Mercredi 30 août 2006

C'est dans une salle bourrée d'adolescents boutonneux gloussant à qui mieux mieux derrière leurs appareils dentaires chargés de pop corn que j'ai découvert le 7ème opus du sieur Shyamalan. Au début je me suis demandée si je n'avais pas atterri dans la salle de "Pirates des Caraïbes 2 le retour du poulpe vengeur" tant l'ambiance était ubuesque, à tel point que je n'ai même pas entendu l'intro du film, pourtant primordiale chez les Shyamalan car détentrice habituellement de signes et de clés pour les énigmes qu'il tourne. Tant pis, je vais faire fonctionner mon cerveau et essayer de relever le niveau de la salle.

Difficile, très difficile de se faire une opinion à la sortie du film. Tout ce que je peux dire c'est qu'il m'a laissée un sentiment de... un sentiment. Juste un sentiment. Plutôt vaporeux le sentiment. Plus un petit goût d'inachevé par dessus ça. En me balladant ici et là sur la toile et dans les magazines, je me suis aperçue que ce film déclenchait des polémiques passionnelles, allant du très tranché au... très tranché. Cette oeuvre ne laisse personne indifférent et personne en demi teinte (à part peut être moi ? oui mais les illustres critiques ne se tapent pas des séances avec des poufs hystériques chaussant du 70A, EUX), comme d'habitude depuis "Signes", le cinéaste se complaît dans une provocation du petit peuple et des grands critiqueurs de ce monde, criant soit au génie soit à la pure arnaque. Shyamalan ne se fait pas que des potes loin de là, et j'adore ces gens là ! "Première" s'outre de la mort cruelle d'un critique de cinéma dans le film, "TéléCinéObs" parle carrément de suicide artistique, d'autres évoquent "un navet absolu déconcertant de nullité" ; et de l'autre côté de la bagarre on parle "d'authentique chef d'oeuvre" (Studio magazine) ou de "divertissement haut de gamme, conte de fées délicat pour petits et grands" (Fluctuat.net).

Bon les gars vous allez arrêter de vous noyer dans un verre d'eau ? Est-il besoin de s'énerver comme ça, juste pour un film ? JUSTE POUR UN FILM ? Gardez votre salive pour le prochain Oliver Stone tiens. Si tant de gens se divisent autour de cet opus, c'est que Shyamalan a voulu qu'il n'appartienne à aucune catégorie. Il est "inclassable" (j'ai piqué ce terme quelque part mais je sais plus où). Et les trucs auxquels on ne peut pas coller une étiquette pour les ranger après de façon ordonnée, ça, ça ne plaît pas en général. On crie au scandale. Déjà Shymalan avait frité ces petits frileux dans "Signes" qui auraient voulu le cataloguer à côté d'"Alien", et "Le village" n'en parlons même pas, la bébête c'est pas une vraie bébête ! Ouuuuuuuuuuuh, aux chiottes Shymalan ! Et bien moi j'ai le sentiment qu'il a voulu chier à la tête de tout ce monde là en livrant un opus extraterrestre sans extraterrestre, en caricaturant ces persos à outrance tels une galerie de freaks du monde moderne, en sabordant ses propres thèmes spirituels (voir la scène où le maniaque des mots croisés pris pour un prophète déclame qu'on donne le sens que l'on veut aux signes jalonnant notre destin) et en rajoutant des vraies bébêtes alors qu'il avait pris l'habitude de les falsifier aussi.

Et rien que pour ça Shyamalan, rien que parce que tu es là où on ne t'attend pas, rien que parce que tu en as marre du pré-formaté politiquement correct à la Disney, rien que parce que ton film c'est rien que du n'importe nawak filmé avec maestria, et bien rien que pour ça et rien que pour emmerder ceux qui n'aiment pas ton cinéma parce que j'aime bien être du côté des détractés, et bien rien que pour ça j'aime ton film.

J'aime ton film.

Mais faudra quand même que je le regarde chez moi tranquille loin des hordes pouffantes en vacances scolaires. Quand même.

La bande annonce c'est par là.

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Mardi 22 août 2006

Sorti en décembre 2005, je me souviens ne pas être allée voir ce film en salles à cause des critiques lues ici et là, et surtout celle écrite dans ma bible : Mad Movies. Si mes souvenirs sont bons, le magazine jugeait que le métrage ne parvenait pas à choisir son camp - fantastique, dramatique, film de procès ? - et en découlait un truc pas tout à fait terminé, pas tout à fait regardable, oscillant dans les différents genres et tenant plus du film de bobos voulant se foutre la trouille le samedi soir.

C'est donc toute confiante que je l'ai loué, parce que des souvenirs de "L'exorcisme" j'en ai gardé des tonnes croyez-moi et pas que les meilleures, il m'arrive encore de chercher désespéremment l'interrupteur de la lumière en pleine nuit après avoir entr'aperçu des ombres fugaces courant partout dans l'appartement ou entendu des râles asthmatiques de fond de bronches. A 33 ans je crois que je n'en guérirai jamais.

Et bien maintenant je suis doublement foutue ! Ne correspondant pas au profil du bobo type, férue de fantastico-gore depuis mes tendres années, je me disais toute péteuse que ce n'était pas un film de procès qui allait me filer la pétoche, toute possédée que l'héroïne soit. Ca c'est bon pour les petits joueurs de cour d'école, les petits morveux qui frissonnent devant "Apparences" et les multiples films asiatiques avec des fantômes aux cheveux gras. Non moi Suzy Dumeur j'ai regardé "Amityville la maison du diable" plein de fois, j'ai maté "La maison du diable" de Wise au ciné club alors qu'il était plus de minuit et j'ai survécu à "L'exorcisme" (quoique si vous n'en entendez plus parler de moi c'est que peut être, cette nuit...). Je n'allais pas être effrayée par ce petit film de culs bénis. Pas moi. Ils allaient voir ce qu'ils allaient voir, non mais !

Bon. Euh est-ce que je peux couper le lecteur DVD si ça va pas ?????? Parce que ça va pas là !!! Pourquoi personne ne m'a prévenue ????? OK il y a des scènes fantastico-planplan avec des vilains visages qui se déforment bouh !!!, le procès prend bien les 3/4 du film et là il ne se passe vraiment rien, ça parle de bondieuseries (faut vraiment en chier pour enfin avoir accès au royaume des cieux, merci Emily Rose pour ce joli pied de nez final), de maladies psychiatriques, de traitement médicamenteux, de non-assistance à personne en danger, de grigris rassurants (m'en faut un !!!!!) et blablabla blablabla. MAIS et c'est là où le bât blesse, il y a cette actrice PHENOMENALE, Jennifer Carpenter, et à mon humble avis elle ne trouvera plus jamais un autre rôle tellement celui-là lui collera à la peau advitam aeternam. Amen.

Je la soupçonne réellement d'être possédée, c'est pas humain sinon de jouer avec tellement de... avec tellement de... de désespoir, de souffrance, de douleur, de folie sauvage, de conviction ; elle bave, elle fulmine, elle pleure, elle hurle, elle crie en araméen dans la même minute ! Arrêtez la, c'est une folle furieuse ! Le pire c'est que je doute qu'elle ait "bénéficié" d'effets spéciaux (elle mange vraiment des insectes ????). Attention je ne dis pas qu'elle surjoue, qu'elle cabotine ou qu'elle en fait des tonnes, non elle est tout simplement... possédée. Il n'y a pas d'autres mots. Et c'est là toute la force du film : flirter avec le réel. Parce qu'aussi, il est inspiré d'une histoire vraie, d'un vrai procès, Emily Rose a vraiment existé et est vraiment morte dans des circonstances mystérieuses.

