frustré des "vrais" films comme il dit, qui a fait du "sous-genre" avec le nez pincé dans l'unique but de faire chauffer la marmite. Wes Craven n'aime pas le cinéma de genre, l'horreur, l'épouvante et tous les sous thèmes qui s'y rattachent, et quand il a sorti cet abrutissement de Scream et consorts, ça a remporté un tel succès public qu'il s'est permis de cracher dans la bonne sousoupe. D'ailleurs Scream c'est un gros doigt pointé vers les amateurs de genre et pas du tout un film de cette catégorie comme tout le monde le croit (idem pour le 5ème élément dans un autre style !). Mais j'ai vu quand même "La colline a des yeux", daté de 1977, et second film du monsieur cité ; surtout que "La dernière maison sur la gauche" était une création bien vicieuse, bien glauque et bien viscérale (pas comme le bonhomme, tiens une erreur de parcours ?). 

Quand même.

Alors quand même l'histoire : une gentille famille de la middle class s'aventure avec un gros camping car dans des contrées désertiques, alors qu'on leur a bien dit : "surtout restez sur l'autoroute !". Bah oué bien fait pour leur gueule, car ils ne vont pas tarder à tâter du sauvageon chtarbé vivant dans les collines en clan ; bah oué c'est ça de pas suivre les conseils du guide Michelin aussi ! 

C'est fou ce que je cache mal mes sentiments hein ? Vous avez deviné ? La colline a des yeux est un film qui a vieilli et même drôlement vieilli, sans prendre de la bonne bouteille, alors qu'à la même époque se tournaient Alien, Suspiria, Halloween, Zombie et tellement d'autres, qui eux n'ont même pas pris une ride. La faute à qui, hein je vous le demande. 

Assouvissez plutôt votre soif cinématographique avec le remake tripé de monsieur Aja...

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
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Mardi 18 septembre 2007

J'ai encore rêvé de toi l'ange tutélaire. La première fois tu étais inerte, la tête penchée, pâle et translucide, enveloppée dans un linge rose ; à bien y penser c'était un linceul. Ce ne peut être qu'un linceul. Et je te poussais dans les couloirs que nous connaissons bien toutes les deux, dans un fauteuil roulant ; je ne sais pas où je t'ai menée, probablement nulle part, là où tu as toujours voulu aller. Tu iras l'ange tutélaire, ça oui tu iras et peut être - sûrement - que ce jour fatal mais inexorable, ce sont tes pieds qui passeront en premier le pas de la porte. 

Cette nuit encore donc tu étais là, faible, fragile, sans aucune défense, et moi encore j'ai essayé à coups de griffes et de métal de sauver cette peau que tu détestes, celle que tu cherches à assassiner d'une mort lente et violente, l'ange tutélaire. Tu as déjà choisi ton bourreau, celui qui une bonne fois pour toutes te cassera sur le carrelage froid, ta douce figure apaisante broyée en miettes de cristal. Et cette fois encore je n'ai pas pu te sauver. Peut-on aider quelqu'un qui a une si puissante autodestruction et un si peu d'estime d'elle-même ? 

Tu penses que tu ne mérites même pas l'air pollué que tu respires. Tu penses que la merde que tu écrases sur le trottoir avec tes tous petits pieds a plus sa place dans ce bas monde que toi. Tu penses que le sombre type dont tu n'es même pas amoureuse, agit normalement en te brisant la machoire et en enflant à coup de haine ce visage si pur. Tu le mérites tellement, tellement. Comment transformer de l'or massif en plomb. Ta chute t'a menée droit en Enfer, l'ange tutélaire déchu et tu as choisi de mourir. Je sais que tu veux mourir même si tu n'as jamais osé le dire. Me le dire. Tu m'évites l'ange tutélaire déchu, tu rases les murs, tu évites de croiser mon regard noir et ma frustration à te laisser crever toi aussi, car tu sais que je sais. 

Je sais que tu sais. 

Non je ne te sauverai pas. Mais ce constat amer, je n'arrive pas à m'y faire. Probablement que ma colère va gronder, encore plus sourde, probablement tu vas encore hanter mes rêves juste avant que la gorgone aux yeux venimeux ne te remplace, probablement mes mains ensanglantées dans mes cauchemars t'auront vengée mais... 

Ce n'est pas à moi de le faire. 

Ca ne devait pas être un linceul au final. C'était un lange. Et c'est toi qui tenait cette fragile créature dans tes petits bras à la peau douce. Ce sera à toi de la protéger maintenant, l'ange tutélaire déchue, ne l'entraîne pas dans tes bas fonds, elle ne t'a rien demandée... Vous allez être deux et toi tellement seule. Jusqu'à la fin.
 

Jusqu'à ta fin...

par Suzy Dumeur publié dans : La vie, l'à mort, le cul
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Dimanche 16 septembre 2007
The-Host.jpgJe n'aime pas beaucoup le cinéma asiatique (à part "les histoires de fantômes chinois" que j'affectionnais particulièrement à une époque, et le premier "The ring"), je trouve ça redondant et avec des codes beaucoup trop spéciaux que je ne comprends pas toujours ; faut croire que je dois être trop occidentalisée pour ouvrir mes esgourdes, et pis y'a toujours un esprit aux cheveux gras pour faire de drôles de bruits bronchiques, alors à la longue ça me gave. Donc quand frérot a débarqué avec "The host", je n'ai pas trop frétillé de la queue, j'ai attendu de voir. Et il a bien fait frérot, car c'est drôlement sympathique The host.

L'histoire commence dans une morgue coréenne où un sinistre médecin demande à l'un de ses sous-fifres de balancer dans l'évier des litrons entiers de Formol, tout ça parce que les bouteilles sont poussiéreuses. Le produit écoulé va donc aller droit dans le fleuve et provoquer quelques années plus tard, une véritable catastrophe écologique en une créature caoutchouteuse aux appétits gargantuesques...

Drôlement sympathique disais-je donc. Et pas le genre pompeux documentariste avec des grosses ficelles moralisatrices style "oh les gars je suis en train de délivrer un gros message sur la planète polluée !", non c'est pas le style de la maison ça de faire de la morale arrogante à 2 balles pour les foules en manque d'instruction civique. Au lieu de ça nous avons un film assez drôle, rendant hommage à tout un pan des films de monstres en latex à l'asiatique (Godzilla of course), aux personnages ultra-attachants, complètement hors normes et hors clichés, dont la vie tourne uniquement autour de la seule enfant, véritable lumière d'espérance dans leur existence morne et somnolente. Sauf que la dite môme va se faire entortiller par la bestiole, et être entraînée dans son garde-manger ; la famille va donc tout le long du film courir dans la quête éperdue de l'innocence, et trouver sur leur route nombre d'embûches et surtout les organisations gouvernementales aveugles, sourdes, et bien paranoïaques...

The Host est un film qui ne se prend pas la tête, tout en dénonçant des travers bien occidentaux et ayant contaminé toute la planète. Une bien agréable surprise, attachante tout comme ses personnages, et attachée à des valeurs telles que la famille et la solidarité, sans rentrer toutefois dans des excès extrémistes. C'est joli, poétique même, avec une bonne grosse bébête quand même faut pas l'oublier, qui dévore tout sur son passage, tel le monstre du Loch Ness qui aurait pété un câble.

A voir sans hésitation ! (surtout que la fin est très belle, mais je la raconte pas !)
par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
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