Lundi 30 juin 2008
Ceux qui me lisent depuis le début, ou qui ont rattrapé le retard plus tard, savent que la Dumeurie ne ressemble pas à la Toscane douce et belle de Vinci, dixit l'autre poète à deux balles. Non la Dumeurie est une contrée ignorée des cartes normatives, où sévit la colère des diables et le sarcasme des survivants ; là bas le mal d'être mort plane pour celui qui vit tourné vers le passé, et difficile de s'y faire une place quand on a réussi, au moyen terme d'un labeur jamais achevé, de dépasser le stade de la survie. Il ne faut jamais s'endormir en Dumeurie. C'est qu'en plus, certains endroits plus chargés que d'autres dans le périmètre dumeurien - tout au plus 200 m² dans tout l'univers - vous transportent en 3/4 de secondes dans des souvenirs jaunis, emplis de nostalgie sucrée, aigre et amère. Un peu douce. Pas encore pimentée.

Cela fait 16 ans que j'en suis partie. On peut dire tout de moi, que je suis impardonnable, frustrée, jalouse, cruelle, sarcastique, excessive, toutes les conneries possibles et inimaginables parce que dites sans connaître le moindre soupçon de mon âme, par contre la seule chose qui transparait et qui m'attire encore bon nombre de roues cassées, c'est mon formidable instinct de survie. Vous trouvez ça arrogant ? Je vous emmerde ! Et mieux vaut ne pas vous retrouver avec moi après le crash d'un avion en pleine cordillère des Andes, parce que je ne mettrai pas très longtemps à faire le calcul dans ma petite tête sur les délais vitaux avant de passer l'arme à gauche ; si vous êtes un peu dodu vous allez passer à ma casserole. Mais je ne suis pas égoïste, je suis aussi capable de donner les meilleurs morceaux à mes comparses de malheur.

Ca dépend toutefois desquels.

C'est toujours grâce à lui, que j'ai senti il y a 16 ans, avec mes 40 kilos mouillés, qu'il fallait que je me tire, que je me barre, que je me dérobe, que je m'échappe, que je m'enfuis avant de passer sous une autre barre fatidique. Maintenant j'en suis partie. L'année dernière j'ai déterré les derniers et non les moindres, cadavres du jardin ; aujourd'hui quasi jour pour jour, j'y suis retournée pour voir si les trous étaient bien bouchés. Dans le jardin de mon père, il y a une petite fille qui arrose les plants de patates avec un arrosoir trois fois trop grand pour elle, mais elle est blonde cette fois, autrefois elle était brune avec un teint plus basané. L'homme derrière elle qui lui montre les plantations à arroser, a un pneu michelin autour de la taille, au moins un pneu de 4X4. Il a perdu de sa superbe, il est inquiet, le voisin d'à côté "de l'âge de ta mère" ne revient plus à la maison, il est foutu, il va aller chez les vieux. Il me montre de la main l'attirail désordonné qui jonche son sanctuaire vert, il y a du chienlit parfumé à l'orange dont il a oublié le nom mais qu'on peut faire en infusion, des cagettes et du bois qui s'empilent, du polystyrène en morceaux, une poule malade qui ne sort plus de son nid. "Regarde y'en a partout ! C'est du boulot un jardin, je suis vieux !"

Je le sais, j'en ai entretenu un l'année dernière, si tant est que creuser des trous entretienne, ça n'a pas encore poussé mais je pense que ça va venir. Je lui fais remarquer que son coin de paradis bordélique ressemble de plus en plus à celui de son père, là bas près de la mer aux sardines. Il ne dit rien. Bientôt j'en suis sûre, il aménagera un lit de fortune quand il en aura marre de voir les "Feux de l'amour" avec ma mère, surtout que ceux-ci n'ont jamais été vraiment allumés. J'ouvre mes sens à l'univers de mon père, son potager bordéliquement poétique, je ferme les yeux et les sanglots ne tardent pas à monter dans ma gorge nouée ; j'ai passé le tiers de ma vie dans ce jardin là, à nourrir mes lapins avant que mes paternels ne les dévorent, à tenter de domestiquer une araignée nommée Joséphine avec des mouches que j'écrasais, à le voir mon idole d'antan arracher une mauvaise herbe ici et là, une feuille de menthe derrière l'oreille. A y consoler ma mère, pleurante et hurlante personne ne savait pourquoi ou alors c'était pas grand chose, à la nuit tombée, sur cette terrasse où on faisait sécher le linge.

La corde y est toujours. Et aujourd'hui même y flotte du linge noir. Alors que nous ne célébrons aucun deuil. Enfin moi plus mais eux, sûrement peut être. Nous venons du pays où la saudade intraduisible règne en maîtresse injuste.

