Lundi 5 mars 2007

Il est des oeuvres qui vous font sentir vivante. Il est des personnes qui vous font sentir vivante. Ce film est un tout qui ressuscite, qui réchauffe et vous fait frissonner du bas jusqu'en haut, qui vous transperce à coups de couteau et vous caresse la peau avec la légèreté d'une plume. C'est un film de mort, c'est un film de vie, c'est le film de la vie d'une femme qui a vécu quatre fois plus qu'une autre. D'où l'écrasante vieillesse à 47 ans. C'en est même étonnant qu'elle ne paraisse pas plus famélique...

Cette femme n'est jamais morte. Il n'y a qu'à voir la foule qui s'est empressée de lui rendre hommage dans les salles - non pas de cabaret ou de music hall, mais de cinéma cette fois - à aimer avec elle, à souffrir avec elle, à vivre avec elle. Tous unis lors de son dernier souffle, tous accompagnant Edith et ses fantômes - Marcel(le) pour ne citer qu'eux (qu'elle). Cette foule là, pas seulement grisonnante, continue à acclamer le mythe, à pleurer sa perte et à la sentir vivante.

Ses chansons vibrent d'une vivacité éternelle.

Cette extrême popularité n'est pourtant pas mystérieuse. Et le secret d'Edith est facile à percer : l'amour, mais pas l'amour suranné, pas l'amour propret, pas l'amour raisonné - contradiction et affront ultimes, même pas celui avec un grand A repris à tort et à travers dans les mélos poussiéreux, non le véritable amour celui qui arrache la tête, vous vrille les tripes et vous fait peser le manque à l'âme quand l'être aimé n'est plus. Cette femme toxicomane à tout ce qui peut être addictif, est morte d'amour et est devenue morte vivante pour la même cause.

La plus belle des causes.

Et le film alors ? Quel film ??? J'ai vu Edith hier et elle a chanté jusqu'au bout de la nuit. Je n'ai pas ouvert les yeux et je l'ai écoutée chanter, chanter...

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Jeudi 1 mars 2007

Bizarre que ce film fasse partie de mes sélections cinématographiques n'est-il pas ? Le dernier roi d'Ecosse ne traite ni d'apocalypse, ni de démonologie, ni de psychopathe serial killer mais il m'arrive de voir des films autres. Curieusement les gens qui aiment les films "autres" comme celui que j'ai vu ce soir, eux ne vont jamais voir les pellicules que je chéris. Pas grave. M'en fous.

En fait je ne suis pas particulièrement portée sur les films dits d'auteur (comme si les autres étaient réalisés par des fantômes) et celui-ci en est un il faut croire, mais voilà moi j'aime Forest Whitaker comme une folle. Il est loin d'avoir le physique du jeune premier avec dents étincelantes et cheveux savamment ébouriffés, et c'est justement pour ça mais pas du tout pour ça que je l'aime comme une folle. Cet homme je l'avais déjà repéré dans "Hitman" un petit film que tout le monde a oublié, mais Forest - qui n'est pas de la famille des Gump - impossible de ne pas le remarquer. Impossible de l'oublier. Et puis dans "Ghost dog" il a explosé. Souple, aérien, fantomatique, son imposante carcasse se fondant impérialement dans un personnage sombre, philosophant sur l'Art de la guerre et le sens de la vie.

Alors le dernier roi d'Ecosse ? Forest tu es mon roi. Tu as même eu une statuette pour ça mais tu mérites mieux que le plomb doré à mon humble avis. Une couronne serait de mise. Et serait plus à propos. A la fin du film on voit des photos et des bouts de film du personnage qu'incarne Whitaker - Idi Amin Dada - et franchement ils ne font qu'un, on ne dirait pas des frères jumeaux, on dirait qu'ils ont fusionné dans une parfaite symbiose. Il est lui et inversement. Et ça, ça fout la trouille. Un homme qui arrive autant à revêtir la peau de cet ancien dictateur sanguinaire - 300 000 morts à son actif - paranoïaque dont la légende prétend qu'il était cannibale, est forcément flippant. Le personnage en lui-même est déroutant : familier, truculent, attachant, on est loin du cliché froid et inhumain du dictateur militaire lambda. Ca aussi d'ailleurs ça fait peur.

Et le film donc ? Je ne l'ai pas vu.

Je n'ai vu que Forest Whitaker.

Forest Whitaker et l'Ouganda...

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Mardi 27 février 2007

Ah que de promesses contenues dans le titre ! L'enfer des zombies fleure bon comme une comptine à mes oreilles ; ah l'énucléation de la femme du médecin qui se prend une méga écharde de porte en bois, ah la cervelle explosée qui gicle des linceuls nauséabonds en faisant un bruit de pomme qu'on croque, ah les plops à la version VHS aux raccords de scène, aaaaaahhhhh cette musique à l'orgue qu'on n'ose même pas jouer aux enterrements tellement c'est morbide...

Aaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhh l'enfer des zombies, que de chauds et doux souvenirs d'enfance remontant à la surface...

C'était donc avec une joie à peine dissimulée qu'il y a deux ans je me rappelle, je m'étais installée peinarde sur mon canapé pour la vision du DVD collector de cet Enfer, DVD qui a mis des lustres à sortir. Ca faisait... je sais pas au moins 15 ans que je n'avais pas vu le film. Au bas mot. Je m'étais même préparée un velouté à la tomate. De circonstances. Premières notes du générique (orgue funèbre) et voilà qu'une violente nausée m'assaille. J'incrimine le velouté, peut être pas frais ? Une gastro fulgurante ? Peut être ? L'ebola inoculé par des pigeons citadins ?

Mais qu'est-ce qui se passe docteur ???? Je jette le fameux velouté dans l'évier rouge de tomate et j'arrête le film. Je suis mourante. Je vais mourir d'une perforation stomatologique dûe à une salmonellose tomatesque et je n'aurai même pas le temps de voir l'enfer des zombies. Je vais mourir dans d'atroces souffrances et ensuite je vais hanter mon lecteur DVD d'entre les morts pas vivants jusqu'à ce que quelqu'un me délivre (mon frère attend patiemment ça d'ailleurs, il bave sur mon imposante collec' de films horribles). Y'a pas de justice dans ce bas monde... pitiiiiiiiiiiiiiiiiiiiié laissez-moi au moins voir Désiré !!!!!

Le lendemain j'étais encore en vie sans nausées hémorragiques ulcéreuses : je rattaque. Sans velouté à la tomate, à la diète, sans même une cuillèrette de Nutella. Je mets le DVD. Générique.

2 notes d'orgue.

Rebelote.

Bordel j'ai grandis.

L'enfer des zombies me donne la gerbe.

Lundi 26 février 2007

Clint Eastwood est un grand monsieur. Un très grand monsieur qui sait distribuer les uppercuts au coeur même quand il ne tourne pas sur la boxe. Avec lui les bleus à l'âme se ravivent et se mettent à saigner. Ils se fendent en deux d'un rouge vif qui ne coagulera jamais. Clint Eastwood ne milite pas pour la tranquillité de l'esprit, ni pour la cicatrisation de l'âme, non lui il y va et vous colle des sacrées tartes dans la gueule. De celles que vous n'oublierez jamais ; d'ailleurs ce serait le trahir que de passer à autre chose.

Ce serait vous trahir.

"Lettres à Iwo Jima" est le pendant japonais à la bataille sanglante qui eut lieu sur l'île du même nom, une île stérile sans couleurs pour une guerre sans couleurs toute aussi stérile. Je n'ai pas vu "Mémoire de nos pères" - le point de vue américain - j'étais un peu fâchée avec les pères à sa sortie et je connais trop bien le bonhomme pour savoir que de temps en temps il faut se planquer pour ne pas qu'il nous atteigne. Dévier les coups, se protéger, antithèse par excellence du "Million dollar baby". Et trahison. Aujourd'hui je ne me suis pas planquée, je n'ai pas fui, et je me suis mangée une phénoménale leçon d'humanité dans tout ce qu'elle peut avoir de barbare et de magnifique. Je suis sûre que le point de vue de "Mémoire de nos pères" est le même que celui de "Lettres à Iwo Jima" ; il n'y a pas de nationalité dans ce film, pas de camp, pas de jugement, pas de gentil ni de méchant, il y a des comportements humains transgressés par une situation innommable et absurde, filmés par un humain sans aucun point de vue sinon l'universel.

Le nôtre. Le leur. Le sien.

Et quel humain... un qui sait jauger votre âme, vous transpercer de ses yeux plissés qui vous scrutent sans relâche, sans vous manquer de respect mais essayant avec plein d'espoir de vous faire entr'apercevoir une toute petite lueur de lucidité sur votre moi profond, celui que vous tentez vainement ou brillamment de dissimuler aux autres et à vous même ; surtout à vous même.

Nous passons notre temps à combattre quelqu'un ou un camp, mener un combat contre des idées qui ne nous appartiennent pas, contre des comportements qui nous répugnent, contre une maladie qui nous assaille, droite contre gauche, religion contre religion, peau contre peau, homme contre femme/femme contre homme ; Eastwood a lui réussi à concilier tous les partis en les faisant se massacrer sur une terre ressemblant à l'Enfer et au Paradis tellement mêlés qu'il n'y a plus aucun discernement possible : tout le monde se ressemble et ce quelque soit le côté duquel on se trouve. Où on est supposé se trouver. Il n'y a ni de meilleur ni de pire. Il n'y aura ni vainqueur ni vaincu, ne subsisteront que des écorchés vifs aux pupilles hébétées. Les femmes omniprésentes dans la filmographie d'Eastwood, le sont encore plus dans cette pellicule alors qu'elles sont à peine visibles, et pourtant...

Clint Eastwood est un révélateur. Et je ne sais pas encore si j'ai bien fait d'avancer à découvert.

Je sais déjà que je ne suis pas sortie indemne de la salle.

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Jeudi 22 février 2007

Ils

ATTENTION ! "Ils" est un film français. Un thriller français, un film de genre français. Oui je vois votre moue dubitative pas convaincue car vous savez ce que valent les 9/10èmes des réalisations sur ce thème. Oui mais si on lui laissait le bénéfice du doute à "Ils" ? Allez on essaie.

"Ils" s'inscrit dans la lignée des films réalistes, comme "Le projet Blair witch" auquel il ressemble beaucoup beaucoup dans la réalisation saccadée et obscure, avec le strict minimum d'éclairage et de dialogues épurés. Un couple de français réside dans une bâtisse perdue dans les bois en Roumanie. Lui est écrivain, elle instit'. Ils se préparent à un bon petit week-end en namoureux quand soudain... "ils" débarquent et tentent par tous les moyens de pénétrer dans la maison, terrorisant leurs occupants. Et on ne saura que tard qui sont ces ils, toujours filmés de façon chaotique, capuche sur la tête. Mais "ils" sont humains, rien à voir avec la sorcière de Blair.

Je dois avouer que ce film déroute, d'abord par la durée (même pas 1 heure 20) et ensuite par le mystère des motivations et de l'identité des assaillants, ce qui est éminemment flippant quand on ne sait pas contre qui et pourquoi on doit se défendre. Ca donne froid dans le dos à vrai dire tellement ça paraît réaliste et absurde. Gratuit. D'actualité ? Non, n'allons pas jusque là, "Ils" n'est pas un film visionnaire sur les moeurs actuelles, ce type d'agressions gratuites existant depuis la nuit des temps (méfiance car la fin laisse croire que ce fait divers a réellement existé ; or non).

Bref revenons à nos "Ils". Je ne pense pas revoir ce film pour le plaisir ni le revoir tout court, car je n'ai pas pris mon pied à suivre le calvaire de ces gens qui pourraient être nous, de cette violence intervenant en plein quotidien, dans cette solitude extrême avec la technologie qui défaille. C'est stressant, très stressant, on court en même temps que les protagonistes avec le coeur à tout rompre et la trouille vissée au corps. On veut savoir pourquoi, et finalement on ne saura jamais.

Je préfère de loin mes démons de 3 heures du mat' et mes zombies aux souliers moisis, ceux là je ne crois pas que je les croiserai en vrai un jour dans ma cuisine en train de boulotter mes bananes. Peut être que je me trompe mais bon...

Depuis Hostel décidemment les pays de l'Est n'ont pas la cote !!!!

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Mercredi 21 février 2007

Oh mais quelles sont ces bestioles zarbi que l'on voit grimper dans une baignoire habitée ? L'année dernière quand le film est sorti, y'a eu une campagne de pub sur les bus et je me suis toujours demandée ce que c'était. Enfin je sais. Non ce ne sont pas de grosses saucisses inoffensives, mais oui ce sont bel et bien des bestioles aux intentions plus qu'hostiles.

Horribilis - je ne sais absolument pas ce que ça veut dire, en même temps y'a "horrible" dedans donc je suppute - a été réalisé par un illustre inconnu - James Gunn - donc j'ai dû me pencher sur sa filmographie pour savoir : oh il a été scénariste des 2 Scooby Doo !!!! Aaaaaaaaaaaaahhhhhhh mais aussi de "L'armée des morts". Oui mais bon une telle incohérence de carrière peut-elle faire de bons films goresques horribles et sanguinolents ? La réponse : pas tout à fait mais quand même. D'abord le gars il a vu quelques références de genre et ça se sent, "Society" de Brian Yuzna mais sans sa folle décadence perverse, quelques films de zombies (dont "L'armée des morts" sûrement), et d'autres dont je ne me rappelle plus (j'ai pas pensé à prendre des notes). Ensuite le scénario est quelque peu strange : une comète tombe sur notre belle planète, en plein Ploucville, et lache un truc poisseux dans un oeuf qui va sauter au poitrail d'un homme (ah oui ça y est je me rappelle l'autre référence !!!!). Celui-ci va être possédé par la bête et va se mettre à boulotter toute la viande rouge du patelin, jusqu'à ce qu'il ensemence une bimbo qui ne va pas tarder à pondre des...

... saucisses ? Limaces ? Sangsues ? Bref plein de trucs rouges comme sur la photo et qui vont à leur tour sauter dans la bouche des pauvres gens qui vont se transformer en zombies et... et j'arrête je vais pas vous raconter tout le film non plus. Bon dit comme ça ça peut paraître péjoratif et basique mais non, on passe un bon moment avec Horribilis, c'est un peu dans la veine d'"Arac attack" en un peu moins beauf, c'est très bien ficelé avec des personnages plutôt atypiques, et franchement l'histoire est strange, peu commune, même si elle reprend les codes du genre et rend hommage à quelques illustres prédécesseurs.

On passe un bon moment et par les temps qui courent : je prends.

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Lundi 19 février 2007

Anna n'avait rien d'une étoile malgré le modèle auquel elle avait essayé de ressembler ; modèle douloureux dont elle aurait dû se méfier, et qui l'a happée - pas - malgré elle. Anna n'y a vu qu'une blondeur à imiter avec des poses poupoupidesques mais le tourbillon l'a emporté. Il y avait du pathétique en elle comme chez l'étoile, du sordide, une histoire de vie tacheronne et sombre, des origines embrouillées où le père ; où le Père ?

Anna énervait, hérissait les poils et représentait la bimbo par excellence, fade, excessive, repue à la chirurgie esthétique déformante, ultramaquillée, prédatrice, avide d'argent... tous les clichés portés à leur plus bas firmament. Anna voulait à tout prix ressembler à une étoile, à son étoile, mais elle n'a jamais ressemblé à rien ou à trop justement. La robe de l'étoile à été cousue à même sa peau.

Anna était prédestinée à mourir prématurément, ou trop tardivement. Vie et mort, mort-vie, ne faisaient qu'un, comme le jour où son fils a subitement rejoint l'au delà à 20 ans alors qu'elle dormait paisiblement dans le lit d'à côté, avec dans ses bras une petite fille qui venait de naître. De naître réellement ? Cette petite créature aujourd'hui âgée de 5 mois est l'objet de querelles juridiques - où sont les pères ; responsable d'être née et ainsi d'empêcher sa mère d'être dignement enterrée.

Dannielynn héritera peut être un jour de la fortune controversée de sa mère, argent pourri qui multiplie les faux pères. Mais cela n'est qu'une infime partie visible de sa peut être destinée, de quoi héritera t'elle d'autre, réellement ? On a connu meilleure entrée dans la vie... on a connu meilleure sortie dans la mort.

Comme quoi il ne vaut mieux pas se tromper de tuteur. Ne pas se tromper d'étoile...

Jeudi 15 février 2007

Bonne nouvelle ! Céline revient ! Après avoir sorti dans les charts le succulent "Je ne vous oublie pas" non jamais, la voilà qui nous ressort un titre fameux pas du tout commercial un jour pas du tout commercial qui fait grimper les notes de resto et s'y faire agglutiner tous les veaux, un certain 14 février ; "S'il n'en restait qu'une" ça s'appelle, avec comme sous titre - la précision a son importance - "je serais celle là".

Voilà, la Céline elle a choisi que ce serait elle qui resterait, elle nous a même pas demandé notre avis, et c'est pas du tout arrogant comme attitude. En même temps, décomposée de mauvais foie comme je suis, je n'ai pas lu ces paroles probablement baveuses, déjà je l'ai entendue brailler comme un âne en rut hier matin à 8H45 (avant Canteloup) et même que sa voix s'est épaissie comme si elle était possédée par toutes les âmes des pucelles frustrées mortes - ou mortes frustrées, et déjà, déjà j'ai eu de la peine comme quand mon pot de Nutella il est vide.

J'ai voulu me planquer dans le coffre de mon clic clac avec une couette dans les deux oreilles, mais je rentre pas et la couette non plus.

Elle sera celle là bordel. La seule, l'unique, la survivante à une épidémie décimant toutes les chanteuses de talent. Teresa Salgueiro, Tori Amos, Natacha Atlas, Cyndi Lauper, Lauryn Hill, Emilie Simon, Björk, et des dizaines que j'ai oubliées, toutes mortes brutalement d'un accès de Dionite aigüe. Putain de virus je te jure.

Et dire qu'elle a osé commettre cet acte - avant l'irréparable, la sortie de l'album au joli mois de mai - le jour de... le jour de la môme. Il paraît que tu as ressuscité la môme, prouve le nous : pète lui juste une corde vocale à la fausse gouailleuse, par la seule force de ton esprit tapageur, histoire qu'elle ne nous les pète plus tout court.

En même temps, "je serais celle là" précédé d'un "si", il me semble que c'est du conditionnel nan ? Pourvu pourvu pourvu pourvu pourvu pourvu pourvu pourvu pourvu pourvu pourvu pourvu pourvu pourvu pourvu pourvu pourvu pourvu pourvu pourvu.............

par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs
Mercredi 14 février 2007

J'adore le détournement de slogans bidons. A la SNCF c'est les spécialistes du slogan bidon qui ne leur correspond jamais. Z'avez vu leur dernière campagne de pub ? Anticiper les besoins - surtout les vendredis, les week end et pendant les vacances scolaires - rendre le voyage confortable - surtout dans un train bondé avec une place non assise en surréservation - enfin que des conneries quoi.

J'arrête les tirets, j'attaque.

Samedi je suggère à une amie d'aller nous renseigner au guichet pour éventuellement savoir combien coûterait un voyage jusqu'à Lisbonne au mois de mai. Aller et retour. Eventuellement. Si on dérange pas. D'entrée les hostilités s'annoncent : "Lisbonne ? Lisbonne... Lisbonne c'est à la frontière franco-espagnole ?...". Déjà elle situe ça en Europe ce qui est plutôt inespéré. La suite relève du même ton malgré toute la bonne volonté de la guichetière bien emmerdée à taper sur son clavier avec des moufles sans connaître la géographie du bas de l'ancienne CEE et entrant péniblement les coordonnées que je lui communique, ayant déjà pris ce même train il y a une décennie : arrêt à Bordeaux, puis Bordeaux/Irun et enfin Irun/Lisboa santa Apolonia. A l'époque c'était moins compliqué. Curieusement je subodore des complications technologiques en plus des géographiques, la SNCF s'acharnant à régresser alors qu'il est possible de réserver un Paris/Pékin en 2 minutes sur Easyvoyages.

Ouaipa. On tente un raccourci par Madrid : rien à faire. Une correspondance à Hendaye ? que dalle. Et si on passait par Salamanca ? Non c'est pas possible. Au final le serveur plante et la seconde guichetière nous donne l'adresse de la compagnie ferroviaire espagnole pour le faire de chez nous. A eux de vous faire préférer l'avion ?

C'est pas fini. C'est qu'à la SNCF ils ont des idées d'avance.

Demain je dois aller à Paris. Je vous raconte ma vie comme ça mais là y'a un intérêt. Confiante je cherche les horaires de train et tente une réservation en tapant mes horaires d'aller et retour : merdouille, y'a plus de place disponible sauf en première classe. A 72 euros l'aller simple. Sans garantie d'avoir une place assise puisque le train est en surréservation. Mais il y a des places en première. Des places mais pas de places assises. Question : puis-je ne pas m'asseoir en seconde classe pour 22 euros de moins ? ou poser mes miches au bar avec une bière matinale ?

C'est pas possible.

Vicieuse une idée sadique et particulièrement mauvaise me vient à l'esprit : "ah ben tiens enculé si je décomposais mon voyage ? Je prends un aller simple de ma ville PUIS un autre simple de Paris ? Pour le retour ?". Vous me suivez ? Attention suivez bien parce que ça peut vous servir, z'allez voir. Je suis donc mon idée de voyageuse désargentée minable même si c'est le boulot qui me paie mon billet : "ben ça marche enculé !!!", le site Bienvenue SNCF.com à destination de Vache-à-Lait-Land me propose un aller simple en seconde classe à une cinquantaine d'euros dans le même train aux mêmes horaires et assise bordel !!!! Exit la première classe onéreuse payée par le boulot, debout.

Plus de 20 euros d'économie. Et mes grosses miches assises.

Moralité : si vous voulez que votre voyage ne vous coûte pas la peau du cul prenez l'avion, ou soyez vicieux détournez les grosses ficelles de la SNCF (ça marche aussi avec les Prem's).

Ca vous donne des idées d'avance possibles.

par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs
Lundi 12 février 2007

Tout ce qui suit s'est vraiment passé réellement en vrai. Ames sensibles s'abstenir.

En - - italique les notes du traducteur.

Driiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiing ! Driiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiing !

(Moi) : mwarfou ? - bonjour, comment m'appelle-je, qui suis-je, il est 11h du mat c'est l'aube.

(Ma Mère) : yé chouis à Continent - Carrefour en fait, le magasin a changé d'enseigne depuis 15 ans mais le temps n'a pas de prise sur ma mère - j'ai deux films est-ce qu'ils chont bons ?

MM - Ma Mère - ne dit jamais bonjour ni comment ça va je te dérange, je suis sortie de ses entrailles fumantes pendant une césarienne sanglante, il me semble que les présentations ont été faites il y a 3 décennies déjà alors pas de chichis hein.

(Moi) : vas-y dis-moi les titres - je suis reconnue dans la famille comme une experte en films et fréquemment consultée pour cette incroyable faculté.

(MM) : lou gars il est vert.

(Moi) : ... - réflexion. Attention le chrono tourne. Attention ma mère m'appelle d'un portable donc ça va lui coûter la peau du séant. Attention je ne dois pas la décevoir. J'hésite entre Hulk et un autre, en même temps Hulk on l'a vu ensemble je pense qu'elle aurait fait cette précision s'il s'agissait de lui - The Mask !!! - je n'attends pas la réponse je sais que c'est lui, je sais tout ce que ma mère pense - il me semble que tu l'as déjà acheté nan ?

(MM) : t'es choure ? Bon. Après je voulais faire un cadeau à ton père - tiens elle sympathise avec l'ennemi maintenant ? - tou sais le film avec le gars qui est mort et qui se passe à la guerre ?

(Moi) : Le vieux fusil ? Bah tu le trouveras pas ils n'ont pas réédité le film.

(MM) : ah ! Qu'est-ce que je prends à ton père alors ? - ah ouais je me disais aussi, faut que je te trouve l'idée on dirait...

(Moi) : depuis quand vous savez utiliser le lecteur DVD tous les deux ? La dernière fois que je vous ai offert des films ils sont restés sous blister...

(MM) : mais ils sont pas chers les films, je vais prendre lou gars vert et pis oune autre, oune avec le gordo et lou magre - nan nan nan pas Laurel et Hardy les gars, Terence Hill et Bud Spencer.

(Moi) : fais ce que tu veux...

(MM) : c'est quand que tou viens à la maison déjà, tu me dis jamais quand tou viens à la maison - je te le dis tout le temps mais tu n'écoutes pas, si je te l'écris tu ne le lis pas, si je te fais passer le message tu ignores le messager ou le messager t'ignore,

(Moi) : ah je t'ai pas dis la date ? Excuse-moi je croyais que si, le week end prochain je viens. Tu me feras du poisson ?

(MM) : oui s'il a une bonne tête au Continent ! Bon faut que j'appelle ton frère avec ce poutain de conard de téléphone qui marche pas... bip bip bip bip.

Voilà c'était ma mère. En direct du rayon DVD au Continent.

Humeuriens présents

 

grimmy-pisse.gif
Il y a  3  culottes de Tori Spelling actuellement sur ce blog

Calendrier

Novembre 2008
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
             
<< < > >>

Humeurs en photos

News Humeurs

Inscription à la newsletter

En cas d'humeurs

Ici on ne lâche pas ses coms ! Y'a des articles qu'on peut commenter, et d'autres pas, à vous de vous démerder pour les trouver ! Enfin quand même y'a celui-là où on peut raconter des trucs...

Humeurs en photos

Humeurs des autres

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus