Samedi 30 septembre 2006

Une récente étude portant sur les éventuels risques de maladies cancéreuses ou immunitaires concernant les femmes ayant eu recours à des implants mammaires, montre que le fait d'avoir des plus gros nénés n'augmente pas le taux de mortalité globale. De plus cette étude n'inclut que les femmes qui ont recouru aux prothèses siliconées pour des raisons esthétiques et pas celles qui ont bénéficié de cela pour des reconstructions après une ablation du sein par exemple. Et les résultats sont étonnants car ce n'est pas du tout ce que les chercheurs cherchaient...

De cancer que nenni. Par contre le risque de suicide est élevé. De plus de 73% par rapport à la population féminine générale. Le silicone agirait-il sur l'humeur ? Non ce n'est pas dans ce sens là qu'il faut décrypter les statistiques ! En fait les femmes qui veulent une plus grosse poitrine, sont celles qui ont le moins confiance en elles et qui ont une plus faible estime de soi. Ce qui voudrait dire, si on veut faire un raccourci rapide, que la confiance en soi est proportionnelle au tour de poitrine. Voilà ce que les Occidentales friquées pensent : le bien être passe par le tour de bonnet. Comme ça elles auront plus confiance en elles, elles trouveront un poste à plus hautes responsabilités et se marieront dans l'année avec un homme qui les aiment réellement et pas pour... leurs gros seins défiant les lois de la gravité ?

Y'a un truc qui m'échappe, plusieurs même. Si ces pauvres femmes finissant dans des pornos à 2 balles, estiment qu'elles auront plus d'assurance et que leur vie sera meilleure en augmentant leur taille de soutien gorge, pourquoi se suicident-elles après avoir obtenu l'objet de leur désir ? Si elles veulent qu'on les estime dans la vie, pourquoi cela devrait passer forcément par l'accoutrement vulgaire d'un décolleté qui ne ressemble plus à rien ? J'ai parlé de raccourci tout à l'heure, et bien il faut croire que les raccourcis sont nombreux dans leurs petites têtes volages et que le raisonnement ne passent pas par tous leurs neurones anéantis par tant de vide intersidéral. Et tant de pathétisme.

Elles me font pitié tiens.

Et je me demande si ce problème touche les hommes ? Par quoi passe l'estime de soi masculine ? Par un gros 4X4 ? Par un costume Armani taillé sur mesure ? Non je crois avoir trouvé. Les hommes qui manquent de confiance en eux, comblent leurs failles narcissiques en augmentant... le tour de poitrine de leurs femmes.

Mais là j'ai fais un raccourci.

Vendredi 29 septembre 2006

Profil : la grenouille de bénitier est exclusivement une femme - sinon je l'aurai appelé le crapaud de bénitier - et elle est issue de toutes les couches sociales mais surtout de la couche pieuse. Elle est jeune mais il y a fort à parier que vieille, elle sera TOUJOURS une grenouille de bénitier, même si elle perd son pucelage ; grenouille tu es née, grenouille poussièreuse tu mourras. C'est son destin. En général elle meurt très très vieille parce que le manque de relations sociales et la pénurie d'orgasme maintient en vie et embaume, dans tous les sens du terme. Et pourtant la grenouille de bénitier essaie désespérement de faire comme tout le monde : aimer et se faire troncher, mais voilà sa conception des relations amoureuses est telle, qu'elle reste bloquée sur un vieil amour de jeunesse complètement idéalisé et surréaliste, qui n'a plus rien à voir avec ce qu'il était réellement car totalement tronqué. La grenouille a des principes dans la vie, contrairement à toutes les autres mijaurées putassières qu'elle rejette profondément, elles n'ont que ce qu'elles méritent à se détourner du droit chemin ; et l'amour c'est pour la vie. Donc elle bloque sévèrement sur le prince charmant perdu à jamais. Et se rabat sur qui ? Sur Dieu le Père pardi ! Celui-là ne vous déçoit jamais, il est partout et toujours là quand on a besoin de lui. Pas comme les mecs briseurs de coeur et de rêves rose bonbon.

