
Ray travaille sur les docks et entretient avec son entourage des liens quelque peu superficiels. Alors qu'il "accueille" en week-end ses deux enfants, Robbie et Rachel, des créatures de science fiction enterrées dans les sols depuis des millénaires, ravagent l'humanité en quelques heures dans un déchaînement apocalyptique et prennent le total contrôle du monde...
Attention car voir "La guerre des mondes" ne relève absolument pas du divertissement dans le style "Jurassic park" : il vous prendra sérieusement aux tripes tout en vous accrochant de stress et de peur aux accoudoirs de votre fauteuil. La séance n'est pas du tout relaxante tant elle est jonchée d'éléments dramatiques et de symboles guerriers ; le personnage de Ray, quidam entre les quidams, est pris dans une explosion d'évènements dignes d'une troisième guerre mondiale en quelques minutes. D'ailleurs le film est parsemé d'images propres à la Shoah (les cendres humaines puis les vêtements tombant du ciel, les humains dépouillés de leur substance pour servir la cause du vainqueur, le commentaire du personnage de Tim Robbins : "ce n'est pas une guerre, c'est une extermination"...) mais pas seulement : Spielberg filme avec cohérence et vraisemblance à quoi peut ressembler n'importe quelle guerre, vue de l'intérieur par des personnes jusque là tranquilles dans leur quotidien et ne doutant de rien.
Furieusement banal en quelque sorte et éblouissant dans la forme. La plupart des plans sont magnifiques et tellement soignés qu'il faudrait des décennies d'études en grammaire cinématographique pour les décoder un tant soit peu... Citons humblement ce qui est probablement la scène choc du film : Rachel - magnifique Dakota Fanning - fait une pause pipi derrière les arbres et avec stupeur voit flotter sur les eaux du fleuve, un, puis deux, puis une masse innombrable de cadavres humains... Jusqu'à ce que son père la saisisse et lui ferme les yeux. Explosion de douleur silencieuse, multiples symboles d'une extermination massive, dans un cadre paisible et reposant... Et encore ceci n'est réellement qu'un modeste exemple, tous les plans étant lourds de sens et chargés émotionnellement.
Mieux vaut être en bonne condition psychologique pour tenir le choc de ce chef d'oeuvre immédiat. Et même ainsi, "La guerre des mondes" vous vrillera les tripes de façon lancinante et vous touchera le coeur de façon poignante, sans toutefois vous donner le sentiment de vous être régalé devant une bonne oeuvre de fiction : comme "La liste de Schindler" il vous percutera même dans votre quotidien.

Pendant la guerre du Viêtnam, à New York, Frank Lucas prend peu à peu la succession du grand parrain d'Harlem, son mentor et père de substitution. De part sa discrétion et son intuition dans les affaires, il prend rapidement le contrôle du marché de la cocaïne à l'aide de sa famille et de militaires haut placés, et devient par la-même l'homme à abattre. Un homme, policier et incorruptible, Richie Roberts, va finir par identifier ce nouveau parrain new yorkais...
Voilà un film que Scorsese ne renierait pas ! Avec les Italiens en moins... Carré de bout en bout, on suit pendant près de 3 heures sans ennui aucun les chemins croisés entre le flic intègre et le parrain jusqu'au boutiste. Les personnages ne sont jamais manichéens ni cyniques, et profondément détaillés par Ridley Scott, qui les fait évoluer dans un New York des années 70 dans lequel on s'y croirait carrément ! Le souci du réalisme est poussé dans le conflit viêtnamien, que l'on voit évoluer en même temps que les protagonistes, jusqu'à une déchéance programmée pour l'un d'entre eux. Enfin, depuis la scène d'anthologie de "Heat" entre Pacino et De Niro, mètre étalon en la matière, on n'avait pas vu un aussi somptueux face à face entre deux acteurs monumentaux : Denzel Washington enfin utilisé à contre emploi et sortant définitivement d'une filmographie plutôt lisse (le bonhomme amorçait déjà un sacré virage dans "Man on fire"), et Russell Crowe refaisant surface avec toute son épaisseur, dans un personnage plutôt bonhomme mais ultra ambigu dans sa vie privée.
Pas de manichéisme je vous dis ! Et pas de bémol non plus, regardez le DVD les yeux fermés (miss France, sort de ce sorps...).
Et que le dernier ferme la porte. L'attente d'un Indiana Jones n'est pas aussi douloureuse que celle d'un Romero ou d'un Argento par exemple,
mais suscite néanmoins quelques petits guilis guilis probablement causés par l'aura spielbergienne... Surtout que le troisième opus était un petit chef d'oeuvre de malignité, de pertinence dans
un contexte historique qui aura marqué l'avenir de chacun, et de brio chez tous les membres de l'équipe. Spielberg était au sommet de sa forme (bon on se calme, il l'est encore !), l'alchimie
Connery/Ford était somptueuse, et même les seconds couteaux excellaient dans des rôles approfondis et à leur mesure. Un bel édifice divertissant mais pas seulement !
Alors, 19 ans après Indy revient et tout le monde accourt à ses aventures tant attendues. Les années 50, en pleine guerre froide, Indiana se fait licencier par son université à cause de conflits
avec l'armée soviétique à la suite de la quête d'une mystérieuse relique. Peu après il fait la connaissance de Mutt, jeune rebelle à la James Dean, qui détient des informations sur le Crâne de
Cristal. Ils partent ensemble vers l'aventure, bientôt rejoints par une ancienne connaissance d'Indy...
Bon alors annonçons la couleur tout de suite, cet épisode est probablement le plus faiblard des 4. Déjà le deuxième "Indiana Jones et le temple maudit" avait quelque peu déçu son public, mais ce
quatrième risque de creuser un peu plus l'écart. On reconnaît bien l'élégance de Spielberg dans la réalisation, mais "Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal" se rapproche
d'une vague resucée des précédents opus, et surtout du troisième : il y a par exemple le personnage féminin avide de pouvoir et de puissance (même si Cate Blanchett est éblouissante), et aussi le
couple Ford/La Beouf ressemble à s'y méprendre mais en beaucoup moins bien, à la fameuse combinaison fils/père orchestrée par Sean Connery. A part Blanchett donc, le casting est assez fadasse
voire cucul la praline, il faut voir le couple sentimentalo-mielleux qu'Indy forme avec Karen Allen ! Du grand Spielberg au temps d'Always !!!
Pour le reste il y a beaucoup de blablas, et l'action met un temps fou pour se mettre en place (les 3/4 du film environ) pour finalement nous en mettre plein la vue (éblouissante course poursuite
dans la jungle). Mais bon que je ne vous dégoûte pas plus que ça, vous en aurez quand même pour votre argent, car même un petit Spielberg vaut le détour. Le tout est divertissant et vaut le coup
d'oeil de loin, pour peu qu'on ne fasse pas la bouche fine.
Rompez !

Karen White est une journaliste et présentatrice télé célèbre. Elle décide de mener une enquête sur une série de crimes terrifiants et file rencart à un informateur dans un sex shop, mais cela va tourner au drame et les policiers vont abattre l'indic - finalement LE serial killer - dans le chaos le plus total. Traumatisée par l'évènement, Karen fait une pause, et part en vacances avec son mari dans un centre de repos dirigé par son psychiatre, "La colonie"...
Ah rien de tel qu'un bon vieux poilu d'antan pour vous remettre la gniak !!! Réalisé en 1980, "Hurlements" reste à ce jour le film de loup-garous le plus réussi de tout l'univers. Si si ! Oh y'a bien eu "Le loup-garou de Londres" ou "Dog soldiers" de plus que potable, mais le bon vieux Joe Dante remporte encore tous les suffrages. Pourquoi ? Parce qu'il remplit plus qu'un simple cahier des charges dans le genre, parce qu'il file les chocottes, parce que le scénario est solide, l'interprétation aussi, et que le réalisateur - qui soi dit en passant n'a rien perdu de sa superbe - sait se montrer très ironique dans sa démarche : il glisse ça et là des éléments caustiques notamment via les postes de télé allumés (les 3 petits cochons face au loup !), et donne une image des communautés plutôt sectaire... Outre Dee Wallace Stone au temps de sa splendeur, les seconds couteaux du film ne sont pas non plus négligés : citons ça et là la louve-garou la plus sexy et affamée de l'histoire du cinéma, le vendeur d'objets spirituels (et de balles en argent !) voyant des complots partout, ou encore la tripotée de déglingués vivant dans la colonie.
Alors que d'autres films de la même époque ont terriblement mal vieilli (voire des beaucoup plus jeunes, z'avez maté "Matrix" dernièrement ???), notre "Hurlements" de 28 ans n'a pas pris une ride, y compris dans les effets spéciaux : la scène où Karen figée de stupeur, assiste à la lente transformation d'Eddie, est mémorable... on reste comme elle en deux ronds de flan, frappé par le réalisme malsain de la mutation... Du grand Art encore jamais égalé.
Alors les petits jeunes, qu'est-ce que vous foutez ???
Parce que je le vaux bien.
Alors j'ai mis les petits plats dans les grands. Du grand Art.
J'ai écouté en boucle ses problèmes avec son ex qui lui a fait un enfant dans le dos.
J'ai écouté en boucle ses difficultés financières à cause de la pension alimentaire payée à son ex ex femme.
J'ai écouté en boucle ses histoires sur Dallas et Bruce Lee, parce que 5 minutes après il avait tendance à oublier qu'il les avait racontées.
J'ai écouté en boucle ses problèmes de boulot.
J'ai écouté en boucle ses idées suicidaires.
J'ai supporté son Alzheimer précoce quand il oubliait nos rendez-vous.
J'ai supporté son Alzheimer naissant quand il oubliait mon prénom.
J'ai supporté son Alzheimer très évolutif quand il se trompait d'étage et allait chez le voisin, voire se rendait dans la cour derrière parce qu'il avait oublié de tourner à droite.
J'ai jamais habité dans une cour.
J'ai continué les stratégies Betty Boop avec fruits de mer et champagne en sus.
Toujours pas de nouille à l'horizon, juste à plusieurs reprises "j'aimerai bien rencontrer une femme qui a DEJA des enfants", et moi en train de tremper l'air de rien un bulot dans la mayonnaise à défaut d'une autre sauce. Il devait avoir peur que je vomisse ma pilule contraceptive faut croire, mieux vaut être précautionneux dans la vie.
Il est parti en vacances un mois et curieusement aucune nouvelle, alors qu'on se voyait 2/3 fois par semaine. A son retour quand même, j'ai senti dans sa voix que ça allait drôlement plus mieux, les idées noires étaient parties et les chemises hawaïennes avaient refait surface dans la penderie de Canelloni. Même qu'il a pris des cours de tango pour pêcher des plus gros poissons et mettre toutes ses chances de côté pour trouver LA femme de SA vie. Profil auquel je ne correspondais plus bien sûr, étant toujours fertile hypothétiquement et m'étant fait vider en outre, mon gros tonneau de gnôle de sainte Bernadette.
J'ai commencé à ne pas être aimable, probable frustration d'origine sexuelle. Quand il m'a dit pour la énième fois qu'il aimerait TELLEMENT rencontrer une femme ayant DEJA des enfants, je lui ai répondu qu'il n'avait qu'à se taper une morue de son cours de danse ; les candidates ayant dépassé la date de péremption depuis déjà belle lurette, il n'aurait même pas besoin de vérifier si les capotes étaient trouées après usage.
Plus de nouvelles pendant des mois. Normal. Un jour, miracle, il a organisé une raclette et m'a quand même invitée, voulant réunir tous TOUS les gens qu'il adorait dans son entourage, dixit lui, avec un ton mielleux dans la voix.
J'ai inventé je ne sais quel prétexte à la con, pensant très fort que quelqu'un avait dû se désister de sa soirée et qu'il ne voulait pas voir une chaise vide, et n'étant probablement pas loin du compte. En janvier 2007 j'ai écrit une lettre. Si vous recevez une lettre de moi un jour, ça n'est en général pas très bon signe. Je suis drôlement plus forte à la plume quand il s'agit de dire les 8000 vérités qui font mal au cul. Et lui il s'en est pris une bonne, dans le cul.
Vengeance toute sexuelle.
A l'heure d'aujourd'hui j'ai appris qu'il niquait toujours avec JUSTE son amie, faut croire que son recrutement avait été très efficace et que même les morues n'ont pas mordu à sa nouille.
Au jour d'aujourd'hui je me rends compte que mes métaphores sont toutes poissonnières.
Alors voilà mon semblant d'histoire avec Canelloni, que nous appellerons ainsi parce qu'il était d'origine italienne, mais surtout parce que j'aurai jamais vu sa grosse nouille (ou imaginée telle), malgré toutes mes tentatives. C'était en début d'année 2006, je déprimais sévère et j'avais envie de faire coucouroucoucouuuuuuu histoire de me consoler. J'allais pas être déçue du voyage. Caro - que nous appelerons Caro pour protéger sa réelle identité - me propose un truc que j'avais jamais fait : une rencontre "arrangée", avec juste comme arrangement un échange d'adresses mail et après : demerdeziche !
Elle me décrit le futur bellâtre comme mignon, cultivé et très intéressant, je me suis dit "tiens ça va me changer du thon périmé en boîte vivant à Clermont".
Effectivement il était mignon, cultivé et très intéressant.
Sauf qu'à la première rencontre dans un bar je suis arrivée à l'heure et lui en retard.
Sauf qu'il a pas trouvé tusuite la porte d'entrée.
Sauf qu'après avoir tourné en rond devant les baies vitrées, il s'est pointé avec un livre "Comment tombe t'on amoureux ?" ou un truc dans le genre.
Sauf qu'après un quart d'heure chrono il m'a demandée si je voulais des enfants.
Passons. Faut pas que je sois mesquine nan plus.
On s'est vus et revus et on a bien accroché. Un soir il m'invite à dîner chez lui et il me dit "tu dors à la maison si tu veux". Alors moi j'ai pensé derechef "je vais passer à la casserole !!!!" et j'ai saisi vivement mon baisenville, sertie de mes plus beaux atours : mon tee shirt vert Betty Boop de notoriété publique. J'étais encore plus sûre de mon coup futur à tirer parce que le Canelloni, il a regardé Betty tout le temps dans les yeux, et même qu'il m'a cuisinée du fenouil censé être aphrodisiaque. D'ailleurs pendant la confection du fenouil, il a confié qu'il m'aimait plus que bien, qu'en plus j'étais du même niveau intellectuel que lui et que j'avais du répondant, qu'en gros je correspondais à tous ses critères de femme idéale, et que de toute façon je devais bien me douter que si on se voyait comme ça, c'était pas uniquement pour regarder des films d'horreur (oui parce qu'on regardait aussi beaucoup de films d'horreur, un type bien je vous dit).
Du tout cuit j'ai percuté dans ma petite tête vous pensez. Et j'ai commencé à m'imaginer comment le gus il s'y prenait pour copuler. J'étais en plein film porno quand il m'a sortie : "Suzy, tu as quelqu'un dans ta vie ?". Là dessus j'ai voulu lui répondre "si j'avais quelqu'un tu crois que je serai là conard ????" mais je me suis retenue parce que trop de répondant peut nuire au répondant, et conard ça pouvait paraître un brin trop familier quand même.
Et pis aussi je voulais voir le film X. Alors y'a juste un "ben nonnnnnn" qui est sorti de ma bouche en coeur. Mais de son côté à lui c'est autre chose qui est sorti : "alors je voulais te dire que moi j'avais quelqu'un, mais c'est juste une amie, c'est juste pour niquer, en attendant de rencontrer LA femme idéale de MA vie". Je suis pas sûre qu'il ait réellement mentionné "niquer" au final, en tout cas c'est le sentiment que j'ai eu à mon sujet propre.
J'ai commencé à réfléchir. Comme une brave naïve je me suis dit que sa démarche était honnête, qu'après tout il avait bien le droit de se faire du bien, et que moi non plus je n'étais pas vierge de corps et encore moins d'esprit, pis que de toutes façons il la quitterait quand ce serait le moment. No problem.
Sauf qu'il niquait avec UNE amie mais qu'il en voyait pleins d'autres des comme moi, et qu'il peaufinait son recrutement.
Sauf qu'à la fin il ferait son choix parmi le "plus beau bouquet de fleurs" (moi j'ai plutôt pensé que l'étal d'un boucher était plus approprié comme image métaphorique).
Sauf que je correspondais à tous ses critères stipulés noir sur blanc sur futur contrat matrimonial SAUF UN de taille : je n'avais pas de moutard.
Et tellement il était parfait et merveilleux que forcément dans l'avenir, j'aurai follement envie d'en avoir un avec lui, c'était inévitable, mais lui il ne voudrait pas et moi je serai forcément terriblement frustrée de ne pas sentir une graine de Canelloni dans mon ventre.
Alors ce soir là j'ai constaté que le fenouil c'était pas du tout aphrodisiaque, mais que juste ça réduisait les gaz intestinaux.

A ça je répondrai juste ceci : reluquez bien la photo ci-dessus.
Et ensuite je vous demanderai de vous poser la question suivante : quel genre de connasse peut encore avoir envie de se taper Laurent Romejko ?
PS : la photo a été prise au festival de Cannes par Stéphane Kossmann, le site officiel est par ici.

Donc. Antoine a tout pour être heureux comme dirait l'autre : une femme gentille, deux gosses adorables, une situation financière ultra confortable, un pavillon cosy avec un golden retriever ; bref il incarne la normalité absolue et l'image de la réussite à la française. Sauf qu'un jour le brillant Antoine va péter un câble, et subitement dire les quatre vérités à qui ne veut surtout pas l'entendre, sa petite famille en pôle position dans ce jeu grinçant et franc... Lors de sa fête d'anniversaire mémorable, il va annoncer à sa petite fille qu'il va partir...
Attention à ceux qui sont tentés par le film, je vais peut être dévoiler dans ce qui suit, le fil principal de l'histoire. Enfin pour rassurer quand même, ce n'est pas un film à suspens du tout à la Kaïser Sozé, et même que la révélation finale est facilement devinable au tout début du film, pour un peu qu'on tende l'oreille et surtout le sens critique. Voire l'expérience des paroles crues, dites uniquement en certaines circonstances. Deviner dès le départ ce que cache Antoine à tout son entourage, gâche d'ailleurs un peu les ressorts dramatiques suivants, et surtout la rencontre toute en émotions larvées et en non dits avec le père bourru et solitaire, exilé en Irlande. Cette remarque résume malheureusement à mon sens tout le film : les ficelles sont un peu grosses, et le final arrive subitement comme une perruque échevelée dans la soupe ; on aurait aimé un peu plus de subtilités scénaristiques sur un thème ô combien magnifique et dérangeant.
Malgré cela on est immédiatement happé par le jeu d'Albert Dupontel (j'avais raison !!!), dont le personnage se voudrait ignoble, mais qui somme toute gagne en sympathie sadique le spectateur qui voudrait de temps en temps dans sa vie réelle, asséner légitimement le coup de massue à son entourage des appréciations - pas des jugements - criantes de vérité. Le film vaut son pesant d'or uniquement grâce à sa présence. Uniquement, enfin presque, car il est toujours exceptionnel d'entendre la prestation de Serge Reggiani sur "Le temps qui reste", ici au générique de fin.
Histoire de nous rappeler à l'ordre et de faire des piqûres de rappel sur la fugacité de la vie. Il n'y a que l'imminence de la mort pour réveiller cette dernière authenticité.
Rendons à la saucisse ce qui appartient à la saucisse.
Vengeance. Spéciale dédicace.
On se gausse de ta chair exquise
Pour vanter des plats de marquise,
Alors que tu te suffis à toi seule,
ô saucisse !
Tu es faite de porc, de boeuf ou de veau,
Qui d'autre que toi peut se targuer de ce niveau ?
Tu peux être fumée, grillée, parfumée au curry,
Et je n'accepterai plus que de toi on rit !
Rarement un mets aura été aussi incompris,
Mais pourquoi tant de mépris,
Pour toi rebelle,
ô saucisse !
Tu n'as pas à avoir honte d'un filet mignon en croûte,
Et de Nuremberg à Francfort,
Tu n'as pas pris racine comme le roquefort !
Cessons là tout sarcasme,
J'arrêterai pour toi tous les miasmes,
Et je te rendrai tes lettres de noblesse,
ô saucisse !
Pour que plus jamais on n'entende piailler,
Sur ton titre fortement décrié,
Je suis sûre que l'on peut allier,
A toi les termes les plus raffinés.
Endiguons là toute future ignominie,
Je ferai taire tous tes ennemis,
Et aujourd'hui je te réitère mon soutien fanatique,
ô saucisse !
Je me sens drôlement bizarre moi en ce moment ? Pascal Sevran sort de ce corps !!!!!!!!
Extraits.









Bref allez-y !
Suivante...





