Lundi 14 avril 2008


Alex de la Iglesia est un réalisateur dont on guette toujours le futur opus. D'abord il est espagnol, ce qui est une grosse qualité dans le cinéma actuel à tendance moribonde ou beauf, et puis surtout il est talentueux (ne faisons pas de racisme à l'envers !). Le gars il a quand même réalisé "Perdita Durango", "Le jour de la Bête", "Un crime farpait", et pis plein d'autres mais que je n'ai pas encore eu la chance de voir. Mais quand j'ai entendu parler de la sortie de "Crimes à Oxford" au casting international et à l'histoire policière peu coutumière dans la filmo de la Iglesia, je me suis un peu méfiée. Un peu.

Bon l'histoire déjà : Martin jeune étudiant matheux, débarque de son Amérique natale pour suivre ses études à Oxford. Pourquoi Oxford d'ailleurs ? Parce qu'il est ultra fasciné par le professeur Seldom et que celui-ci enseigne dans ces vertes contrées. Martin espère secrètement faire la connaissance de Seldom et plus encore qu'il devienne son maître ; il loue d'ailleurs une chambre chez une amie de celui-ci, Madame Eagleton. Il ne va pas tarder effectivement à rencontrer le fameux professeur, puisque c'est ensemble qu'ils vont découvrir le cadavre de la dite amie. Et l'énigme policière de commencer...

Alors avais-je raison de me méfier ? Non, parce que "Crimes à Oxford" est un bon film, un plus que bon film même car très bien ficelé, au scénario bien fourni, et à l'interprétation en partie excellente. Seulement voilà ça ne ressemble pas tout à fait aux réalisations habituelles de la Iglesia, c'est ça qui me gêne. Certes les personnages et les propos sont assez cyniques, et la fin encore plus, trait plutôt coutumier chez ce réalisateur ; mais il manque à ce tableau une bonne grosse dose de méchanceté qui tache, ce qui faisait mouche dans "Un crime farpait" par exemple, où la méchanceté était incarnée superbement par les deux principaux protagonistes. Ici le casting pâtit un peu de la présence d'Elijah Wood, faisant des efforts certes, mais éternellement plombé par son physique d'ado, et avec pour seule expression ses yeux globuleux ouverts à plus plus quand il est vraiment très très étonné... Léger, franchement léger.

Pour le reste la réalisation est drôlement académique, les dialogues beaucoup trop longs, et le film s'étale à n'en plus finir jusqu'à un final très démonstratif en flash back et en ficelles retorses à la "ah mais oui mais c'est bien sûr !". Certes c'est un film policier avec énigmes, donc c'est un peu normal tout ça à la base, certes. Certes je suis plombée par la vision des autres oeuvres de la Iglesia, certes. Oui finalement c'est pour cela que je n'ai pas aimé son dernier film : pas assez méchant, pas assez espagnol, pas assez explosif et beaucoup trop propret ! Mais ça peut convenir à moult personnes sans que cela soit péjoratif pour moi comme recommandation...

Mais siouplaît matez-vous "Le crime farpait", là vous comprendrez ma non critique timorée !!!

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Vendredi 11 avril 2008

Adrien Brody a ce petit quelque chose de touchant dans le regard qui fait qu'on a envie de lui ébouriffer le poil comme si c'était un labrador (je vous rassure je ne suis pas zoophile. Enfin pas encore. Enfin si jamais ça arrivait je vous rassure encore une fois, je ne prendrais que des animaux consentants, adultes et surtout imberbes). Il dégage un je ne sais quoi d'humanité exacerbée, de mystère ombrageux, et surtout transpire le charme à l'ancienne avec sa silhouette déguingandée et ses bérets à la dandy. Sa prestation dans "A bord du Darjeeling limited" nous séduit en un tour de main, c'est celui des 3 frères qui a le plus de mal à faire le deuil de son père, et il ballade tout le long du film moult squelettes aux os lourds sur son petit dos tout maigrelet...

Il y a quelques temps la star interplanétaire multi oscarisée Michaël Youn avait balancé sur Adrien Brody quelques propos intellectuels sur sa pseudo taille de pénis (la planète Clitoris connait pas visiblement le Michaël), en même temps on peut comprendre que perdre ce genre de créature roucoulant désormais avec le bel Adrien, peut créer quelques aigreurs cérébrales. Surtout qu'en plus, quand on compare les deux filmographies on a d'un côté Polanski, Spike Lee, Terence Malick, Peter Jackson, Shyamalan (et bientôt Argento !) et consorts, et de l'autre... on a euh oh bah Braoudé et Berri quand même ! Pis le projet "Fatal bazooka" en cours !!! Wouah !

Y'a pas photo hein ?



Oh on dirait Laurent Fontaine jeune !


Jeudi 10 avril 2008
Bon pour ceux qui n'auraient pas suivi, là je suis en pleine expiation de mes gros nazes d'ex. Y'a eu l'épisode 1 de ma rencontre avec Grosse Merde Majuscule (GMM pour les intimes), suivi de l'épisode 2 aussi synonyme de seconde rupture mondiale, et aujourd'hui je m'apprête à vous narrer la suite, parce que oui, contrairement à ce que j'ai pu croire sur le moment, y'a bien eu une suite.

Et la suite elle se combine avec la rencontre sur le Net de PMM (Petite Merde Minuscule). C'est du tordu de chez tordu, z'allez voir...

Alors ma seconde "rupture" (entre guillemets parce que l'autre il a décliné le mot "lâcheté" sous toutes ses formes) avec GMM a eu lieu en juillet. Malgré mes supplications hystériques d'officialisation de séparation, il est resté muet ; pourtant c'est fou ce qu'il était bavard sur le thème de la construction de chalets alpins à Zoug ??? Le temps a un petit peu passé quand même et j'ai ouvert un blog. Pas çuilà, un autre. Et je laissais les commentaires ouverts. Et j'ai attiré une foule de gens super intéressants* : des trolls de tous ordres, des mères de famille vieillottes et désoeuvrées outrées par mon langage cru et mon absence de morale (surtout sessuelle), des petits trous du cul trop courageux pour s'aventurer ailleurs que dans le virtuel et... PMM.

PMM il tenait un blog lui aussi. J'aimais bien son style et sa façon de tirer à boulets rouges sur les institutions. Je lui ai envoyé un message perso pour lui dire. Il m'a répondu. J'ai répliqué. Et on est venu à s'envoyer des mails.

Tout plein.

Plus qu'un pas et la Suzy elle était ferrée. C'est fou ce que j'étais sensible et crédule à l'époque tiens ?

Alors quand PMM m'a dit comme ça qu'il était séparé de sa femme avec qui il avait eu une grande fille, je l'ai cru.

Quand il a dit qu'il était directeur d’une usine de textile je l'ai cru.

Quand il a dit que le numéro avec lequel il a fini par m'appeler était sa ligne directe VERY IMPORTANT a son poste je l'ai cru.

Quand il a dit qu'il était beau comme un astre et que toutes les femmes le reluquaient avec désir, je l'ai cru aussi.

Et pis donc la Suzy elle a fait tournicoti, tournicota.

Elle a demandé une photo et le gars il lui en a envoyé une de quand il avait 19 ans. C'était l'époque de Téléphone ça se voyait à la coupe de cheveux, PMM avait un peu les dents qui couraient après le steack, mais la fille - moâ - elle s'est pas méfiée outre mesure que depuis la fameuse photo y'avait une vingtaine d'années - peut être même trente c'est vieux Téléphone - à peu près qui s'était écoulée.

Et que depuis le terrain avait probablement changé.

Bah oué. Au pays de Suzy, comme dans tous les pays... Et que non seulement le gars c'était pas Michael Douglas avec des beaux restes, mais qu'en plus il avait omis de spécifier un détail sans aucune importance : il vivait toujours avec sa femme. Sous le même toit. Dans la même maison. Avec leur fille aussi. Mais la maison était très très très grande (comme l'usine de textiles d'ailleurs), tellement immense qu'ils avaient aménagé leur coin à eux pour ne pas se voir de la journée, et que si jamais quand même ils avaient un truc à se dire, fallait chausser les patins à roulettes tellement c'était loin.

Et que de toute façon ça faisait plusieurs années qu'ils ne couchaient plus ensemble parce qu'il la détestait cette grosse salope de truie.

Elle était immonde avec lui.

Elle l’humiliait dans sa chair d’homme. Il voulait refaire sa vie.

Ca n'était pas trop tard à plus de 45 balais.

A zéro sans sa femme, sans son manoir gigantesque en banlieue parisienne et sans son usine de textiles.

Avec moi bien sûr.

Sauf que là j’ai commencé un tout petit peu à me méfier. GMM et son cul velu était passé par là ; fallait-il lui rendre grâce pour autant ?

Finalement y’aura encore une suite parce que sinon je risque d'être trop longue, et vous, vous allez vous faire chier.

* : je ne suis pas complètement langue de pute, sur tous les gens inintéressants fréquentant mon blog, y’a quand même eu comme valeurs sûres Méluzine avec qui je cause toujours enfin quand on arrive à trouver 2H pour discuter au téléphone, Laurent avec qui on échange des SMS de bonne année entre autres, et Kip issu de la Tribu des Kipedaltous (que je n’ai jamais vu juste parce que je suis allergique à Tahiti).

Mardi 8 avril 2008
J'ai attendu, attendu, attendu avant de me décider de voir THE film évènement du siècle dans notre beau pays qu'est la France. Il faut dire que toute la pub ainsi que l'engouement médiatico-publique m'ont sacrément pompé l'air dès les 2-3 premières semaines de diffusion dans les salles, surtout que plein de films sont passés à l'as du fait de l'omniprésence du phénomène ch'ti sur les écrans noirs. Mais fallait-il bouder un éventuel plaisir et s’abstenir de vanter les mérites et le succès d'un vrai film français sous ces prétextes là ?

Bah oui. Complètement oui. J'aurai du et je me suis faite eue bordel. La seule consolation c’est que je n’ai pas payé ma place.


Bon l'histoire vous la connaissez puisqu'on vous la rabâche en permanence partout, mais je vais quand même faire un résumé, parce que c'est fou comment c'est fourni niveau scénario : alors Philippe est directeur dans une agence de la Poste, et comme sa femme est dépressive et bien il voudrait être muté sur la Côte d'Azur. Mais comme la Fonction Publique privilégie les COTOREP niveau poste intéressant, Philippe il va simuler un pseudo handicap moteur, et comme il est pas très fut’fut ben forcément il va se faire choper. Et la suprême punition tombe comme un couperet : il sera muté à Bèrgues, dans le Nord Pas de Calais. Le choc des cultures Sud contre Nord peut commencer.


Et le choc des clichés stéréotypés aussi. Putain c’est comme si on réduisait le Portugal à Linda de Suza ou l’Italie aux Carbonara, ça me fait mal au cul tiens. J’ai entendu partout que Dany Boon rendait hommage à la région dont il est issu et qu’il affectionne particulièrement, et là sous mes yeux effarés, s’étalent des futurs slogans pour banderole nauséabonde de stade de foot. Peut être que j’exagère, sûrement (bah oui c’est connu les gens qui viennent du Sud c’est aussi des hystériques sans recul, hein la sardine qui bouche le port !), mais je n’ai vu là dedans qu’une abondance de bêtots gentils couillons fortement alcoolisés, dont la chaleur humaine se résume à trouver des meubles au sudiste acariâtre et à lui présenter tous les bons coins à frites. Ah oui et à se réconcilier avec sa femme en la confortant encore plus dans le méga gros cliché qu’elle se fait sur la population du Nord ; mais je ne cracherai pas sur la seule séquence drôle du film à mes yeux, car volontièrement méchante, ultra lourde et assumée en totalité (le seau de moules vidé à même le caniveau en pleine rue passante, l’accueil beauf des supporters de foot avec écharpes multicolores et trompettes, le passage des mineurs de fond et la scène de dîner glauquissime digne de Délivrance !).


Au niveau de l’interprétation, mêmes reproches, le casting féminin frôle les Razzies awards avec Line Renaud à l’accent surfait et invraisemblable, ainsi que Zoé Félix et Anne Marivin forçant leur jeu à qui mieux mieux. Bref que du lourd ! Chez les hommes plus de conviction dans le jeu mais sans plus… A souligner tout de même la prestation de Michel Galabru – filmé sur fond noir - digne d’un oracle pré-apocalyptique à la Matrix ! Complètement décalé dans toute cette lissitude démagogique.


Je suis dure peut être, mais franchement je ne comprends pas cet enthousiasme débordant pour ce film sans prétentions (on peut lui reconnaître cette qualité, oui oui c’en est une !), divertissant pour un dimanche soir certes, mais à peine plus élevé qu’un « Bronzé 3 » dans la platitude scénaristique, et moins bien qu’un « Camping », pourtant déjà bien consensuel dans la démarche « aisé glamour contre beauf vendéen» (et bien entendu c’est le beauf qui a tout compris à la vie) mais faisant mouche à plus de situations épiques. Faut-il faire passer les Provençaux pour des gros bourgeois imbus de leur personne pour rendre sympathique en comparaison les habitants du Nord Pas de Calais ? Méthode lourdingue heureusement ne dépassant pas certaines limites qui auraient pu devenir vite nauséeuses dans les pattes d’un autre réalisateur. Mais Dany Boon est gentil, ça on peut lui reconnaître aussi. Et plein de bonnes intentions. Et pas du tout mauvais comme moi et les cinéastes que j’aime.


Peut être que c’est moi qui n’ait rien compris, mais ce score monumental de plus de 17 millions de spectateurs en dit long sur le moral actuel des troupes franchouillardes. M’en fous j’ai pas envie de comprendre en même temps, surtout que je ne sais pas si le [REC] de Balaguero verra le jour sur nos écrans aseptisés. Et pendant ce temps là les Espagnols font du vrai cinéma qui fait mal aux tripes et à la tête. J’ai pas du naître dans le bon pays, faut croire. Allez je vais me mater « Les choristes » ça va flatter mes bons sentiments que j’ai pas tiens, faut que je prenne des leçons de bienséance car bientôt ça va se répandre dans tout le pays.

Telle la peste bubonique.


Jusque dans nos foyers.


J’ai peur.


Message personnel : Caro si tu me lis, sache que j’ai été lâche et je n’ai pas osé te dire en face mon ressenti sur ce film que tu as adoré… c’est mon côté humain… Caro ne m’en veux pas, je ne voulais pas te faire de peine ! Et franchement c’est beaucoup plus drôle quand c’est toi qui fait la ch’ti, et que même je dis ça sincèrement ! Tu veux toujours que je t’accompagne à Lille dis ?????

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Lundi 7 avril 2008

Il y a des films qui font un bien fou. D'ailleurs les films de Wes Anderson font fréquemment ce type d'effet là. On en ressort tout guilleret avec une légère nostalgie vissée au corps. De par ses propos, ses personnages, et surtout ses décors, "A bord du Darjeeling limited" ne déroge pas à la règle...

Peter et Jack rejoignent leur frère Francis à bord d'un train sillonnant l'Inde. Francis, tout cabossé à la suite d'un accident de moto et en quête du sens de la vie depuis, a décidé ainsi de réunir la famille pour qu'ensemble, ils vivent des expériences spirituelles. Le voyage a également pour but de rejoindre leur mère, vivant dans un monastère dans les montagnes, dont ils sont sans nouvelles depuis la mort de leur père, l'année précédente...

On dirait que les films d'Anderson sont construits de telle sorte qu'ils font suite aux précédents : il y a toujours le même casting (qu'on a grand plaisir à retrouver, pas comme dans les films de Lelouch !) composé donc d'Owen Wilson, d'Anjelica Huston (sublimissime) et de Bill Murray aparaissant en caméo, et il y a toujours la recherche d'un parent perdu (mort, disparu, présent mais quand même aux abonnés absents). De plus la quête du sens de l'existence ainsi que celle de sa place dans des familles plus ou moins loufoques et certainement atypiques (enfin quand on creuse bien, ça finit par ressembler à monsieur et madame Toutlemonde !) se font soivent au travers d'un voyage spirituel dans des contrées magiques, et ce par le biais d'un moyen de transport fantaisiste. Dans "La vie aquatique" le véhicule utilisé était un bateau hommage au "Calypso" de Cousteau, dans le dernier Anderson c'est à bord d'un train - entre autres, les pieds étant pas mal sollicités à la fin ! - que nos trois personnages vont apprendre à resserrer des liens fraternels bien distendus. On est charmé au départ par l'extravagance des personnages et par leurs dialogues plein de mystères saugrenus, pour être ensuite capté par des éléments dramatiques certes, mais ne plombant pas l'ambiance ; dans leur épopée et en se mêlant aux populations indigènes, nos trois frères vont mener leur quête à bout et à bien, et ce en faisant resurgir de leurs aventures exotiques des évènements familiaux du passé.

Je parlais du casting "habituel" d'Anderson un peu plus haut, mais il ne faut surtout pas oublier dans l'affaire les petits nouveaux chez le réalisateur, j'ai nommé Adrien Brody et Jason Schwartzman. Ils forment avec Owen Wilson un trio de frères impeccable et chacun avec leur personnalité propre (en gros il n'y en a pas un qui vole la vedette à l'autre). "A bord du Darjeeling limited", si vous en doutiez encore, vous montrera de façon subtile et incontestable, à quel point les voyages ouvrent des portes essentielles dans tout questionnement sur le sens de la vie. De sa vie. Une bonne leçon à prendre et à suivre surtout...



par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Vendredi 4 avril 2008
Y'a un truc un poil énervant qui m'énerve des fois. Que des gens par exemple me disent "mais comment que ça se fait que t'es célibataire ???" sous-entendant sournoisement "elle doit avoir des vices cachés c'est pour ça" (oui parce que sinon je suis une splendide déesse aux dents blanches et surtout aux gros seins). En général ceux là je leur parle plus, au moins comme ça c'est réglé. Mais bon il n'empêche que cette réflexion témoignant d'une forte analyse de l'être humain, de sa personnalité, de son passé, de ses désirs, de ses souffrances, de sa culture etc etc, on l'entend souvent, ultra souvent même.

Plus rarement d'ailleurs entend-on "mais comment que ça se fait que lui/elle est marié(e) ??????". Si si je vous jure, ça on l'entend drôlement moins souvent. Alors aujourd'hui je compte remettre les pendules à l'heure et réhabiliter la cause des célibataires parce qu'ils n'ont pas forcément une pièce défaillante dans le moteur : petite présentation de gens mariés et/ou avec des gosses, ayant tous leurs vices visibles sur la tronche, ou perceptibles en 5 minutes de discussion.


Le meilleur exemple en la matière. Marié, une chienne. L'individu dangereux est assis dans le transat. Un charme fou dans la petite moustache sèche.


Divorcé, remarié, deux enfants, deux belles oreilles, une coupe dans le vent mais aussi riche et célèbre, ça peut aider. Ah oui vit chez sa mère.



Bambi, divorcé, deux enfants par éprouvette, a perdu sa mère qui a été culbutée par un chasseur dans le film du même nom.


Ah pardon une erreur s'est glissée dans mon répertoire d'images ! Lui c'est juste un très mauvais acteur. Rien de grave...


Ted Bundy, marié, une fille, a fini ses jours en Unité de soins palliatifs à 200 000 volts dans le couloir de la mort d'une prison haute sécurité aux USA.


Hannibal le cannibale, marié, une fille ; en fait en vrai et quand il est pas pris en photo il est très très gentil. Une vraie crème. A raser, arf arf arf !!!! (Patrick Sébastien, sort de ce corps !!!).


Alors eux ils sont trop mignons. Je n'ai pas pu choisir entre les deux, franchement ils vont trop bien ensemble. S'ils décident de faire un autre môme, je mettrai bien un tube de côté moi.


Et la plus belle pour la fin. Elle parle d'elle même pas vrai ? Ce truc là qui ressemble à un vague cochon décoloré sans tire bouchon au bout mais qui fait quand même groin groin en troussant ses naseaux, est mariée, a un fils et attend même un autre petit marcassin.


Alors avec tout ça si vous vous demandez encore pourquoi Untel est toujours célibataire, dites-vous que peut être Untel est effrayé à l'idée d'avoir un conjoint pareil. Et les exemples sont légions. Ca arrive à plein de gens il paraît.

J'ai peur.


par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs
Jeudi 3 avril 2008
Donc après 10 jours environ sans nouvelles de l'homme de ma vie à part le dernier SMS qui tue "je te rends à mon frère" (qui lui je tiens à dire s'est comporté en parfait gentleman alors que pourtant il partage des gènes avec GMM. Comme quoi), et ayant déjà vécu par le passé des ruptures par contumace, j'ai pensé supputé estimé et finalement considéré que c'était fini. Et pisque l'homme de ma vie n'était plus en quelque sorte, j'ai décidé d'écrire une lettre. Moi en général quand j'écris une lettre c'est pas très bon signe. Je suis drôlement plus forte dans la descente vengeresse par écrit, un vrai truc de névrosée en colère, je fais des brouillons, je pèse les mots, je bidouille des virgules, je corrige et relis une dizaine de fois... Bref je sais ce que j'écris. A la ponctuation près. Je ne me rappelle plus tout ce que j'ai mis dans cette fameuse lettre, mais GMM s'en est pris plein la tronche comme rarement. Mais faut dire aussi pour ma gouverne que rarement - jamais - je n'avais vécu autant de douleurs orchestrées par un autre. Tout ce que je n'ai pas pu lui balancer dans sa tronche pour cause de lâcheté congénitale, je lui ai consigné dans ce fameux document.

De ma plus belle écriture.

Je me rappelle juste du mot "minable". Au final c'était le plus beau résumé qu'on pouvait faire de lui.

Comme vous vous doutez pas de réponse. Normal. Je n'en attendais même pas d'ailleurs. J'ai repris en boitillant le fil de ma vie et trois mois plus tard j'ai recommencé à mater les petits culs qui se balladaient sous mes yeux esgourdis. Un jour au travail comme ça, je consulte mes mails. Comme ça. En deux secondes je suis passée du gris cadavre au rouge voiture de pompiers. Avec les sirènes et plein de plaques dans le cou.

Ma stagiaire m'a regardée comme si j'étais en train de passer l'arme à gauche. J'ai tremblé comme si je faisais une rechute de delirium tremens. J'ai ouvert le mail comme si je cherchais les emmerdes.

Vous avez un message.

GMM acceptait tous les termes du contrat : il validait toutes les lignes de la lettre. J'avais raison il n'était vraiment qu'un minable. Et comme dirait Ayo, à genoux il m'a suppliée.

Et au jour d'aujourd'hui avec beaucoup de recul, je me dis que l'amour vraiment ça rend très con. Très très con. Cupidon je te le grillerai sur un bûcher vite fait que ça traînerait pas. En même temps à sa décharge à ce branlasson, je l'ai aussi cherché. Pourquoi effectivement à ce mail de reprise, j'ai effectivement repris un individu qui :

- était laid comme un poux et faisait déjà petit vieux à 43 ans (44 même) ;
- était surnommé aussi Flash Gordon dans l'intimité au vu des 3 secondes maxi tenues dans la bête ;
- était poilu partout même dans le dos comme si on lui avait greffé des gènes de gorille dans une expérience scientifique zarbi ;
- était chiant comme la mort à disserter des heures sur la porcelaine de Limoges ;
- vivait encore chez sa mère et à Clermont en plus ;
- était un lâche pitoyable et pathétique dans toute sa splendeur de minable.

Dernier critère non négligeable.

Pourquoi effectivement. Et bien j'avais décidé que notre histoire n'était pas terminée et que ça ne pouvait pas se finir comme ça en queue de poisson avariée. J'ai répondu positivement. Très très positivement.

Et j'ai attendu, attendu, attendu. Normal. Un mois environ. C'est que le gars il avait pas tous ses neurones connectés malgré toute sa science infuse sur les moeurs des Papous au XVème siècle.

J'étais plus à ça près remarquez. Quand on renoue avec un individu pareil forcément ça veut dire qu'on a plus rien à perdre non plus ? Et pis on s'est revus. Et pis je lui ai expliqué qu'on avait tout notre temps, que je n'étais pas une méchante sorcière, qu'on était pas obligé à quoi que ce soit. Que je ne lui mettrai pas le grappin dessus parce que de toute façon c'était pas mon désir à la base.

Un mois, deux mois, trois mois (la dernière fois ça s'était arrêté à quatre, adjugé vendu, couic). On se voyait tous les deux week ends environ, comme la première fois. Pas de quoi étouffer un homme si ? Un soir que tout se passait très bien, moment d'ultra complicité, il me confie qu'il a quitté son ex parce qu'elle voulait vivre avec lui. Là j'ai compris. Là inévitablement j'ai su qu'il allait encore se faire la malle selon l'équation évidente : 3 MOIS BIENTOT 4 + COMPLICITE + CONFESSION INTIME = AU SECOURS MAMAN J'AI PEUR DE LA FIFILLE ET J'AI LU AUCUN BOUQUIN SUR LE SUJET !!!!!

Putain j'étais tellement lucide sur le moment que j'aurai du jouer au loto. Allez savoir, au lieu de me taper l'autre macaque à cul poilu (oué même le cul il avait du poil !!!! Putain même les babouins ont le fessier imberbe !!!) tellement peureux que même ma foufoune paraissait une menace (vite vite VITE !!!!), à l'heure actuelle je serai peut être encore en train de siroter des Caïpirinhas, éventée par des jeunes éphèbes glabres n'ayant jamais vu Limoges. J'aurai vraiment du parce que ça a pas loupé : GMM a présenté dans les deux semaines suivantes, quelques symptômes déjà connus au tableau clinique de son immense lâcheté :

- Pratiquement plus de SMS (au lieu d'une pelletée par jour) ;
- Portable aux abonnés absents la plupart du temps ;
- Excuses bidons pour ne pas venir un week end sur deux.

Bref ça commençait à sentir le poil cramé. Un samedi on devait se voir : 15H personne. Boh y'a peut être du monde sur la route. 16H toujours rien. Y'a sûrement beaucoup de blaireaux sur la route. 17H je vous le donne en mille. Bordel me dit pas qu'il a crevé un pneu à 5 minutes de Clermont ??? 18H Fait chier l'autre tu vas voir qu'il va me poser un lapin (en plus le lapin ça le connait Pan Pan) !!!!!!!!!!!! 19H sournoisement pendant que je laissais mon 9ème message il en a profité pour m'appeler et laisser aussi un message : "Suzy je ne peux pas venir ce week-end je t'expliquerai plus tard".

A défaut d'explosion de foufoune, y'a eu explosion de la bonne femme toute entière. J'ai rappelé aussi sec, bien sûr messagerie, et là j'ai beuglé beuglé, toutefois sans me péter aucune corde vocale. C'est que chez les Dumeur c'est du costaud ces machins là. Idem je ne me rappelle pas de tout, mais en gros je lui ai sorti que "plus tard" ça devait probablement dire dans plusieurs mois. Plus quelques insultes probablement. Plus quelques saucées de SMS en fin de soirée.

Encore une grille de loto gagnante de loupé. C'était en juillet. On est arrivé en août rien. Septembre est arrivé rien. Octobre disette. Novembre aux pâquerettes.

Rien. Que dalle. Niente. Nada. Vous en avez rêvé, Grosse Merde Majuscule l'a fait. Malgré mes suppliques, mes débordements hystériques, mes crises dignes d'une folle tarée issue d'un téléfilm de M6 pendant je dirai deux mois, le macaque qui se prenait pour un homme m'a complètement snobée. De grâce ne me prenez pas pour une conne stupide complète, mes tentatives de contact n'étaient pas en vue d'une reprise, promis juré pas de troisième couvert, non en fait tout ce que j'ai quémandé tout ce temps c'était une réponse. Une simple réponse. Un témoignage d'humanité. Une rupture en forme, moi je voulais juste une rupture en forme. Qu'on m'accorde juste la délivrance. Même un "dégage connasse" m'aurait complètement soulagée.

Une démonstration couillue pour une fois dans sa vie de limace.

Mais je n'ai même pas eu le droit à ce médiocre privilège. Enfin presque...!



Mercredi 2 avril 2008
C'est en lisant les chroniques de la drolissime Sonia, et notamment ce texte là sur Stabilo man (c'est en 10 épisodes, c'est du petit lait franchement à recommander !), que j'ai décidé moi aussi de raconter mes aventures sentimentalo-n'importe nawak du passé. Je ne compte pas plagier la miss, il n'y a qu'elle pour pondre des trucs aussi incroyables, mais le faire à ma sauce trashissime et forcément au lance-flammes. Je ne me lance pas dans le Voici bloguesque et l'exhibition à outrance, mais j'ai bien envie de percer une bonne fois pour toutes ces abcès purulents qu'ont été certains de mes ex (ou presque ex, vous verrez je vous expliquerai). Ca soulage comme de faire un gros caca après s'être tordu le bide de douleur.

Voilà le ton est donné. Et même que j'ouvre les commentaires dis-donc !

Je commence donc avec le Maître en la matière, j'ai nommé the Hyper Chief de tous mes ex, le mètre étalon de la catégorie "Voilà ce que je ne veux plus jamais subir dans tout l'Univers". Ca va commencer fort avec cet éminent représentant de la gent masculine, c'est qu'on peut compter sur lui en la matière fécale. La grosse merde majuscule en question s'appelle Pierre. J'omettrai volontairement le nom de famille au cas où il se chercherait dans Google, ce serait déjà un début remarquez s'il se cherchait tout court. Je dis "s'appelle" mais c'est peut être "s'appelait" allez savoir, en tout cas monsieur le Juge je vous jure je n'y suis pour rien dans son assassinat même si l'envie ne m'a jamais manquée. Et curieusement me taraude tout particulièrement en ce moment. C'est peut être le printemps, ça réveille des pulsions de tous ordres et pas que celles consistant à cueillir des pâquerettes faut croire.

Bref pour les besoins de l'histoire et parce qu'il y'a des prénoms qu'on souhaiterait qu'ils soient rayés pour toujours de tous les registres de l'état civil, on appelera le sieur GMM pour Grosse Merde Majuscule. Quand on aime on ne compte pas, et lui je l'ai adoré alors rendons-lui sa juste mesure.

Ca a commencé bizarrement avec GMM parce qu'en fait je me tapais son frère avant de le connaître. Avec le frère en question je vivais une aventure brûlante et non matrimoniale (enfin surtout pour moi), une passion physique sans aucune rigueur morale. Je dis tout ça parce que le frère a une importance dans l'histoire, enfin surtout son téléphone pisque c'est "grâce" à lui que j'ai rencontré GMM : un jour le frangin a prêté l'un de ses deux téléphones à l'autre - sans me le dire bien sûr, avec ça la fête est plus folle - et moi curieusement ce jour là j'ai envoyé plein de SMS olé olé sur ce téléphone là (alors que je le contactais toujours sur l'autre), croyant tomber sur l'habituel. Bah non en fait j'avais ferré un autre poisson, celui-ci tout content de l'aubaine et un peu scrupuleux quand même parce qu'il a bien essayé de me prévenir mais moi j'ai fait comme d'hab : aller droit dans le mur la tête baissée. Elle est bonne la blague.

A fond, à fond, à fond.

J'ai continué les SMS de folie. Jusqu'à ce que GMM m'appelle (au bout de 8 heures quand même). Et que je m'aperçoive de ma connerie.

Un grand moment de solitude. Bref là aussi le ton de notre histoire était donné.

On a fini par échanger par SMS. J'ai fini par plaquer le frangin (il était occupé à organiser son mariage, d'autres chattes à fouetter). J'ai fini par tomber raide dingue amoureuse comme jamais (avec les enculés de papillons et tout le tralala). On a fini par se rencontrer. J'ai fini tout court.

Y'a un truc qui aurait du m'alarmer dès le début : GMM il a fait un ulcère à l'estomac 2 jours après notre rencontre. Comme ça. Jamais malade et paf ! ulcère à l'estomac. Ca a dégénéré en coloscopie (normal pour une merde vous me direz) et même que les médecins n'ont rien trouvé du tout, à part l'ulcère quand même. C'était un signe. Mais j'ai rien vu. Tout de suite j'aurai du capter l'essence du "ô-mon-Dieu-une-mante-religieuse-qui-va-me-demander-de-m'engager-moi-vieux-gars-de-43-ans". Oui en plus il avait 43 ans. Oui en plus il vivait chez sa mère à Clermont. Oui en plus il avait jamais eu de nana ou presque.

Oui je sais. J'aurai pas du m'étonner.

Mais moi toute chieuse que j'ai l'air à brailler comme une morue à la moindre occase, je suis tout sauf une coupeuse de couilles. J'aimerai pas avoir un homme à la maison 24/24, j'aimerai pas aller en vacances tout le temps avec lui, j'aimerai pas l'empêcher d'aller voir ses potes toute la nuit, j'aimerai pas l'avoir sur le dos pendant que je me décrotte le nez devant "Les experts", j'aimerai pas l'appeler juste pour lui dire de ramener du pain bref la vie de couple cliché ça ne m'intéressait pas. Mais l'amûre oui. Et GMM le pire c'est qu'il a failli me faire plaquer toutes mes bonnes résolutions parce que le con il a voulu y croire. Plus que moi. Et c'est là qu'il a commencé à faire des trous dans l'estomac. Tout seul, comme un grand, il m'a suggéré que pitêtre, sûrement et probablement oui il tenterait bien la vie à deux et qu'il quitterait sa mère dans la foulée.

Sa mère qui voulait en plus me rencontrer. Je crois qu'elle s'est dit qu'enfin quelqu'un allait la soulager de ce boulet. Et sa mère il voulait me la présenter même pas forcé. Je suis tombée dans le panneau. Surtout quand il m'a confiée adorer les mômes (il a élevé plein de neveux et nièces) et qu'une nuit alors qu'on faisait la bête à deux dos il m'a sorti "t'as les hanches étroites comment tu vas faire pour les bébés ?". J'aurai jamais cru que moi je resterai stoïque en plein coït à cette seule pensée d'héberger un alien dans mon ventre (qui lui n'est pas étroit et nourri au bon Nutella). J'ai troué le cul de plein de gens dans mon entourage quand j'ai dis la gueule enfarinée que je ne serai pas contre la conception d'un grumeau surtout que le futur père pourrait s'en occuper quand moi j'irai au bar, ou en virée à Florence. Seule. A me décrotter le nez devant David.

Sauf que c'est pas le cul de Pierre, oups pardon le cul de GMM qui s'était troué, mais son estomac encore plus. Une fosse de plus en plus profonde. Prête pour accueillir un cercueil. Pas mal pour un mec surnommé Pierre Tombale dans sa propre famille.

Un dimanche brusquement sans coup férir il s'est levé d'un bond du canapé en disant "faut que j'y aille". Oui je lui ai répondu, mais tu vas où ? "Faut que j'y aille, faut que je respire, faut que je rentre à Clermont, je me suis jamais casé, j'ai jamais dépendu de personne, c'est pas maintenant que ça va commencer !".

Alors que moi à la base j'avais rien demandé à personne.

Alors que moi jamais je ne m'étais imaginée un scénario pareil de possibilité de couple.

Alors que moi à force de portes ouvertes dans ce sens j'avais fini par y croire.

Alors que moi j'étais persuadée que c'était l'homme de ma vie. Et l'homme de ma vie était tranquillement en train de me plaquer après m'avoir fait un plat du Diable et des déclarations non stop, des semaines et des semaines durant. Tous les jours. Plusieurs fois.

Il est parti en disant toutefois que non non non il ne me quittait pas. J'ai laissé passer un jour. Au deuxième j'ai envoyé 1 SMS. Au troisième plein. Au quatrième multi plein tous hystériques. Et au septième GMM créa la lâcheté : "non je ne suis pas méprisant comme tu dis dans tes messages, mais je rends juste le téléphone à mon frère".

Plus aucun moyen de le contacter à part avec un pigeon voyageur peut être.

Retour à l'envoyeur. Suzy la petite balle qu'on envoie à son frère.

Plus rien 3 mois durant. Fin. Adieu GMM.

La suite au prochain épisode (bah oui y'a une suite forcément, chuis rien qu'une grosse bêtasse de fifille !).




Mardi 1 avril 2008
La grosse polémique du moment concerne - vous en aurez tous entendu parler, sinon vous habitez dans une grotte et franchement je vous envie - la "fameuse" banderole de 30 mètres déroulée en plein match de Coupe de France, relatant des propos calomnieux à l'égard du peuple nordique. Je ne vais pas en rajouter des tonnes dans le commentaire exaspéré, je laisse les chers forumeurs disserter à loisir sur ce scandale, ce qu'ils font très bien d'ailleurs. A chacun son métier. Moi je verrai plutôt dans cet acte de prime abord malveillant, tout un tas de choses positives.

Elle a raison d'abord Lorie.

D'abord.

Bon, pour commencer : comment une banderole de 30 mètres de long a t'elle pu passer au travers des divers contrôles et barrages ? 30 mètres bordel, ça en fait du poids en tissu non ? Sauf sauf SAUF quand on est un petit génie du rouleau de scotch en vérité je vous le dis ; imaginez cet élan merveilleux de solidarité tout dévoué à un stratagème des plus ingénieux : 60 personnes impliquées dans un ballet sublime, chacune avec sa petite lettre peinte amoureusement au gros feutre noir, ou son espace blanc, ou son signe de ponctuation, même l'apostrophe n'a pas été oubliée ! Et je ne vous parle même pas du nombre de petites mains qu'il a fallu pour scotcher le tout ! Franchement ç'aurait été cousu main et là j'aurai dit : respect les mecs. Moi qui n'avait que bas mépris pour le supporter lambda de foot, là je dois avouer que toute cette tactique si bien orchestrée était plutôt inattendue vu le QI régnant habituellement dans ces tribunes. Sans compter la magnifique chorégraphie consistant à mettre les bonnes lettres à la bonne place : imaginez une petite erreur, Adolf qui prend la place de Rudolf et hop ! on aurait eu "IODOPHILES INCONGRUS MOUCHEURS : ENVINEE CHEZ LES BITES" (je n'ai pas utilisé toutes les lettres, je ne suis pas supportrice de foot et je sais pas quoi foutre avec l'apostrophe au fait ?) ce qui ne veut absolument rien dire, la honte à la télé après !

Mais cessons là tout jugement construit sur des a priori, là franchement nous avons affaire à des génies en short et pouèt pouèt pour faire du bruit.

Et ce n'est pas fini. L'épatation des intellos imbus de leur personne n'allait pas s'arrêter là. Les mots choisis n'étaient pas des plus faciles à orthographier, reconnaissons-le à part "chômeurs" peut être, la génération SMS aurait plutôt simplifié le PH de "pédophile" par un F, et écrit CONS SANGUINS en 2 mots, voire méprisé le U, mais non non là encore une fois les bras m'en tombent : y'a même une putain d'apostrophe ! Pas une seule faute, qui l'eût cru ? Au Scrabble une si belle formule aurait donné, attendez que je télécharge ma petite calculette sur mon Petit Copain c'est que je sais pas compter non plus : euh... retenue... virgule, bon un score d'environ de 80 points, sans les placements compte triple et sans l'apostrophe bien sûr ! On sent là une érudition certaine, à quand une spéciale supporters de la tribune Boulogne à "Questions pour un champion", qu'on se frotte un petit peu à ces grands savants de la littérature française ? Moi qui ne sait même pas mettre 4 lettres dans l'ordre dans le Programme Cérébral de ma DS, j'ai honteuh !

Double double respect les gars ! Euh messieurs pardon ! peut être mesdames tiens, allez savoir !

Puis-je juste soumettre à nos amis du nord qui sauront garder tête froide face à cette intelligence hors du commun contre qui maheureusement personne à part les abonnés de la tribune ne peut rivaliser, un slogan issu de mon cru ?

"XENOPHOBES DELIQUESCENTS FACTIEUX : BIENVENUE CHEZ LES PARISIENS !"

Juste pour faire un bon mot compte triple. 116 points.


par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs
Lundi 31 mars 2008

Je n'ai jamais vu un film de Michel Gondry. Pas par mépris ou par désintérêt de son art, mais juste parce que l'occasion ne s'est jamais présentée, et que si ça se trouve, à chaque fois qu'il sortait un film, il y en avait d'autres qui m'interpellaient plus (genre avec des zombies errant dans une maison hantée où sévit également un tueur à l'arme blanche). Michel Gondry a tendance à être catalogué auteuuuuuuur (et non pas cinéaste parce que c'est drôlement vulgaire comme appellation) alors qu'en fait, ce que j'ai pu en voir dans sa dernière oeuvre, ce serait plutôt un artisan amoureux de son travail (et pas un pisse froid méprisant le populaire). Amoureux et tendre, et drôlement respectueux du genre (dans le style d'Edgard Wright on pourrait même dire).

Monsieur Fletcher tient une boutique de location de VHS dans un immeuble insalubre menacé de destruction. Il est aidé dans sa tache par Mike, à qui il va demander de garder le magasin toute une semaine pendant qu'il ira espionner les géants du DVD, brillants en affaire... Mais la trop grande tranquillité régnant en maître dans la boutique de monsieur Fletcher va bientôt être remise en question par l'intrusion de Jerry, magnétisé à la suite d'un attentat contre la centrale à micro ondes dans laquelle il a installé son camping car, et qui va à son tour démagnétiser toutes les VHS du magasin. La petite troupe, pour ne pas s'attirer les foudres de monsieur Fletcher à son retour, va alors faire les remake des films auparavant disponibles à la location, s'attirant ainsi une foule de clients et de fans inespérée...

En relisant le résumé de l'histoire je m'aperçois de l'extravagance du scénario et du film tout court ! Et ça fonctionne plutôt bien, les ficelles les plus saugrenues et les plus inimaginables sont tirées dans tous les sens, mais ça sert complètement les propos et la réalisation de Gondry. Le film est un véritable hommage au 7ème Art, et égratigne - mais sans être lourd et/ou virulent, pas comme moi ! - au passage les grosses boites de prod' gourmandes en dollars, les acteurs à melon, ainsi que les méga productions formatées. Le personnage de Sigourney Weaver - inattendue à ce moment du film surtout après le remake de Ghostbusters ! - synthétise parfaitement le vampire type des grosses majors, assassinant au passage les artisans donnant du sens et du coeur à leur oeuvre. Le casting donc est impeccable et met en valeur des acteurs mangés à toutes les sauces : Danny Glover bougon mais gardant toujours un espoir disproportionné dans ses entreprises, Mos Def charmant en diable avec toute sa naïveté, et Jack Black LE pilier de l'entreprise, effet principal ultra comique du film.

L'intérêt principal de la péloche réside dans les films "suédés" (= remake bricolé par des amateurs, le but étant que l'oeuvre soit quasi immédiatement reconnaissable) avec mention toute particulière à Ghostbusters, "Miss Daisy et son chauffeur" et Robocop (d'ailleurs vous pouvez voir des extraits de  films + quelques autres
en entier en cliquant là sur le site officiel, dommage néanmoins que le "Miss Daisy et son chauffeur" suédé du film n'y figure pas...). Ensuite, au delà du "sweding", reste une tendresse débordante de nostalgie rappelant fortement "Cinema paradiso", et un certain Ed Wood...

PS : en vivotant sur le Net (ce n'est pas pour rien que je baptise mon PC, petit copain... quand il m'emmerde je clique sur "arrêter l'ordinateur" ou j'en rachète un plus performant ! oups pardon digression) j'ai découvert un
concours de films suédés initié par Gondry. Il y a 508 vidéos à mater... Petit Copain...


par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur

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Je suis un tyran, si vous ne le savez pas encore vous allez en tâter de ma dictature ; donc comme tout bon tortionnaire qui se respecte, la liberté d'expression n'existe pas, mais quand même, des fois, je vous autorise à dire des trucs petit peuple opprimé  : par 
ici c'est le livre d'humeurs, et par aussi d'autres articles à commenter. Ici enfin figure le palmarès de la moule, commentable également et là là là y'a les photos de mes objets beaux à regarder pour moi favoris. Des questions ???

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