Ce qu'elle aime :

- c'est une consommatrice de cul-cul-la-praline à outrance, à défaut de cul-tout-court, et elle comble ses frustrations ainsi, à coups de sucreries mielleuses : films romantiques, chansons romantiques où les "Je t'aime" sont très appuyés et hurlés à nos pauvres oreilles, endroits romantiques, livres romantiques où l'amour rime avec toujours.

- Rêver tout haut au prince charmant aux dents brillantes juché sur un cheval blanc, et oui bande de cyniques si vous ne vous croyez pas en l'Amûuuure, elle, elle sait qu'il existe. Et elle l'attendra toute sa vie dans sa tour d'ivoire monotone et ses guimauves à l'eau de rose.

- Faire croire que c'est quelqu'un de bien parce que fondamentalement elle croit que c'est quelqu'un de bien. Car la grenouille de bénitier est ambiguë et ne l'assume pas du tout : ainsi elle jalouse secrètement ses salopes d'amies qui elles ont un semblant de vie sexuelle - ou en tout cas qui ont plein de vibros dans leur boîte à cochonneries et jouit littéralement quand celles-ci se plantent avec un mec ramassé on ne sait où. Alors qu'elle devrait compatir car elle a choisit la voie divine ? Bon pour une fois qu'elle jouit on va la laisser prendre son pied quand même...

- Confesser ses péchés et le pire qu'elle ait jamais commis c'est de pirater les albums des Enfoirés et du Sidathon.

Elle vote :

De Villiers ! Elle est pour la conservation de la sainte semence et pas pour le gaspillage indécent. La fornication sans procréer c'est vraiment trop dégueulasse. La grenouille de bénitier rêve ainsi à une famille très très nombreuse et à plein de marmots sautillant partout le dimanche sur les bancs de la messe.

En résumé : la grenouille de bénitier rêve tout le temps à des fantasmes irréalisables et croit que la vie c'est ça. Elle trouve fondamentalement injuste que certain(e)s réalisent leurs rêves et elle, non. Malgré ses convictions religieuses qui devraient faire d'elle un être tolérant et aimant - ou alors c'est que j'ai rien compris à la religion - ça en fait quelqu'un qui sonne faux car bourrée de frustrations, de jalousies et de vieilles rancoeurs à l'égard de ceux qui essaient de façon réaliste de s'en sortir. Pourquoi pas elle ???? Encore une fois, la grenouille de bénitier, comme beaucoup d'autres, a des problèmes de miroir. Elle contemple un reflet qui n'est pas le sien. Et elle ne verra probablement jamais le bon.

Traitement : une bonne pétée au euh pardon un semblant de vie sexuelle lui ramènerait un peu de rose aux joues même si ça ne lui rosira pas le coeur. A défaut de soubresaults masculins, une prescription sur ordonnance d'un gode énorme pourrait la dérider un peu. Un peu. Car les frustrations et les jalousies sont tellement ancrées qu'il va lui falloir une overdose de contractions du petit bassin pour ravaler tout ça. 

Mercredi 27 septembre 2006

Ce matin j'étais toute guillerette. Y'avait du soleil et curieusement tout le monde était habillé en noir et marron avec des manteaux, des écharpes et j'ai même vu des collants opaques NOIRS aussi. Je me fous du temps qu'il fait habituellement mais là j'étais toute guillerette. Pas guillerette au point d'égaler les niaises en chef que sont Perrette avec son pot de lait et Cerise de Groupama, mais légère, presque aérienne, sur un petit nuage quoi.

Mais y'en a toujours pour vous en faire descendre du petit nuage, à coups de grosses caillasses taillées comme des silex pointus. On dirait qu'ils vous attendent, là à l'affût, à guetter votre venue tapis dans l'ombre parce que ça fait chier les gens guillerets. Y'a que les cons qui sont heureux d'abord. Tiens on va la mitrailler l'autre là avec son sac besace d'Articles de Paris.

