Samedi 10 février 2007

Adapté d'un roman lui aussi, "Hannibal Lecter : les origines du mal" tout comme "Le parfum" a un autre point commun, celui de dévoiler la génèse d'un psychopathe. Mais pourquoi est-il si méchant hein ? Le film tente de nous le montrer, le livre a essayé de l'expliquer. Seulement voilà les arguments et l'anamnèse sont pour le peu simplistes, comme qui dirait c'est de la psychologie de comptoir (pas du fast psy hein ! faut pas confondre !).

L'histoire du film est donc bête comme chou : c'est la seconde guerre mondiale du côté de l'Est, la famille Lecter se réfugie dans un pavillon de chasse, abandonnant chateau douillet et privilèges aristocratiques, et c'est là que le drame survient : tout l'entourage se fait décimer, laissant pour seuls survivants les deux fraîchement orphelins Hannibal et Mischa Lecter. Qui ne vont pas très bien s'en sortir dans ces atrocités engendrées par l'être humain... surtout Mischa... Hannibal étant devenu la "personne" que l'on connaît.

Le livre donne quelques pistes sur le pourquoi du comment sans jamais les approfondir toutefois, mais le film les supprime carrément : exit les figures paternelles, exit le chapître entier concernant l'intelligence surdouée du petit Hannibal pouvant à elle seule initier une psychopathie hors du commun, exit la séance chez le psychiatre suscitant peut être sa vocation et son futur métier, exit les rares instants de poésie fugace, l'ouverture de la cage des ortolans, les bains parfumés à l'orange, les protocoles sentimentaux japonais, le grillon venu de loin chanter à sa belle...

Exit, exit, exit. Le film - encore un point commun avec Le parfum - accumule les scènes juxtaposées, plaquées sans aucune fluidité, plombant la narration, plombant l'intérêt du spectateur, plombant toute son émotion potentielle (celle-ci étant suscitée par les rares plans avec la petite Mischa toute potelée à notre grand désespoir). "Hannibal Lecter" n'est habité par aucune âme de réalisateur.

C'est vide, creux, sans substance. Par contre le personnage est toujours aussi magnifiquement morbide et fascinant par son franchissement des tabous, Dieu Diable que je l'aime ! Et c'est pour lui qu'on est venu... Hannibal Lecter nous avait laissé en plan dans son film homonyme, se tailladant le poignet en plein cabotinage légèrement outrancier avec découpage de cervelle vivante au passage, mais qu'importe, comme il nous tardait de l'apercevoir ce puissant personnage engendrant frayeur et sensualité frissonnante... Ici donc point d'Anthony Hopkins mais Gaspard Ulliel, cabotinant avec fraîcheur quelques fois, mais surtout franchement inquiétant avec son petit rictus cicatriciel et sa bouche lippue que l'on imagine mordre dans le fruit sanguinolent interdit... Miam... Ulliel est encore maladroit car à tendances humaines donc émotif, mais déjà le dernier plan annonce la maturité meurtrière, la félinité, l'impassibilité et le cynisme splendide de sir Anthony Hopkins. L'un fait inévitablement penser à l'autre en devenir...

La saga va sûrement continuer, il ne lui manque plus qu'un vrai réalisateur, le personnage ne pouvant malheureusement pas se sustanter à lui-même. C'est déjà arrivé avec Le silence des agneaux, patience... et espoir.

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Samedi 10 février 2007

Pour tous ceux qui ont lu le roman dont est adapté ce film, un souvenir perdure quelque soit le temps qui s'est écoulé depuis ; un souvenir puissant d'un Paris glauquissime, d'un tueur hors normes et sans aucune émotion, de parfums entêtants pestilentiels ou divins, de femmes sacrifiées pour mieux les posséder dans ce qu'il y a de plus profond chez elles : leur odeur.

Le film donc retrace fidèlement le livre : Jean Baptiste Grenouille naît - ou plutôt est expulsé - par sa mère - ou plutôt par son utérus - dans un marché grouillant de poissons aux yeux vitreux et dont on peut deviner même derrière un écran toute la sinistre puanteur. Cette mise à bas hors normes va déterminer le sort de cet enfant quasi mort né ; il est très aisé d'imaginer sa pathétique destinée car en plus le petit Grenouille va s'apercevoir d'une chose épouvantable : il est né sans odeur mais malgré tout doté d'un puissant odorat qui va l'obséder et le pousser à s'en créer une par lui-même... triste ironie...

Pas de mère, pas d'amour, pas d'origine, pas d'odeur : vous n'êtes rien, rien, rien sans tout cela, vous n'existez pas aux yeux des autres et même le poisson pourri garnissant l'étal de la maternité vaut mieux que votre pitoyable existence. Le roman parvenait à susciter des émois inquiets et des sentiments de malaise ; le film n'y réussit malheureusement pas. Tout est beau même la pourriture, tout est précieux même le cuir puant séchant au soleil, tout est magnifiquement filmé et surtout les chevelures rouges des femmes tant convoitées, mais le film manque de ce qui devrait faire son essence : l'âme. Ou le manque d'âme. On dirait que le réalisateur s'est tellement identifié à son sujet, qu'il s'est littéralement fait dévorer par son personnage, le sinistre grenouille au masque livide où seul son nez vit. Vous ne verrez d'expression sur son visage que le froncement nasal. Et ça devient lassant au bout de deux heures...

Les scènes se succèdent dans un très beau tableau très coloré mais ce défilé de scénettes ne vous fait pas accrocher à la vie de ce personnage et encore moins à celles de ces victimes tombant comme des mouches sans aucun état d'âme. Et alors que le fameux marché aux poissons parvient au tout début du film à émouvoir dans toute sa sordidité et son extrême inhumanité, le reste n'est que plat voire grotesque (la scène de la partouze gigantesque avec Grenouille en position christique), dérisoire et sans vie.

Le parfum n'a pas d'odeur. Il est passé à côté de sa vie, comme Grenouille.

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Vendredi 9 février 2007

Tout pour être heureux.

Tout pour être heureuse.

Notre société moribonde souffre d'un mal plus puissant que l'Ebola et la maladie du sommeil réunis : le fast psy. Le fast psy se consomme de façon hamburgeresque, salit les mains avec sa sauce collante, vous laisse de la merde non identifiée dans les dents, se paie pas cher et s'oublie tout aussi rapidement. Le fast psy c'est pire que la psychologie de comptoir car au moins cette dernière est synonyme de grosse biture la plupart du temps et de dévidage de cerveau face à un barman repu à la pratique. A qui des fois on laisse un pourboire. Ca fait du bien par là où ça passe et ça a au moins ce mérite là.

Le fast psy a pour doctrine le fait d'ignorer la face noire de l'âme utilisant à outrance une méthode Coué putride, à coups de "ça va s'arranger", "ça va passer", "c'est pas grave", "fais du sport et mange des légumes" et du final sublimissime qui fait tellement du bien aux maux du coeur et des tripes et de tout le saint Bataclan amen, j'ai nommé le fameux conseil qui remonte le moral à tous les dépressifs juchés sur le toit des cathédrales de la planète pas pour admirer la vue, le donc "mais tu as tout pour être heureuse !".

Mais oui tu as tout pour être heureuse connasse, y'en a tellement qui vont plus mal sale égoïste de merde, arrête de geindre putain ! Bah oui putain arrête de te plaindre ! Mais tu as tout pour être heureuse, je ne comprends pas !

Tu es jolie - les apparences c'est très très important oh la la oui et puis avoir des gros seins aussi.

Tu es jeune et en bonne santé - je sens des tumeurs envahir et infester mon cou, je n'ose plus effleurer ma peau car je sais qu'elles grouillent, je les sens qui prolifèrent.

Tu as du travail, tu n'es pas au chômage - tout me pèse, tout est lourd même l'air, les commérages pendant les pauses clopes interminables, les jugements de valeur disproportionnés, les affaires d'Etat pour un sac poubelle laissé ouvert, et puis tous ces petits vieux qui n'en finissent plus de ne pas être aimés. Et qui meurent sans cesse meurent sans avoir laissé de place de trace dans les esprits. Et qu'on remplit une fois partis.

Tu as un bon salaire, tu as un toit sur la tête, tu peux manger à ta faim tous les jours - que faire de cette âme qui crie et qu'on réprime, de cette âme qu'on ne laisse pas hurler parce qu'il faut montrer à la face du monde que tout va bien, qu'il y en a des pires, qu'on a tout pour être heureux.

Que faire de ces origines dont jamais on ne connaîtra la source probablement pestiférée, de ces gènes subtil mélange entre Vlad Tepes et la Noiraude, le tout ayant fait sa communion à Loudun ; que faire de cette multitude de squelettes tombant en poussière dans le coffre fort familial dont on a oublié le code depuis des siècles ; que faire de cette détresse abritée sous un même toit qui contamine tout ceux qui la touche et qui colle à la peau et qui colle à la peau et qui colle à la peau.

Dont on a oublié le nom qui n'est gravé nulle part.

Personne n'en sortira indemne.

Mais tu as tout pour être heureuse arrête de te plaindre, ça suffit maintenant !!!!

Sauf qu'on n'a jamais commencé à se plaindre. Sauf qu'on a encore rien dit même pas un début de quelque chose. Sauf qu'on a même pas encore desserré les dents dans l'éventualité possible qu'il y ait un gros truc qui déconne mais qu'on ne sait même pas quoi encore, ni comment il s'appelle, et que ça commence déjà à douiller. Et que déjà ça fait mal. Sauf qu'il ne faut même pas y penser, à quoi ça sert de remuer tout ça ? On sait jamais, un jour on pourrait ressentir le besoin de se plaindre et de faire chier son monde à cause de ça.

Le fast psy a pour praticien des gens qui ont une âme qui s'ignore. Et qui conseillent aux autres d'ignorer la leur.

Au moins les malheureux ont-ils une chance : celle d'avoir tout pour être malheureux et d'être reconnu légitimement pour ça. D'en avoir le droit.

C'est la seule. Mais elle est de taille.

Lundi 5 février 2007

Aujourd'hui j'ai eu une vision. J'étais tranquillement en train de saliver sur Sergi Lopez invité du Grand journal, me triturant les... cheveux, quand soudain j'ai entendu une voix venue de nulle part. Oui vous me direz qu'une vision ça ne s'entend pas mais j'arrive pas à trouver le mot divin pour évoquer ça ? Bref un être spirituel éminemment aimant est venu me montrer le bon chemin, moi taupe égarée dans les bas fonds. Il m'a dit - parce que c'était un keum - "Suzy ! ne te détourne pas, tu es un être bon quoique tu puisses en croire, ne te perds pas en route, rejoins-nous et cesse de répandre partout ton fiel abondant, cesse d'être mauvaise, mauvaise, oh oui cesse d'être mauvaise, parce que le paradis aussi t'appartient".

Moi il se trouve que j'ai vu Evil dead à l'âge de 11 ans, et en général quand on entend une voix masculine dire "rejoins noufffff" c'est que c'est pas très bon signe. En même temps j'ai vu aussi  "L'exorcisme d'Emily Rose" et seules les saintes en voie de béatitude fréquentant les bancs des églises assidument sont houspillées par les démons ; alors si on part du même principe, les esprits pervertis et mauvais, oh oui mauvais, sont ceux que les saints esprits interpellent ? Donc j'ai fini d'écouter ce que le gars avait à dire. Et je me suis dis si jamais le fait de rallier les saintes troupes peut me permettre pendant 10 minutes de serrer la pogne à John Lennon, putain l'occasion elle est trop bonne.

Alors j'ai pris une bonne résolution : celle d'être généreuse et bonne avec tout le monde, et arrêter de tirer à boulets rouges sur les comportements de blaireaux de mes saints congénères.

Je vais commencer par la saint Valentin, parce que là déjà ça commence à me gratter là où il faut pas (et rien à voir avec Sergi Lopez). Non cette année je ne dirai pas du mal de la fête de la saint Valentin. D'ailleurs comment avoir des mauvais mots contre une occasion qui fête l'amour ? Faut-il que je sois mauvaise pour fustiger tous les comportements aimants en cette belle journée ? Qu'est-ce que je dois être frustrée c'est pas possible !!!!

D'abord si tous les blaireaux crétinoïdes de la planète ont envie de faire comme tous les autres blaireaux crétinoïdes jumeaux, pourquoi ne se feraient-ils pas du bien en même temps que tout le monde, à offrir des conneries de fleurs et des trucs en forme de coeur rouge, POURQUOI MOI ET AU NOM DE QUOI DEVRAIS-JE LES CRITIQUER ???? C'est vrai ça c'est super original la saint Valentin, l'amour c'est rien qu'un tout petit sentiment de merde qu'on peut brader au Mac Do avec sa cop' du moment qu'on kiffe trop par SMS, alors oui putain je dis OUI A LA SAINT VALENTIN !!!! Ouiiiiiiiiiii déclarons tous ensemble le même jour notre flamme ébahie à la personne qui fait battre notre petit palpitant tout rougi d'amour sirupeux, sûre que c'est une manière pas du tout uniforme et pas du tout démago de prouver qu'on aime, sûre que c'est beau et puissant tous ces élans d'amour guimauvesques unis le même...

J'y arrive pas.

Putain j'y arrive pas.

John s'il te plaît est-ce que tu pourrais faire le con au paradis pour redescendre dans le coin où y'a des mecs avec deux queues qui nous piquent le cul avec des fers chauffés à blanc ? Steuplait ? Parce que là on est mal barrés.

J'y arrive pas bordel.

Dimanche 4 février 2007

Première, je suis première !!!!! Oh non ne me cherchez pas à la tête du Top des 50 meilleurs blogs d'Over Blog, ce défi là je m'en moque particulièrement et c'est de la gnognotte à côté de ma nouvelle victoire. C'est au prix d'une lutte acharnée, de longs mois de travail, de sacrifices en tout genre et surtout de ma vie sociale se résumant désormais à un camping devant mon PC jonché de miettes de pizza, qu'aujourd'hui 4 février 2007, je suis devenue la première.

La première...

Ca me bouleverse d'émotions, ça me rend folle de joie, et j'ai d'ores et déjà fait part de cette grande nouvelle à ma mère sans qui je ne serai rien, maman merci de m'avoir faite telle que je suis, et merci aussi à papa tant qu'on y est tu y es pour quelque chose également dans ma brillante réussite. Vous pouvez être fiers de moi tiens.

Je suis donc la première et je m'en félicite parce qu'est quand même bien mérité, merci aussi et surtout aux gens qui m'ont permis d'accéder à ce statut, j'ai nommé les internautes mâles avides de fruits de mer.

Je suis la première dans le référencement de Google pour "grosse moule poilue".

Et ça méritait d'être souligné.

par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs
Samedi 3 février 2007

J'adore les films catastrophe. Surtout ceux qui se passent dans des bateaux, en général ils font tous la fête à l'intérieur et boum ! ça loupe pas y se passe une catastrophe. Le jour où ils mettront des zombies voraces dans un bateau qui se retourne, moi je pourrai mourir tranquille je serai arrivée à mon aboutissement d'épanouissement personnel.

Et Poséidon ne déroge pas à la règle des films cata dans des bateaux : c'est le 31 décembre, y'a même la chanteuse des Black Eyed Peas qui chante et au moment où tout le monde se dit "bananée !!!!!!!!!" et ben y'a la cata qui arrive : une immense vague qui envoie tout valdinguer. De quoi commencer l'année en beauté quoi - d'où l'utilité des voeux arf arf arf !!!!

Wolfgang Petersen il avait déjà réalisé un film de bateau qui se retourne, y'avait même du Georges Clooney dedans, c'était "En pleine tempête" et humainement-techniquement, c'était formidable. Poséidon ça ressemble plus aux films cata des années 60-70 où y'a Shelley Winters dedans qui trouve toujours le moyen de beugler comme un veau : ça reprend tous les clichés du bateau qui se retourne et à moins d'être en plein SPM - Syndrome Pré Menstruel BDB - Bande De Blaireaux - c'est pas très émouvant, y'a même pas un chien qui clam's pour nous soutirer la larme c'est dire.

C'est bourré de poncifs donc, qu'on prévoit des lieues à l'avance. Alors on commence par le gars qui a été pompier dans une autre vie et qui déclame posément à la mère folle de douleur voyant déjà son fils mort : "ne vous inquiétez pas madame je vais sauver votre fils". Et le con effectivement sauve le fils, mais comme c'est Kurt Russell je retire "con" tusuite (même s'il a pas mis son chapeau de cow boy de "The thing"). Dans les films cata les héros s'évertuent à appliquer la méthode Coué à tout va : "ça va aller" ou "ça va s'arranger" ou "les secours arrivent", et en général plus on essaie de se rassurer à coup de phrasettes sans aucun sens, plus la situation est désespérément critique et c'est à ce moment là que les fenêtres fissurent sous la pression de l'eau avec les boulons qui sautent. Poncif n°3.

Après y'a un groupe de survivants qui se détache pendant que tous les autres crèvent en priant Dieu et tous ses saints ; c'est qu'il faut faire des choix dans la vie, on peut pas sauver tout le monde alors y'a deux catégories, ceux qui se tirent les mains du cul pour s'en sortir et les autres, les loosers qui méritent de crever dans d'atroces souffrances. Dans le lot de survivants qui tentent de survivre, y'en a toujours un qu'on espère qu'il crève le plus vite possible - genre un piano lui tombe sur la gueule - parce qu'il insulte les gens en croyant leur montrer la vérité laide de leur petite vie pathétique, qu'il crée des polémiques - à mon avis sur les forums c'est un troll - alors que c'est vraiment pas le moment hein. En général celui là crève vite. Après y'en a toujours une aussi souffrant d'une névrose hystérique non traitée à laquelle se surajoutent plusieurs phobies : phobie de l'eau, phobie du conduit d'aération, phobie des issues de secours ; enfin toutes les phobies susceptibles d'emmerder le monde qui je le rappelle, essaie de survivre. Celle là aussi crève vite au soulagement de tout le monde.

Morts aux boulets. Ensuite pour pimenter davantage le scénario on met en péril la vie d'un petit nenfant, petit nenfant appelé Connor dans Poséidon que je rebaptiserai Conard car ce patronyme est quand même plus approprié. Alors à un quart d'heure de la fin Conard - pendant que tout le monde se repose après avoir nagé 5 heures - trouve le moyen de se perdre en allant pisser à 50 kilomètres de là (c'est connu on pisse mieux derrière un arbre et pis c'est facile à trouver un arbre dans un bateau) et Conasse - sa mère - qui se remaquillait et ne pouvait donc pas le surveiller, d'un seul coup s'inquiète : "mais où est passé Conard, amour de ma vie, on ne peut pas partir sans luiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!". Et Conard on le retrouve tranquillement derrière une grille, piégé comme un hamster dans sa roue pendant une panne d'électricité, avec l'eau qui monte, et sa mère de lui demander légitimement : "mais comment as-tu fais pour rentrer là dedans Conard ?". Bah oui à mon sens tout ce qui rentre finit par sortir un jour mais là non, pas moyen de sortir Conard. Mais je vous rassure tout de suite Conard ne va pas mourir même s'il aura bien fait chier son monde et provoqué des sueurs froides au pauvre gars qui l'a sauvé au péril de sa vie, est-il bien utile de le rappeler ?

Bon malgré tout je suis vache, Poséidon est un bon film cata qui maîtrise parfaitement la technique même si les ficelles du scénario sont très très grosses. Et puis ça m'a fait plaisir de revoir cette vieille trombine de Richard Dreyfuss, dans la flotte mais sans requin cette fois...

PS : ceci est un appel à Wolfgang Petersen : veuillez la prochaine fois mettre des requins et des zombies SVP. C'est pas que je veux mourir mais ça remplirait ma vie déjà.

PPS : d'avance merci.

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Samedi 3 février 2007

Régulièrement j'adore perdre mon temps de mortelle pour visiter les bas fonds d'Over Blog, j'ai nommé les abonnés au Blog Rank 0. Oh ce n'est pas pour me moquer - quoique - enfin si quand même, mais ce n'est pas par arrogance mais par curiosité intellectuelle et sociologique. Juste par pure curiosité je vous jure. A vrai dire je me demande comment on fait pour avoir un Blog Rank à 0 ? Et pourquoi quand on laisse un pauvre petit blog abandonné on ne l'euthanasie pas tout simplement pour lui éviter toutes ces souffrances inutiles ? On le fait bien pour les clébards ?

Alors moi la visite des bas fonds me fait éminemment plaisir, ça flatte mes bas instincts sadiques comme Koh Lanta quand ils bouffent des vers turgescents grassouillets vivants et que moi je me tape du Nutella à la petite cuillère. C'est comme d'aller dans le Top 50 de Skyblog, c'est rien que du pur bonheur. Je ne mettrai aucun lien, c'est qu'il faut pas se moquer de la misère du monde quand même.

Alors dans les Blogs Rank 0 y'a beaucoup de gens qui parlent de chien sur un article. Juste une race de chien sur un article. Après y'a les blogs qui annoncent en fanfare que ça y est, on les attendait depuis toujours, la planète entière se demandant "tiens quand enfin finalement j'en peux plus l'association des courgettes molles du Poitou va enfin finalement un jour ouvrir son blog que je laisse des coms déchaînés !!!!" et délivrance : le blog s'ouvre enfin. Mais s'arrête après... un article. Frustration.

Ca encore c'est rien, à mon avis c'est juste une histoire de bombe atomique ayant dévasté le Poitou qui a stoppé ces élans artistiques. Ca c'est rien du tout, dans les bas fonds d'Over Blog, comme son nom l'indique y'a aussi le vide intersidéral intellectuel. Je clique au hasard sur une pauvre fille hypertrophiée du melon qui met soi-disant sa photo - en réalité une bombasse asiatique - dans un article "marre d'être célibataire !!!!" et qui rabroue les pauvres types échoués de Meetic qui pensent que c'est une annonce de rencontre en disant "oh mais non c'est gentil mais j'ai beaucoup de travail en ce moment". L'art de mettre les gens plus bas que terre en se faisant passer pour ce qu'on est pas, une pauvrette arrogante prétendant être une grosse tête en mathématiques appliquées et qui écrit mariage avec 2 "R".

Même Victoria Beckham sait comment ça s'écrit mariage.

Ensuite il y a les gags, des petits rigolos - qui font rigoler quand même c'est à souligner - qui inventent un nom de blog pourrave à 2 balles carambar avec 2 articles du même acabit. Blogs éphémères de potache qui font sourire... et il y aussi ces blogs crève-coeur de personnes avec un spleen incroyable qui parlent dans le vide en réclamant désespérément de l'attention et des commentaires qui jamais n'arrivent et qui stoppent, subitement alors qu'on pourrait attendre une suite ; c'est à se demander ce qu'ils sont devenus et s'ils sont encore parmi nous ?

Et puis dans les tréfonds des tréfonds des tréfonds des blogounets malheureux qui n'ont jamais connu le bonheur d'accueillir chaudement un article - ou une misérable photo d'un chien de race - et qu'on n'achève pas dans une lente agonie sans fin... L'infini virtuel d'Over Blog s'arrête à la page 3202 et au blog 128 054 qui vient tout frâichement d'ouvrir avec un article daté du 2 février.

Ne le laisse pas mourir tout seul !!!

par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs
Samedi 3 février 2007

Si vous ne faites pas mes fonds de tiroir, moi par contre je les scrute, et quand je tombe sur autre chose qu'une vieille paire de chaussettes élimée et dépareillée, et bien je suis bien contente. J'aime bien ce texte, le deuxième que j'ai écris sur ce blog (j'ai déjà supprimé le premier !!!) et ça en dit long je trouve sur le fait que je me sente toujours décalée par rapport à la masse et que je fais pas mal le contraire d'eux. Sans provoc', comme ça naturellement.

Parce que. Je vais quand même pas commencer à me justifier non ?

Une histoire de côté encore une fois n'est-ce pas ?

Les gens raisonnables ça traverse dans les clous,
ça met des sous de côté pour la retraite,
ça mange des carottes râpées sans sel,
ça boit de l’eau Taillefine à 0% de matières grasses,
ça n’a pas de curry et de safran sur l’étagère à épices,
ça fait des analyses de sang tous les ans,
ça ne met pas de déo normal à cause du cancer du dessous de bras,
ça pense que le summum de la réussite c’est un pavillon à crédit,
ça fait tout ce que les autres leur disent de faire.
 
Les gens raisonnables ça fait des rimes et ça compte les pieds,
ça peint des corbeilles de fruit le dimanche,
ça fait des pipes avec une capote à la fraise,
ça utilise du fil dentaire 4 fois par jour,
ça conduit 5 km/h en dessous de la limite de vitesse,
ça va en Afrique avec le Club Med’,
ça aime quand « Les choristes » passent à la télé,
ça pense que la guerre c’est pas bien,
ça veut 2,2 enfants obéissants,
ça a un coeur qui s’ignore.
 
Les gens raisonnables ça ne dit pas que ça regarde TF1,
ça fait des placements sûrs à la Bourse,ça entretient une sexualité le samedi soir ou le dimanche matin,
ça ne s’essouffle pas en montant l’escalier,
ça fume des light et ça boit du déca,
ça voudrait qu’il fasse soleil tout le temps,
ça étudie l’amour dans des livres,
ça veut un CDI pour toute la vie,
ça n’atteint jamais la réserve d’essence,
ça ne comprend pas les gens déraisonnables.
 
Les gens raisonnables n’aiment pas la vie, et elle leur rend bien aussi.
La preuve : elle les fait crever comme tout le monde.
 
Merci à Mickey 3D pour l'inspiration

par Suzy Dumeur publié dans : Ces gens-là
Jeudi 1 février 2007

Je vous présente Keira Knightley, Keira voici les autres, les gens normaux enfin avec une toute petite tare quand même puisqu'ils me lisent. Alors voilà Keira a un problème : elle voudrait que la dictature de la minceur cesse et qu'enfin les rondes (traduire celles qui font 1m75 et 55 kilos) trouvent leur place - élargie humf humf humf - dans les métiers glamourissimes de l'Art majuscule et des endroits jet-settiques. Keira en a ras-le-cul de pas gras sous le cul, mince y'en a marre des maigres que l'on montre toute la journée à longueur de défilé !

Seulement voilà y'a comme qui dirait une toute petite incohérence dans la chose. Comme de vanter les magazines féminins, de s'époumonner contre la dictature de la maigreur et de tester des produits anti-cellulites juste après. Keira elle dit ça et en même temps elle a des bras rachitiques et on peut même voir ses cols du fémur sans radio. Keira quand elle a tourné "Pirates des Caraïbes" elle a avoué avoir mis des blancs de poulet sous les nénés pour rebondir le corsage. Et macérés dans le sel de la transpiration les blancs de poulet, ils devaient être bons à déguster tiens ; d'ailleurs quand on lui demande si elle va bien, elle s'étonne d'une telle question en racontant à qui mieux mieux qu'elle n'est pas du genre à manger du tofu sauce soja avec une olive sans noyau mais qu'elle dévore en permanence des pizzas mascarpone avec de la glace au loukoum dessus d'abord.

D'abord. Keira c'est une maigre naturelle, comme tous les tops models et toutes les actrices hollywudiennes. D'abord. C'est incroyable keumême, les maigres naturelles représentent quoi 5/10% de la pouplation féminine, et toutes elles sont dans le milieu girlie branchouille artistique haute couture. D'ailleurs maintenant les directeurs de casting ne s'emmerdent plus, dans les annonces le profil recherché est celui de maigre naturelle.

Keira est une maigre naturelle, qu'on la laisse tranquille à boire son litron d'huile d'arachide sans frites quotidien bordel et exhiber devant les photographes ses 4 côtes d'Eve de chaque côté. D'abord aussi la lippe lippue Michelin de Keira c'est du 100% naturel aussi alors faites pas chier les gens.

D'abord.

par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs
Mardi 30 janvier 2007

A force d'écrire tout partout des termes suggestifs comme le titre ci dessus, j'attire tous les jours au moins une pauvre âme égarée sur mon blog recherchant désespérément sa pitance quotidienne à poils et j'imagine le gars - la fille ? - très déçu de ne trouver que des écrits de piètre qualité et pas de... grosse moule poilue.

Ca me brise le coeur vous pouvez pas savoir, et comme il me reste une once de charité chrétienne héritée par mes parents à qui ingratement je ne rends pas grâce parce que je ne suis qu'une enflure et que je me suis départie de leur brave éducation, j'ai décidé aujourd'hui de vous montrer monsieur - madame, mademoiselle, Médor ? - l'objet tant convoité, pour qu'enfin votre frustration soit comblée.

Si au moins je peux servir à quelque chose, je me lèverai moins minable tous les matins, ça me fait plaisir, c'est offert de bon coeur. Attention âmes sensibles et anges blonds s'abstenir, l'image sous le X rose contient une grosse moule poilue et que même il y a des doigts, et elle peut donc s'avérer très choquante et peut vous traumatiser pendant une très longue période, à tel point que vous serez obligé à vie de parler de cet évènement sans cesse et sans répit tout le temps, tout le temps, à tout le monde que vous croisez et même au poissonnier.

Je vous aurai prévenu, ne fermez pas mon blog messieurs dames les modérateurs, j'ai prévenu :

X

Je ne suis aucunement responsable du contenu.

Tant mieux si ça vous a fait plaisir, en tout cas moi ça m'a fait plaisir. Et au monsieur malheureux qui a tapé dans google "petite chienne je vais te prendre par le cul" et qui est tombé sur ça, sachez monsieur que vous n'êtes pas seul, que je me préoccupe de votre problème et qu'un jour peut être vous aurez une image qui vous apportera satisfaction et bonheur.

Encore désolée pour le dérangement.

 

Humeuriens présents

 

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