Incroyable ! A un poil près et mon célèbre article sur la grosse moule poilue était relégué au deuxième rang des textes les plus fréquentés par mes assidus lecteurs
: 368 visiteurs contre 308 pour "La malédiction des
profondeurs", y'a même eu une semaine où il a été en tête des lectures, le film de Yuzna. Je ne sais pas si le mot "profondeur" y est pour
quelque chose ??? En tout cas, grâce à Claude François et à ses 30 ans de vie sous terre, plein de visiteurs sont venus, se questionnant sur la présence ou non d'un vibromasseur dans la fameuse
baignoire.
Mais il l'a emporté dans sa tombe Cloclo (le secret, pas le vibro).
Je croyais avoir tout lu en matière de moules, mais non en fait elles se suivent mais ne se ressemblent pas. La Moule de Bronze revient cette fois à "moules bien poilus", grâce à mon texte
sur l'appareil à donuts voilà que le moule se féminise enfin, à moins que ce ne soit la moule qui se masculinise, je sais pas trop en fait ce que je raconte, comme d'hab' quoi. On continue
dans le poil et la Moule d'Argent avec "differents vagins tres poilus", je précise à ce visiteur que les vagins ne sont jamais poilus, ou alors c'est qu'on est en tête à tête avec une loutre, et
dans ce cas là la méthode d'investigation de la bête n'est pas tout à fait la même.
Un jour peut être j'écrirai un texte là dessus.
Et très légitimement la Moule d'Or revient au brillantissime "image des 3 plu belle pierre de cul", notons l'effort fourni à orthographier correctement "cul", et "image" aussi. Ces magnifiques
mots clés tapés dans notre cher Google m'ont turlupiné fort longtemps sur mon lieu de travail quant à leur signification, jusqu'à ce que ô lumière j'éclaircisse le mystère : en fait le monsieur a
du vouloir chercher des photos d'une belle paire de fesses - des trois plus belles même - et maintenant vous savez comment ça s'est terminé. Chez moi, enfin sur mon blog.
Pierre de cul. Steph message personnel : y'en a un qui t'a dépassé en matière de créativité poétique sur le Net, et peut être que c'est ton âme soeur. Va savoir... En tout cas vous avez des
électrons crochetés tous les deux.
Il y a un truc qui continue à m'effarer et à me mettre dans un pétard tout rouge, c'est la tendance à vêler de certain(e)s de mes congénères - par vêler j'entends se
comporter comme un gros veau - et il faut même croire que pour certains c'est pour la vie, et ce jusqu'à l'abattoir. C'est effarant de mammiférité (ça existe pas comme mot mais ça devrait
je trouve, et pas seulement parce que c'est moi qui l'ait pondu !). Alors aujourd'hui parlons des veaux qui prennent le bus, j'ai une sacrée expérience dans ce domaine là (pas dans le veau, dans
le bus ! On est peut tous être le veau de quelqu'un, mais là quand même !).
Voilà monsieur le Juge. Je prends le bus matin et soir, matin pour aller au boulot, soir pour en repartir, jusque là tout va bien. Le matin je prends une ligne qui s'arrête aussi devant la fac de
droit (que nous appelerons Bus 1), MAIS - c'est là que ça se complique - y'a une autre ligne (Bus 2), qui fait EXACTEMENT le même trajet jusqu'à l'université et après leurs chemins se séparent. Je ne peux pas prendre le Bus 2 car il ne va pas jusqu'à mon travail que j'aimeuh et que
j'adoreuh, mais par contre les blaireaux d'étudiants espoirs de notre belle nation, EUX peuvent prendre les deux. Eux. MAIS il existe chez eux une forte propension, et peut être même qu'il y a des cours magistraux à ce sujet, à se comporter comme des veaux dans une prairie ou comme des
sardines en boîte c'est selon, mais comme j'aime trop les sardines je ne les insulterai pas.
Inévitablement le blaireau d'étudiant qui va gentiment avec son petit cartable en cuir et sa tenue bleu marine kaki à la fac de droit, prendra le Bus 1, moins fréquent, plus petit, très très
encombré le matin du fait de l'accumulation de bovins à l'intérieur, au lieu d'attendre tranquillement le Bus 2 JUSTE DERRIERE à une minute près,
TRES SPACIEUX, TRES CONFORTABLE AVEC PLEIN DE SIEGES DISPONIBLES ET QUI PUE PAS A L'INTERIEUR, ET QUI SUIT LE MEME TRAJET BORDEL. C'est comme ça, c'est
déterminé génétiquement, quand t'es un veau tu te comportes comme un veau, le veau c'est plus fort que toi. Le Bus 2 il est collé juste derrière le cul du Bus 1 mais non NON NON ce serait trop simple, vaut mieux se tasser les uns contre les autres, nez contre aisselle, haleine de phoque édenté contre bottes de poireaux frais du marché, plutôt
que de faire 2 mètres, 2 PUTAIN DE METRES, et voyager tranquille en première classe.
Dans le Bus 2.
Et ce qui confirme ma belle théorie comme quoi la détermination bovine a de beaux jours devant elle jusqu'à ce que mort s'ensuive, c'est la nette tendance de nos chers seniors a répéter
exactement le même comportement. Ils ont du aller à la fac prendre des cours eux aussi, et c'était pas en option faut croire. Hier à la télé, le bulletin météo annonçait des rafales de vent et un
avis de tempête sur toute la côte ouest mais également dans les terres - notre département était concerné - et les géniaux présentateurs de placard de donner des conseils : "restez vigilant, ne
sortez que si c'est important, blablabli blablabla" (NB : je précise aux futurs esprits moqueurs qui me serinent tout ça parce que j'ai envoyé UN
sms de Florence pour évoquer un bel orage, QUE DES FOIS je regarde la météo parce que quelqu'un m'a piqué la télécommande et menace de cuire ma lapine
Rustine comme Glenn Close dans Liaison Fatale si j'essaie de la récupérer, la télécommande). Ce matin donc itou à la radio, annonce d'un vent à écorner les veaux dis-donc, 110 kilomètres à
l'heure au moins.
Au moins.
Vous connaissez un vieux qui regarde pas la météo vous ? Moi pas. Des fois qu'il y aurait la guerre, sait-on jamais, et qu'il faudrait stocker du sucre. Je vous le donne en mille, kiséki a pris
le BUS 1 bondé ce matin, de bon aloi, alors qu'il était même pas 9H30, hein, kiséki ? Ben on va dire deux femmes entre deux âges, plus jeunes mais pas
complètement très vieilles non plus (genre 75 ans bien tapés), qui au péril de leur vie et de leur col du fémur ont quand même décidé de faire les soldes au Damart. C'est ce qu'on appelle
profiter de la vie à 100%, ça donne envie d'être à la retraite tiens. Dehors y'avait des ardoises qui volaient, des parapluies qui faisaient parapente en plein centre ville devant des voitures
qui avaient du mal à tenir une trajectoire droite, mais non non non, les deux braves elles ont décidé de fuck la life et de faire comme au bon vieux temps où elles travaillaient : se lever tôt
alors qu'on a rien à foutre de la journée et que dehors c'est la petite apocalypse. C'est vrai quoi pourquoi changer ses petites habitudes et se la couler douce devant un bol de chocolat chaud à
11 heures du mat', alors qu'on peut mettre le réveil à 7 heures et affronter les éléments déchaînés à la place, hein pourquoi je vous le demande ?
Alors les deux dames pas complètement encore vieilles mais déjà velles dans l'âme à la naissance, et ben y'en a deux qui ont pris pitié d'elles et qui leur ont laissé leurs places
ASSISES. C'est qu'on veut bien braver le risque de se prendre une branche d'arbre sur la tronche pendant qu'il tombe des cordes, mais pas gérer une légère
force centrifuge debout sur 400 mètres.
Bah non c'est risquer de se vautrer dans le bus et du coup rater la promo sur le dernier thermolactyl, CA VA PAS LA TETE !!!!!!
"Elle nous a quitté-ssssssssss, vous faites toujours la même faute Suzy ! Elle a quitté qui ? nous, donc pluriel donc on conjugue, elle nous a
quittésssssssss !". Voilà l'une des petites phrases que me disait régulièrement Mme Jeanne C, ancienne et toujours prof, relevant des coquilles dans notre feuille de chou
hebdomadaire, souvent nécrologique.
Plus de décès que de naissance par chez nous.
Sauf que la semaine dernière je n'ai pas fait la boulette. Pour annoncer le décès de Mme Jeanne C, je n'ai pas oublié le fameux "S". Je n'ai pas mis non plus de photo d'elle, car la dernière fois
que j'avais fait ça, ça avait déclenché un conflit cataclysmique, de ceux des grands Richter, parce que "Suzy je suis moche moche MOCHE !!!!!!!".
Moi je ne la trouvais pas moche ma Jeanne C, je la trouvais même marrante avec sa bouille toute ronde, ses lèvres lippues sans cesse dispensant une leçon sur le cerveau gauche et sa petite taille
probablement courbée par ses seins opulents et lourds. Elle a du avoir des sacrés nénés, Mme Jeanne C, mais je n'en ai jamais rien su, tout comme pour le reste de sa personne, car les gens qu'on
accueille ici on ne s'imagine pas qu'un jour ils aient pu avoir une autre trombine, une peau ferme et une démarche agile.
Non, nous on a toujours l'impression qu'ils ont toujours été vieux.
On a mis longtemps à s'apprécier toutes les deux, moi cancre réactionnaire je-m'en-foutiste à ses yeux, elle vieille bourrique pointilleuse réfractaire aux miens. On s'était toutes les deux
trompées à notre sujet. C'est que Jeanne C était drôlement énervante à me parler comme à une gosse de 4 ans, à moi qui ait détesté l'enfance ; et moi j'étais drôlement énervante à la rassurer sur
des sujets éminemments graves pour elle à coups de creux "c'est pas grave, c'est pas grave !". On se tapait sur le système mutuel souvent mais j'aimais la voir débarquer en plein boom de travail
ma chieuse, tout ça pour que je lui mette un coup de Tipex sur une lettre manuscrite de sa plus belle écriture, lettre qu'elle avait ouvragé une bonne partie de la nuit.
A force je me suis dit qu'elle ne descendait pas seulement pour un coup de Tipex. Elle voulait qu'on efface ensemble d'autres taches et d'autres ratures. On a dépassé le cadre comme je dis des
fois, tout en restant pudique l'une envers l'autre. J'avais réussi à gagner son respect malgré mes fautes de conjugaison, parce que je dominais la bécane et que grâce à mes engins diaboliques
(PC, scanner, entre autres), elle pouvait préparer son atelier mémoire comme la prof qu'elle avait toujours été. Elle agissait avec des plus vieux qu'elle, comme elle avait agi avec moi, de
façon scolaire, et le pire c'est qu'ils aimaient ça.
Elle avait besoin de moi. Et moi j'avais besoin d'elle.
Je me rappelerai toujours mes fous rires il y a environ 3 semaines quand elle a cru qu'elle était mourante. J'en ai vu pas mal des mourants et je n'en ai jamais vu avec cette bonne tronche là,
sinon on pourrait tous se considérer agonisant. Elle a même appelé le prêtre à son chevet. Tout le monde a défilé le fameux soir. Le lendemain elle était toujours là. Et elle a envoyé chier tous
les retardataires, un peu déçue probablement que son programme ait été modifié. J'ai ris comme une damnée parce qu'elle en faisait toujours des tonnes, même pour dire qu'elle était en train de
crever fallait toujours qu'elle emploie des circonvolutions sans fin, sans faire aucune faute de grammaire bien évidemment. Fallait être drôlement patient pour l'entendre jusqu'au bout du bout,
et j'en ai développé de bonnes doses avec elle, moi l'énervée.
A un moment je me suis quand même demandée si elle n'allait pas mourir maintenant. Elle a vu que j'avais vu et elle m'a dit "Suzy mon petit, il ne
faut pas être triste". Entre lard et cochon je n'ai pas hésité et je suis partie comme si de rien n'était, pile de devoirs sous le bras pour le prochain atelier. Elle en a annulé un, puis deux et
a assuré le troisième. Elle a fait un retour éclair à la maison mais je n'ai toujours pas voulu voir, et je suis repartie comme d'hab avec mon boulot pour le mercredi prochain. J'étais ses
petites mains, elle était le cerveau et je lui trouvais encore bonne mine à ma casse-couilles de première.
Quand j'ai vu les brancards passer et sa tête ébouriffée dessus, pas à l'aise, là j'ai compris. J'ai su que je ne la reverrai jamais mon emmerdeuse du lundi matin ; à peine réveillée d'un
week end de bitures ou autres trucs de dégénérés, et elle était déjà là ma Jeanne C à me demander qui était Gatsby le Magnifique ou si je pouvais trouver un plan de l'île de Pâques très très
détaillé avec ma machine infernale.
Mais j'ai quand même continué à scanner pour son prochain atelier, au cas où. On a bien le droit d'espérer un cas où, non bordel ? C'est qu'il fallait qu'elle soit prête pour le mercredi suivant,
il ne fallait pas que je la mette dans la mouise, moi son sauveur comme elle m'appelait quand je lui trouvais un bout de Patafix pour coller dans le salon les photos d'animaux rares que je lui
avais trouvée sur le Net. Oh mais mercredi elle sera prête ma chieuse de première, on peut être rassuré. On va bien l'apprêter, bien la maquiller, bien l'habiller. Mercredi c'était son jour
et mercredi le sera encore.
Mais ce sera le dernier.
Dans sa petite boîte en bois toute petite comme elle, j'aurai du mal à l'imaginer ma casseuse de bonbons.
Mon texte est sûrement truffé de fautes de conjugaison et personne ne pourra me le corriger. J'en ai pas envie d'ailleurs. Je ne sais pas si on écrit "j'ai ris" ou "j'ai ri" ou encore "j'ai rit".