J'ai donc déchanté en m'installant dans le bus. Je choisis toujours des places contre la fenêtre et là, sur la vitre L'HORREUR : une grosse marque de sébum maculait entièrement mon champ de vision. Y'a quelqu'un qui a dû poser sa figure grasse contre la fenêtre, genre pour piquer un roupillon, et qui est reparti après son méfait commis, comme si de rien n'était. Je ne sais pas quel genre d'être humain peut déverser autant de gras sur autant de vitre, ça faisait même des goutelettes figées dans toute leur grassitude. Statufiées les goutelettes. Immortalisées pour l'éternité. On dirait qu'elles se sont retournées pour mieux voir Sodome et Gomorrhe. J'ai commencé à avoir un haut-le-coeur - et j'ai tendance à fixer les trucs horribles par fascination morbide masochiste - et là je me suis dit : "faut que tu dégages avant de dégobiller tes 4 tranches de pain grillé tartinées au saint Moret, ton espresso Nespresso à la George Clooney et surtout ta pilule contraceptive". Au moment où j'ai voulu décamper, trop tard : une rombière s'était installée à côté de moi alors qu'il y avait plein de places partout, et même qu'elle a passé tout le trajet la main solidement fixée au barreau en face comme pour m'emprisonner davantage.

La salope.

J'étais piégée.

Il fallait trouver une solution rapidos d'autant que sous la tâche de sébum nasal et frontal immonde - quelle face large il devait avoir ! - j'ai fais une autre découverte avec laquelle les Experts de Las Vegas se seraient éclatés pendant tout un épisode : un amoncellement de croûtes et de pus, comme si 3 ou 4 pustules avaient explosé, toutes pressurisées qu'elles étaient contre la vitre. Pas évident de gérer la pression, surtout dans les virages. Ma pilule contraceptive a dû voyager dans ma gorge, pas loin de mes cicatrices amygdaliques, il était donc vital que je fasse quelque chose. Vite. J'ai pensé sortir un kleenex pour essuyer tout ce méandre dermatologique mais j'ai frémis à l'idée que mes doigts rentrent en contact ne serait-ce qu'un seul dixième de seconde avec cette infection nauséabonde, je crois que je ne m'en serai jamais remise. Et d'ailleurs qu'est-ce que j'aurai fais de cet immonde mouchoir sédimentaire ? Je l'aurai négligemment jeté dans le bus quitte à me prendre une contredanse et à devoir le ramasser avec mes doigs manucurés ; pire à le mettre dans mon sac à main stérilisé et bien rangé ???

Non il fallait que je trouve autre chose. Et j'ai trouvé.

J'ai sorti mes lunettes noires de mon sac besace flambant neuf, ça tombe bien il faisait soleil, et j'ai même eu une idée de génie pour ignorer le plus possible cette immondice acnéique me détruisant le paysage : faire un écran de buée sur mes verres. Je voyais plus grand chose mais ça valait bien ce petit sacrifice. Ma pilule contraceptive est retombée là où elle devait retomber, bien calée au chaud à disperser toutes les hormones nécessaires à mon bon fonctionnement.

J'étais sauve. Enfin presque. Comme un signe en faveur de mes préceptes contraceptifs, une représentante de la France moyenne très moyenne est montée avec sa mioche et Sophie la girafe, et celle-ci - la môme pas Sophie - s'est mise à pousser des cris stridents à intervalles irréguliers, ce qui faisait que quand on croyait qu'elle s'était calmée, elle remettait ça de plus belle. Déjà vicieuse la petite. Elle arrivait subtilement à tromper l'ennemi. Sa mère a cru bon lui enfoncer une tétine dans la bouche pour faire taire ses manoeuvres, mais ça ne l'a pas du tout apaisée, pire ça lui a fait pousser un autre genre de cris, inconnus à ce jour au répertoire des geignements infantiles. Qu'on se le dise : enfoncer une tétine dans la bouche d'un enfant CA NE LE FAIT PAS TAIRE. Au mieux ça étouffe le cri, au pire ça l'énerve encore plus de ne pas pouvoir s'exprimer.