C'est ce qui fait la force des films fantastiques à tendances démoniaques, que ce soit les cas de possession ou de maison hantée : tous ont des liens avec des histoires vraies. "L'exorciste", "Amityville", ou "L'emprise", se sont tous inspirés d'une base bien ancrée dans les faits divers. Que l'on y croit ou pas, c'est une affaire personnelle, mais le fait d'y croire ou tout du moins de ne pas être complètement sceptique, décuplera votre trouille et hantera nombre de vos nuits.

Et c'est bon la trouille...

 Il est 2H58... j'ai peur...

 Le site officiel du film c'est par là.

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Mercredi 16 août 2006

Entendu ce matin sur Europe 1 : les Rolling Stones ont été refusés à des obsèques, ou plutôt une défunte ayant demandé que l'on passe deux de leurs chansons lors de son enterrement s'est vue (OK elle est morte peut être qu'elle n'a rien vu) refuser ses dernières volontés par... le prêtre ! Et le mari tout douloureux que l'on n'ait pas respecté cela, car elle affectionnait tout particulièrement ces chansons.

Le prêtre en question a tout d'abord invoqué le problème des droits d'auteur et des paiements à effectuer auprès de la SACEM lors de la diffusion de titres déposés, pour finalement expliquer réellement pourquoi il a refusé de passer ces titres, le mensonge étant un péché mortel et voulant confesser cela : les Rolling Stones ne sont pas décents et leurs chansons n'ont pas leur place dans une église. On tremble déjà pour "Tirelipimpon sur le chihuahua" lors des cérémonies de mariage.

En d'autres temps l'Eglise condamnait déjà le rock'n roll comme une musique diabolique pervertissant les esprits purs des jeunes grâce - à cause -  d'airs endiablés. C'était dans les années 50-60. Peut-on en déduire qu'elle n'a pas beaucoup évolué depuis ? Attention pas de raccourci hasardeux, ce n'est pas comme si elle avait mis des centaines d'années avant de faire ses excuses à la famille de Galilée, après tout pour sa défense, il n'a pas été mentionné quels titres au juste la défunte avait demandé que l'on passe. Etait-ce "Sister Morphine" ? ou "Route 66" ? Ok il manque un 6 pour obtenir le chiffre du Diable mais le Malin insidieux est partout. Et il corrompt toutes les âmes pures. Il n'y a qu'à entendre "Sympathy for the devil" pour tout savoir des préférences des Stones, ces adorateurs de Satan annoblis par la Reine ; d'ailleurs Mick Jagger ressemble à un bouc et on ne sait pas si sa queue est fourchue. A tous les coups elle l'est. En tout cas sa langue elle, est fourchue. Et c'est une vraie incitation ambulante à la débauche.

Moralité, parce qu'il en faut bien une dans ce monde de pervers, la défunte n'a pas eu "Satisfaction" même si "she's like a rainbow". Et on peut espérer que pour son mari, "as tears go by".

"Miss you"...

Mardi 15 août 2006

Profil : l'optimiste béate est facilement reconnaissable, elle sautille tout le temps et sa voix part dans les tons aigus quand elle est vraiment VRAIMENT contente, c'est à dire à peu près tous les jours. Elle est jeune (quand elle devient vieille ça devient compliqué à cause des rhumatismes), quasi exclusivement féminine (c'est pour ça que j'ai écris "elle"), et elle exerce un métier où elle peut contaminer tout le monde avec sa bonne humeur joviale de tous les jours, et aussi elle aime rendre service (elle excelle par exemple chez SOS Amitiés).

Ses expressions favorites sont à base de bon sens commun comme "le bout du tunnel n'est pas loin", ou "c'est quand on est dans le fond que l'on peut remonter à surface", ou encore "après la pluie, vient le beau temps" ; le tout ponctué par des "!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!" à la pelle (c'est son signe de ponctuation favori). L'optimiste béate est appréciée de tout le monde et c'est normal : elle aide la petite vieille à traverser la route, elle aide le petit nenfant à refaire son lacet, elle fait des confitures le dimanche qu'elle offre aux voisins, elle est de bon conseil pour les voyageurs égarés, et elle a de bonnes joues roses même quand elle a ses ragnagnas. A ne pas confondre avec la grenouille de bénitier (à suivre) néanmoins, même si elle a eu des antécédents scouts dans sa jeunesse. Elle n'a aucune arrière pensée intéressée, elle.