Dans le jardin de mon père il y a tout cela. Une machine à remonter le temps, une faille immatérielle dans une autre dimension, et mille végétaux qui y poussent de façon luxuriante et anarchique.
par Suzy Dumeur publié dans : Sagrada Familia
Lundi 30 juin 2008

Passé complètement inaperçu sur les écrans l'année dernière, il est à regretter... que ce film ne passe pas complètement inaperçu également dans les boutiques de location et consorts ! Ayé j'ai annoncé la couleur parce que fait chier tiens ! Enième resucée du thème des extraterrestres qui vampirisent les humains et remake de "L'invasion des profanateurs de sépulture", l'histoire donne à peu près ceci : une navette spatiale s'écrase sur le sol américain, disséminant ça et là des substances probablement d'origine extraterrestre. Petit à petit les gens vont se comporter bizarrement, de façon très neutre et très froide, sans ressentir la moindre émotion humaine. Carole, psychiatre de son état, assiste à cette invasion des esprits et tente d'en protéger son jeune fils...

Quand on fait des remake, si on n'innove pas un tant soit peu sur le concept de base ou qu'on n'apporte pas sa patte particulière, je ne vois pas l'intérêt d'en réaliser un ! Ce succédané d'original est pâle à tous les niveaux, autant que son actrice principale pourtant glaciale en diable habituellement. C'est mou, sans saveur, lisse, stéréotypé, formaté à "l'esprit" hollywoodien et aussi insipide que le mal dont les humains "souffrent" dans le film. Certains ont vu une idéologie nauséabonde dans ce film, j'en viendrai à dire que malheureusement même pas, au moins ainsi il serait détestable tandis que là ce remake insignifiant ne suscite que pitié, énervement voire complète indifférence pour les plus calmes d'entre nous. Pitié pour Nicole Kidman qui prend l'air effrayé au lieu du neutre de rigueur, pitié pour Daniel Craig dans un rôle creux de médecin bellâtre, pitié pour Oliver Hirschbiegel, génialissime réalisateur de "La chute" non dépourvu en sentiments de tous ordres celui là, et enfin pitié pour les spectateurs qui par devoir, ont enquillé la totalité de la pellicule pour voir si et espérer que.

Que dalle en fait. Alors par pitié puisqu'il s'agit de cela, matez-vous "Body snatchers" d'Abel Ferrara "remake de" lui aussi, mais terrifiant et véritable diatribe angoissante contre les institutions laveuses de cerveaux (je ne peux pas me prononcer sur l'original, je ne l'ai pas vu !). Quant au machin avec Nicole, aussitôt vu, aussitôt oublié, signe que l'invasion a déjà commencé ?!



par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Lundi 30 juin 2008


Il paraît que 2008 va être l'année des sauriens dans les salles de cinéma en France. Enfin presque, parce que le petit dont je vais vous parler est parti direct dans le marché du DVD, suite notamment au four de "Rogue" - alias le "Solitaire" - aux States. Ca ne marchera jamais ! Pourtant ce petit film dans le sens non péjoratif, est une véritable petite bombe en son genre.

Grace, son mari Adam, et sa soeur Lee passent leurs vacances en Australie. Après avoir visité une ferme aux crocodiles la veille, ils décident de partir à la pêche dans les mangroves avec un guide local. La petite expédition vire au cauchemar quand un crocodile retourne la mince embarcation et s'en prend violemment à l'accompagnateur. Les 3 survivants se réfugient dans un arbre, étroitement surveillé par le saurien affamé. Ils sont seuls, isolés dans une région hostile, sans vivres, sans moyen de communiquer, et avec pour seul espoir de retour une frêle coquille de noix retournée...

Avec "Black water" on se croirait au bon vieux temps des "Dents de la mer" ! Ce n'est pas le Maître qui est aux commandes, mais deux petits gars à la réalisation qui se débrouillent plus que bien pour susciter des frissons de frayeur rien qu'avec quelques plans crocodiliens. La bête n'apparaît qu'à 5 ou 6 reprises (en plus elle n'est pas virtuelle, c'est un bon vieux croco des chaumières) mais son fantôme plane dans toutes les scènes et dans l'extrême tension suscitée par sa possible présence dans ces eaux boueuses et infestées de bactéries. Traucki et Nerlich (les 2 metteurs en scène) parviennent à instaurer un climat de désespoir, surtout après les multiples tentatives avortées des 3 protagonistes de se sauver de cet enfer marécageux. Je ne vous dis pas s'ils y arriveront, en tout les cas le film se termine sur une note cruelle comme le cinéma australien en abonde par ces temps ci.

Gageons que le "Rogue" de Greg McLean risque de nous en mettre plein la tronche aussi niveau sadisme, rappelez-vous mesdames et messieurs de son dernier opus "Wolf creek"... Et pendant ce temps là en France...

PS : en France y'a quand même eu "A l'intérieur", mais bon...


par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Dimanche 29 juin 2008


Frérot n'est pas maso, alors ce week-end il m'a gratifiée d'un film complètement abruti qu'il avait déjà vu auparavant. Réalisateur inconnu au bataillon, casting inconnu au bataillon itou, et pitch à faire peur : une jeune femme perdue dans les bois tente d'échapper à un psychopathe... en VTT. Bah oué celle là on ne nous l'avait pas encore faite tiens.