Enfin moi ce que j'en dis c'est que demain, en plus de gants en latex et de mouchoirs biodégradables, je vais penser à prendre des boules Quiès. Ou un balladeur MP3 ? Avec une bouteille d'alcool ou d'eau de javel. Et aussi un kit de prélèvement d'ADN. Si ça se trouve "l'être" qui a collé tout ça sur la vitre n'est même pas humain et il aura des trucs à nous apprendre sur la civilisation extraterrestre. En échange on aura des trucs à lui enseigner sur les soins de peau ; ça en plus d'un an de Biactol gratuit.

J'ai bien fait d'acheter un sac besace. Ma futilité féminine va peut être me sauver la vie. En tout cas elle m'a faite avaler ma pilule.

Mardi 26 septembre 2006

Sylvie Testud est folle. Sylvie Testud est névrosée au dernier carat. Pour résumer on peut même dire qu'elle est complètement chtarbée. Ceux et celles qui en doutent n'ont qu'à se ruer sur son premier livre "Le ciel t'aidera", et tout comme moi, vous allez le DEVORER ; surtout si vous avez en règle générale une certaine tendresse et une certaine proximité avec les tarés névrotiques, les originaux angoissés, les attaqués du bocal. Parce que vous les aimez. Parce qu'inévitablement ils vous font penser à vous.

Sylvie Testud me ressemble. Je ressemble à Sylvie Testud. Je n'ai pas encore lu son dernier livre qui parle de sa famille, mais je suis prête à parier ma culotte qu'on a la même, de famille. C'est pas possible sinon d'être chtarbée à ce point, faut des antécédents, faut des gènes ; ou alors c'est qu'on a été adoptées. Je n'ai pas été adoptée, il n'y a qu'à voir comment mon père mange ses yaourts pour comprendre que je suis bien sa fille légitime (ne me demandez pas en quoi spécialement nous mangeons nos yaourts, disons qu'il y a la même posture et la même concentration dans le soulèvement du couvercle et la même méthode dans le délicat dévorage de contenu).

Alors forcément j'ai adoré son livre, ça soulage de voir qu'il y en a d'autres qui sont dans le même bateau, pas dans la même galère parce qu'on s'en sort bien finalement. Finalement. On n'est pas malheureuses de vivre, juste un peu originales. Juste. Sylvie Testud a peur des voleurs, des violeurs, des meurtriers, des assassins, des cambrioleurs, des toitophiles, et c'est pour ça qu'elle a fait blinder ses Velux et qu'elle a acheté un boxer pour la protéger quand son copain n'est pas là. Sauf qu'à son stade, il n'y a rien RIEN ABSOLUMENT RIEN qui peut la rassurer à ce niveau, même la présence d'Arnold Schwarzenegger sur son palier (Terminator par Gouvernator). D'ailleurs son chien se fout de sa gueule : il fait la fête à tous ceux qui veulent rentrer, et les Velux blindés c'est pas pratique quand on se retrouve coincée sur le toit.

Moi j'ai peur du Diable, des esprits frappeurs, du cancer du nombril et de la sclérose du Sida. Cette nuit j'ai même dû dormir avec la lumière parce que j'ai pensé aux esprits violeurs qui avaient assailli une pauvre femme dans son pavillon aux States, et dans le lot il y avait un nain particulièrement vicieux - dans le film L'Emprise - il est invisible et il pelote quand même les nénés de la femme, on voit la trace des doigts partout. Rigolez pas bande de cons, c'est tiré d'une HISTOIRE VRAIE !!!!! Il y a des nains dans l'au delà, c'est logique, les nains ça meurt aussi !!!!