J'ai chialé, oui je sais comment on l'écrit, et elle nous a quittés aussi, oui je crois que je sais maintenant.
Qu'il est bon de retourner à la maison. Qu'il est bon de se ressentir soi à nouveau après une longue traversée du désert truffée de sentiments inconnus jusqu'à
maintenant ; les montagnes russes avaient déjà été pratiquées mais la tiédeur ras les pâquerettes, jamais. Ou si vite oubliée.
Qu'il est bon encore de ressentir la colère sourde, la folie délirante et paranoïaque, la putain de crapouasse hypocondriaque, les envolées de science-fiction, les tourments intello-spirituels,
ou spirituo-intellectuels, les vieilles turpitudes de l'enfance glauque, toute cette agitation qui me composait et que je croyais dans ma pathétique arrogance disparue à tout jamais ;
qu'il est bon de retrouver tout ça !
Certains se targuent de se vautrer dans un bonheur perpétuel et une sérénité complaisante, moi je dis - et d'autres l'ont dit autrefois - qu'il n'y a que les cons qui sont heureux, ou
en tout cas ils sont assez cons pour être certain de l'être, heureux. Ca n'est pas moi, ça n'a jamais été moi et j'ai fait semblant tous ces longs mois de travailler à, de croire en, de vivre
sans, la Bête.
De la démagogie du bien être de comptoir. Ca n'est pas moi. Ca ne me fait même pas envie.
On me demande ce qui a bien pu se passer là bas, mais je n'avais pas les mots pour le dire. Analyse à zéro. Maintenant je sais. Elle m'a rattrapée. Une nuit Elle était tellement
présente, tellement revenue, que mon coeur s'est arrêté de battre. Je n'ai même pas cherché mon pouls ; avoir un électrocardiogramme à plat protège des maladies du coeur. Pas de coeur, pas
de fracture, c'est d'une logique indiscutable.
Implacable.
C'est très confortable. Pas trop, très. Tout juste me suis-je dit à bas mot pour ne pas le réveiller le palpitant anesthésié : "ça y est je suis redevenue comme mes chères créatures".
Re-devenue. Enfin moi-même. Pourquoi entrer dans une pseudo lutte contre soi ? La bataille n'est-elle pas vaine, stérile, épuisante, perdue d'avance ? Ne pas s'avouer vaincue mais ne pas
se tromper d'agresseur surtout.
Ne pas se tromper de cible.
S'assumer soi dans toute son insanité, sans en avoir honte. S'assumer soi et composer avec sa - ses - part(s) mauvaise(s), ses multiples de moi qu'il ne faut plus essayer de ranger dans des
tiroirs proprets, qu'ils sortent de là dedans tous ces petits mondes là, en trombe, avec leurs ressorts rouillés et cassants. Je ne veux plus jouer l'actrice surfaite de composition, l'Oscar ira
à tous ses comédiens mensongers de la mélodie du bonheur. Je suis enfin redevenue moi, entièrement moi, entièrement plusieurs, fondamentalement à côté de la plaque normative creuse de tout
raisonnement.
Je ne veux plus me tromper moi-même.
Je préfère le six pieds sous terre à la vue ras du gazon et des pâquerettes.
Je ne veux plus qu'Elle se demande s'il faut s'extirper avec difficulté ou rentrer et ne plus jamais en sortir. Qu'Elle y reste, j'y resterai aussi. Au chaud toutes, ou au froid selon, mais
jamais plus dans la tiédeur moite et vulgaire, immonde routine calme et monotone. Paradoxalement mon coeur s'est arrêté de battre, mais en dedans d'autres organes et d'autres sens palpitent
sourdement, brutalement, à plaie ouverte.
Récupérer ma vie...
Récupérer ma vie.
J'aime bien les films d'horreur avec des curés et des nonnes, surtout quand les sus dits se prennent des gros coups de tatane à la chevrotine dans le fion. Y'en a un
qui est épique dans ce domaine là c'est "Le couvent" de Mike Mendez, où Adrienne Barbeau, héroïne carpenterienne, dans un final épique, chevauchait sa grosse moto bardée de gros flingues pour
filer la rouste à des ecclésiastiques zombifiés. C'était drôlement bien "Le couvent", tellement bien que quand j'ai vu la jaquette de "La nonne", et ben je me suis plus du tout sentie.
Dans une école religieuse en Espagne, des jeunes filles sont maltraitées par une bonne soeur ultra bigote et coincée du cul, enfin une bonne soeur quoi. Quand l'une d'entre elles va tomber
enceinte des oeuvres du brave curé, la nonne va très mal le prendre et infliger un rituel de purification horrible (une douche vaginale) à la coupable. Celle-ci va être vengée par ses copines qui
vont tuer la nonne. Et celle-ci va se venger à son tour quelques années plus tard et tuer les copines.
Que de boucheries haineuses pour une simple douche vaginale hein...
Au générique j'ai commencé à me méfier quand j'ai vu le nom de Yuzna crédité en tant que producteur, c'est pas qu'il est mauvais mais il n'a pas vraiment de flair
par les temps qui courent. Mon intuition s'est révélée juste puisque le film n'a pas tardé à cumuler tous les pires poncifs du genre. Le scénario par exemple est truffé de stupidités dignes d'un
feuilleton pour teenagers : "l'héroïne" - le fruit du péché - va détourner du séminaire un futur prêtre alors qu'ils se connaissent juste depuis 2 heures (oh tiens ça me rappelle un certain
président de la République !), ces deux-là vont même tenter de copuler dans le couvent alors que les cadavres s'amoncèlent dans un vrai carnage pas catholique ; y'en a qui ne pensent qu'à la
bête à deux dos même dans les pires circonstances, incroyable ! C'est dingue comme dans les films d'épouvante ils ont tendance à copuler alors qu'il faudrait être vigilant plutôt !
Ca continue avec l'arrivée de toute la clique au couvent donc, où bien sûr la voiture ne manque pas de tomber en panne, et pis je vous le donne en mille y'a pas de réseau téléphonique !! Le
summum de la connerie est atteint avec l'une des protagonistes (la vengeresse de la douche vaginale), vous allez voir c'est affligeant : la troupe se dirige vers une galerie de peintures où ô
lumière, on s'aperçoit que la nonne démoniaque met en scène ses futurs meurtres en prenant modèle sur les dites peintures, vous me suivez toujours ? Zoé par exemple, remarque en regardant
une des croûtes qu'elle va mourir brûlée vive, c'est son destin. Et bien qu'est-ce que vous croyez qu'elle va faire la Zoé dans un élan d'intelligence accrue ? Aller dans la seule pièce où
IL Y A UN FOUR bien évidemment !! La suite on la connaît, bien fait pour sa gueule tiens.
Bon franchement il n'y a rien à sauver dans ce film, et encore moins le casting aussi pourrave que dans "La malédiction des profondeurs" : y'a plein de bêtasses siliconées à bas prix, toutes moches avec des lèvres en canard WC, leur chirurgien a du les opérer sur une table de cuisine tiens. Et tout ça pour une malheureuse douche vaginale, je t'en foutrai tiens ; le seul moment intéressant du film en plus...
On a les animaux qu'on mérite il paraît, et même que des fois une certaine familiarité s'établit entre la bête et le maître - à moins que ce ne soit le contraire
- les deux finissant par se ressembler. Ma soeur par exemple qui est une chienne à elle toute seule, possède dans tous les sens du terme, un vieux chat cancéreux au dernier carat. Hé
bien au terme de sa vie, la bestiole de jour en jour, est devenu son portrait craché : lent comme un zombie dans tous ses gestes, lourd et disgracieux dans sa démarche alors qu'il a perdu tout
son poids, son oeil tumoral crache en permanence un pus croûteux qui fait qu'à la longue, on se demande si ce n'est pas son cul qu'on regarde. Il est où le cucul, elle est où la tétête ?? Et
malgré le cancer qui lui ronge la tête, le chat il peut pas s'empêcher de miauler à la mort à quatre heures du mat', ce qu'il a toujours fait remarquez, même au firmament de sa forme. Miauler
pour miauler, avec tout le monde qui lui jette des objets à la tronche pour qu'il ferme enfin sa gueule, après une avoinée de noms de chats crevés.
Toute l'histoire de la vie de ma chienne de soeur.
Moi en ce moment je n'ai pas d'animaux, ni aucun être à poils d'ailleurs, tout juste consens-je à m'attacher à deux sex toys que je remplacerai le jour où ils seront morts. Pour l'instant je
change les piles. Les sentiments c'est pas bon, l'affection c'est le début des emmerdes, tu te lies et pan ! soit l'objet de tes désirs se casse après t'avoir pompé tout ce qu'il pouvait te
pomper, soit il agonise dans d'atroces souffrances et te laisse seule, seule, seule.
Comme Rustine ma lapine.
J'étais enfant - 6, 7 ans je dirai - et mes parents me laissaient nourrir les lapins, à l'époque je savais pas bien pourquoi ils étaient si heureux de les voir prendre du poids les lapins, faut
dire que je m'en occupais bien et qu'ils engraissaient de jour en jour. Parmi les habitants du clapier, y'avait ma belle Rustine, que j'avais appelée comme ça parce qu'elle était toute blanche
avec des ronds noirs, comme des rustines colmatant des trous par en-dessous. Oué je sais j'étais déjà poète à l'époque. Elle était belle ma Rustine, elle était grasse, elle faisait mon bonheur,
et elle n'allait pas tarder à faire le bonheur de mes parents aussi, et de la Sagrada familia au complet.
Un beau midi, je crois que c'était un dimanche, y'avait du lapin au déjeuner.
Et ma belle Rustine a disparu des clapiers. Et j'ai compris. Et je me suis retenue de pleurer. Parce qu'en plus elle était bonne la Rustine et pas pleine de trous sous la peau au final
; non, dans l'assiette y'avait une bonne chair succulente et juteuse. Bien grassouille grâce à ma contribution. Il n'en faut pas plus pour expliquer ma destinée actuelle, j'ai tout pigé le
jour où j'ai vu "Hannibal : les origines du mal" - une psychothérapie économisée - il est devenu psychiatre et cannibale parce qu'on lui a fait bouffer sa soeur sans qu'il s'en rende compte
; je suis devenue psy et carnivore en toutes viandes parce que mes parents m'ont faite boulotter Rustine ma lapine !!!!
C'est simple la psychologie humaine au final ? Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es.
Je suis une lapine psychopathe. Et dans mon clapier personne ne vous entendra hurler.

Oyé oyé ! Sonnez les trompettes ! Pour une fois qu'un film de genre FRANCAIS est réussi, on peut quand même l'annoncer en
fanfare non ?? C'est un peu normal remarquez cette réussite, parce que les petits gars à la réalisation - Maury et Bustillo - sont d'anciens collaborateurs et journalistes de Mad Movies, on
pouvait donc compter sur eux pour ne pas pondre une énième bouse masturbatrice d'intellect en panne.
Oyé oyé !!!!
Sarah, jeune photographe de presse, est sur le point d'accoucher, la mort dans l'âme et ne vivant pas la naissance de son futur bébé comme un heureux évènement. 4 mois plus tôt elle perdait son
mari dans un tragique accident de voiture. Nous sommes le soir de Noël et elle s'apprête à passer les festivités seule, en attendant la délivrance, mais pas complètement puisqu'une femme ne tarde
pas à venir la harceler dans sa maison...
Je dois dire que rarement j'ai surveillé avec autant d'attention la pendule, attendant moi aussi la délivrance terminale. Parce que "A l'intérieur" est un véritable chemin de croix, tout en ce
film est douloureux et pue une souffrance insoutenable. J'ai du le voir en plusieurs étapes, valait mieux ! Les deux femmes se livrent une lutte acharnée, tachée de fluides corporels sanglants
divers et variés, à l'aide d'armes improvisées (ciseaux, couteau, grille pain...). C'est ultra violent, l'une se battant pour sa vie et peut être celle de son futur enfant (on n'est pas
très sûr de son attachement), l'autre tel un Nosferatu doublé d'un Michael Myers fantomatique mais aussi désespérée que sa victime, cherchant par tous les moyens à extirper le divin enfant de sa
matrice. Tous ceux passant dans la maison pendant cette mise à mort pleine de respect malgré tout, vont le payer cruellement de leur vie et de quelques membres perdus au passage.
Le mal d'enfant peut conduire à des faits terribles... Béatrice Dalle est exceptionnelle et franchement impressionnante, elle mérite amplement sa place au panthéon des psychopathes les plus
sinistres et les plus dangereux surtout. Alysson Paradis - la petite soeur de l'autre - est très convaincante aussi, dans le rôle de la "victime" pas complètement soumise, et tentant de parer les
coups. Et la réalisation de nos deux Mad Moviesien est empreinte d'un style sombre mais magnifique, notamment dans les apparitions de Béatrice Dalle, monstre fascinant et énigmatique. Une des
scènes rappelle le plan le plus flippant de la planète : le passage de Regine devant la fenêtre dans "L'exorciste", vaporeux et planant tel un fantôme diabolique...
Le tout baigne dans un contexte de violence urbaine avec en rappel constant, les émeutes d'un certain mois de décembre avec un certain ministre parlant de tout nettoyer au karcher...
"A l'intérieur" est une très belle réussite dans le gore français, c'est d'ailleurs bien dommage car il s'avère tellement cru et insoutenable (les dents pétées s'étalant sur le sol, la césarienne
artisanale où la jeune future maman appelle sa mère qu'elle a tuée par inadvertance, une pique à cheveux dans la gorge au début du film !) que je ne veux plus jamais le revoir !
Mais j'attendrai avec impatience le remake d'"Hellraiser", même si je ne comprends pas qu'un tel film nécessite un remake ; mais laissons à Bustillo et Maury le bénéfice du doute.
Le glas du film de genre français, honteux, frileux et mauvais a t'il sonné ? Espérons-le... Nous pouvons l'espérer !
L'année dernière je regardais la Nouvelle Star sur M6. D'ailleurs bien avant tout le monde et en me vantant, je savais que Julien Doré allait marquer les esprits
(d'ailleurs il devient quoi le gars à barrettes ???). J'aimais bien les salves de Manu Katché laminant les gros blaireaux et blairotes se prenant pour les nouveaux Pavarotti and co. C'était bon
tout ce côté un peu rock décalé et méchant.
Seulement j'ai appris qu'il allait changer le jury, à part André Manoukian. Lui je l'aime bien mais sans plus, pas aussi féroce que le Manu quoi. Et j'ai su qu'il y aurait Lio maintenant. Ouaipa.
Chouette, trop fort Lio, oué. Vous notez mon manque d'enthousiasme : je n'ai pas mis plein de points d'exclamation ni de mots en majuscules écrits très très gros.
J'ai quand même essayé le jury avec Lio. J'ai tenu une demie heure avec la pub. Je ne supporte pas la façon de parler qu'elle a, ce n'est pas sa voix hein, après tout on ne peut pas en changer,
non c'est l'appui nasillard façon neuneu qu'elle met dans toutes ses phrases. Oui parce qu'elle fait des phrases Lio, et que même elle est au-dessus du lot de tout le monde, et surtout au-dessus
de pas mal de chanteurs formatés à la Star Ac et autres scènes bobotisées.
Lio dernièrement a dit : "je n’ai pas envie de participer à Star Academy... plutôt mourir !". Bah moi si j'avais à choisir, je préfèrerai quand même chanter du Mireille Mathieu ou
danser la bourrée vendéenne aux côtés de la burne de Nikos, que de mourir hein, je sais pas si elle est au courant la Lio que mourir c'est pas un truc évident et pas toujours jojo même quand on
est vieux. Mais ça doit être un effet de rhétorique, faut pas que je prenne tout au premier degré nan plus.
Ne pas participer à la Star Ac' et mourir. C'est beau. Encore plus que de voir Naples tiens.
Elle a dit aussi, je cite : "Chimène Badi est inutile, Amel Bent a une voix magnifique mais des chansons d’un ridicule achevé, et Zazie dit des choses d’un consensuel mou et terrifiant.
Bénabar a un côté anti-sexy qui me dérange. Je ne comprend pas comment on peut faire une chanson sur le fait de manger une pizza à la maison avec ses potes".
J'aime bien les trucs méchants habituellement. Mais quand on se veut sarcastique et virulent, mieux vaut avoir de la consistance derrière et ne pas souffrir d'une amnésie sélective sur
soi-même. Je dirai même qu'il faut connaître à fond ses dossiers, en cas de contre-attaque car je pense que ça ne va pas tarder. Et exceller en répliques de face à face.
Voire exceller dans un domaine en particulier tout court, ça peut aider et ça rend drôlement crédible.
Je rappelle à tous ceux qui auraient autant de mémoire artistique que la miss, les paroles de "Banana split". J'ai pris celle là mais j'aurai pu utiliser "Les brunes comptent pas pour des prunes"
hein, véritable étendard de guerre contre la blondisation des esprits. Heureusement qu'il y a de grands esprits comme ça pour dénoncer le fachisme, sinon qu'est-ce qu'on deviendrait je vous le
demande ?
Baisers givrés sur les montagnes blanches
Et pour paraphraser cette grande intellectuelle du 21ème siècle, je dirai même ceci : "je ne comprends pas comment on peut faire une chanson sur le fait d'aimer le banana split ?".
Terrifiant n'est-il pas ?
J'adore toutes les conneries d'aide culinaire que l'on peut trouver sur le marché : appareil à pop corn, stand à fajitas, gaufrier/croque-monsieur/jacuzzi... J'ai
ainsi fait la suprême acquisition en décembre dans une vente privée d'un magnifique appareil à donuts à pas cher. Je me voyais déjà confectionner des mégas gros donuts recouverts de sucre
cristallisé et surtout sans huile bouillante, car j'ai une phobie de l'huile bouillante (à mon avis dans ma petite enfance, j'ai du me trouver un jour trop près de ma mère lors de sa fameuse
recette célébrissime de la dorade-ébouillantée-à-l'huile-dans-une-petite-poêle-avec-le-gaz-à-fond).
Pinaise !
J'ai donc reçu l'engin en décembre et je n'ai pas regardé trop comment ça marchait, trop concentrée sur des fantasmes de père Noël décimé de toutes les manières possibles et inimaginables (c'est
l'esprit de Noël, j'y peux rien, j'adhère trop). En janvier idem, j'étais drôlement occupée à traduire en italien des expressions telles que "septicémie réno-urinaire", "vaginite purulente",
"descente des trompes d'Eustache" et autres "je suis en train de vous dire calmement que je suis en train de crever bordel !". Là en février vers le 21, ce fut l'accalmie une soirée
alors j'ai ressorti de mon placard où de temps en temps il pleut, l'appareil à donuts.
En l'ouvrant supraïze !!!! Les "moules" à donuts étaient tout petits petits (bienvenue aux chercheurs de petits moules au fait), ridiculement rikikis même on pourrait dire. Je ne savais pas qu'il
fallait être joailler ou chirurgien des artères pour faire des donuts ? Parce que j'ai du répartir pendant une bonne heure un demi saladier de pâte avec une cuillère à café. Oué. Une cuillère à
café par donut. Pas de quoi se taper un accident vasculaire cérébral à la dégustation.
Au final j'ai obtenu une quarantaine de ronds sans trou qu'on voit à travers, parce que j'ai dû mettre trop de pâte et que le trou du coup il s'est pas creusé (à la fin j'en ai eu marre, j'ai du
mettre une cuillère à café et demi par moule, c'est mon côté rock n'roll ; Patience est mon 4ème prénom, juste avant Vertue). C'était pas dégueu certes, mais ça n'avait pas du tout le
goût du Donut Grassouille Majuscules, tout juste ça ressemblait à une gaufre molle le lendemain.
Je crois maintenant avec le recul que ça manquait d'huile bouillante et de pâte à beignets au final. Question éminement existentielle : dois-je me séparer de mon appareil à gaufres ou de mon
confectionneur de donuts puisque les deux font à peu près la même chose ?
Rendez-vous dans les 6 mois à venir avec un autre assistant culinaire, j'ai nommé l'appareil électrique pour faire des pâtes fraîches offert par ma maman adôrééééée. Mais d'abord faut
que je trouve des recettes pour accommoder le lapin de Pâques avant que ce gros con n'aille distribuer les oeufs pour les petits nenfants. En hommage à ma lapine Rustine dont je vous conterai un
jour les mésaventures, et qui explique ma sordide existence de psychopathe sur notre belle planète...
Et ça continue ! Dans la série "les américains pondent des bijoux excellentissimes pendant que nous on a Femmes de loi", voilà le dernier né, "Damages". La diffusion
du pilote commence aujourd'hui sur Canal plus, heureux les possesseurs du décodeur qui pour une fois ne vont pas se taper du foot !
Damages raconte la vie d'un cabinet judiciaire new yorkais, dirigé par Patty Hewes à côté de laquelle Margaret Tatcher fait figure d'une gamine à couettes totalement inoffensive. Ellen Parsons,
toute fraîche et toute naïve, va être engagée dans ce cabinet, pour le meilleur mais surtout pour le pire. La vie est une chienne, Patty est une chienne et elle ne va pas tarder à apprendre
ces leçons par elle-même...
Damages, enfin le pilote pour commencer, casse la baraque et augure du très très bon dans la catégorie poids lourd. Glenn Close y est énormément pour beaucoup dans cette réussite, celle-ci
incarnant une avocate redoutable, sondant les âmes comme des livres ouverts de coloriage et n'hésitant pas à manipuler, fourvoyer, soudoyer voire pire, pour se payer la tronche des hommes contre
lesquels elle bataille dans ses procès. Inévitablement je pense à la réplique de Woody Harrelson dans "No country for old men" quand quelqu'un lui demande à propos de Chigurh, à qui on peut le comparer : "vous voulez savoir s'il est pire que la peste
bubonique ?". Patty Hewes serait un peu dans ce style là surtout quand elle a en tête de gagner un procès, en tirant des ficelles les plus tordues les unes que les autres. Je ne vous dévoilerai
pas ce qu'elle commet comme crime et manipulation dans le pilote, mais franchement ça donne froid dans le dos...
Et ça fascine ! Instantanément je suis devenue accroc à la série, qui je l'espère va continuer dans cette voie trasho-cynique, sans s'adoucir sous la pression de je ne sais quelles associations
puritaines. Dexter avait failli prendre cette voie là trop humaniste pour redevenir lui-même dans la saison 2, souhaitons à Patty Hewes le même chemin sans prise de conscience douloureuse, et
avec beaucoup de machiavélisme dans sa démarche de destruction d'autrui. J'imagine déjà les dégâts d'influence qu'elle va commettre sur la petite procureur à
peine sortie de l'enfance... L'affiche en dévoile déjà long !
Sois sadique et n'aies pas de remords, Patty... Sois notre idole à toutes !