L'optimiste béate transpire la joie de vivre par tous les pores de sa peau. Aussi elle a comme particularité de chanter tout le temps (même sur les jingles publicitaires), et de danser avec la même facilité, même en conduisant sa voiture : on voit qu'elle danse au niveau du torse et qu'elle résiste à l'envie folle de taper dans les mains parce qu'elle doit se concentrer sur le levier de vitesse. A cause de cela elle est un peu plus encline aux accidents de voiture légers en ville. Dans un ascenseur bondé, l'optimiste béate est la seule à se dandiner sur les 3 notes de musique pourraves ; c'est la seule aussi à crier "you're here, THERE'S NOTHING I FEAR !!!!!!!!!" au téléphone quand elle reconnait en musique d'attente la chanson du Titanic.

Ce qu'elle aime :

- Tout et plus particulièrement le bonheur. Ses films préférés d'ailleurs comportent ses mots favoris : "la mélodie du bonheur", "le bonheur est dans le pré" ou "nos jours heureux",
- les vacances vertes où elle fabrique son beurre et son pain, et fait du vélo en K-way sous la pluie,
- la paix dans le monde, et elle pense qu'avec un tout petit peu de bonne volonté on pourrait y arriver, avec des bisous aussi,
- les bisous donc, les papouilles, les calins, les massages, la détente, les bains avec plein de trucs qui sentent bon,
- les produits bio pour le corps, sa salle de bains est rempli de petits flacons pour donner meilleure mine encore,
- les fleurs, les animaux, la ravissent et elle adore par dessus tout voir le fruit de ses récoltes et chercher des oeufs encore fumants et tout merdeux sous le cul de la poule.

Elle vote :

écolo ! La protection de l'environnement lui est chère, comme ça elle peut se ballader dans les marécages avec ses bottes d'eau. Elle est contre la peine de mort.

En résumé : l'optimiste béate voit la petite marguerite qui commence à poindre sous le gros tas immonde de fumier puant. Elle trouve sans se forcer des qualités humaines même chez les pires psychopathes, elle peut dire ainsi de Ben Laden qu'il a une belle barbe qu'il doit avoir du mal à entretenir et qu'il doit être gentil avec ses enfants.

Traitement : vous me direz pourquoi traiter quelqu'un de fondamentalement heureux qui croit dur comme fer à l'espèce humaine ? Pour la protéger d'elle-même justement, parce que l'optimiste béate est capable de prendre en stop en pleine nuit un mec avec un masque de hockey avec une hache à la main croyant que c'est un sportif venu couper du bois et converser avec lui sur la déforestation en Amazonie. Il en est de même pour le camping sauvage en forêt, elle n'a jamais vu "Le projet Blair witch" donc elle ne sait pas que c'est dangereux, si elle voit des dents en tas devant sa tente elle croit que la petite souris va passer le soir. Le traitement se compose donc de vision intensive de films survival ; disons un par jour pendant un mois cure de "Massacre à la tronçonneuse", "Vendredi 13", "Massacre au camp d'été", "La colline a des yeux" et consorts. Sinon la proximité d'un ou d'une cynique résilient(e) (à lire bientôt) peut l'aider à ouvrir les yeux, de façon violente certes mais réaliste, sur le monde vil et sordide qui nous entoure. Cela peut stopper ponctuellement ses désirs de se rouler nue avec ses congénères dans la rosée du matin et de se faire des bisous partout.

Vendredi 11 août 2006

On continue les "Portraits d'aujourd'hui" avec le célibataire seul. Vous me direz le célibataire seul c'est un pléonasme, ça veut dire la même chose, et bien NON ! Y'a des célibataires qui ne sont pas seuls et y'a des célibataires qui ne se sentent pas seuls. Le célibataire seul lui est tout seul et se sent TOUT SEUL et ça, ça le désespère.

Son profil : il a entre 30 et 45 ans, c'est un homme ou une femme, et en général il a un bon niveau social. Il est même assez cultivé la plupart du temps parce que ça peut servir à appâter l'être de sa vie. Le célibataire seul n'était pas fini à la naissance c'est pour ça qu'après il passe toute sa vie à chercher la moitié qui le complètera. Voire les trois quart pour certains. Seul il se sent comme une grosse coquille sans rien dedans, vide, complètement vide. Il est facilement reconnaissable car il suffit d'une seule et unique question pour voir toute la misère du monde ternir son regard : "vous êtes mariés ?". Et là même pas besoin d'attendre la réponse, c'est comme si vous veniez à l'instant d'insulter sa mère de grosse truie à la couenne molle, ça se voit que la question le met mal à l'aise et plus que ça : il a envie de se cacher sous terre. Car la solitude est un échec. La solitude n'est pas naturelle. D'ailleurs tout le monde le dit donc ça doit être vrai. Dans les films ils finissent toujours à deux dans un fondu sur coucher de soleil.

Alors le célibataire seul écume les speed dating et autres Meetic dans sa quête désespérée de l'être de sa vie qui le complètera. Il saute sur toutes les occasions, rencontre des tas et des tas de potentielles et ne perd pas son temps avec celles qui ne correspondent pas au profil déterminé sur sa petite fiche. Parce qu'il en a préparé une fiche et, au fur et à mesure, il coche les critères qui collent ou ne collent pas. C'est qu'il voit loin le célibataire seul. Ca en fait un être très déterminé qui pose d'emblée les questions qui sont en tête de sa fiche bristol, du style "tu veux des enfants ?", alors que ça fait juste une demie heure que vous vous connaissez. Si vous le voyez tourner les talons direct c'est que vous n'avez pas bien répondu à la question. Reste à savoir s'il fallait répondre par "oui" ou par "non" ? Un "peut être" serait plus prudent à l'avenir.

C'est un vrai chasseur de têtes. Il sait ce qu'il veut. La question est de savoir s'il va l'avoir. C'est un vrai sport. Une vraie obsession. Toute sa vie tourne autour de ça.

Ce qu'il aime :

- les clubs de sport pour sculpter un corps désirable à exposer derrière un tee-shirt moulant dans les speed datings,
- les boîtes de nuit avec des thématiques, comme le samedi mousse entre célibataires,
- écouter du Marc Lavoine ou du Benabar, c'est plus facile à caser dans une conversation que du Joe Dassin,
- les films sur ARTE car c'est pas très avouable non plus de vénérer Jean-Claude Van Damme,
- le fuck friend, c'est toujours mieux que la branlette bredouille de l'après soirée mousse,
- la saint Valentin parce qu'il la rate tous les ans et qu'il adorerait lui aussi offrir un coeur en sucre à sa dulcinée,
- faire du charme à tout ce qui bouge histoire de se rassurer sur son potentiel de séduction,
- être invité aux mariages, et c'est là toute son ambiguïté : il adore être à la table d'autres membres de son espèce, les célibataires seuls qui sont des potentiels êtres de sa vie. C'est bien connu plein de gens ont rencontré l'être de leur vie comme ça.
- Les livres qui traitent du thème sur la vie à deux, il a toute la collection,
- finalement on peut dire qu'il aime tous les trucs à la mode. Ca peut servir.

Il vote :

José Bové. C'est branché l'altermondialisme, la culture bio, le déracinage de plantations OGM. Il a aussi sa carte de Green Peace et du fromage pourri dans son frigo, et jamais il ne s'abaissera à aller au flunch ou au Mac Do LUI !!!!

En résumé : il ne cherche pas l'amour mais juste une personne avec qui boire son café le matin et partir en vacances, c'est pourtant pas compliqué bordel ! Il est pas exigeant pourtant il faut juste qu'elle ait : les mensurations requises (95-55-90), la bonne pointure de chaussure (38 et demi), qu'elle aime les chats roux, qu'elle gagne les 4 points à la suite chez Lepers, et qu'elle soit sensible à la cause des nonnes dans le Kasakhstan. Ah et si elle pouvait être belle sans maquillage ça lui ferait gagner du temps le matin dans la salle de bains. Et si elle pouvait répondre spontanément à la question "tu veux des enfants ?" sans réfléchir pendant des heures ou sans tenter de l'éluder sournoisement, ce serait bien aussi.

Que faire quand on est célibataire seul et qu'on veut s'en sortir ? Le traitement donc : trouver quelqu'un.

Et merdeeeeeeeeeeeeeeeeee !!!!!!!!!!!

Jeudi 10 août 2006

J'inaugure une nouvelle rubrique, celle des "Portraits d'aujourd'hui". Elle consiste à brocarder les uns et les autres, moi y compris, entourage ou non, connu ou inconnu, dans une tentative de nosographie avec profils à la clé, symptômes... bref ce sera plus simple à la lecture ! Si vous vous reconnaissez dans l'un de ces portraits et bien... peut être que ça parle de vous ! Ou peut être que vous êtes parano ? En tout cas je vous prescrirai un traitement si vous voulez vous débarasser de votre étiquette. Attention pour certains c'est incurable...

Je commence par le Français moyen, ma cible favorite. J'entends par Français l'habitant de France, régularisé ou pas ; et peut être même que ce fléau touche d'autres pays mais je ne les connais pas assez pour me permettre d'approfondir le sujet.


Donc : Le Français moyen.

Son profil : il a tous les âges, il est des deux sexes et est de toutes les couleurs. En général il naît comme ça et meurt comme ça. Il a des idées sur tout, donne son avis sur tout, et a tous les clichés du monde dans la tête. Il a une réponse stéréotypée à toutes les conversations de comptoir. Ainsi il pense que tous les Arabes sont des fanatiques terroristes, que tous les Noirs ont une grosse quéquète, que les blondes à forte poitrine sont toutes des grosses salopes, que les chômeurs sont des parasites qui ne veulent pas travailler et que les patrons c'est tous des enculés. J'ai dis qu'il pensait mais en fait il ne pense pas : il répète toutes les conneries qu'il a accumulé dans son crâne depuis son plus jeune âge, et surtout, surtout : ne se remets jamais en question. Les seules questions existentielles qu'il se pose d'ailleurs tournent en général autour du programme télé du soir ou de la situation géographique de la télécommande.

A l'école le Français moyen avait des notes moyennes, oscillant entre 9 et 11/20, et n'avait jamais d'appréciation du style "peut mieux faire". Il suit le cours général de la vie et répète inlassablement le même schéma familial depuis des générations et des générations. C'est une espèce qui ne sera jamais en voie de disparition à cause de ça, car en plus le Français moyen est fécond : il fait au moins 2 ou 3 gosses, qu'il appelle Kevin ou Jenyffer, en fonction du soap ou du show de télé réalité à la mode. C'est un indécrottable qui résiste à toutes les guerres et à tous les fléaux car il se plie toujours au camp gagnant et a un incroyable instinct de survie. Celui-là vous ne le buterez pas avec une misérable arme nucléaire. Ca c'est bon pour les fiottes.

Ce qu'il aime :

- faire du tuning sur sa voiture le dimanche et l'astiquer amoureusement,
- regarder "Combien ça coûte" parce qu'il aime bien voir à quel point ces enculés du gouvernement pompent tout le fric des honnêtes gens qui travaillent,
- rouler bourré surtout en rentrant du Macumba,
- la saga de l'été sur TF1 qu'il n'a jamais raté,
- faire du camping en Vendée parce que c'est là qu'il y a les plus beaux toboggans,
- écouter Lara Fabian, Céline Dion ou Garou, bref des gens qui n'en ont dans la voix,
- aller au cinéma pour voir en boucle "The fast and the furious 4",
- aller au restaurant "Flunch" le dimanche midi (après l'astiquage de la voiture of course), c'est chouette y'a un buffet à volonté,
- critiquer les américains alors qu'il fait tout pareil et qu'il va au Mc Do et que c'est même son resto favori après le Flunch.

Il vote :

CON-TESTA-TAIRE !!!! Parce qu'il en a marre que ces enculés du gouvernement se foutent de lui ! Donc en général ça se termine par Le Pen au second tour. Son programme électoral se résume à : moins d'impôts, moins d'immigrés basanés, et plus de travail pour le Français pur souche.

En fait pour résumer le tout : c'est quelqu'un de simple (j'ai pas dis simplet) qui n'a pas besoin de grand-chose pour être heureux (à part un écran plasma, un canapé 8 personnes en cuir, un barbecue incrusté dans le mur du pavillon, et une baignoire jaccuzi). Sa vie se résume à la satisfaction de ses besoins de base : boire, manger, chier, respirer. Et de temps en temps tringler môman parce que le tuning de la voiture ça excite.

Le Français moyen est aussi appelé : beauf, bébert, plouc, Groseille.


Vous venez de lire cet article et vous vous rendez compte AVEC HORREUR que vous êtes un Français moyen ! Que faire ?

Meuh non je vous rassure tout de suite, aucun risque, si vous en étiez un vous ne vous en rendriez même pas compte ! Car il ne se pose pas de question et que même ça le rend heureux de ne rien savoir sur rien puisque de toute façon il sait tout sur tout, il ne se doute de rien et ça n'a jamais traversé son esprit de... de quoi déjà ?? La seule et unique question existentielle (à part "où est la télécommande ?") qui a jamais traversé l'esprit translucide du Français moyen est : "t'essaies de m'enculer là ???".

Mais quand même vous avez des doutes, alors appliquez  le traitement d'urgence au cas où : le seul et unique ayant jamais marché est l'ablation totale du cerveau. Car mieux vaut une coquille vide qu'une coquille remplie avec des trucs qui ne servent à rien et qui ne se connectent pas. Ah oui et surtout n'oubliez pas aussi l'ablation de la carte d'électeur.

Lundi 7 août 2006

Si Tori Spelling était née dans une famille lambda, je ne sais pas moi à Montluçon, d'un père instituteur et d'une mère secrétaire par exemple, elle n'aurait jamais été connue. Elle n'aurait jamais été millionnaire. Pourquoi ? Parce qu'elle n'a aucun talent artistique et qu'en plus c'est un vrai laideron qui se prend pour une colombe blanche immaculée. Encore une qui a des problèmes de miroir. Mais comme son père est producteur à succès dans l'industrie télévisuelle, mademoiselle Tori a pu décrocher un rôle dans Beverly Hills série à succès des années 90, où toutes les "actrices" semblent être passées au bistouri au moins une fois. Et ça lui a suffi pour empaqueter quelques dizaines de millions de dollars supplémentaires en plus d'être une fille à papa argentée.

Mais voilà papa est mort. C'est des choses qui arrivent chez tout le monde. Et comme toute bonne fille qui se respecte, et comme tout le reste de l'entourage de cet homme, à peine refroidi voilà tous les vautours réunis chez le notaire où des centaines de millions de dollars attendent sagement d'être partagés. 500 millions pour être exact. Enfin environ, à ce stade on ne compte plus les milliers. Ca s'appelle faire son deuil je crois. Et on imagine donc cette pauvre petite fille transie de douleur à l'idée d'avoir perdu l'homme de sa vie, SON PAPA, celui qui était là le jour de sa naissance, celui qui la faisait sauter sur ses genoux, pleurant derrière son kleenex, pensant au dernier Noël passé ensemble... que de larmes essuyées, et que de larmes versées en cascade, surtout  à l'annonce du verdict : Melle Spelling ne touchera QUE 0,16% de la fortune familiale. Soit 800 000 petits dollars de merde, alors qu'elle prétendait à 200 millions tout nets. C'est ce que vaut l'amour d'un père. Pas moins.

Et furax elle envisage déjà de recourir aux tribunaux pour réclamer justice, son père ayant été manipulé par sa méchante marâtre et mère, diminué par la maladie d'Alzheimer qu'il était. Qu'elle dit. Et dire que Tori Spelling, en conflit avec son créateur depuis des mois, s'était réconciliée avec lui sur son lit de mort, c'est vraiment VRAIMENT pas de chance. C'est même très mal calculé.

Si Tori Spelling était née à Montluçon d'un père instituteur et d'une mère secrétaire, elle aurait fait comme tout le monde : hériter de petites cuillères en argent qu'elle aurait peut être laissé à sa mère, et continuer à bouger son petit cul de laideron (qui serait sûrement moins petit le cul because pas de chirurgie esthétique à Montluçon) à trimer comme ses concitoyens. Et peut être qu'elle aurait été vraiment nostalgique et sans arrières pensées à l'idée qu'elle ne fêterait plus jamais Noël avec son père. C'était ma minute de cucuterie.

Foutu miroir.

par Suzy Dumeur publié dans : Ces gens-là
Mercredi 2 août 2006

La météo est le sujet favori du Français moyen qui n'a rien d'autre à raconter : canicule la semaine dernière, pluie et temps d'automne en plein mois d'août aujourd'hui, voilà de quoi alimenter toutes les conversations de couloir et de comptoir. C'est fédérateur la météo, encore plus que l'émission "Combien ça coûte" et le prix du litre d'essence.

Encore mieux : il est de bon ton de n'être jamais satisfait du temps qu'il fait : "oh ben il fait trop chaud" en été ou "oh ben qu'est-ce qu'il fait froid !" en hiver, comme si ça étonnait quelqu'un, mais en tout cas ça fait toujours discuter. Ainsi, le Français moyen a des idées bien arrêtées sur ce sujet pourtant intarissable, il faut impérativement :

- qu'il fasse beau pendant ses vacances et ses jours de repos (la conception du beau étant également restreinte, traduire "soleil au beau fixe et ciel bleu"),
- qu'il fasse beau quand il part à l'étranger (même si des feux de forêt incontrôlables sévissent et que les autochtones n'ont plus rien à grailler parce qu'il ne flotte plus depuis des mois),
- qu'il y ait de la neige pendant les sports d'hiver (même en avril, les 35 heures permettant d'aller aux sports d'hiver au printemps).

Avec ça le Français moyen est heureux, il pourra écrire "beau temps bisous" sur sa carte postale achetée aux Sables d'Olonne.

Pour bien vous en rendre compte au cas où vous en douteriez encore, osez défier un collègue ou votre charcutier pendant la découpe de votre tranche de jambon, d'un impertinent "j'adore l'odeur de la terre après une bonne averse" ou "je me fous du temps qu'il fait, de toutes façons qu'est-ce qu'on peut y faire ?" et vous verrez dans ses yeux toute la colère dont il est capable. "Petite conne provocatrice, il ne faut JAMAIS plaisanter avec le temps !!!!!". Et la colère se transformera en tempête si vous continuez vos sarcasmes irrespectueux en évoquant les douces couleurs de l'automne et ses odeurs de champignons mouillés dans les sentiers forestiers, ou les falaises bretonnes brillantes sous la bruine crachotante... "ça se voit que vous avez pas de gosses !!!! comment on occupe des mômes QUAND IL PLEUT ???".

Je sais pas moi, y'a qu'à les foutre devant la télé, ça tombe bien y'a la météo qui passe. Il va faire beau demain.

Humeuriens présents

 

grimmy-pisse.gif
Il y a  2  culottes de Tori Spelling actuellement sur ce blog

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