Et comme Sylvie Testud y'a pas moyen de me rassurer. Même si j'invitais quelqu'un à dormir ça n'empêcherait pas les démons de débarquer à 3 heures du mat', d'ailleurs dans "L'exorcisme d'Emily Rose" elle se fait attaquer quand même, avec son copain dans le lit !!!! Quand au cancer du nombril c'est même pas la peine d'appeler le toubib : je suis foutue. C'est trop tard sûrement. Rigolez pas les hypocondriaques ça meurt aussi, ça ne vaccine pas contre la sclérose du Sida d'avoir la trouille et de penser au pire !!!!

 En tout cas avant de mourir j'aimerai bien rencontrer Sylvie Testud parce que ça me ferait du bien de serrer la main à une ravagée du ciboulot comme moi. En attendant je vais me rattraper et téléphoner à ma mère, ça fera tout comme, et ça pourrait donner ça  :

 -"qu'est-ce que t'as fait maman aujourd'hui ?"

 -"j'ai passé une radio du lobe de l'oreille, et toi ma fille ?"

 - "oh banal j'ai fuis un nain lubrique à 3 heures du mat et du coup c'est l'ampoule de la table de chevet qui a chauffé".

 Conversation on ne peut plus banale chez la famille Chtarbée. Bienvenue Sylvie !

Lundi 25 septembre 2006

Tout le monde dit que le sport c'est bon pour la santé. Même les médecins le disent, pour parer les pires maladies comme l'infarctus, le diabète, et tous les accidents cardio-vasculaires, IL FAUT FAIRE DU SPORT ! C'est bon pour la santé qu'ils disent tous, et même que ça entretient le corps et que si vous en faites DU SPORT et bien vous resterez svelte. Vous avez déjà vu une athlète du 100 mètres avec de la cellulite sous le cul vous ?

Mais moi je dis qu'on nous ment. Je ne sais pas pourquoi mais on nous ment. ON VOUS MENT. C'est un complot dirigé contre le peuple pour je ne sais quel motif. Car le sport ça tue, j'ai même des preuves. Et même que ma liste de victimes s'allonge de jour en jour. Vous ne me croyez pas ??? Tiens ! C'est qu'on vous a déjà ramolli le cerveau !!!

Jacques Anquetil est mort d'un cancer à 53 ans (il avait juste pensé prévenir les maladies cardio-vasculaires, il avait pas vu le crabe arriver), Geneviève Labrie joueuse professionnelle de volley-ball est morte d'une overdose de stéroïdes en 2005, Marco Pantani célèbre cycliste a été retrouvé mort lui aussi dans une chambre d'hôtel ; diagnostic : overdose de cocaïne. OK se droguer c'est pas bien, ça tue aussi, mais normalement le sport c'est censé TOUT PREVENIR !

Et encore je ne vous parle même pas de ceux qui ne se sont pas drogués et qui sont morts quand même, avant 40 ans, oui mesdames et messieurs avant 40 ans !!!! Ayrton Senna et Gilles Villeneuve ont été cueillis dans la fleur de l'âge, à respectivement 34 et 35 ans. OK ils sont aussi morts dans un accident de voiture, mais ça leur a servi à quoi de faire du sport toute l'année pour endurer leur monoplace et des rythmes de tarés hein ??? Ca leur a servi à quoi ???

Le plus caustique c'est quand même que le sport c'est censé prévenir les maladies cardio-vasculaires. Mais allez donc raconter ça à Florence Griffith Joyner, 38 ans, décédée par les foudres d'une attaque cardiaque. Même problème pour un coureur à pied ce week end mort à 37 ans...

Paix à leurs âmes...

Alors si vous n'êtes pas complètement convaincu c'est que vous êtes complètement shooté au sport, il paraît que ça provoque des grosses poussées d'adrénaline. Et si vous croyez qu'avec ça vous allez en plus entretenir un vrai corps d'athlète, svelte et ferme, regardez-donc les lanceuses de marteau des pays de l'Est. Ouaip. Doit y avoir du muscle en dessous de tout ça, c'est sûr.

