APPLAUSE
!!!!
Non seulement tu vas la prêter ta main, mais en plus tu vas taper dedans avec ton autre main parce que ce film est une vraie bouffée de fraîcheur, d'insolence, d'humour et de tendresse, et par les temps qui courent saturés de comédies bouffies sur les trentenaires, ça change ! Oui moi Suzy Dumeur j'ai aimé un film avec de la tendresse dedans et y'avait même pas un zombie qui traînait sa godasse pourrie. Même pas un !
Le scénario est téméraire, les comédiens truculents, les répliques assassines, et les dialogues bientôt cultes nous gratinent d'insolence et de 8ème degré. C'est bon ! Mention spéciale à Alain Chabat qu'on avait pas revu en bas résilles depuis le JTN des Nuls et à cette idée de G7 coupeuses de couilles antipolitiquement correcte.
Alors il y aura bien quelques esprits chagrins pour vous dire que c'est sirupeux et qu'il y a une belle morale à la fin, mais moi qui suis une grosse allergique à tout ce qui est peut être sentimental à grosses ficelles avec une coulée de guimauve par dessus, je vous dis que non, certes il y a un happy end, certes on le voit arriver avec une bonne longueur d'avance, et... et alors ??? Est-ce que de temps en temps on peut se laisser aller les gars sans faire une overdose de bons sentiments ?
Les bons sentiments justement il n'y en a pas, il y a des sentiments tout court, à vous de voir lesquels. Mais ça n'est pas déplacé et c'est franchement bon à prendre. Ca plus une bonne grosse dose de situations cocasses.
Alors allez-y - je prédis à ce film un succès ultrapopulaire et je chie sur les critiques auteurisants bobos - et surtout n'oubliez pas : il y a de la banane en Sandrine.
Ici vous pouvez prêter votre main...
Les religieux sont des gens comme les autres, sauf qu'ils ont décidé de vouer leur vie à Dieu. Ils ont fait des voeux de toutes sortes : chasteté, silence, pauvreté... ce qui les rend infiniment plus humains et plus près de leur Créateur. Ils savent de quoi ils parlent quand ils cotoient la misère humaine, les maladies mortelles (surtout les vénériennes), ils ne baignent pas dans la luxure et le luxe (ils ne possèdent RIEN même pas une enclave minable en plein coeur de Rome) ; d'ailleurs quand le curé fait le sermon habituel sur la vie de couple dans les cérémonies de mariage on voit qu'il sait de quoi il cause le monsieur. Ca le couple il connaît, on lui fait pas à l'homme buré !
Les religieux sont tellement proches de nous pauvre espèce humaine bourrée de vices et de perversions de toutes sortes, que lorsqu'ils sortent de leur couvent mal chauffé ils vont dans les WC publiques comme nous. Etonnant non ? Hé oui une nonne qui a envie de faire pipi ça existe, même que j'en ai croisée une dans les chiottes de la gare Montparnasse et ça m'a épatée que comme moi, elle soit munie du même attirail.
Ca m'a même émue.
Surtout quand la dame pipi lui a expliqué à 3 reprises comment il fallait insérer le jeton dans la fente pour rentrer dans la cabine de chiotte. Moi Suzy Dumeur vierge de... de rien du tout, j'ai assisté émotionnée au dépucelage du portillon anti-resquille par une nonne. Sublimissime. Au bout de quelques tentatives maladroites c'en était fini, le jeton avait terminé sa course dans le fond de la boîte à pièces.
Et c'est devenu beau à pleurer quand elle est rentrée dans le placard à balai pensant pouvoir enfin soulager son séant spirituel.
Mais c'était loin d'être fini. J'allais assister médusée à un acte diaboliquement sexuel en plein dans les chiottes de Montparnasse : une nonne égarée pensant avoir trouvé le sèche main électrique allait devant moi approcher un distributeur de préservatif pour mettre ses mains virginales, n'ayant jamais frôlé la truffe du loup... dessous. En se les frottant vigoureusement, les mains. L'intention y était, c'est déjà ça. Malheureusement elle n'a rien récolté : ni souffle chaud ni caoutchouc divin.
Dommage.
Pour une fois qu'une nonne mouille.
Qui se préoccupe encore d'Halloween en France en 2006 ? Il y a quelques années
l'orange, les citrouilles et autres squelettes étaient à l'honneur partout PARTOUT dans les boutiques, et les rues dégueulaient de pseudo morbidité dans un opportunisme commercial. Dieu merci -
Diable merci - cette mode stupide s'est éteinte d'elle-même, par faim je suppose, les fêtards ne l'alimentant plus. Et même pour les admirateurs de la face obscure cette fête n'a jamais eu aucun
sens en France car c'était du pipi de chauve-souris. Mais là où ça devient drôlement sympathique et salutaire c'est qu'ARTE a voulu marquer le coup quand même en diffusant le chef d'oeuvre du
maestro Argento, opus faisant partie de la thématique "La nuit des sorcières" et pas question de bouder notre plaisir en ces temps de pénurie télévisuelle horrifique !
C'était Noël la veille de la Toussaint ! Je me suis régalée en revoyant une nouvelle fois "Suspiria", film que je n'ai pas vu très souvent du fait de sa rareté dans les programmes et dans les bacs DVD. C'est de l'Argento pur, de l'Argento parfait, de l'Argento par tous les pores de la peau. Le film est bleu, jaune, rouge écarlate surtout dans des tons sanguinolents où même le vin paraît vénéneux. L'atmosphère est baroque, flamboyante, malsaine, dans des décors kitsch et pop, et empreinte d'un certain sens du grand guignol. Il n'y a qu'à voir le cabotinage des acteurs - même les premiers rôles - c'est du pur giallo des années 70 !
Les scènes reflètent une certaine cruauté dans le traitement imposé à ses personnages, il suffit de suivre la destinée de ce pianiste aveugle pour s'en rendre compte ! Le Mal est tapi partout, dans une malle, dans un verrou, dans un enfant, dans l'air tout simplement. C'est magistralement réalisé, la scène nocturne avec l'aveugle et son chien est à couper le souffle tellement nous sommes saisis par les effets de caméra. Des montagnes russes qui vous secouent drôlement les boyaux et l'âme... Mention spéciale à la scène où une jeune femme se fait poursuivre par on-ne-sait-quoi et qui prise au piège, tombe elle-même dans une fosse remplie de rouleaux de fils de fer où elle n'a plus qu'à être cueillie... D'ailleurs Bousman n'aurait-il pas rendu hommage à Argento dans Saw II avec la fosse à seringues ? Un sous-hommage mais l'intention y était...
"Suspiria" - le plus beau titre de film AU MONDE, si si ! - a marqué nos pupilles dans les années 70, les miennes étaient vierges et juvéniles mais elles se souviennent avec délectation de ce choc artistique et visuel...
Merci ARTE !
PS : vous faites quoi à la saint Valentin ?
Pour voir le trailer d'origine, en américain.
Le célibat est la mère de tous les vices.
Si vous ne me croyez pas, informez-vous donc sur les récentes histoires de pédophilie commises dans les confessionnaux catholiques, les avocats des diverses défenses ont déclaré, preuves à l'appui : "si l'Eglise était moins hypocrite et autorisait le mariage des prêtres, il n'y aurait pas d'affaire de pédophilie". Imparable. Si on veut résumer, ça donne ça :
Célibat = appauvrissement de la vie sexuelle = pédophilie.
Ou encore :
Mariage = vie sexuelle épanouie = pas de pédophilie.
Donc le célibat est une plèbe car il pousse aux pires crimes et aux pires délits. D'ailleurs tous les délinquants juvéniles sont des célibataires c'est bien connu et c'est de la faute de la société puisque le mariage est interdit aux plus jeunes ! Une fois marié hop ! vous rentrez dans le rang et vous ne commettez plus aucun crime - surtout à caractère sexuel - le mariage est un vaccin.
Moi je dis légalisons le mariage dès l'école maternelle ça évitera que des petits pervers potentiels en culotte courte soulèvent les jupes des filles !
D'ailleurs il y a un autre adage qui dit qu'heureusement que la prostitution existe, sinon les pervers frustrés se rabatteraient inévitablement sur les enfants. Je ne parle même pas des homosexuels, heureusement ils ont le droit de se pacser, sinon... ouf on l'a échappé belle ! Et puis autre cliché très populaire, c'est bien connu les pères incestueux ne sont jamais mariés.
En fait je soupçonne les pervers pédophiles d'être une génération spontanée, un peu comme des champignons vénéneux : un jour ils n'existent pas et pouf ! d'un coup d'un seul le lendemain ils sont là et bien là à guetter leurs futures proies dans les bois ou les confessionnaux. Les pervers pédophiles n'ont pas de papa ni de maman et encore moins mariés. Forcément ils n'ont pas pu bénéficier d'un très bon entourage familial hétérosexuel, sinon ils ne commettraient pas ces délits.
C'est pas leur faute à eux, c'est la sociéte qui le dit s'ils avaient une vie sexuelle épanouie dans un foyer convenable avec Bobonne aux fourneaux, jamais ô grand jamais ils ne tomberaient dans la pire des perversions ; mes braves gens qui me lisez surtout tenez bien compte de cette mise en garde : mariez-vous !!!
Le célibat est dangereux pour la société (même s'il engraisse bien les caisses de l'Etat),
Le célibat est dangereux pour votre santé mentale !
Et méfiez-vous de moi je suis célibataire. Donc une future prédatrice. Planquez les barbapapas. J'arrive.
Franchement ça vaut toutes les photos gores non ? Tous les ans ça me gonfle de voir les midinettes s'exciter sur le calendrier "Dieux du stade" - d'ailleurs s'autobaptiser Dieux ça veut tout dire - et de voir ces mêmes midinettes pester contre leurs mequetons parce qu'ils s'extasient devant des bombasses siliconées. Sexisme ou pas sexisme ?
Moi je les trouve neuneu à cacher leur service 3 pièces derrière un ballon 10 fois trop grand en prenant des poses lascives à 2 balles dans des douches ou des vestiaires ! On se croirait dans un sous porno gay !!! On se demande même si en vrai ils jouent au rugby ou s'ils passent plutôt leur temps à s'huiler les tablettes de chocolat sur le banc de touche pendant que leurs "collègues" se font décoller les oreilles dans la mêlée !
Désolée mais il faudrait masculiniser la chanson de Patrick Juvet - un vrai mâle s'il en est - "où sont les hommes ???". Franchement je n'échangerai pas 10 pseudos rugbymen contre 1 seul Charles Berling. Où même juste la moitié d'un Charles Berling tiens.
Il est où mon DVD des Full monty ???
Et oui cette simple photo d'un monsieur avec une malette devant la grille d'une maison me fiche la trouille. Une trouille de tous les diables pourrait-on même dire, sans trop de provocations. C'est froid, glacé, et il y a un drôle de halo lumineux émanant d'une des chambres de l'étage.
L'exorciste, a été, est, et sera ma pire peur. On peut dire que toutes les images du film me glacent le sang puisque le désavantage de l'avoir déjà vu fait anticiper anxieusement les autres images à venir. La pire de toutes n'est pas celle que je vous propose aujourd'hui puisque je n'ai pas réussi à la trouver. En plus elle n'est pas statique. Il ne s'agit pas de Régine vomissant de la bile verte, de Régine les yeux révulsés, ou de Régine côte à côte avec son créateur au phallus immense (quoique...), mais d'une image toute bête.
Diablement bête. Mais qui veut tout dire. La scène : le lieutenant Kinderman s'entretient avec la mère de Régine, Chris Mac Neil, et lui demande si la petite est gravement malade, avant de partir vers sa voiture. Je crois qu'il s'allume une cigarette ou fume sa pipe ou quelque chose dans le genre, et regarde vers la fameuse fenêtre, en haut. La lumière est allumée. Et on voit passer une silhouette devant. Tranquillement. Comme si de rien n'était.
Alors que la chose - petite fille - "vivant" dans cette chambre est depuis belle lurette attachée avec des liens à son lit empêchant tout mouvement et encore plus une balade au clair de lune. Et shootée par tous les neuroleptiques de la planète. Pour cause de possession diabolique.
Une paille...
Hier je suis allée au musée Rodin. Mais ce que j'y ai vu se déroule dans tous les musées du monde entier. En effet les 3/4 des visiteurs se baladaient avec un truc étrange collé à l'oreille qu'on aurait pu prendre pour une téléphone portable ; en fait en me penchant un peu plus sur la bête j'ai vu que c'était un audioguide.
A quoi ça sert un audioguide ? Et bien c'est comme une télévision sauf que c'est que pour les oreilles. L'esprit n'est pas un sens alors je ne le mentionnerai pas. Un audioguide c'est un appareil qui vous dit où aller et ce qu'il faut savoir et comprendre d'une oeuvre d'art. C'est pas plus compliqué que ça. Ca raccourcit votre univers à une voix anônante sans aucune émotion qui vous indique dans votre langue maternelle comment appréhender l'oeuvre que vous êtes en train de regarder et dans quel sens il faut l'admirer. Et aussi s'il faut l'admirer car toutes les oeuvres d'un musée ne sont pas concernées par cette dissection sans âme : certaines s'élevant au-dessus du panier sont sélectionnées et commentées par des personnes diplômées qui en connaissent un rayon sur de quoi elles parlent.
Faut pas les prendre pour des abrutis, elles elles savent. Et vous aussi vous saurez après, à leur écoute.
Je pense que cet engin manipulateur a été crée à la base pour des gens incultes qui n'avaient aucune confiance dans leurs connaissances et dans leur ressenti. Si cela vous concerne, rassurez-vous : vous avez tout compris à l'Art. Car l'Art doit être vécu avec les tripes, avec le palpitant, avec l'estomac et aussi avec le truc que vous avez entre les jambes qui ne vous sert pas qu'à faire une collection de poils frisotés. L'Art se vit et ne doit en aucun cas être intellectualisé. Ou alors un tout petit peu avec le cerveau. Point trop n'en faut.
L'ennemi de l'Art c'est la mentalisation. Et vous passez complètement à côté si vous avez collé à l'oreille cet engin insipide qui vous dicte votre conduite et votre raisonnement. D'abord que vient foutre votre raisonnement là dedans ? N'êtes-vous pas venu pour être ému ? Ou alors c'est que vous ne le saviez pas encore, peut être ne vous êtes vous jamais laissé prendre par une oeuvre...
Laissez-vous aller... imaginez que vous êtes en train de toucher cette sculpture, qui devient peau, qui devient chair, qui devient chaleur sanguine, qui devient odeur... vous sentez son coeur battre. Et le vôtre aller plus vite. Et c'est quelque chose que vous ne pouvez pas ressentir avec ce bon Dieu d'engin qui vous donne un air stupidement niais et inculte ou en présence d'un guide qui débite le même texte à longueur de journée et vous fais rapidement passer d'une oeuvre à l'autre. Dans SON sens. Comme IL LE DESIRE.
Dommage. Surtout que ça ne vous empêche pas de vous documenter et de vouloir en savoir plus sur l'artiste, ultérieurement. En se laissant aller, vous vous laisser aller à tomber amoureux de lui. Sans réserves, sans raison. Est-ce que l'artiste sait forcément tout ce qu'il a voulu mettre dans une oeuvre et est-ce qu'il sait forcément à côté de laquelle autre oeuvre elle doit être placée ? Pas forcément. Peut être qu'il a envie lui aussi de se laisser aller et de laisser son âme l'envahir, lui donner chaud dans toutes les artères de son corps.
L'Art est subjectif. L'Art est incompréhensible car il n'est ni cérébral ni scientifique. C'est vous et vous seul qui lui donnez un sens, ou aucun. Ne laissez pas les autres, ces soit-disants nantis de la culture et du bon goût vous dicter votre ressenti et aliéner vos émotions.
Laissez-vous faire par l'Art, laissez-vous aller. Et surtout prenez beaucoup de plaisir et de déplaisir.
575 grammes. C'est le poids de l'âme que je porte tous les soirs dans mes mains et que j'emmène avec moi toutes mes nuits. 575 grammes, c'est le poids d'une âme mais pas de n'importe laquelle : celle de Marilyn Monroe. Et 529 pages représentent le poids de sa vie, et celle de sa mort.
Marilyn Monroe. Celle dont on a écorché le nom, celle dont on a jamais connu le véritable patronyme, celle dont on a tout dit et surtout n'importe quoi. Qu'elle avait été tuée par les Kennedy, par son psychanalyste, par son dernier photographe... seul le boucher du coin n'y est pas passé. Le seul à avoir réellement identifié son assassin fut Truman Capote.
"C'est la mort qui l'a tuée. C'est tout."
C'est tout. Certaines personnes de son entourage ont prétendu qu'elle ne s'était pas suicidée car elle était pleine d'entrain, pleine de projets, pleine de vie. Je leur répondrai que seuls ceux qui sont en vie meurent. Mort et vie sont inséparables. Pleine de vie = pleine de mort. Et ceux là n'ont pas dû voir non plus sa dernière séance.
Un autre déni dans un autre temps.
C'est une Marilyn fantomatique qui apparaît sur ses photos. Une Marilyn amaigrie, une Marilyn cassée, une Marilyn à la plaie béante qui ne saigne plus. Elle nous montre cette cicatrice si visible mais beaucoup - personne - n'ont pas voulu la voir. Elle-même n'a jamais voulu se voir malgré toutes ces poses devant les flashs, malgré tous ces regards plongés dans des miroirs qui ne reflétaient que ce fantôme blafard. Elle était pourtant déjà mourante, les yeux mi clos, la peau blanche et translucide, transparente, le regard mort.
C'est la mort qui l'a tuée et dans la nuit du 4 au 5 août 1962, la mort s'appelait Norma Jeane Mortensen. Et elle n'a fait que mettre un terme logique à une vie qui n'était plus depuis sa naissance. Une vie à la recherche de soi même, une vie passée dans la peau d'une autre. De plusieurs autres.
Une vie morte née et une vie morte vivante.
Comment se fait-il que les films où on s'éclate le plus sont-ils toujours les plus courts ??? A première vue le pitch fait peur, sauf à des grosses bourrines comme moi : une équipe part en week end de cohésion dans un gîte en Hongrie - au programme paint ball et macramé - et tombe sur des anciens militaires psychotiques. On pense derechef à Hostel, aux Vendredi 13, bref à un énième survival où tout le monde finit par crever dans une barbarie niaiseuse totale. De la bonne chair à pâté pour psychopathe masqué. Sauf que quand on connaît le nom du bonhomme qui l'a réalisé, ça commence à faire moins convenu. Et quand les premières critiques spécialisées le comparent à "Shaun of the dead", ça démange d'un seul coup d'y aller.
Christopher Smith a déjà réalisé un film brillant, "Creep" où Franka Potente passait la nuit la pire de sa vie coincée dans un métro londonien avec une compagnie pour le moins hostile, et pour seuls compagnons d'arme des SDF. Après ce superbe coup d'essai, il valait mieux surveiller le réalisateur. A raison. Même s'il diffère totalement du premier. Si le film est comparé à "Shaun of the dead", c'est tout d'abord parce qu'il est anglais, mais comme ça ne suffisait pas c'est aussi bourré d'humour détonnant bien british et également un bel hommage aux films de genre, en l'occurence le survival. Dans les bois !
Alors que certains que j'ai déjà nommé s'acharnent à cracher dans la soupe en caricaturant le film de genre à l'aide de répliques lourdingues posées dans la bouche d'héros à deux balles et autres ficelles très subtiles, Christophe Smith assume totalement son appartenance et manie très bien un humour au premier degré sans tomber dans le piège de la comédie détournée. C'est drôle, très drôle, malgré le drame qui se déroule et cet élément dramatique est très bien combiné à la dérision. L'un ne se moque pas de l'autre. Sans oublier les petites touches gore ça et là habilement mêlées à tout le reste.
Certes Severance n'est pas un chef d'oeuvre mais il constitue une belle réussite dans le thème du survival. Certains auraient aimé qu'il y ait davantage de critiques sur le milieu de l'armement - les salariés de cette équipe travaillant pour l'industrie de guerre - mais Severance n'est pas "Lord of the war" et les nombreuses piques envoyées suffisent amplement pour éviter justement de tomber dans un autre genre de film.
Il ne faut pas s'atteler à trop de taches et Christopher Smith a nettement rempli son contrat.
Essayez la bande annonce sur l'ours.
J'inaugure une nouvelle catégorie celle du "Trouillomètre à zéro", rubrique censée être flippante, puisque je ferai une petite revue des images qui me font le plus peur... non il n'est pas prévu que je mette des photos de mes ex, pourtant croyez-moi y'aurait eu de quoi faire. Un peu de respect messieurs dames...
Alors pour ceux qui lisent mes articles - pour les autres vous ne m'intéressez même pas, qu'on se le dise ! - vous savez d'ores et déjà que la Mona Lisa porcine de Saw me fait couiner de terreur. N'est-ce pas qu'il est flippant ce masque avec ce groin humide et les oreilles qui dépassent de la perruque ? Et pis tiens c'est malin à force de regarder l'image je vois des détails que j'aurai jamais dû voir !!!
MONA LISA LA COCHONNE A LA BOUCHE COUSUE !!!!!





