Mardi 30 janvier 2007

A force d'écrire tout partout des termes suggestifs comme le titre ci dessus, j'attire tous les jours au moins une pauvre âme égarée sur mon blog recherchant désespérément sa pitance quotidienne à poils et j'imagine le gars - la fille ? - très déçu de ne trouver que des écrits de piètre qualité et pas de... grosse moule poilue.

Ca me brise le coeur vous pouvez pas savoir, et comme il me reste une once de charité chrétienne héritée par mes parents à qui ingratement je ne rends pas grâce parce que je ne suis qu'une enflure et que je me suis départie de leur brave éducation, j'ai décidé aujourd'hui de vous montrer monsieur - madame, mademoiselle, Médor ? - l'objet tant convoité, pour qu'enfin votre frustration soit comblée.

Si au moins je peux servir à quelque chose, je me lèverai moins minable tous les matins, ça me fait plaisir, c'est offert de bon coeur. Attention âmes sensibles et anges blonds s'abstenir, l'image sous le X rose contient une grosse moule poilue et que même il y a des doigts, et elle peut donc s'avérer très choquante et peut vous traumatiser pendant une très longue période, à tel point que vous serez obligé à vie de parler de cet évènement sans cesse et sans répit tout le temps, tout le temps, à tout le monde que vous croisez et même au poissonnier.

Je vous aurai prévenu, ne fermez pas mon blog messieurs dames les modérateurs, j'ai prévenu :

X

Je ne suis aucunement responsable du contenu.

Tant mieux si ça vous a fait plaisir, en tout cas moi ça m'a fait plaisir. Et au monsieur malheureux qui a tapé dans google "petite chienne je vais te prendre par le cul" et qui est tombé sur ça, sachez monsieur que vous n'êtes pas seul, que je me préoccupe de votre problème et qu'un jour peut être vous aurez une image qui vous apportera satisfaction et bonheur.

Encore désolée pour le dérangement.

 

Lundi 29 janvier 2007

Il paraît que commencer sa carrière par un chef d'oeuvre est hautement périlleux. On vous attend au tournant. On salive à l'annonce d'un tournage en cours. On se demande ce que le petit a dans le ventre. On attend péniblement la bave aux lèvres. C'est ce qui est arrivé à Tobe Hooper, il a commis l'erreur de réaliser "Massacre à la tronçonneuse" en 1974 - film visionnaire annonçant la surenchère cinématographique actuelle authentique et crue - et depuis...

Depuis. Juste depuis. Oh il y a bien eu "Le crocodile de la mort", film glauque et craspec dans les bayous miasmeux, et aussi, aussi "Massacres dans le train fantôme" et et et et une suite très personnelle à son chef d'oeuvre originel - un autre film avec "Massacre" dedans. On a parlé de "Poltergeist" également mais une rumeur tenace l'attribue à Spielberg, et celle-ci n'a jamais été formellement démentie. A bien y regarder l'ombre du barbu plane...

Hooper a réussi avec Mortuary l'inverse de nombre de réalisateurs : balancer dans les écrans de cinéma un direct to DVD. Hooper c'est un réal télé passé on ne sait comment du côté "noble" du 7ème art, un talent prometteur passé maître dans l'artisanat tâcheron. Tobe Hooper doit nourrir je ne sais quel complexe pour tout faire à l'envers ; mais peut être est-ce sa façon de nous emmerder profond ?

Peut être, mais moi il est un sentiment que je n'arrive pas à gérer : la déception. Le pitch de base m'a fait courir au vidéo club - je n'ai pas eu L'IMMENSE chance de le voir sur toile géante - et dans mon délire j'ai embarqué mon frérot : une famille vient s'installer dans un funérarium jouxtant un cimetière et ne vont pas tarder à en découdre avec ces habitants, j'ai nommé mes potes les zombies. Ouiiiiiiiiiii !!! Mais euh non. Le soufflé doré et embaumant la cuisine s'est pitoyablement dégonflé et s'est transformé en kloug, c'est artisanal et roulé sous les aisselles ; pour être finalement indigeste, la fin étant une de celles des plus à chier qu'il m'ait été donnée de voir. Désolée mais les mots me manquent.

Tout flaire le réchauffé has been.

Tobe Hooper a été un très grand réalisateur mais il faut croire qu'il ne l'a pas fait exprès, et à l'heure où les vieux maîtres se réveillent, lui continue à faire des productions M6 post-prime time. Tobe Hooper était un grand réalisateur inconscient et c'était il y a 30 ans.

Oui mais demain ?

 

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Mercredi 24 janvier 2007

Quelques mammifères femelles dans notre beau pays où la démocratie règne, n'ont et n'auront jamais de petit. Je fais partie de cette espèce rare qui n'a jamais connu les joies d'une grosse tête passant dans son vagin et pire que tout : même si quelques rares fois fugaces dans un passé lointain j'ai connu et émis dans ma tête le désir d'enfant, actuellement et de plus en plus je n'ai aucun souhait de ce genre. Aucune envie. Rien, nada, niente. Ca ne me perturbe pas. Ca ne me désespère pas. Je n'y pense même pas d'ailleurs sauf que souvent on me le rappelle. C'est fou le nombre de gens que ça dérange, que ça interpelle, qui se demandent pourquoi ou qui ne se demandent rien, ayant déjà leur réponse toute faite : elle est lesbienne, elle est arriviste, elle est égoïste, ou alors elle ne peut pas en avoir donc = elle est désespérée mais ne l'admettra jamais.

Trop fière.

J'estime peut être de façon archaïque que ce qui doit arriver, arrive. Et qu'il ne sert à rien de courir après un prétendu rêve irréalisable qui vous filera toujours entre les doigts. Je vois toutes ces femmes désespérées qui ont des enfants après 60 ans, qui sont prêtes à prendre leur corps pour un laboratoire, qui paient des fortunes pour adopter un enfant passant des barrières administratives et morales incroyables, voire qui demande du sperme à leur frère pour féconder une mère porteuse, et je me demande POURQUOI ? On demande toujours à une femme pourquoi elle ne veut pas d'enfant, pourquoi elle n'en a pas, mais JAMAIS à celles qui en ont POURQUOI elles en ont ? A mon avis la majorité d'entre elles ne s'est même jamais posé la question, ce qui renvoie à mon début de texte où elles ne se considèrent que comme des mammifères mettant bas de façon instinctive. Pourquoi vous avez des enfants oserai-je leur demander si je savais qu'on ne me balancerait pas à la gueule tant les susceptibilités sont grandes, "parce que conasse ! c'est moi qui suis dans la norme, c'est à toi de te poser des questions, dérangée !!!".

Les questions n'ont le droit d'aller que dans un sens. Contre moi.

On ne demande JAMAIS aux hommes non plus pourquoi ils n'ont pas d'enfant. D'ailleurs ceux-ci dans leur grande majorité ne demandent JAMAIS non plus aux femmes qui n'ont pas d'enfant, pourquoi elles n'en ont pas, et là-dessus merci bien messieurs de ne pas nous seriner avec ces sujets dont on nous rebat les oreilles alors que le tic tac avance ; puis-je en déduire que beaucoup d'entre vous ont été mis devant le fait accompli ? Peut être. Mais je ne me hasarderai pas davantage dans ce sens, je ne veux pas tomber à mon tour dans les réponses toutes faites et à côté de la plaque.

Mes excuses.

Mais aujourd'hui je voudrai rendre hommage à ces mères et à ces pères qui se sont questionnés avant de prendre l'ultime décision, celle sur laquelle on ne peut plus reculer et dont vous serez responsable toute votre vie. Ces femmes et ces hommes ont des enfants et ont décidé d'en avoir parce qu'ils voulaient toucher au merveilleux, ils n'ont pas créé un autre humain pour eux mais pour l'être à naître et en devenir. Ceux-là sont des artistes de la création, composant de véritables chefs-d'oeuvre. Ils n'ont pas souhaité se cloner ou devenir immortel en semant avec angoisse à tout va, mais ils ont sciemment donné le cadeau de la vie et ils n'attendent aucune gratification de la personne ainsi invitée à vivre. L'amour devrait être inconditionnel. L'amour devrait rendre libre au lieu d'aliéner. L'amour devrait rendre humble et non tout puissant. Ces parents là savent faire. Ou en tout cas ils y travaillent, ne se couronnant pas de laurier arrogant et remettant sans cesse en cause leur manière d'être et de vivre auprès des autres et des leurs.

Ces personnes - elles existent, j'en connais même et je suis sûre qu'elles ne se reconnaitront pas tant cela doit être gênant - ont touché le merveilleux et ne le gardent pas jalousement pour elles, donnant toutes les chances à leur enfant de transmettre à leur tour cet amour infini.

Ces enfants là seront parés à toutes les épreuves, ils déclineront peut être, toucheront le fond du ravin parfois, mais toujours possèderont cet amour éternel, cet amour respectueux, cet amour sans conditions. On ne peut pas leur reprendre cela, même par la violence. Surtout pas par la violence.

Seulement ils sont peu nombreux à être aimés de la sorte. Parce que leurs parents ne se sont peut être jamais posé la question du pourquoi, ou ont trouvé de mauvais motifs comme réponse. Ou d'autres choses. En tout cas eux sont passés à côté du merveilleux et n'offrent que médiocrité à des êtres qui n'ont pas demandé à être, et se trouvent démunis sans tuteur à leur source, seuls face à la jungle et à ses prédateurs.