Moi je tiens à la vie et je dis non au sport. Faites comme moi, sortez les banderoles : LE SPORT TU N'AURAS PAS MA PEAU !

Mardi 19 septembre 2006

Dans la série "dans quel monde vit-on ?" l'obésité progresse à grand pas en France avec près de 6 millions d'obèses, et au total 20 millions d'habitants en surpoids, et pendant ce temps là, à Madrid on... interdit de défilé de mode les mannequins trop maigres. Que ce soit 55 kilos ou 155 pour 1m75, on a jamais été foutu dans notre monde occidental qui se reluque trop le nombril, de faire dans la demie mesure. C'est tout. Ou rien.

Toujours pendant ce temps là, la famine menace l'Afghanistan, la Corée du Nord, le Burundi et probablement quelques dizaines d'autres pays. Au nord on crève de trop manger ou de ne pas manger pour cause de régime à la sucrette - ou de graves désordres psychologiques, pas d'amalgames douteux sur l'anorexie - dans un monde de surabondance et de gâchis ; au sud on crève de faim tout simplement parce qu'il n'y a rien à becquetter. Même pas une sucrette édulcorée au faux sucre à 0% de matières grasses.

Le plus drôle dans cette histoire, parce qu'il faut bien en rire sinon on risque d'en crever aussi, ce sont les réactions outrées provoquées par l'interdiction de défilé madrilène de squelettes : il serait purement arbitraire d'ôter à ces jeunes personnes malnutries leur "gagne pain".

Moi le pain je le tartine de Nutella.

Allez je vais m'en coller une bonne couche.

Dimanche 17 septembre 2006

Et hop encore un petit épisode de "Masters of horror" ! Et dire qu'il y en a 13, que le tournage de la saison 2 est imminent, et qu'il m'en reste encore plein à voir ! On ne me tient plus ! Alors aujourd'hui je m'attaque au "Homecoming" de Joe Dante, intitulé bizarrement en France "Vote ou crève", curieux franchement car dans l'épisode quand ils votent ils crèvent, je ne vois pas trop la place du "ou". Bref.

Homecoming se déroule en 2008 aux USA, à la veille des élections présidentielles, alors que la guerre en Irak continue et que des centaines de soldats américains meurent sur le front. Lors d'une émission politique, le responsable du bureau du candidat en place - on ne le nomme pas mais c'est probablement un certain G. W. B - émet le voeu que les soldats américains morts au combat reviennent à la maison vers leurs proches pour dire qu'ils sont fiers d'avoir fait leur devoir patriotique. Ce qu'ils vont prendre au pied de la lettre, car voilà que des hordes de zombies se mettent à sortir des cercueils pour aller aux bureaux de vote...

Il y a deux films dans l'épisode de Dante : le pur film de zombies, et celui avec un ENORME message politique. Je préfère le premier, sinon autant voir Michael Moore. Il y a plusieurs séquences en hommage à Romero - décidemment les maîtres de l'horreur n'arrêtent pas de vénérer les autres, ça doit être ça l'humilité - avec la séquence hilarante où les zombies sortent des tombes et où l'on voit sur l'une d'elles "G. A ROMERO", pas eu le temps de voir l'année du décès !!! Bien évidemment on peut aussi citer la scène de recueil au cimetière se transformant en introduction de "La nuit des morts-vivants" sans la fameuse Barbara mais avec môman à la place.

Mais c'est surtout la diatribe politique que Joe Dante met en avant, plus que le caractère "Horreur" en lui-même. Les zombies ne sont pas des cannibales déchaînés qui contaminent les vivants - et ça c'est bien dommage ! - mais des fantômes symbolisant des morts inutiles dans un conflit inutile qui viennent éveiller les consciences des citoyens. Afin de voter pour le bon candidat. Et le trait est franchement lourd même s'il s'avère au final féroce et grinçant, contre le gouvernement actuel. Mais du coup on ne peut pas dire que Dante soit une mijaurée...

Donc un épisode en demi-teinte, très bien réalisé mais ne satisfaisant pas nos attentes de sang, d'horreur et de fantastique pur. Pour ça Dante n'a pas rempli complètement son cahier des charges. Une petite saison 2 Joe ?

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Dimanche 17 septembre 2006

Tout le monde veut se marier. Si si je vous jure, tout le monde veut se marier. Beaucoup prétendent le contraire mais une fois qu'on les demande en mariage, si possible devant un parterre d'abrutis dans un restaurant avec des musicos miteux jouant la Cucaracha, ils fondent en larmes alors qu'ils avaient promis, juré, craché, que ce n'était pas pour eux. Pourquoi un tel revirement de position ? Pourquoi faut-il en passer par là pour vivre ? Pourquoi c'est un acte obligé et nécessaire ?

POURQUOI ?

Parce que ceux qui se marient ne se posent pas la question du pourquoi. Ca ne leur vient même pas à l'esprit. C'est comme si leur cerveau ne répondait plus à la seule image d'une alliance au doigt et d'une robe blanche mise une seule fois alors qu'elle a coûté 3000 euros (je dis ça mais je ne sais ABSOLUMENT pas combien un tel artifice peut coûter). Ca leur déconnecte tous les neurones qui étaient à peu près branchés jusque là, et la simple évocation des préparatifs de mariage transporte les heureux élus dans une dangereuse euphorie. D'un seul coup ils ne pensent plus. Et oui mesdames et messieurs le mariage est une drogue. Ceux et celles qui sont passés devant monsieur le Maire (y'en a même qui vont à l'Eglise alors qu'ils sont athées c'est dire le niveau d'empoisonnement) sont des toxicos. Des toxicos aux institutions sacrées et aux conventions conventionnelles correctes. Parce que ça soulage d'être dans le même lot que tout le monde. Ca anesthésie et vous ne pensez plus à rien quand vous êtes vautré sur le canapé devant "Y'a que la vérité qui compte".

Le mariage c'est ni plus ni moins l'opium du peuple.

Vous allez me dire qu'il y a une cure à ce fléau : le divorce, et bé non même pas car combien remettent le couvert juste après alors qu'ils avaient juré leurs grands Dieux que plus jamais, comme la fois précédente ? Même les homos s'y mettent alors que jusqu'à maintenant ils avaient la meilleure excuse au monde pour ne pas subir cela, ILS N'EN AVAIENT PAS LE DROIT ! C'était un super alibi ça, "pourquoi tu te maries pas comme tout le monde ?" "Parce que je suis homo !". Ca marchait aussi pour les gosses, c'est dire que c'était peinard. Ca donnait envie d'être gay tiens. Mais non c'était trop simple, eux aussi ils allaient rentrer dans le rang, non mais oh on ne veut pas de rebelles dans notre société, et puis quoi encore !

Alors aujourd'hui dimanche je me sens seule. Je me sens seule à militer contre cet acte qu'on a ridiculisé, maltraité, qu'on a dépossédé de toute son âme pour le rendre bêtement légal : l'amour. Je ne lui mets même pas un grand A, on lui a enlevé depuis longtemps sa majuscule. Non pas que je sois une bêtasse en quête du prince charmant avec des étincelles plein les yeux, mais parce que je reste persuadée que l'amour n'a pas qu'un seul visage et que c'était le seul acte au monde qu'on ne pouvait pas légiférer car pleinement animal et que je pensais - je pense - qu'on devait le vivre avec tous ses organes. Pas avec un ridicule bout de papier devant témoin.

Je resterai alors une des rares personnes sur cette planète (ou alors on est plein comme ça mais personne n'ose le dire ???) à croire que nous ne sommes que de vulgaires singes grimés en tenue de fête qui jouent aux êtres arrogants dôtés d'une intelligence supérieure, et aux maîtres du monde qui contrôlent tout. L'amour est incontrôlable, tout comme le sexe, et vous vous en rendrez compte tôt ou tard.