Oh ben ça alors je viens de m'apercevoir que je venais aussi de faire le résumé du film ! Bon on va passer aux choses sérieuses tusuite : "Blood trails" se veut un film auteurisant pour probablement sortir des sentiers maintes fois rebattus du slasher et de la dinde qui court dans les bois en s'époumonnant : c'est bôôôôô, y'a des gros plans tout le temps sur le visage de l'actrice (qui soi-dit en passant ressemble à un mec avec une grosse lèvre lippue, avec deux expressions à son compte), et le sang qui coule est rose framboise pour faire stîîîîîîle. Pis surtout c'est bourré d'incohérences, histoire de faire encore plus film de branlette : l'héroïne trouve le moyen de se sentir attirée par le psychopathe qui démembre plein de cadavres dans la forêt. On apprend au début que peut être elle a déjà couché avec lui avant de partir avec son mec officiel dans un chalet, peut être parce qu'elle est pas sûre au final de ce qui s'est passé dans le lit. Et bien qu'elle voit plein de gens se faire trucider y compris son hoooomme, ben l'héroïne quand le pervers au couteau de Rambo il lui ouvre le portail pour qu'elle se barre en 4X4, stoïque elle sort le VTT de la caisse et part en arrière dans les bois ! La réalisation du film ressemble à du Sergio Leone tout craché, enfin craché surtout quand on y regarde vite.

Le cache cache derrière les arbres finit par nous assommer encore plus, et quand enfin le psychopathe se saisit de sa dinde pour la saigner en lui taillant dans le lard, le soulagement n'arrive même pas tant le dernier plan est affligeant (attention je vais le raconter !!!) : la cycliste et le méchant s'éteignent tendrement dans la même agonie. En fait "Blood trails" c'est le Broken du encore plus pauvre, tant c'est chiant et supposé langoureux. Et moi je vais aller faire du vélo tiens.


par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Vendredi 27 juin 2008

George A. Romero fait partie de ces réalisateurs que j'adule - peut être même LE réalisateur que j'adule, et il n'est pas une journée où je ne pense pas à l'une de ses oeuvres. Oui je sais, je ne suis pas la personne la plus équilibrée au monde, en même temps si vous qui me lisez, pensez tous les jours à Walt Disney ou à "La petite maison dans la prairie", franchement je vous plains davantage ! Un jour mon zombie viendraaaaaaaaaaaaaaaaaa ! J'aime les films de zombies depuis "La nuit des morts vivants" (d'ailleurs la génèse de mes potes putréfiés ne vient-elle pas de cette oeuvre principalement ?), et la scène de la petite fille tuant sa mère de sang froid, continuera à me poursuivre très longtemps. Ensuite il y a eu "Dawn of the dead" ("Zombie") et à chaque fois que je vois ma mère pousser un caddie, je ne peux pas m'empêcher de faire un certain rapprochement... "Le jour des morts vivants" me semble moins familier, mais ce qui m'a interpellée puis a été poursuivi par le Maître dans "Land of the dead" - son quatrième épisode de la saga - c'est la ré-humanisation des morts-vivants semblant petit à petit, retrouver des gestes et pensées humains, plus que des réflexes d'ailleurs, alors que les soi-disants véritables représentants de notre chère espèce, continuent à perpétrer des crimes de porcs et d'hypocrites parvenus, comme s'ils étaient encore les maîtres du monde.

Qu'allait-il donc en être dans ce cinquième opus ?

Des étudiants en cinéma tournent en pleine forêt un film sur une momie, hommage aux oeuvres classiques. Pendant le tournage, ils apprennent via leur poste radio que quelques personnes isolées dans le pays, reviennent à la vie alors qu'elles avaient été déclarées cliniquement mortes. Hoax ou énième manipulation des médias ? Cherchant à rejoindre leurs foyers car un peu inquiétés par cette nouvelle étrange et alarmiste, les étudiants ne vont pas tarder à voir par eux-mêmes qu'il ne s'agit pas d'une rumeur loin de là... Et que les cas de zombies ne sont plus isolés, le supposé virus se propageant de façon effrayante. L'un deux va s'emparer d'une caméra pour rendre compte au peuple, des évènements dramatiques qui se déroulent à l'échelle nationale et bientôt mondiale...

Je suis émue là. J'ai du mal à trouver les mots justes pour exprimer mon ressenti, et non je n'utiliserai pas mon habituel AAAAAAAAAAAAAA de satisfaction écrit en très très gros. En fait si je viens de le faire mais en tout petit. Je vais essayer de garder ma dignité, car "Diary of the dead" est un film digne, et le seul reproche que je pourrai lui faire c'est que j'ai été tellement absorbée et estomaquée par cette oeuvre, que j'en suis venue à zapper mes petits chéris. Quoi "Diary of the dead" c'est un film de zombies ???? Euh t'es sûr ???? Déjà dans ces précédents ouvrages, Romero disséquait nos sociétés occidentales avec une faculté toute visionnaire, là dans son dernier opus on peut dire qu'au niveau diatribe sociale il n'y va pas avec le dos de la cuillère ! Les médias trépassent, et avec eux les bloggeurs, les hackers et les spectateurs de ces exhibitions de cirque, nous tous mesdames et messieurs, victimes volontaires et friandes de grand spectacle sur écran.