En passe d'être dévorés.

Sans défense.

Ou en se défendant trop.

Moi je me suis posée la question.

Que chacun balaie devant sa porte. Que chacun ôte sa poutre dans l'oeil avant de s'occuper de l'écharde du voisin.

Moi, je me suis posée la question.

 

Lundi 22 janvier 2007

Depuis samedi soir j'ai un sourire idiot sur le visage. Dimanche pareil, en me couchant je me suis dis que ça allait passer vu que j'allais bosser le lendemain et que sur mon lieu de travail ils sont tous dépressifs. Sauf que couplé à mon sourire idiot, j'ai aussi un problème de surexcitation limite maniaque alors que je suis une marmotte invétérée. C'est hilare que j'ai entrepris la lecture d'une biographie du Leonardo à une heure du matin et c'est hilare que j'ai entamé deux heures plus tard la résolution de Sudoku difficulté moyenne.

3 heures du mat et j'ai pas de frisson. Pas d'attaques démoniaques non plus. Pourtant l'heure était propice. Me restaient 5 heures du sommeil. De quoi tirer la gueule le lendemain et me coordonner au reste de la population.

Bah même pas.

Je me suis réveillée hilare, pourtant l'abbé Pierre était mort, pourtant c'était le seul ecclésiastique au monde que je pouvais encadrer. Pardon que j'appréciais réellement. C'est hilare que je suis arrivée au taf alors que le médecin délivrait son énième ordonnance d'antidépresseurs. C'est hilare que j'ai lu une carte de voeux dont le slogan pourrait très bien être repris par les sciento (je savais même pas qu'à part "bonne année" on pouvait mettre autre chose sur une carte de voeux), s'ils n'en sont pas déjà dépositaires.

C'est hilare que j'ai mangé mon steack semelle cuisiné avec amour par la Sodexho, pendant que les autres se tartinaient des joues de boeuf. C'est hilare que j'ai appris à quoi menait la foi catholique hypocrite de certains quand notre grenouille de bénitier qui ferait mieux de se taper un anaconda, a suggéré à qui pas de droit de licencier une de ses collègues qui n'a pas de moyen de locomotion mais qui vient accessoirement bosser quand elle doit venir bosser ; et pourquoi pas foutre les sans logis à la rue aussi tant qu'on y est ??? Ah très cher abbé Pierre tu n'es même pas encore dans une tombe, comment te retourner !

C'est hilare toujours et encore que dans mon kiosque à journaux y'avait plus le Mad Movies de janvier, que j'ai raté pour... per lei. J'ai raté aussi une magnifique fête du personnel, financée par nos sous, à laquelle était conviées des personnes qui ne faisaient plus partie du personnel, mais ça n'a même pas réussi à m'agacer tellement j'étais hilare.

Et c'est... hum quoi déjà ? ah oui hilare que je me suis dis qu'il fallait que je m'achète une télévision parce que la mienne a un Parkinson avancé et que je peux pas bien voir Vincent d'Onofrio dedans, et hilare toujours que j'ai mis au moins deux heures à me connecter à l'admin' d'Over blog.

Au cas où vous ne l'auriez pas encore compris je souffre actuellement d'un grave trouble de la personnalité en ces temps de morosité si commune à mes congénères. Et j'ai prévenu ce matin qu'il n'était pas question que je guérisse (enfin pas avant 3 mois), ni qu'on me bouffe d'entrée mon énergie accumulée pendant mon voyage nourricier.

Je suis une hilare égoïste de mes ressources qui ne creusent pas le trou de la Sécu. Mais comme je ne suis pas totalement totalement avare de bons sentiments charitables mais sincères, et que je ne cherche pas à sauver de façon opportuniste une quelconque conception de l'âme, je souhaite à monsieur l'abbé Pierre un bon voyage et j'espère qu'on saura lui épargner un chemin de croix ; merci monsieur l'abbé Pierre - sans vouloir vous commander - de passer le bonjour de ma part à mes deux Michelangelo, dites leur que je ne les ai pas oubliés et que si je me suis recueillie sur la tombe de l'un des deux je pense toujours à celle de l'autre.

Il saura ce que je veux dire.

Aujourd'hui il fait froid.

Mais je suis hilare.

 

Dimanche 21 janvier 2007

Si vous avez lu l'article d'hier "à quoi reconnait-on un car de portugais ?", peut être croyez-vous que pour mes dernières vacances je suis partie au Portugal ; bah non même pas ! Faut se méfier des apparences, je l'ai toujours dis. En fait pour aller en Italie avec Eurolines faut passer par tout un tas de rites initiatiques comme poireauter 4 heures dans une gare routière souterraine glauque et chercher de la monnaie partout pour faire pipi dans des chiottes où les hommes crachent leurs poumons et leurs luettes dans des lavabos.

Donc pour aller à Florence c'est pas compliqué : prendre le "Porto/Paris" depuis votre ville, puis le "Paris/Venise", et enfin à Milan monter dans le car "Lyon/Naples". Vraiment pas compliqué je vous dis. A force on finit par connaître les subtilités et on ne s'étonne plus de descendre à Milan à 5 heures du mat' les yeux tout collés de pas de sommeil, alors que c'était pas écrit sur le billet, billet que vous n'avez plus la plupart du temps puisqu'on vous l'a pris. En même temps, j'ai pas trouvé mieux niveau tarif et même que chez Eurolines ils sont plus ponctuels qu'à la SNCF.

Quelques chiffres pour vous résumer mon périple :

- 6 heures pour faire ma ville/Paris en passant par Versailles alors que c'est pas du tout la route tout ça pour pécho des portugais, et que le trajet habituel se fait entre 3/4 heures (pour faire comme la SNCF : estimer le temps de trajet).

- 24 heures pour aller à Florence en passant et surtout en s'arrêtant à Versailles donc, Paris la Défense, Paris porte de Bagnolet, Dijon, Milan, Parme, et Bologne.

- J'ai battu mon propre record de rétention d'urines qui était d'une douzaine d'heures et qui est passé - attention applause !!!! - à 16 heures, et tout ça sans me chopper d'infection d'urinaire ni d'ablation du rein, et j'avais même pas une sonde à pipi ! Je sais, je suis une légende, toute petite déjà on m'appelait le chameau. Mon secret ? ne pas boire, c'est bête comme chou.

- 76 euros donc aller et retour, imbattable même à dos de chameau.

- 600 euros (dont la location du linge et le ménage) pour 9 jours au paradis, ce qui fait 75 euros par nuit et quand on connaît le prix de l'hébergement florentin c'est vraiment une paille ; en plus en fermant ou ouvrant mes volets j'avais dans mon champ de vision droit David, objet de tous mes fantasmes débridés. Vous pouvez accéder à l'annonce ici, mais je vous préviens laissez-moi 10 jours en janvier.

- Seulement 1 glace avalée mais j'ai une excuse, elle était à 6 euros.

- 1 bouteille de Chianti et 1 de Montepulciano ce qui fait 2 bouteilles descendues.

- Seulement 4 siestes en 9 jours, applause !!!!!!!

- 60 euros d'investis chez monsieur SFR dont 25 ont été dépensés en 4 coups de fil de 2 minutes maxi et 10 SMS au grand maximum, ne pas oublier que ma mère m'a appelée 2 fois et que chez SFR c'est formidable quand les autres vous appellent c'est vous qui payez. C'est la charité téléphonique, ça vient de sortir. Ca tombe bien je ne leur ai pas encore écris de carte de voeux pour la bonne année.

- 1 nouveau répertoire d'adresses avec 2 noms que je n'ai pas eu à ré-écrire ; pour 2 autres ça a été encore plus facile, ils ne figuraient même pas dans l'ancien répertoire.

- 8 musées ou lieux de culte visités et même que dans l'un il y avait des "sculptures" d'utérus découpés avec cadeau Kinder à l'intérieur, terrible.

- 2 bonnes résolutions pour l'année 2007 : revenir en 2008 - j'ai quand même un record personnel peut être mondial hors pays du Tiers monde de rétention urinaire à battre - et éjecter encore plus rapidement les boulets que je croiserai inévitablement dans cette nouvelle année.

On fait le bilan dans 1 an ?

par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs
Samedi 20 janvier 2007

Allez je commence la nouvelle année - parce que moi ma nouvelle année elle commence pas comme celle de tout le monde, bande de blaireaux - avec une bonne blague toute pourrave : à quoi est-ce qu'on reconnaît un car de portugais ? Ah ah je vois Robert, routier de sa profession, qui trépigne dans le fond : IL A LA REPONSE !!! Aux poils sous les roues ? Non mais Robert, tu te crois où là, AUX GROSSES TETES ???? Dehors Robert ! Va dans ton camion !

Et bien non mesdames et messieurs, dans les bus portugais point de poils pour les reconnaître mais plein d'autres trucs qui peuvent vous mettre sur la piste. Je rappelle aux méditerranéens énervés - bien qu'il n'y ait jamais eu la Méditerranée au Portugal mais bon on est pas à une connerie près - que moi-même je suis issue d'un ventre portugais et que celui-ci a brillamment été fertilisé par des spermatozoïdes bien au chaud avant le délit qui m'a donné naissance dans des bourses très portugaises elles aussi, alors si vous n'avez pas de 38ème degré allez d'ores et déjà vous faire dépoiler les mollets bande de moru(e)s.

Donc la première fois que vous montez dans un autocar à destination du Portugal - ou de retour du Portugal - vous savez tout de suite où vous mettez les pieds, même si vous ne regardez pas le panneau de destination. D'abord devant la porte du bus fermée et depuis des heures déjà, il y a une vieille portugaise toute ridée généralement accompagnée de son conjoint au visage lui aussi buriné - le travail en plein air ça burine - lui-même facilement reconnaissable au béret vissé sur sa tête. Qu'il ne quittera jamais, même devant cette salope de reine Mère. Ils attendent, attendent, et attendent encore que cette foutue porte s'ouvre pour pouvoir enfin monter à l'avant du bus (sachez que le portugais est génétiquement déterminé à être une commère) et ENFIN retourner au pays (ou en revenir, mais notons que l'effet n'est pas le même).

Même si ces deux éléments là ne sont pas présents, et qu'il n'y a personne aux alentours, rien que d'escalader les marches du bus et vous savez que vous êtes dans un car de portugais : c'est comme de rentrer dans une église, il y a une atmosphère qui s'en dégage, le bus s'étant transformé depuis des décennies en véhicule diplomatique ambulant. Dès que vous rentrez dans le bus, vous êtes au Portugal, dans le Portugal populaire et donc pas toujours de très bon goût.

Ca parle portugais, ça chante portugais, ça mange portugais, ça fait tout portugais, dépaysement total pour pas cher et très très rapide.

Seulement vous ne voyez pas encore la mer, mais déjà les thons sont là. Et le thon guette. Le thon est redoutable. Dans la capitale française un échappé lusitanien demande justement à son voisin s'il y'a la mer à Paris et s'étonne de la réponse négative de celui-ci. C'est que le portugais peut être fier comme un français sur la présence omniprésente de la mer chez lui, cette mère nourricière serpentant les côtes de sa sainte patrie. Et l'autre de lui répondre quand même qu'il y a la Tour Eiffel, et que la Tour Eiffel c'est pas de la gnognotte, c'est même l'une des sept merveilles du monde.

Et toc.

Autre signe que vous êtes dans un car portugais : les chansons qui y sont braillées via le poste. Moi qui toute mon enfance et une partie de mon adolescence ai été martyrisée par une certaine Linda de Suza - ma mère lui a d'ailleurs attribué un très joli surnom que je ne dévoilerai pas ici au cas où Linda me lirait - voila que le pire de mes cauchemars refaisait surface : LA SOUPE PORTUGAISE. Les portugais sont capables de vous pondre de la varièt' avec un âne en couverture du disque - l'âne n'est pas forcément celui qu'on croit - sans même éprouver une once de honte. Que du naturel. Et ça les fait danser sur les tables, terrible. N'allez jamais à un mariage portugais malheureux, c'est pire qu'en France, là bas ils ont le burriquito*. De la soupe j'en ai bouffée, à coups de curaçao et d'accordéon jouant deux notes au mieux, sans oublier les tiroliroliro tirolirolo en excès comme de la mauvaise graisse sur un poulet au piment doux.

Ensuite le portugais et la portugaise parlent fort. Croyez-moi j'en sais quelque chose, cette pétasse de Samantha Fox peut aller se faire dégonfler les nénés. Chez nous on ne casse pas du cristal avec nos voix, on fait beaucoup mieux que ça : on réveille les momies. Heureusement aucune momie ne réside au Portugal, elles habitent dans une des sept merveilles du monde il paraît. Seulement moi à la différence de mes congénères, je ne parle pas fort tout le temps surtout quand je me tais. J'ai horreur du blablatage pendant les voyages, ça me déconcentre. Par contre le portugais parle tout le temps. Et sa portugaise aussi. A peine arrivés dans le bus déjà ils se sentent comme à la maison ; il n'est que 13 heures ? pas grave on va installer le lit - oui vous avez bien lu, le lit dans un car - on va gonfler les coussins et ouvrir une boîte de thon à l'huile. Notez que pendant qu'il gonfle son coussin, au moins le portugais ne parle pas fort, ou alors c'est étouffé dans le coussin.

C'est moins gênant tusuite.

Mais il fait du bruit, il est programmé pour, il peut pas s'en empêcher. Et puis aussi - chose que j'ai remarqué chez les napolitains également - le portugais il ne pète déjà pas dans la soie alors se moucher dedans j'en parle même pas ; les mouchoirs c'est bon pour les taffioles suisses dans leur car vers Gstaad (ah Robert me fait signe qu'Eurolines ne va pas jusqu'en Suisse !). Nan le portugais - et la portugaise à fortiori - il avale tout le mucus verdâtre émanant de l'intérieur de son nez et se mouche avec sa luette dans des reniflements dépassant le mur du son. Et quand il a la possibilité - c'est à dire quand il est dehors ou devant un évier - il renâcle autant qu'il peut son fond de gorge - visualisez bien la luette, tout est dans la luette - devant témoins c'est plus drôle, et examine son contenu répandu tout fier du rejeton. D'ailleurs mon pote, toi que j'ai entendu dans le bus sans aller jusqu'au crachat, quelque chose me dit qu'il y'a de l'eau dans le gaz du poumon mais heureusement il y a de bons médecins au Portugal.

Alors avec tout ça pas évident de se faire une image très glamour du portugais en général. Mais le glamour c'est fait pour les starlettes hollywoodiennes, pas pour Linda... euh je veux dire pas pour les portugais. Ils transpirent l'authenticité, c'est le moins que l'on puisse dire, sans rentrer dans les clichés habituels et abêtissants ressassés en permanence. J'en veux pour preuve la voix cristalline, angélique mais puissante, accompagnée à l'accordéon LE VRAI, qui vous fera entrapercevoir le paradis sur terre, de la Madredeus**, la Mère de tous les portugais.

Que Linda de Suza aille se faire... oups pardon c'est déjà fait !

* merci Kip de m'avoir rappelé ce doux souvenir d'enfance... elle est belle ma Madeleine.

** choisissez la n°5...

 

par Suzy Dumeur publié dans : Ces gens-là
Mardi 9 janvier 2007

Il paraît qu'il faut dix voyages pour en parler avec un soupçon d'âme. Il m'en a fallu un. Juste un. Un que je n'ai pas vu venir, un où je ne me suis pas méfiée, un qui m'a enracinée fondamentalement en toi.

Juste un.

La première fois il ne s'est rien passé, ça n'est pas l'histoire d'un coup de foudre. Et un jour. Des semaines et des semaines. Après. C'était toi. Plus rien ne signifiait grand chose, j'étais vide, j'étais inachevée, mon coeur battant artificiellement d'une sève que je croyais nourricière.

Elle ne l'était pas.

Je ne l'étais pas.

Mais tu ne m'as pas abandonnée. Tu as planté tes crocs profondément dans ma chair inerte et tu as renouvelé mon sang anémique, au lieu d'être exsangue tu m'as laissée une âme. Tu as un nom, tu habites quelque part dans ce monde mais pourtant tu n'as jamais eu ni sang, ni chair, ni maladie même si la peste tant de fois a essayé de te prendre ; elle n'a fauché que tes habitants esclaves et maintenant elle n'existe plus.

D'aucuns avant moi ont été possédés, illustres voyageurs devenus petits à ta rencontre, si pathétiquement humains. Si mortels et si conscients de l'être face à ta magnificence. Un syndrome porte ton nom. Depuis d'autres plus vulgaires, pauvres hères pensant t'appréhender avec leurs appareils photos en bandoulière, se sont promenés en ton sein en croyant t'apercevoir. Ils ont usurpé ton patronyme, le mélangeant avec d'autres clichés sans âme, baptisant des pizzerias de ton saint signifiant. Ceux là n'ont perçu que le perceptible, tes musées aux longues files d'attente, tes odeurs de ruelle entêtantes, tes pierres millénaires.

Ils sont passés à côté de toi, se rendant invisibles sans risque d'être possédés éternellement.

Faut-il t'abaisser à cela ?

Moi je ne veux pas d'exorcisme, moi je ne veux pas être guérie, je ne souffre d'aucune maladie, je souffre de toi. Je veux que tu me rendes malade, que tel un ver tu rampes sous ma peau, je veux que tu me gangrènes et que jamais on ne t'ampute ; je n'ai que faire de mes relents mortels identitaires, je veux être toi.

Je veux te quitter, je veux replonger dans un sommeil comateux avant que de nouveau tu ne me hantes. Avant que de nouveau tu me rappelles à toi.

J'ai cru avant toi en aimer d'autres, j'ai cru pendant toi et après les aimer encore ; je me suis fourvoyée dans ces étreintes stériles ne réchauffant que la surface. Je suis allée vers eux mais toujours je reviens vers toi.

J'ai cherché longtemps mes éléments fondateurs ne rencontrant que des usurpateurs, de vagues masques de pacotille confortables et protecteurs. Je ne voulais pas être protégée. Quelques aient été leurs tentatives vaines et superficielles de séduction et mes soumissions faciles, ça a toujours été toi. Cette année encore je les jetterai au rebut, ils sont plus nombreux d'année en année ; tu les emporteras avec toi dans les flots de ton fleuve en crue ou encore les scellant emprisonnés dans ton marbre, pauvres marionnettes qu'ils seront toujours. Dans ma renaissance éternelle ils seront à jamais éteints. Comme s'ils n'avaient jamais existé.

Qui sont-ils déjà ?

Je les renie ces vulgaires pantins jouant à la vie et croyant jouer avec la mienne. Ils m'ont juste égratignée ces pauvres vampires égoïstes puant l'arrogance mortelle, je les ai laissé se fatiguer croyant emporter avec moi une étincelle de toi.

Avec eux je n'ai jamais rien été.

Sans toi je ne serai plus.

Tu es tout, tu es ma mère, mon Père, mon frère, mon enfant, mon âme.

Tu es.

Tu es et un jour je ne serai plus. Un jour dans le fond de mon lit ou ailleurs, vieille femme ou femme d'aujourd'hui, un jour je ne serai plus et dans toute la douleur de ne plus te sentir, de ne plus voir ta salive couler dans tes ruelles, de ne plus sentir le goût de ton sang dans tes breuvages, dans toute la douleur de ne plus fouler ton sol, c'est vers toi que je ramperai.

Car ça a toujours été toi.

Tu es mon royaume dans lequel jamais aucun dieu de paille n'a survécu. Tu es le maître de mes armées. Avec toi je suis légion. Et qui sont-ils ces autres déjà.

Je ne suis pas digne de te recevoir.

Laisse-moi aller vers toi à l'issue de mon chemin de croix. Si tu le veux bien.

 

Dimanche 7 janvier 2007

Enfant quand je ne mangeais pas les plats préparés avec amour par môman Dumeur - genre je cuis la viande très très très à point et aucune salive au monde ne peut m'enzymer - la menace suprême était d'appeler la police, les gendarmes, la maréchaussée, les képis, bref les hommes en uniforme passibles de me passer les menottes et de m'expédier dans une geôle hantée de cloportes. J'ai cru jusqu'à au moins 10 ans que vraiment la police allait venir me chercher quand je ne finissais pas mes plats, alors que pourtant je n'avais jamais réellement cru au gros barbu déguisé en rouge et passant dans la cheminée. De rêves d'enfant que nenni, par contre les menaces j'y croyais.

Forcément comme vous pouvez vous en douter, ce genre de traumatisme infantile finit par laisser des traces et à constituer encore de vives menaces à l'âge adulte. J'ai toujours mauvaise conscience quand je vois un uniforme, même quand c'est juste le gars en gris des contredanses alors que je n'ai même pas de voiture. Du coup je suis d'une honnêteté pathologique car oui, mesdames et messieurs, l'honnêteté peut être pathologique.

Merci maman.

La première fois où j'ai eu un téléviseur à moi, j'ai voulu ne pas le déclarer pour ne pas payer la redevance ; tu parles, j'ai fais des cauchemars plusieurs nuits de suite et quand je ne dormais pas, je surveillais les allées et venues auprès de mon immeuble croyant qu'une équipée d'inspecteurs des impôts allait venir forcer ma porte et mettre la main sur l'objet frauduleux qui allait entraîner ma honte. Je voyais déjà arriver la facture des 5 années d'arriérés parce que j'avais été malhonnête.

Bouh !!!!!!!!

Et ça continue. La seule fois que j'ai téléchargé illégalement une chanson, je me suis chopée un virus - mon ordi et moi ne faisons qu'un - c'était Dieu qui me châtiait. Dieu ou ma mère, les deux ont le même pouvoir suprême de punition. Je les soupçonne de comploter ensemble. Je n'ai pas continué. Et maintenant je dois être la seule conne au monde à payer 0,99 euros pour une chanson de Joe Dassin, la honte absolue - de payer pour écouter de la musique pas de télécharger du Joe Dassin. Régulièrement on se fout de ma gueule pour ça et on me jette des tomates pourries à la figure.

Le pire, c'est que des fois vous payez la peau du cul une chanson que les autres téléchargent gratos en se foutant bien de votre gueule et en ne se tapant pas des suées froides eux à l'idée d'une forte amende et d'une saisie du matériel informatique, et que vous n'arrivez même pas à graver cette bon Dieu de chanson payée la peau du cul. Un comble non ? Ces derniers jours je préparais une compil' de chansons pour mon futur voyage, sur le site Fnac.music et il y a 7 chansons exactement que je n'arrive pas à graver.

7 euros ( je vous fais grâce des cents). Et les mails envoyés à Fnac.music restent sans réponse. Il me reste la perspective d'appeler le service clientèle - payant - pour enfin obtenir une explication et peut être la possibilité d'obtenir les droits de gravure.

C'est très encourageant je trouve. Alors j'ai décidé si je n'obtenais pas satisfaction de... télécharger illégalement les 7 titres que j'ai payé ? Non misérables, de passer chez Virgin méga pour télécharger les morceaux que j'ai déjà payés. Ou d'acheter les albums tant convoités que j'ai déjà payés.

L'honnêteté ne paie pas. Pour l'instant c'est moi qui régale.

 

Vendredi 5 janvier 2007

Je suis crevée ce soir, je recycle un vieil article...


 

 

Leurs derniers mots ou leurs dernières pensées avant l'instant fatal.

 

"Chérie t'as pensé à acheter des bretzels ? laisse tomber je les ai trouvé !"

George W. Bush Président du Monde le --/--/20--

"Cet appareil est étanche"

Claude François, chanteur français, lisant la notice de son vibromasseur dans sa baignoire le 11/03/1978

"Ca a des rayures un dauphin ??"

Marcia Hathaway, actrice australienne, avant la mortelle attaque d'un requin tigre le 28/01/1963

"Qui sonne à la porte ? Merde l'interphone est en panne"

Mike Brandt, chanteur israélien, mort par défenestration le 25/04/1975

"Ca ne rentrera jamais !"

Lolo Ferrari, polyvalente, le 05/05/2000

"Ca passe, ça passe, ça passe, ça pass......"

Ayrton Senna, pilote automobile le 01/05/1994

"Je vois la lumière au bout du tunnel"

Lady Diana, alias Lady Di, princesse paparazzée le 31/08/1997

"Je suis le roi du monde !!!!!!!!!!"

Edward Smith, capitaine du Titanic le 10/04/1912 (il mourut beaucoup plus tard)

"La truie est pour moi !"

Suzy Dumeur à la 8519ème vision de "L'exorciste" dans son Unité Alzheimer, "les grands Meaulnes" le 28/02/2072

"Ca va les gars c'était drôle 5 minutes, maintenant vous pouvez me détacher ????"

Jésus Christ - Pâques 33 ap JC

"T'as tes ragnagnas ou quoi ?"

Tom Cruise, acteur américain célèbre, avant de se faire hâcher menu par sa femme Katie Holmes le --/--20--

"Je vais flairer le cul de la petite chienne de l'autre côté de la route !"

Le chien avant le paf le 30/07/2006

Jeudi 4 janvier 2007

Ah les statistiques du blog ! Je me régale tous les jours en lisant la provenance des visiteurs et surtout les mots clés utilisés pour arriver jusqu'à moi... la plupart du temps sans me chercher réellement. En même temps c'est un bon indicateur de "l'ambiance" du blog, et quelque part quelques mots clés complètement involontaires de prime abord, ne sont pas totalement incohérents par rapport à ce qui me caractérise.

Dommage que je n'ai pas pris de note en décembre il y avait bon nombre de perles, mais déjà les derniers mots clés recensés sont assez révélateurs.

- "érotique pour petits vieux" et "blog vieux seins qui tombent" : quoi de plus normal je vois des petits vieux à longueur de temps ! A priori il y a un circuit de gérontophiles, je pourrai me faire du pognon moi avec un photomaton... et hop un néné qui tombe ! 50 euros la photo, y sont pas frais mes nénés, y sont pas frais !

- "grosse moule poilue" et www.nénettes poilues.com : je vous laisse taper l'adresse mail hein, je sais pas si elle existe, j'ai beau être majeure et pas vaccinée j'ai peur de ce que je pourrai y voir. En ce qui concerne le poil, je suppose que jusqu'à la fin de mes jours et pendant que j'expirerai, il y aura toujours un gros bourrin de service - genre mon ex beauf routier père de ma délicieuse nièce - pour me faire des blagues du style "comment on reconnaît un avion portugais ?" arf arf arf ! Les Dumeur sont imberbes mais c'est pas grave, le poil c'est à la vie à la mort. En ce qui concerne la moule poilue, et bien j'aime les fruits de mer. Sont forts ces internautes pour me repérer rien que pour ça.

- "Réveillon sans culotte + photo" et "femme bourrer le jour de l'An" : euh... je vois pas DU TOUT ce que ça veut dire !!!!!!!! je vous jure que j'ai rien fais !!!!! C'est scandaleux c'est de la diffamation !!!!!!

- Et puis pour "comment tuer le cochon" et "comment tuer un pigeon" : je ne vois que mes propensions aux moeurs sataniques pour expliquer ces mots clés échoués. Surtout pour le cochon. Surtout que j'en connais quelques uns avec qui je ferai du bon boudin.

Quand même c'est incroyable de cerner un auteur de blog rien qu'à quelques mots clés. Demain je lance une entreprise de "voyance dans les mots clés", Mme Irma Dumeur vous lit votre avenir grâce à votre blog. 

200 euros la consultation. Je vais enfin gagner du pognon moi. 

 

par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs

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Il y a  2  culottes de Tori Spelling actuellement sur ce blog

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