Et le plus dur c'est l'atterrissage. Ouvrez les parachutes.

Samedi 16 septembre 2006

Il n'y a pas qu'Argento qui a de beaux restes. John Carpenter, alias Big John, alias le meilleur réalisateur du monde et de tout l'univers pour l'âme égarée que je suis, prête à me damner pour "Assaut", "Le prince des ténèbres", ou "The Thing" numéro 1 de mon Top ten (je n'ai pas de Top ten mais si j'en avais un, il serait sûrement premier). Seulement voilà Big John n'a pas donné signe de vie cinématographique depuis "Ghost of Mars", c'était en 2001 et depuis nada, niente, RIEN ! Ah si la post production de "The 13th apostle", et la production du remake d'un de ses chefs d'oeuvre "Fog". Pécadilles.

Alors "La fin absolue du monde" - titre français de son épisode - faisant partie de l'anthologie de "Masters of horror", c'est la cerise sur le gâteau. Une putain d'énorme cerise rouge sanguinolente bien jûteuse sur un putain de gâteau à la crème avec pépites de chocolat noir, nougatine et tout ce qui vous fait envie. Kirby Sweetan est l'exploitant d'une petite salle de films cultes - autant dire qu'il ne se fait pas beaucoup de pépètes - et à l'occasion déniche pour des collectionneurs nantis des pellicules rarissimes. Dont "La fin absolue du monde", film à la réputation plus que sulfureuse puisqu'il sème le chaos et le désespoir à chacune de ses projections...

Carpenter signe ici un épisode cultissime, noir, et bourré de thèmes carpenteriens ainsi que de nombreuses références à ce genre considéré comme mineur par tous les grands intellos journaleux se masturbant encore sur la Nouvelle vague. On croise des Myers, on cite Argento à la pelle, la musique - signée par un certain Cody Carpenter - est un mix des musiques originales de Carpenter avec un air de Candyman, et surtout on croise un personnage mythique, cet ange déchu à qui on a coupé les ailes pour les conserver comme accessoires de film...

Big John nous livre une suite indirecte de son "Antre de la folie" où un livre déchaînait folies et meurtres, et laissait son personnage principal à la fin du film riant comme un damné possédé par tous les démons de la terre devant l'adaptation cinématographique de son roman maudit. Ce pourrait être "La fin absolue du monde"... Mais ce n'est pas encore la fin de Big John qui va nous livrer un nouvel épisode dans la saison 2 de Masters of horror... j'aime la télévision...

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Samedi 16 septembre 2006

Ayo dans "Down on my knees", comme le titre l'indique, suppliait - mendiait - à genoux son cher et tendre de ne pas la quitter pour une autre, et j'avais évoqué le caractère pathétique qu'il y avait dans ce geste plein de misérabilisme et de souffrance extrême peu digne. Seuls l'amour et la mort peuvent pousser quelqu'un à faire ça. Supplier et crier pitié.

Mais voilà maintenant l'honneur est sauf. Mademoiselle K déboule dans le juke box et rue dans les brancards ! J'affectionne particulièrement le titre "Crève", bien loin des transi(e)s en amour ou en tout cas bien revenue de ces mises à genoux faisant perdre toute dignité ; le titre est cinglant, sanglant, virulent et donne la gniak si vous êtes en pré-ragnagnas et que vous nourrissez certaines rancoeurs inextinguibles à l'égard d'un ou de plusieurs laids personnages qui vous poursuivront jusqu'à la tombe. Je dis pré-ragnagnas mais messieurs je suis sûre que ça vous parlera aussi.

Le titre parle de lui-même, dois-je développer ? Si vous en voulez un petit aperçu, voilà le lien vers le site de la Mademoiselle.

La guerre est ouverte. Qu'on se le dise.

Humeuriens présents

 

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