A l'ère de la médiatisation, l'apocalypse s'installe violemment, on ne sait pas pourquoi, on ne sait pas comment, et on se surprend à avaler cette possible énième couleuvre avec une neutralité froide et très distanciée. Il y a quelques semaines Haneke s'élevait de façon arrogante contre le spectateur avide de friandises violentes, cette fois c'est Romero qui beaucoup plus subtilement et sans jamais dénier la réalité froide de notre monde actuel, nous pose en témoins indifférents d'un massacre qui est pourtant en train de se perpétrer. C'est comme si à travers l'oeil de la caméra qui shoote, ce qui se déroulait derrière n'existait pas. Le recul à travers la lentille de Romero est définitivement dérangeant, à l'inverse d'un [REC] qui nous rendait acteur d'un cauchemar filmé avec lequel on intéragissait corps, âme et tripes surtout.

"Diary of the dead" est un énorme coup de poing dans la gueule, et le film le plus abouti de George A. Romero. Il parvient en un seul métrage à rendre hommage à ses oeuvres, non par nombrilisme, mais dans le but je pense de faire plaisir à ces fans qui le suivent depuis la saga des zombies : comme dans "La nuit des morts vivants", on assiste impuissant à la naissance de l'Apocalypse, vient ensuite l'organisation de la survie comme dans "Zombie", puis des clins d'oeil au "Jour des morts vivants" ainsi qu'à "Land of the dead". Le seul regret c'est que la réhumanisation des morts vivants ne soit pas plus développée comme dans ce dernier, néanmoins le plan final jusqu'au boutiste, nihiliste à l'extrême mais magnifique dans cette unique larme de sang coulant sur une joue putréfiée, laisse présager de très bons augures  en ce sens.

Vivement le sixième épisode !


AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!!!!




par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Mardi 24 juin 2008
Il y a fort longtemps déjà sur ce blog je m'énervais contre le français moyen en lui tirant le portrait. Presque 2 ans. Et c'est peut être le signe que je vieillis, parce que là j'ai l'impression qu'ils se sont accouplés les cons. Et bizarrement je rencontre de fortes concentrations de ces specimens en voie de prolifération un peu partout.

J'ai peur. La France tremble, la France a peur.

Oh bien sûr c'est bien connu et ça marche pour tout, on est tous le beauf de quelqu'un, et on a tous des fois de temps en temps une attitude beauf. Moi par exemple j'adore me décrotter le nez sur le canapé en regardant Cristiano Ronaldo courir derrière un ballon, pour un peu j'aurai même envie de roter devant une bière tiens. Ca m'arrive je vous jure, et je ne me sens même pas coupable, ça aussi c'est un trait beauf d'ailleurs. Mais là où ça devient carrément pathologique c'est quand une seule et même personne cumule TOUS les facteurs de risque, et, encore plus apocalyptique, quand dans la même pièce - sans être au Macumba de saint Jean de Monts je précise - la moitié des personnes ont ces symptômes. C'en est même terrifiant.

Condensé d'une semaine de tout ce que j'ai pu entendre comme témoignages en la matière. Une semaine. Oué je sais ça fait peur. Bis.


Je l'ai déjà dit à moult reprises, la météo est le sujet number one de tout beauf qui se respecte. Mais alors attention ! Pas n'importe laquelle : la météo plaintive qui fâche, oui car mesdames et messieurs, la météo est un thème de discussion qui peut fâcher, ça donne ça : "t'as vu le temps qu'il fait ? [non je suis aveugle, sourde, et ma peau ne ressent absolument aucune sensation thermique] on est bientôt en juillet, on se croirait en automne ! Ca doit être le dérèglement climatique, ils en ont parlé à Julien Courbet !". Deux jours plus tard, l'été arrive enfin, mais pas pour le beauf qui trouve toujours le moyen de ne jamais être content : "comment il fait chaud, mais il fait trop chaud là, c'est n'importe quoi ce temps !!!!!". Et bien sûr l'orage qui arrive pour soulager tout ce petit monde en souffrance, devient rapidement un nouveau sujet de plaintes parce que la pluie ça mouille et que bientôt on est en juillet quand même.

...

Autre sujet litigieux : la voiture, et, depuis que les médias en parlent, le prix de l'essence. Je n'ai pas de voiture mais je sais que le prix en est excessif, le beauf aussi le sait puisqu'il s'en plaint TOUT LE TEMPS, mais pensez-vous qu'il changerait d'un iota sa façon d'utiliser sa caisse ? Bah non pourquoi c'est lui qui changerait d'abord, ils n'ont qu'à baisser le prix d'abord ! D'abord ter ! Discussion, ou enfin censée telle :
- "t'as pas de voiture ?"
- [moi] : "bah non j'ai pas de voiture, j'en vois pas l'utilité, je vis en centre ville, et comme ça je fais des économies"
- "ah oui ? C'est que t'as pas le permis en fait ?"
- "si j'ai le permis, mais le fait d'avoir le permis n'oblige pas de conduire et d'avoir une voiture non ?"
- "ah oui... mais alors tu bouges jamais de chez toi !!!!! Tu pars pas en vacances non plus !!!!!!"
- ...
Et oui c'est comme si le beauf vivait en plein Moyen Age, sans train, sans taxi, sans avion, sans vélo, sans pieds même puisqu'il continue à aller chercher son pain à 500 mètres de son pavillon en caisse. Pis les transports en commun la honte !!!! Y'a pas de jantes alu sur le bus ouhhhhhhhhhhhhhh !!!!!

Les vacances donc. Parler de ses futures vacances ou oser les évoquer même sans s'étaler dans les détails, attirent le beauf car lui il s'y connait en matière de loisirs et de voyages, il va tous les ans dans le même camping Les Mimosas dans le sud de la France, et quand il est un peu plus aisé, le beauf il prend une semaine entière à Center Park. Dialogue entre quelqu'un d'à peu près normal et un beauf dans toute sa splendeur :
- "je reviens de la Martinique, et j'ai visité..."
- "des rhumeries hips ! de toute façon y'a que ça à faire là bas hein ! pis aller à la plage ! avec du rhum hihihihihihihihi [pardon ARF ARF ARF ARF passke le beauf rit grassement aussi]
- "non non y'avait pas que ça, on a été..."
- "pis d'abord y'a combien d'heures d'avion ?"
- "8 heures"
- "8 heures ???? non mais ça va pas, c'est beaucoup trop long, t'es pas bien !!!!"
- "8 heures c'est pas énorme, quand tu pars avec ta voiture dans le sud de la France t'en as pour ça à peu près, et là tu débarques en Martinique quand même..."
- "ah oui mais non c'est pas pareil, tu peux faire des pauses sur une aire d'autoroute pour manger au Flunch, dans l'avion qu'est-ce que tu peux bien foutre pendant 8 heures ???"
- "tu sais ils ont inventé des histoires qu'on écrit sur du papier pour passer le temps..."
- "ah oui je vois de quoi tu parles, mais un magazine de tuning ça se lit en 4 heures, maximum ! ARF ARF ARF !!!!! Allez hips ! un petit rhum pour la route !"

Aussi pour terminer, le beauf a horreur du travail. Oh ne vous méprenez pas, il ne fait pas partie de ces glandus de première qui parasitent la France terre d'asile et de l'assistanat, non non non le beauf est utile à la société : il a un emploi. Mais attention, parce qu'il faudra bien qu'il profite de sa retraite alors c'est qu'il faut pas l'user avant terme le beauf. Le matin alors qu'il a embauché il faut qu'il fasse le tour de tous les bureaux et comme les emplois du temps sont différents, ça nécessite une organisation spéciale avec planning pour honorer tout le monde avec une tasse de café. A l'heure du déjeuner c'est pareil, faut faire le tour des bureaux pour prévenir que c'est bientôt l'heure de manger, et idem le soir à la débauche, l'heure de fin exige une préparation psychologique aux retrouvailles intenses avec sa chère voiture et son bol de cacahuètes.
Exemple.
- [moi] devant la mine déconfite de deux pieds de long d'un collègue, m'imaginant que toute sa famille venait de mourir dans un accident de voiture : "assieds-toi ça a l'air d'être grave ! Qu'est-ce qui t'arrive ????"
Pas de réponse. Sa lèvre supérieure tremble. Il devient tout rouge, il va pleurer.
- c'est ton père ? Il a eu une crise cardiaque ? Tu t'es engueulé avec ta femme ? Quoi ? Mais qu'est-ce que t'as ?????
- nooooooooooooooooooooooooooooon à la maison tout va bien mais c'est ici, y'a des gens qui sont méchants avec moi !
- .....?
- oui on m'a demandé de faire mon travail, tu te rends compte, faire mon travail !!!!! Et puis quoi encore, je me donne à 100%, je suis pas payé cher, et maintenant on me donne des ordres !!!! Faudrait qu'il prenne un autre temps plein, je peux pas TOUT faire TOUT seuuuuuuuuuuuuuuuuuul !!!!!!
- euh tu m'excuseras mais là j'ai du TRAVAIL, y'a M. UNTEL qui est en train de mourir, qui souffre le martyr mais qui ne veut pas de morphine, et je sais pas quoi lui dire, et Mme TRUC qui vient d'apprendre qu'elle avait un cancer et que les métastases avaient envahi son foie.


Bah oui Robert, la vie c'est vraiment trop injuste hein, elle t'en fout plein la gueule à toi spécialement, et même qu'il paraît que c'est de la merde qu'on se tartine tous les jours ; oh ben vivement la retraite tiens !!!

par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs
Samedi 21 juin 2008

Shining fait partie des grands classiques du cinéma fantastique au même titre que "L'exorciste" ou encore "Alien". Il a également la particularité d'être une adaptation d'un roman de Stephen King (celui-ci le détestant magistralement) et d'avoir été réalisé par l'un des maîtres du 7ème Art : j'ai nommé monsieur Stanley Kubrick, n'ayant à l'époque plus rien à prouver en matière de chefs d'oeuvre puisqu'il avait déjà donné naissance à moult d'entre eux (Lolita, Docteur Folamour, 2001 l'odyssée de l'espace, Orange mécanique...).

Jack Torrance accepte un poste de gardien d'hôtel complètement isolé dans les montagnes et fermé pendant tout l'hiver pour pouvoir travailler sur son nouveau livre. Il va s'installer avec sa femme Wendy et avec leur petit garçon Danny, qui possède des dons paranormaux. Dans cet univers silencieux et chargé d'une histoire meurtrière et pesante, coupé du monde, Jack ne va pas tarder à présenter les premiers signes cliniques d'une pure démence...

Je ne sais plus quand j'ai vu ce film pour la première fois, mais je ne devais pas être bien vieille puisque j'ai démarré ma carrière de tarée très très tôt. Shining est sorti en salles en 1980 ; j'ai dû le visionner sur le bon vieux magnétoscope familial à VHS, je dirai avant la fin des eighties. A l'époque ça m'avait glacé le sang - même si L'exorciste était passé avant et allait devenir mon mètre étalon en matière de trouillomètre - et quelques scènes étaient restées intactes dans mes pupilles juvéniles, de par leur côté malsain et décalé : la pin up dans la baignoire qui se transforme en vieille femme décomposée après avoir copieusement embrassé Jack Nicholson, l'arrêt de Danny devant la fameuse chambre 237 alors qu'il déboule dans les couloirs avec son tricycle, la découverte par Wendy des pages et des pages d'écriture de son mari toutes répétant la même formule ("all work and no play make Jack a dull boy"), les dialogues de Jack au comptoir ou dans les toilettes du bar avec le barman puis avec l'ancien gardien de l'hôtel (qui a découpé sa famille à la hâche) ou encore la scène bizarre et fugitive entr'aperçue par Wendy à la fin du film dans une chambre d'hôtel entre un homme déguisé en lapin et un membre du personnel... Toutes ces scènes et le film en entier allaient devenir cultissimes et c'est avec une joie passablement angoissante qu'on se complait à les retrouver.

Néanmoins avec mes yeux d'adulte (oué enfin presque) je me suis rendue compte tout de même du côté vieillotant  de certains aspects du film : l'interprétation surtout - très mal doublée en français d'ailleurs à part Nicholson - avec Danny Lloyd jouant le petit garçon de façon surjouée, agaçante et un poil inquiétante (on dirait un adulte miniature !), Shelley Duvall au physique d'endive cruchote, et Nicholson égal à Nicholson, en faisant des tonnes dans le psychopathe dément bas du front ... Le tort de Shining à mon sens est d'avoir été ultra popularisé, ultra vu, et ultra cité à tort et à travers, la magie ne peut plus fonctionner de la même manière, 28 ans plus tard (tiens ça ferait un bon titre de film de zombies ça !). Regrettable également que le film n'ait pas rendu plus hommage au livre du King, véritable perle dans le thème de la maison hantée ; Kubrick a préféré traiter la pathologie psychiatrique naissante du personnage principal au détriment de la nuisibilité des lieux.

Mais, à part ces infimes digressions critiques, Shining reste un des films ABSOLUMENT à voir ne serait-ce que par sa magistrale mise en valeur glauque de décors pourtant somptueux (l'hôtel 5 étoiles, les montagnes enneigées, le labyrinthe naturel...), donnant corps à ce quatrième acteur que représentent  ces lieux. Et puis à entendre aussi, dès les premières notes du générique on a la sensation d'aller à l'enterrement de plusieurs personnes aimées et que le deuil ne sera jamais possible. Si la musique était une entité diabolique, ce serait celle de Shining...



par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Vendredi 20 juin 2008
Parmi les vérités populaires sur les Portugais, il y en a encore une qui fait des ravages dans le bon sens à la française : le ménage. Le ménache pourrai-je même dire, ça fait encore plus cliché véritable comme ça. Alors une Portugaise ça se reconnait au fait qu'elle fait très très bien le ménache, elle est née et déterminée génétiquement pour ça et on peut lui faire confiance les yeux fermés dans le nettoyage des toiles d'araignée et autres petits inconvénients poussiéreux. Avoir une bonne Portugaise équivaut à une maison bien rangée, clean et qui sent bon la lavande.

Extraits d'une conversation téléphonique avec môman, qui excelle en la matière du plumeau.


Môman : tu te rends compte de ce qu'elle a dit l'autre saloperie de pétasse [Note de la Traductrice : grand-mère potentiellement rivale d'Attila le Hun, ma nièce] l'autre fois ??? ELLE A DIT QUE MA MAISON ETAIT SALE !!!!!!! TU TE RENDS COMPTE, MA MAISON SAAAAAAAALE !!!!!

Moâ : ben quoi pour une fois qu'elle dit un truc vrai on va pas lui reprocher !

Môman : QUOAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!! TU OSES DIRE QUE MA MAISON EST SALE !!!!! NON MAIS C'EST PAS VRAI TU TE RENDS COMPTE DE CE QUE TU DIS !!!!!

Moâ : j'ose pas c'est vrai, vous vivez dans un taudis, c'est dégueulasse, ça déborde de partout, y'a des souris qui courent dans les pièces, la poussière n'a jamais été faite sur les meubles, l'autre fois t'as fait celle qui ne savait pas qu'une cabine de douche ça se nettoyait, et quand on était gosse on t'appelait la grande crado ! Pourquoi à ton avis !

Môman : !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! CA FAIT JUSTE QUELQUES ANNEES QUE JE NE PEUX PAS FAIRE LE MENAGE, JE SUIS HANDICAPEE, AVEUUUUUUGLE, MALAAAAAADE, C'EST DE MA FAUTE PEUT ETRE !!!!!!!! [Note de la Traductrice : ma mère est aveugle mais arrive très bien à lire les courriers de la Banque de France à destination de ma soeur bien-aimée, et même à compter les zéros s'empilant sur sa dette. En ce qui concerne le pseudo handicap, ça fait au moins deux décennies que ça dure et on ne sait pas au final quelle est la pathologie sous-jacente, malgré les investigations médicales pouvant être compilées dans l'annuaire de l'Ile de France]

Moâ : oui bon ça va, la maison est crade voilà, tu ne veux pas l'admettre je m'en fous !

Môman : ce n'est parce que tu viens UNE FOIS PAR MOIS [Note de la Traductrice = tu as lâchement abandonné ta mère qui t'a donné la vie et s'est saignée les veines pour toi, pour ne t'occuper que de ta petite personne, sale égoïste] que tu peux juger de l'état de la maison TOUT LE TEMPS !

Moâ : ah oué ? T'es en train de me dire que vous me faites l'immense honneur de dégueulasser la maison quand vous savez que je viens en week-end ? Ah ben merci, sympa l'accueil que vous faites aux invités !

Môman : JE TE PASSE TON GROS CONARD DE PERE !!!!!!!

Mon gros conard de père : c'est vrai que ça n'est pas très agréable pour toi quand tu viens, tu passes la serpillère, tu nettoies le micro-ondes...

Godzilla en arrière plan téléphonique : RTURIUT85768GFT8T8Y9TAZCDMS%M¨M !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! VA TE FAIRE FOUTRE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Moâ : n'en rajoute pas une couche ou tu vas mourir.
Saddam Hussein avant l'attaque des deux tours :
ù:*,;:ù$^m$^$mop$mùklm^$m^ SALOPERIE DE MERDE !!!!!


Mon père gros conard : je te repasse ta mère...

Adolf croassant dans les jardins de la Chancellerie : BONSOARRRRR !!!!!

Mon père ce héros : on dirait qu'elle ne veut pas te parler...

Moâ : t'inquiète tu peux la rassurer, la prochaine fois je ferai comme d'habitude, je dirai des choses fausses et flatteuses qui ne fâchent pas.


Donc peut-on déduire de cela que ma mère est l'exception qui confirme la règle ? Très certainement, et comme ça au moins les morues seront bien gardées.


par Suzy Dumeur publié dans : Sagrada Familia
Mardi 17 juin 2008
Que celui qui n'a jamais entendu une pub Carglass à la radio me jette la première pierre dans le pare-brise. Si vous êtes vierge de ce côté là, soyez béni par tous les dieux du silence parce que vous ignorez le stress que génère ce spot publicitaire. Alors voilà comment ça commence en général. C'est le matin, vous êtes tranquillement en train de manger du gorgonzola au mascarpone pour vous consoler d'une nuit angoissante avec réveil à 2H18 à cause d'une attaque de vampires tout droit issus de "30 jours de nuit" (y'avait aussi des loup-garous, mais je me suis réveillée avant de voir si les balles en argent ça marche vraiment sur eux) quand d'un seul coup une agression auditive sans nom sort de votre poste radio, et fait monter votre taux d'adrénaline déjà à fleur de peau. Non il n'y a pas eu de nouveau tsunami en Thaïlande, non ils n'ont pas découvert un nouveau virus se répandant via le téléphone portable, non la France n'a pas gagné l'Euro 2008 : il s'agit juste d'une pub Carglass.

Juste ? Ca n'est pas le terme exact. Jugez plutôt.

L'annonce des hostilités est toujours la même, ça débute par le jeu de mots très subtil suivant, le tout sur une chansonnette très avenante qui va vous pourrir toute la putain de journée : "Carglass répare, Carglass remplace". Et puis après intervient le chef d'atelier Carglass, en général il s'appelle Manouel ou Pedro. Et là le gars il se met tout simplement à traiter les clients de blaireaux inconscients du danger que représente un trou de balle. Ou un trou d'autre chose, enfin un trou c'est un trou quoi. Voilà à peu près ce qu'il dit, Pedro chef d'atelier à Maubeuges chez Carglass : "alors l'autre fois y'a un gros con de client qui s'est pointé avec un pare brise complètement en miettes. L'abruti ça fait 6 mois qu'il roule avec un trou de 2 millimètres dans sa vitre, et comme ce conard en plus d'être stupide il aime polluer l'ozone, il a mis sa clim' à fond en roulant sur un nid de poule et... CRRRRRRRRAC !!!!!!!! Je vous le donne en mille, le pare brise il a volé en éclats dans sa tronche de rat ! Imaginez s'il était sur l'autoroute à 2.30 avec sa gosse de 2 ans à l'avant peinarde dans son fauteuil ??? Et ben ils seraient crevés tous les deux et ce serait bien fait pour leur gueule ! Alors que s'il était venu chez Carglass, et bien on lui aurait bouché son trou à ce blaireau, ça aurait pris 2 minutes, et il aurait pas payé une franchise de 5000€, parce que chez Carglass c'est gratuit ! Mais bon vous avez le droit de dépenser votre fric inutilement aussi hein, surtout au prix actuel de l'essence !".

Je vous jure j'exagère à peine. Le ton employé par le chef d'atelier qui a vraiment l'air d'être un chef d'atelier en plus, est humiliant et culpabilisant. La preuve c'est que j'ai eu du mal à avaler ma troisième tartine diététique et que j'ai regardé d'un air coupable ma petite tasse de Nespresso, parce qu'il me semble qu'elle est légèrement fissurée ? J'ai peur. En plus je n'ai pas de voiture, qu'est-ce que ce serait si j'en avais une ?

La France tremble, la France a peur.

Dorénavant pour vivre longtemps en étant bien considéré par ses pairs, en plus des 5 fruits/légumes par jour, de 0 cigarettes, du verre de vin rouge unique à table, de l'abstinence sexuelle et téléphonique, il va falloir rajouter à cette longue liste (et j'ai dû en oublier, mais c'est pas grave, moi je sais que je vais mourir) :

ALLEZ CHEZ CARGLASS C'EST EFFICACE

Et sors de ce corps Pedro, j'ai pas envie que tu bouches mes trous avec ton tuyau de colle pauvre naze.

par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs
Lundi 16 juin 2008
Après l'interdiction du tabac sur les quais dans les gares, l'interdiction de l'amiante dans les grille-pains, l'interdiction de la pipe - et du cunnilingus - sans préservatif en dehors des liens sacrés du mariage, l'interdiction de la chips au beurre de cacahuètes à l'apéritif, voilà arrivée l'interdiction nouvelle : l'utilisation du téléphone portable près de son oreille de prédilection. Vous avez l'habitude de téléphoner avec votre mobile en plaçant bêtement l'écouteur sur votre ouïe en pleine campagne ? Et bien j'ai une bonne nouvelle pour vous :

VOUS ALLEZ CREVER !!!!!!

Oh que j'adore faire ce type d'annonce comme ça et rappeler à mes semblables mortels qu'ils n'ont pas fini de s'éteindre dans une longue agonie douloureuse ! Le comble quand même à cette très bonne histoire, c'est que curieusement toutes les prédictions statistiques tendent à prouver qu'on va mourir de plus en plus vieux mais sous certaines conditions suce-citées là haut. D'ailleurs c'est fou ce que la liste se rallonge tous les jours ? M'est avis que c'est un complot orchestré par l'Eglise catholique, parce que c'est bien connu leurs membres mangent les fruits et légumes de leurs potagers, ne boivent du vin que les jours de messe (et encore une toute petite gorgée), ne fument pas et encore moins des gros cigares, ne risquent pas de choper la chtouille parce qu'ils n'ont pas de vie sexuelle (ou alors quand ils en ont une, leurs objets du désir n'ont généralement pas eu le temps d'en contracter une) et ils ne téléphonent pas non plus étant donné qu'ils sont connectés spirituellement à leur big boss.

Vous ne voulez pas choper le cancer du Sida ? Convertissez-vous, il est encore temps, l'Eglise catholique recrute !

Sinon, regardez le bon côté des choses pour changer :

- quand votre patron vous appelera le week-end, vous pourrez prétexter une prévention contre les tumeurs malignes ;
- quand votre conjoint(e) vous téléphonera pour ne pas que vous oubliez ENCORE UNE FOIS de ramener du pain, vous lui ferez le coup du cancer au lieu de celui fort usité du tunnel ;
- dans les lieux publics, au resto par exemple vous ne serez plus pollué par les annonces triomphales relatives au dernier match de foot ou au vainqueur de la Nouvelle Star. Surtout si vous mangez des légumes, ça diminue le risque il paraît ;
- vous pourrez même vous débarasser de votre pire ennemi en le harcelant de coups de fil meurtriers (mais prenez soin de brancher le kit oreillettes bande de cons) ;
- et la dernière mais non la moindre, vous connaissez un homme politique vous qui ne passe pas son temps pendu à cet objet de mort ?

Et puis tous les médias s'accordent à dire que l'on peut éviter d'atroces souffrances en prenant certaines précautions, par exemple en privilégiant les SMS : je vais pouvoir continuer les SMS impardonnables.

Et ne même pas en mourir, YES il y a une justice !!!!!

Un autre moyen est de rapprocher son téléphone portable de son cul parce que c'est bien par cette voie qu'on écoute le mieux, surtout au vu de la qualité des majeures conversations téléphoniques. Mais peut être une étude démontrera dans 10 ans des risques de cancer de l'anus surtout si on ne batifole pas avec des brocolis ?

Rendez-vous dans 10 ans ! Ouh ce que j'ai hâte d'y être !

Humeuriens présents

 

grimmy-pisse.gif
Il y a  1  culottes de Tori Spelling actuellement sur ce blog

Calendrier

Juin 2008
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Humeurs en photos

News Humeurs

Inscription à la newsletter

En cas d'humeurs

Ici on ne lâche pas ses coms ! Y'a des articles qu'on peut commenter, et d'autres pas, à vous de vous démerder pour les trouver ! Enfin quand même y'a celui-là où on peut raconter des trucs...

Humeurs en photos

Humeurs des autres

Syndication

  • Flux RSS des articles
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus