Mercredi 30 janvier 2008
undefined


Eddie Murphy s'aime, Eddie Murphy s'adore, Eddie Murphy s'adule et ça doit être pour ça que dans ses films, il se clone à l'infini et tient tous les rôles. Bon il en est pas au point de Milla Jovovitch dans les Resident Evil, car plus dans l'autodérision que la filiforme mégalomane. Il est lourd et gras notre Eddie mais drôle tout de même, à l'image de certains personnages des frères Farrelly. Et Norbit vaut son pesant de cacahuètes à ce niveau, et pas seulement par le tour de taille de l'héroïne.

Norbit a été abandonné à la naissance et se retrouve dans un orphelinat dirigé par M. Wong. Avec son physique ingrat et son caractère de poule mouillée, il devient rapidement la cible préférée de ses petits camarades surtout quand sa dulcinée Kate, sa seule alliée, se fait adopter et quitte donc l'orphelinat. Mais il va bientôt trouver en la personne de Raspoutia une protectrice de taille, celle-ci s'entichant de lui. Quelques années plus tard ils vont même se marier...

Voui je sais ce genre de film est plutôt rare dans mon visionnage intensif, mais avec frérot ce week end on s'est laissés prendre au jeu et franchement, si on met ses lunettes de 38ème degré, c'est plus que plaisant, c'en est même subversif (tiens ça fait deux fois en deux jours que j'emploie ce terme ? subversif subversif subversif subversif subversif subversif subversif subversif subversif subversif subversif). Comme Dumb et dumber, il y a un côté purement jouissif et infantile à mater cette péloche, et en plus il y a un je-ne-sais-quoi de Borat dans la transgression liiiiiiiiiiiiiiiiiibre.

Rien que la description de la vie à l'orphelinat est un moment de truculence décalée : M. Wong, le bienfaiteur de l'orphelinat accueillant Norbit nouveau-né, s'écrie en le voyant "ouh encore un noir ! et pis t'es moche, moche ! toi y'a personne qui voudra de toi !" ; et il faut voir par la suite comment il élève la marmaille ! Les répliques entre les personnages sont par moments ouvertement racistes, ouvertement anti-gros, ouvertement vulgaires dans le pipi caca, mais le tout est complètement assumé et sans aucune prétention. 

Et par les temps lisses et démago qui courent, un bon petit Norbit ça fait du bien par où ça passe...

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Mardi 29 janvier 2008

undefined
Non ce film n'a rien à voir avec l'un des pornos dont je raffole ! Faut arrêter maintenant, je ne pense pas qu'à ça tout le temps ! (attendez un peu mon post sur "Norbit"...) Y'a des fois même où je me culture avec des films de Brian Yuzna, dingue nan ? Alors pour les incultes, Brian Yuzna c'est le réalisateur du "Retour des morts vivants 3" (petite perle zombiesque à la Roméo et Juliette), Society, "Le dentiste" ; et c'est aussi l'un des producteurs chéris de Stuart Gordon (Re Animator, d'ailleurs Brian a réalisé sa suite). Ca vous met sur la voie ? Nan ? Tant pis ! Le monsieur excelle par ses critiques acerbes avec du gros gore qui tache, et dépeint comme personne (à part Stuart Gordon, je me demande s'ils sont pas jumeaux les deux ?) des univers glauquissimes à la Lovecraft. Seulement voilà, depuis quelques années ce n'est plus que l'ombre artistique de lui-même...

Marienbad, petite ville a priori tranquille, voit son sort scellé par le maire, décidant subitement d'engloutir la cité sous les eaux d'un barrage. Deux enfants s'y promènent avant le jour J, et se rendent, après avoir entendu des cris de désespoir, dans le sous-sol d'une espèce de sanctuaire où semblent se dérouler des cultes sataniques... L'un des deux libère par mégarde le "gourou" et le paiera cruellement de sa vie. 40 ans plus tard, la ville s'apprête à fêter la bonne tenue du barrage, ayant permis la prospérité de la vallée...

"La malédiction des profondeurs" ne signe hélas pas la résurrection de notre Brian adoré, mais pas son arrêt de mort non plus ; il a encore de beaux restes, malheureusement emmêlés dans un résultat brouillon. En gros son film est un mélange de séries B et de Z. Dans le B : un pitch très intéressant lorgnant sévère vers le Lovecraft, quelques moments truculents et subversifs (la partouze finale où les habitants pètent un câble, même le prêtre s'y met et roule des galoches à une chèvre !! Ils savent s'amuser en Espagne, y'a pas à dire !!) et des personnages simplement esquissés qui auraient mérité plus ample analyse (le gardien du barrage faisant face à une créature cauchemardesque lui rappelant sa femme - sic ! - et "l'enfant" survivant).

Du côté du Z, j'en ai tout autant : des acteurs à la masse pour la plupart et un casting beaufissime et franchement douteux (la blondasse siliconée se questionnant sur le sens de la mort avant d'enlever son soutif pour coucher avec son ex zombifié, la mère et la fille ayant à peine 5 ans d'écart, le maire lorgnant sévèrement vers le personnage au même rôle des "Dents de la mer"...), des effets spéciaux tout pourraves (on devine très fortement les décors peints des profondeurs, dans lesquels sont très mal incrustés les personnages), des raccourcis scénaristiques incohérents (la baby sitter passant son temps à roupiller au lieu de surveiller les gosses, ceux-ci en profitant évidemment pour se paumer dans la nature) et une fin digne d'un Vendredi 13, donc ultra prévisible (je ne prédis pas une grande carrière d'acteur au môme de la dernière scène).

Dans la Malédiction des profondeurs il y en a à prendre et à laisser, mais finalement le tout s'équilibre. Mais peut mieux faire Brian...

 

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Samedi 26 janvier 2008

 

undefined
Déjà en 2006 j'avais pondu une critique sur le premier opus qui n'était pas très folichonne, et quand Frérot s'est ramené avec le DVD II sous la cape, je crois que j'aurai encore préféré regarder les dernières aventures de la taffiole magicienne à lunettes, proposées par Attila le Hun.

J'aurai du, franchement j'aurai du. Mater ce film c'est comme perdre son temps à la queue du Mc Do, vous auriez pu faire autre chose de votre temps en suspens et en plus vous allez vous taper des aigreurs d'estomac avec plein de sauce sur les doigts.


Le résumé est ultra simple, comme le film d'ailleurs pour ne pas dire simpliste, mais là on va encore dire que je ne suis qu'une grosse langue de pute. 3 neunettes américaines dont une très moche, une très nympho et une à peu près normale - devinez laquelle va survivre - s'embarquent dans ce joli pays qu'est la Slovaquie pour faire des folies de leurs corps et consommer tout un tas de drogues avec des inconnus louches et barbus (au lieu de rester à Rome, vraiment des conasses, qu'elles crèvent tiens). Après elles s'étonnent d'être kidnappées en vue de faire jouir des gars pétés de thune mais franchement limités au niveau du calbute, et ce à force de tortures et autres bains de sang...

Bon alors Hostel II c'est exactement pareil que Hostel 1, sauf qu'à la place des neuneus c'est des neunettes qui vont se faire massacrer. C'est à peu près tout. C'est encore moins gore que le premier en plus. Ca sent le réchauffé de Mc Do à plein nez, et les propos soi-disant dénonciateurs de notre société à la dérive aussi sentent le remake ; ne parlons même pas de la fin toute cousue de fil blanc. Le seul point à remarquer est la présence de 2 personnages masculins américains (Richard Burgi et Roger Bart, assez bons et tous deux figurant au générique des Desesperate Housewives) ayant acheté la mort par tortures de deux jeunes femmes aux enchères et montrant devant les faits, quelques ambiguïtés toutes humaines, aussi perverses soient-elles.

Mais c'est franchement tout. Alors quand je vois que la série Hostel devient cultissime et la franchise pas prête de s'arrêter, moi ça me fait mal au... cinéma fantastique. Mais bon, on a bien survécu aux Vendredi 13 et aux Scream en leur temps ?

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Jeudi 24 janvier 2008

De retour après 15 jours de solitude parfois extrême mais nécessaire à l'établissement d'un équilibre sans cesse précarisé, voilà un tout petit échantillon des émotions vécues sous la coupelle de Florence... Tout petit parce que je ne peux pas tout dire, les mots étant quelques fois incapables de décrire des états tourbillonnants et tourmentés. 

Entre autres.

Tentative.

undefined
















































Au début il y a toujours eu ça. Toujours. L'horloge s'est arrêtée d'ailleurs, le temps s'étalant dans l'infiniment long. Florence est la ville de l'intemporalité par excellence, où les désorientations s'enchaînent...

undefined

De ça il y en a eu également, de ciel bleu dédicacé et de breuvage spirituel, mais point trop en excès... Juste ce qu'il faut.

undefined











































Aussi quelques fantasmes légers inavoués et des idées lubriques non photographiées quand même... Quand même !



undefined






































Enfin presque, ça s'est su et même que c'était placardé dans les rues de la ville ! Qui a osé me révéler ?????????

undefined






































Après c'est devenu franchement violent...


undefined






































                                                                                                      Pervers...


undefined


Et même carrément sombre alors que le bleu était au beau fixe.


undefined






































Jusqu'à ce que ma bonne vieille copine revienne remettre les choses en place et en très juste place.

undefined
 
J'ai même cru dans un moment de pur délire que je m'étais blasée de toi...

J'ai honte maintenant. Et ma punition c'est que j'ai ramené dans mes bagages arrogants un vieux spectre qu'il va falloir que je sème dans une poubelle, là où je l'ai trouvé.

Tu sais où.

A l'année prochaine donc...

par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs
Mercredi 23 janvier 2008

undefined

Hé non je ne suis pas encore morte ! Et je suis même plus fraîche que le gars du dessus ! Avant de vous montrer quelques photos florentines - et surtout vous parler de la météo of course -  je souhaitais d'abord vous confirmer mon ultra bonne impression sur la bombe qu'est "30 jours de nuit" que j'ai enfin vue sur grand écran, et qui m'a obsédée une bonne partie de mon voyage...

L'histoire pour commencer... Une petite ville paumée dans l'Alaska se prépare à vivre 30 jours de nuit totale, quand des actes de vandalisme se multiplient avant de succéder à des faits beaucoup plus sanglants. Ces évènements vont augurer l'invasion apocalyptique de vampires bestiaux assoiffés de sang humain...

Chaque - ou presque - chef d'oeuvre du cinéma fantastique ou d'épouvante fut en son temps fustigé par la presse cinématographique généraliste ; c'est comme ça c'est leur grande tradition aux journaleux intellos et on ne va pas leur ôter leur petit plaisir masturbatoire qu'est-ce qui leur resterait d'autre comme source de satisfaction m'enfin ??? Carpenter, Argento, Romero, Hooper, Raimi, Jackson et consorts en ont payé les pots cassés il y a quelques décennies pour les premiers cités, maintenant c'est au tour de David Slade - petit génie ayant déjà commis une oeuvre sujette à polémique, "Hard candy" - de se faire conspuer et renier par la plupart (sauf Mad Movies bien zureuh, mais ça aussi c'est normal). On a le droit de ne pas aimer OK mais on n'a pas le droit de TOUJOURS TOUT LE TEMPS mépriser le même style de film, sans reconnaître les qualités artistiques, scénaristiques, d'interprétation, et de mise en scène de celui-ci, c'en est fatigant à la fin...

Alors qu'en plus le petit détonne carrément dans la masse des films de suceurs de sang ! C'est simple, on n'a jamais vu des princes des ténèbres de la sorte (juste qualifiés de "demeurés" par je ne sais plus quel magazine à la con) : nos chers vampires ne portent pas de chemise à jabots et ne dissertent pas de longues heures sur leur condition trop injuste d'immortel (dur dur d'être un vampire !) mais se contentent de faire leur taf, c'est à dire traquer l'espèce humaine avec une certaine cruauté propre aux prédateurs en faisant joujou avec leur proie, et les vider de leur contenu en hémoglobine dans des grandes gerbes de sang rouge vif.

Voilà. Pour les poèmes de Baudelaire, merci de faire appel à Anne Rice, et à chacun son truc hein, moi je préfère un million de fois la terreur à la masturbation intellectuelle, ça sert à ça le cinéma d'horreur à la base, il me semble. Parce que des moments de terreur il y en a par paquets dans ce diamant brut, comme rarement j'en ai vu... Et cela va crescendo : on commence à sentir la présence malsaine des vampires au tout début du film, puis nos hôtes se font de moins en moins discrets, s'introduisant dans les foyers de manière explosive et visqueuse, oui visqueuse ! Quand "enfin" ils prennent d'assaut la petite ville, ils font partie de beaucoup de plans mais continuent à terrifier le spectateur ; comme quoi la flippe ne passe pas forcément par la suggestion, n'est-il pas ?

Et puis comme je le disais dans mon
post de supputation, les références au genre sont multiples, comme dans "Shaun of the dead" dans un autre style,  et ce dans un pur hommage respectueux du cinéma qui nous plaît à nous les tarés sans goût artistique : Carpenter pour "The thing" et "Vampires", les westerns spaghetti (auxquels Carpenter rendait déjà hommage dans "Vampires" d'ailleurs), Del Toro pour son Blade 2 (pour le final en cendres...), Stoker pour le personnage glauque et pathétique rendant des services aux vampires, Romero pour "La nuit des morts vivants" (la gamine avec des couettes, il lui manquait plus que la truelle !!!) et j'irai même jusqu'à Murnau pour "L'aurore" (le même Murnau ayant commis "Nosferatu", tiens tiens !)... Oué j'assume pour Murnau !

Et enfin je présente mes excuses à Josh Hartnett (cf toujours mon post de putation) plus que convaincant et même carrément habité par son rôle... I apologize.

Mais n'en doutons pas, dans toute l'hypocrisie intello de notre cher pays, un jour vous verrez, "30 jours de nuit" figurera dans les pseudo classements des meilleurs films du siècle des zines atteints d'Alzheimer (au fait ! le réalisateur traite même de cette maladie dans le film ! Un visionnaire je vous le dis !), c'est comme ça, c'est la tradition, comme de bourrer la dinde à Noël. Et tel que le mentionne le chef des vampires au sujet des humains, hyper lucide après avoir bu son petit coup à une gorge toute chaude : "vous êtes des plaies".

C'est rien de le dire.

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Samedi 5 janvier 2008

undefined

Hein qu'est-ce qu'on dit normalement en ce début d'année ? Ben qu'elle commence super bien en matière de cinéma bordel ! Le jeune homme aux dents jaunes légèrement pointues ci-dessus vous souhaite une bonne santé, et surtout beaucoup d'hémoglobine à donner à son prochain ; c'est pas le moment de vous montrer égoïste d'accord ?

Cela fait quelques semaines que j'entends parler de "30 jours de nuit" et franchement ce n'est pas la motivation qui a aiguisé mes canines vu qu'il y a Josh Hartnett dedans, et que le gars est spécialiste des rôles falotissimes dans des bluettes pour ados ou dans des péloches improbables d'anciens maîtres talentueux. Pas un gage de qualité le Josh. Mais là là là je dois dire que peut être la langue de pute que je suis s'est plantée.

Passke mesdames et messieurs j'ai entrevu le dit film dans des conditions pourraves - et encore pas complètement en entier - par le biais de streaming et autres trailers passables, mais franchement ce que j'ai pu en capter m'a fait ouvrir la bouche comme une grosse bêtasse devant le calendrier 2007 des nazes du stade. D'abord c'est bourré de références cultissimes (Blade 2, The Thing, Vampires de Carpenter...) mais en plus c'est joué drôlement bien que ça mériterait même un Oscar aux winners. Je ne parle pas de Josh, j'attends de juger sur grand écran, mais de Melissa George savant mélange entre Gaylen Ross (Zombies, celui de Romero) et Sarah Polley (L'Armée des morts, faux "remake" de Zombies), tiraillée entre la fragilité et la détermination farouche à survivre.

Et puis je ne vous parle même pas des vampires, reléguant ceux de "Je suis une légende" au placard poussiéreux des créatures à ne sortir sous aucun prétexte car franchement banales. Les suceurs de sang de "30 jours de nuit" sont probablement les plus réussis depuis Blade 2 et inquiètent tout autant qu'ils séduisent (on ne me changera pas, à quand un calendrier des Dieux du sang ???).

"30 jours de nuit", encore un film de vampire de plus ? Oui mais il promet davantage que la semi réussite de "Je suis une légende" et pourrait relancer une nouvelle vague de productions sanguinolentes. A surveiller et moi je dis : 
BONNE ANNEE !!!!!!!!!

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur

Humeuriens présents

 

grimmy-pisse.gif
Il y a  3  culottes de Tori Spelling actuellement sur ce blog

Calendrier

Janvier 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Humeurs en photos

News Humeurs

Inscription à la newsletter

En cas d'humeurs

Ici on ne lâche pas ses coms ! Y'a des articles qu'on peut commenter, et d'autres pas, à vous de vous démerder pour les trouver ! Enfin quand même y'a celui-là où on peut raconter des trucs...

Humeurs en photos

Humeurs des autres

Syndication

  • Flux RSS des articles
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus