Pas de photo pour ce nouvel article du trouillomètre à zéro... mais une histoire réelle qui m'est réellement arrivée, et qui est sonore en plus.
Hier matin, 9H13, arrêt de bus habituel. Il ne pleut pas. C'est une journée normale comme la vivent des millions d'êtres humains à ce moment M - j'essaie de faire du Bellemare là. Non légère et non court vêtue comme cette pétasse euphorisante de Perrette et son pot de lait (elle ne connait pas encore les briques, tu vas voir je vais lui en mettre une moi), je me dirige calmement vers mon arrêt de bus donc.
Et là, soudainement, sans que rien ne paraisse dans le flot calme des passants et des voitures, SOUDAIN un bruit terrifiant me cloue sur place. Une sorte de sifflement apocalyptique ne pouvant émaner que d'une créature des Enfers. Comme nous ne sommes pas sur un terrain de foot, ça ne peut pas être un arbitre en short. Comme nous ne sommes pas sur un port, ça ne peut pas être non plus le Hollandais volant qui sonne son cor de brume. Nous sommes en pleine rue commerciale, l'artère vivante de la ville.
La gare est à 10 minutes. C'est pas un train. Mais d'où peut bien venir ce sifflement strident, quelle peut bien être cette créature probablement hideuse et surnaturelle ?
9H14. Le sifflement retentit à nouveau. Plus fort. Plus près. Derrière moi. Je n'ose pas me retourner. J'ai peur. Je suis parée aux attaques de zombies, à l'invasion terrestre des aliens, aux agressions vampiriques diurnes, mais là aucun manuel de survie à l'épouvante n'a encore évoqué la créature démoniaque me poursuivant sur le trottoir. Comment la contrer je n'en sais rien.
J'ai peur, je ne veux pas mourir, pas comme ça, pas aujourd'hui surtout qu'à la météo ils ont annoncé de la pluie et moi je veux encore une fois entendre mes blaireaux de collègues geindre sur le temps pendant tout le déjeuner ; non mon Dieu pitié pas maintenant !!!!!!! Demain d'accord ????
Je me ressaisis. Je décide de me battre jusqu'au boubout. Elle n'aura pas ma peau aussi facilement cette hideuse chienne de siffleuse. Dans un bain de sang je vengerai mon honneur, j'aurai une mort digne, on pourra graver sur ma tombe "tel Gargamel elle a abattu la méduse pour sauver l'univers de la déchéance démoniaque".
9H15. Je jette un rapide coup d'oeil par dessus mon épaule. Non ça ne peut pas être possible, ça n'est PAS POSSIBLE, c'est inimaginable, inconcevable, mon Dieu POURQUOI ????? Pourquoi restez-vous sourd à toutes nos prières éplorées contre la Bête ????
Une dame d'une soixantaine d'années à l'air très innocent. Je m'arrête, interloquée, ne comprenant pas comme un être humain pouvait produire un son pareil, c'est pas possible elle doit cacher un instrument quelconque sous sa pelure, mais y'a pas idée bordel de terroriser tout un quartier avec un putain d'appeau capable d'attirer tous les volatiles dégénérés par la grippe aviaire de la région et de la stratosphère !!!! Bon alors où est-ce que tu le planques là, c'est bon on est pas à la maternelle non plus !!!! Donne ton sifflet !!!!
Un mouchoir à la main la dame innocente se met à renifler. Ce bruit terrifiant et aigu que l'oreille humaine jamais n'avait entendu jusque là venait de son nez. Juste de son nez.
Quand je vous dis qu'il faut que j'arrête de prendre le bus.
Il était une fois un génie du cinéma. Je
ne préciserai pas le genre de cinéma car autrefois conspué, celui-ci fait partie maintenant de la clique des Top 20 réguliers des Cahiers du cinéma, c'est dire. Ce génie transalpin a
révolutionné le mode de réalisation - je sais pas si je m'exprime bien, je lis pas les Cahiers du Cinéma - inventant des effets de caméra démentiels (cf la scène du meurtre de l'aveugle dans
Suspiria), le tout baignant dans une atmosphère colorée, gothique et profondément malsaine. Avec une bonne dose de trouillomètre à zéro et de touches sanguinolentes bien craspecs et surtout bien
réalistes. Argento il s'appelle le génie, et même si je sais pas en parler avec une plume critique bien éfilée, en tout cas il me fait le même effet dès que je vois son nom au
générique : un mélange viscéral et révulsant de désir et de peur, avec le palpitant au beau fixe et les yeux écarquillés comme la gamine de 10 ans que j'étais à mes premières péloches
épouvantables.
D'ailleurs comme le chien de Pavlov, dès que je vois Argento pof je salive - si j'avais une queue je la remuerai - et même que ça marche aussi avec sa fille, la seule femme au monde pouvant me faire virer ma cuti au détour d'une ruelle sombre. Entre elle et les taffioles du calendrier de rugbymen, c'est sûr j'hésite pas.
J'arrête je frissonne.
Il était une fois donc. Et Dieu Diable merci, heureusement que j'ai vu "Le sang des innocents" après "Jenifer" sinon j'aurai cru que cette belle histoire était définitivement terminée, comme si Argento était mort, pire qu'il était vivant et devenu mauvais. Mauvais résume bien malheureusement cet opus pondu en 2001. Le casting pourtant détonne avec Max Von Sydow - rrrrrraaaaaaaaaaaaaaaaaaa le Père Merrin autre souvenir d'enfance - mais sinon rien. Même lui est piteux. Le tout est falot, poussif, fade, médiocre, et Argento a trouvé une piètre réplique de sa fille - sûrement parce qu'elle n'était pas dispo pour jouer dans le film du paternel - mais c'est comme se taper des oeufs de lompes au lieu du caviar : médiocre, pas mauvais mais fade. Ca n'a pas le même goût dans la bouche.
Je l'ai déjà dit, désolée.
Le sang des innocents est donc un succédané. Un succédané de giallo, un succédané d'Argento, un succédané d'Asia. A un seul moment on retrouve néanmoins la succulence du caviar : au moment où notre "héros" persuadé que sa joueuse de harpe va se faire trucider, court dans les coulisses de la salle de musique. Un petit aperçu du maestro, un petit goût de Suspiria, un petit retour en arrière empreint d'une nostalgie enfantine.
Et je vais m'arrêter là, hors de question de massacrer le maître des massacres à l'arme blanche ; et puis ce n'est pas comme si je tirais sur l'ambulance car Argento a eu sa "Jenifer". Et vous savez quoi ? En plus d'un nouvel épisode des Masters of horror 2, il nous prépare son ultime volet de la trilogie "Three mothers" comprenant déjà Suspiria et Inferno, avec...
Asia...
Désolée mais il faut croire que j'ai chopé Le syndrome de Stendhal... non ho sonno...
Dernièrement la nouvelle enquête sur la sexualité des français a été transmise dans tous nos bons médias. Déjà je trouve cela plutôt biaisé - une voyelle et ça change tout - d'interroger les gens sur un tel sujet, comme si lors d'un sondage dans la rue ou au téléphone on osait dire qu'on avait des rapports sexuels une fois par an avec le teckel de mémé, 8 masturbations par jour au bureau, une folle envie de coucher avec Jean-Pierre Pernault et pour couronner le tout jamais d'orgasme vaginal pendant la sodomie. En général les gens sont plutôt vantards dans leurs pseudos prouesses sexuelles, c'est à se demander pourquoi il y a encore la guerre dans le monde avec un tel épanouissement sexuel ? Et même qu'à en croire les derniers sondages sur un autre sujet, y'en a pas beaucoup qui votent extrême droite. D'ailleurs ptêt bien que les deux sont liés tiens.
Bref.
Les chiffres avancés n'ont rien de bien intéressant sauf un résultat qui illustre bien mon introduction : les femmes disent avoir eu 4,4 partenaires dans leur vie et les hommes 11,6. Ce n'est pas tant le virgule quelque chose qui est intrigant - on a bien le droit de coucher avec une moitié d'humain - mais l'écart entre ces deux chiffres là. 11,6 - 4,4 = 7,2. Alors c'est qui ce 7,2 bordel ????? Une hypothèse me semblait plausible : le 7,2 pourrait correspondre à des partenaires sexuels masculins, d'où le chiffre plus élevé que pour les femmes.
Vous me suivez ? Un homme avec un homme ?
Bah en fait mon hypothèse n'est pas valable puisque seulement 4,1% des hommes disent être homosexuels, ça explique pas le chiffre quasi triplé par rapport aux femmes. Alors je ne vois qu'une explication, voire 8 : les hommes sont des vantards et les femmes très discrètes en la matière. Ou complètement complexées ? Ou alors l'une des deux catégories est nulle en calcul ? Ou alors y'en a qui font ça bourré tout le temps ? Ou alors c'était dans le noir ? Ou certains coups valent plusieurs ? Ou quelqu'un avec qui on aurait aimé coucher ça compte comme pour de vrai ?
Enfin y'a une chose dont je suis sûre c'est que compter le sexe c'est vraiment vulgaire. Mentir là-dessus pour épater la galerie encore plus.
Et que la différence entre un(e) homosexuel(le) et un(e) hétérosexuel(le) tient à un autre chiffre : le nombre de bières ingurgitées dans une soirée.
Cette nuit j'ai rêvé que tous mes délires cauchemardesques devenaient réalité. Cette nuit j'ai rêvé qu'effectivement une petite bosse au niveau du gros orteil pouvait dégénérer en métastases osseuses et se répandre jusqu'au cerveau. Cette nuit j'ai rêvé que les médecins habituellement rassurant mon hypocondrie galopante devenaient d'un seul coup des annonciateurs de mort. Cette nuit j'ai rêvé que j'étais condamnée.
Ca peut vous faire rire mais moi ça me fait réfléchir. Au sens de la vie, au sens de la mort. Tous les matins en me levant et surtout un matin pareil à celui d'aujourd'hui, je me dis que je vais mourir. Je me dis que bientôt - dans un an, 10 ou 20, bientôt - mon père ne sera plus, et que ma mère peut être le devancera. Qu'en arrivant au boulot on me dira "Mme Untel est décédée" comme ce matin d'ailleurs où Mme Untel est effectivement décédée, parce qu'on ne dit jamais mort on dit décédé, ça fait plus clean.
Ca fait moins couperet.
J'ai mis du Tippex sur son nom.
Ne croyez pas que mes pensées soient morbides ou construites par un sujet dépressif dans un contexte dépressif, non ne tombez pas dans cette erreur vous qui vous croyez immortel dans votre superbe arrogance. Moi je me sais mortelle c'est là toute la différence. Seulement je ne sais pas quand, ni où, ni comment. Mais je le sais, au fond de mes entrailles je le sais, et je ne suis pas du genre à faire semblant avec une légèreté toute aérienne. J'en ai conscience, des fois douloureusement et des fois comme aujourd'hui avec le palpitant battant à tout rompre de soif et d'avidité ; je le sais et je ne me pourris pas l'existence pour ça, pas aujourd'hui, je me dis qu'elle est trop courte et que je ne veux pas avoir de regrets quand la dame en noir sonnera mes 12 coups. Je veux la regarder en face - ou un peu de côté elle doit être impressionnante - et lui dire "je suis à peu près prête, j'ai une de ces trouilles mais je sais qu'il faut y aller. Ne nous retournons pas, allons-y".
Si vous lisez ce texte et que vous me trouvez triste ou dépressive, franchement c'est que vous êtes complètement à côté de la plaque et que la mort sans doute ne fait pas partie de votre vie, pour moi les deux n'ont jamais cessé d'être les meilleures amies. Je suis née avec elles. Et à vous tous qui me lisez et qui débitez sans aucun sens toute la journée voire toute la nuit je n'ai pas le temps, je n'ai pas le temps ! sachez qu'un beau jour sans que vous vous y attendiez y'en a une qui viendra vous cueillir, et que vous n'aurez pas eu le temps de vivre mais juste celui de crever. Que vous serez passé à côté de tous vos rêves sous le minable petit prétexte de la faute à pas le temps alors que c'est juste votre faute à vous, vous qui fuyez, vous qui vous croyez immortel, vous qui pensez défier les lois du temps en étant convaincu de courir plus vite que lui.
On dirait que vous ne le savez pas alors je vous le dis. Ou alors vous faites semblant de ne pas le savoir, et je vous le redis quand même, je m'en tape que vous ne vouliez pas l'entendre. A moins que vous n'aimiez pas la vie auquel cas je vous pardonne. Mais aimer la mort c'est déjà se rabibocher avec la première. C'est un bon début.
Alors écoutez-les ces jeunes qui crèvent, ces jeunes qui n'en peuvent plus de n'avoir plus d'espoir ni d'avoir de projets, écoutez-les ces petits vieux qui vous disent que ça passe beaucoup trop vite, beaucoup beaucoup trop vite, qu'il faut se méfier du temps même qu'on ne se rend pas compte que c'est lui le maître, que c'est maintenant MAINTENANT qu'il faut faire ce qu'on a à faire, maintenant que ce n'est pas encore la fin.
Ce sont ceux qui ont le moins de temps qui nous en consacrent le plus, qui nous font le cadeau précieux de nous offrir une heure alors que l'échéance est proche. Eux seuls pourraient se targuer de n'avoir pas le temps, pas le temps, mais même pas. Eux nous le donnent. Et dissertent avec nous sur le sens de la vie. Parce qu'après il n'y aura plus jamais de temps.
Une heure entière.
Ne leur faites pas l'affront de regarder votre montre, misérable petit être plein de vie. Prenez cette leçon qu'ils vous offrent et ne les oubliez pas. N'oubliez jamais que vous allez mourir et que vous ne savez même pas quand, des fois ce n'est pas le plus tard possible. Et quand bien même faut-il attendre d'être cassé par les années.
Ne me parlez pas de routine, de travail, ou d'enfants à chercher à la crèche, je ne vous signerai pas vos mots d'excuse. Mordez-la avant qu'elle ne vous crève parce qu'elles ont toujours le dernier mot, les deux meilleures amies. Ecoutez le bébé qui babille. Regardez attentivement le mur de pierre au feu rouge. Sentez le papier d'un livre avant de vous y plonger. Laissez vous caresser par la pluie. Prenez le temps de déguster la première lampée de vin rouge.
Enfin faites ce que vous avez à faire et cessez de le reporter à plus loin, vous ne savez pas si vous irez plus loin ; tant que vous êtes en bonne santé et que le poison ne se distille pas dans vos veines. Il envahira peut être votre esprit aussi.
Ou sinon, vous n'aurez que l'extrême onction.

Ce coup-ci hors de question de me justifier sur mes goûts cinématographiques. Je cause toute seule d'abord. Pour ceux et celles qui me suivent, vous savez que le mot "zombie" me titille et que
dès que je vois un titre de film avec zombie zombie zombie zombie zombie zombie zombie zombie zombie zombie zombie zombie zombie zombie zombie zombie zombie zombie zombie dedans et bien ça me
fait tout chose et je fais tout pour obtenir le support du film susceptible de m'amener vers l'extase. Ca marche également avec "mort vivant" d'ailleurs ou "living dead" aussi.
Mais zombie c'est le top.
Alors là heureusement qu'il y avait zombie dans le titre parce que sinon j'aurai jamais regardé. Pourquoi ? Parce qu'il y a aussi "honeymoon" dedans et que pour les nuls en anglais ça veut dire "lune de miel", pas besoin de vous faire un dessin, si ? Donc passés les premiers émois post mariage, voilà que les emmerdes commencent. Normal. Pour le meilleur et pour le pire qu'ils disent.
Et jusqu'à ce que la mort les sépare.
Et elle ne les a pas séparés cette salope aguicheuse. Danny et Denise s'aiment d'amour tendre, ils sont inséparables, complices, très liés, quasi fusionnels on pourrait même dire. Et leur rêve c'est d'aller vivre au Portugal (en ça ils ont gagné tous mes suffrages de sympathie). Sauf que ces conneries là ne se passent que dans les contes de fée à la Disney. Pendant leur lune de miel, un mort vivant transmet à Danny un virus létal qui va le transformer petit à petit à son tour en créature revenue d'entre les morts... Et Denise de rester son épouse dans la douleur, surtout quand le jeune marié se met à ramener des bras fraichement coupés avec les dents pour le diner...
Et bien vous savez quoi ? Un film de zombie(s) peut être émouvant et vous mettre la larme à l'oeil, surtout quand on sait que le réalisateur - David Gebroe - a dédié ce film à sa soeur dont l'époux est mort avant qu'ils puissent réaliser leur rêve : tout plaquer pour aller vivre au Portugal... C'est "détourné" en film d'horreur mais la question hante tous les esprits sur la survie de l'un des conjoints quand l'autre est happé par la dame en noir. Ou le zombie sur la plage. La scène de l'achat des billets pour Lisboa est foudroyante d'injustice et de cruauté envers les tourtereaux qui avaient tout pour être heureux, crucifiant par la même leurs projets d'avenir.
Tout pour être heureux...
Ok il y a du zombie dedans - j'avais dis que je me justifierai pas - Ok y'a des effets bien craspecs, surtout les bruits de succion pendant les repas mais, oui mais mais mais "Zombie Honeymoon" ne cesse de nous interpeller sur le sens de la vie, cette chienne d'étoile filante insaisissable. Ce sable qui s'égrène à toute allure et que l'on croit inépuisable. A un moment donné malgré notre désespoir nous ne pouvons plus retourner le sablier.
Est-ce que Denise ira au Portugal ? A vous de voir, moi en tout cas j'y vais, pas question d'oublier le tic tac et de passer à côté.
Ouais OK ce film n'est pas une oeuvre
d'auteur délicate et délivrant au monde un message politique de la plus haute importance. Oui ben justement !!!! Rien que le titre déjà et on se dit "ouais comment c'est pas crédible des serpents
dans un avion !!!!!". Et alors ? Je pense que les personnes aimant un autre cinéma que le mien sont déjà partis vers un autre horizon plus sain, laissez-nous donc entre pervers du glauque kitsch
siouplaît. Ne nous contaminez pas les bienséants intellos.
J'arrête de me justifier d'abord.
Alors comme le titre l'indique, un enfoiré de première voulant se défaire de son seul témoin à charge décide de bourrer un avion de serpents et pas grave s'il transporte une centaine de passagers le navion, dont des petits nenfants, le méchant est vraiment méchant bouhhhhh !!! C'est plein d'invraisemblances, mais alors plein, mais le manque de crédibilité ne nuit aucunement à ce qu'on était venu chercher : du divertissement bien bourrin avec des bébêtes belliqueuses sautant sur tout ce qui bouge y compris les zguègues et les tétons de bimbos siliconées.
Et puis il y a Samuel L. Jackson reprenant le digne flambeau de notre chère trogne de John McClane héros des Die hard, campé par Bruce Willis. Sauf qu'il a pas de marcel Samuel, dommage... Et puis il y a aussi ce chihuahua qui se fait jeter en appât par un passager misanthrope et qui atterrit direct dans la gueule immense d'un anaconda (je crois que c'en était un, je ne suis pas herpétologue), lequel se met à suçoter la tête dudit passager après le chihuahua en apéro. Manque de crédibilité pure, comment un bestiau de la taille peut passer dans une valise sans contrôle, rien qu'à lui tout seul et l'avion devrait se mettre à pencher d'un seul coup ! Oui bon on a dit qu'on se tapait de la vraisemblance du scénario.
Allez on se tape de la vraisemblance du scénario bis. Have fun.
Ah que l'amour maternel peut faire mal...
Qu'est-ce qui peut pousser une mère à castrer son fils - après avoir rendu le père totalement insignifiant - au point que celui-ci la haïsse et l'aime au plus haut point ?
Nathalie Baye incarne donc cette mère au summum de la possessivité et de l'anéantissement identitaire, toujours au bord de l'inceste psychologique, accaparant son unique fils d'un amour étouffant et le pulvérisant à coups d'humiliations non calculées. On sait qu'elle souffre mais on ne sait pas de quoi, et elle-même semble l'ignorer. Superbement. Son fils à elle - très justement joué par Victor Sévaux dont c'est le premier film - subit peu à peu les attaques de façon très passive jusqu'à l'explosion d'une colère trop rentrée et légitimement exprimée dans une violence portant le nom de matricide... enfin presque. L'intention y était.
"Mon fils à moi" ou le mode d'emploi du comment souffrir alors que tous les autres s'acharnent à l'ignorer et à vivre pseudo-normalement coûte que coûte, sauvant de pâlottes apparences ; surtout ce père plus terrible que cette mère douleur pathologique car totalement anéanti, totalement mort dans son rôle, totalement absent et réduit à un statut de rien. De néant. Pire que la mort. Ce père ne ressemble à rien et heureusement à un moment donné le fils tant conspué va finir par retrouver un semblant de vie en cessant toute tentative de coller à ce modèle mortifère.
La violence devient nécessaire dans certaines circonstances pour se faire entendre et prouver à la face de ce monde qui s'acharne à nous ignorer, que l'on existe. Que l'on veut exister, que l'on veut être regardé, que l'on veut aimer sans que cela soit couplé à de la haine. Et être aimé pour soi et rien que pour soi. Sans conditions ?
Sommes-nous obligés d'aimer parce que nous sommes liés par le sang ? Cette question est également valable pour la haine génético-familiale se répandant tel un virus de génération en génération.
J'ai lu dans une critique de Match que ce film était plus épouvantable qu'un film d'horreur et c'est vrai, ce film peut se passer dans les familles qui nous entourent, au sein de la nôtre même, et tout ça dans une totale indifférence générale de non dits et d'apparences sociales. De folie familiale. "Mon fils à moi" glace les sangs et pétrifie d'horreur car ces monstres là existent pour de vrai.
Rendons grâce afin qu'ils ne hantent pas nos placards.

Et moi qui me vantais l'année dernière d'une toute relative qualité de la télévision française par rapport à l'italienne de Berlu (remarquez on est tous la merde de quelqu'un), et bien voilà que
je constate sidérée le succès immense de cette émission has-been-à-neuneu, j'ai nommé - j'ai même pas envie de la nommer tiens, déjà que je me tape plein de visiteurs intéressés par des grosses
moules poilues, je vais pas maintenant me coltiner la clique des veaux pour la Roue du machin truc avec l'autre bimbo.
Berk berk BERK !!!!!!!!! Vous vous rendez compte que cette émission dernièrement fait des moyennes de 6 millions de téléspectateurs par diffusion, 6 MILLIONS !!!!!!! 1 habitant de France sur 10 ! Et vous savez quoi ? Je croyais que c'était imputable à ce truc blond décoloré édulcoré long sur pattes avec des seins démesurées et une bouche digne de caser des trucs de poupée gonflante, bah non même pas, à moins queue toutes les "ménagères" de moins de 50 ans - soit 2 370 000 personnes - soient des lesbiennes friandes de ce type d'objet insignifiant et grotesque ou alors... non on ne peut pas la considérer comme le futur modèle féminin, si ? SI ?????
Donnons lui de la lessive à la Victoria, pour voir si les ventes de lessives décollent. Sait-on jamais. J'ai lu je ne sais où qu'a priori l'immense succès de cette émission poussiéreuse était dû à son concept simplissime : devinez les petites lettres qui se cachent sous un mot, une expression, un lieu en demandant une lettre, qui se dévoilera si elle est contenue ou pas dans celles à deviner. Un genre de pendu, sans potence toutefois et c'en est regrettable d'ailleurs.
J'en viens à regretter les Jeux sans frontières et Lagaf c'est dire.
Mesdemoiselles, mesdames, messieurs, si vous adorez ce genre de jeu éculé et stérile, et bien continuez à en consommer, on est en démocratie en France après tout on a le droit de se faire ce qu'on veut hein... mais moi je vais me - - - - - -.
6 lettres. 2 voyelles. Et rien à gagner.
J'adôôôôôôôre la Nouvelle Star. D'habitude j'ai horreur des varièt's - ne parlons même pas de la Rats Academy - mais la Nouvelle Star j'adôôôôôôôre. Le mieux quand on est une enflure misanthrope comme moi c'est le casting. Ah le casting ! Un peu de plus et ça dépasserait le sentiment joussif sadique que j'éprouve quand les candidats de Koh Lanta bouffent des gros vers blancs gigotant et que moi je suis en train de me taper une côte de boeuf mort saignante.
Ou morte saignant c'est selon.
Le casting de la Nouvelle Star c'est du comique involontaire dans un monde de brutes, où régulièrement les pseudo stars du 21ème siècle se prennent des taules monumentales sous les caméras. Mais hier je n'ai pas autant ri, non non il faut croire qu'il y a de l'espoir en moi, et même que je me suis mise très très en colère et que ça faisait bien 3 semaines que ça m'était pas arrivée (d'ailleurs j'ai failli consulter pour "comportement-anormalement-calme-et-j'aime-pas-quand-c'est-trop-calme-c'est-grave-docteur").
Hier il y a une pauvre fille lamentable qui s'est faite laminer par Manu Katché (entre parenthèses () j'adorerai que celui-ci me susurre des monstruosités méchantes pendant que je pousse certaines vocalises), loin de moi l'idée de juger ces critiques franchement violentes, parce que malheureusement elles étaient fondées. La violence appelle la violence faut croire. D'abord elle a commencé par se présenter comme aide à domicile auprès de "papies et de mamies", appellation vulgaire qui m'écorche les oreilles quand elle n'est pas utilisée pour ses propres grands-parents, et inspirant une familiarité malsaine envers une population qui mérite le respect, tout autant que les autres.
Passons, ce genre de conneries dépassera les siècles jusqu'au jour où les vieux domineront le monde et se vengeront. Mais voilà qu'elle se met à... à... faire une espèce de truc sortant de la gorge qui est censé être un chant, massacrant avec une platitude morte sans nom, un titre de Camille, "Paris". Dans sa performance le néant intersidéral, l'appartenance signifiée au Veau Land dans toute sa médiocrité.
Passons.
Non ne passons pas. Marianne James demande alors à la donzelle si c'est ce qu'elle chante à "ses malades" (vieux = malade, passons) et l'autre de rétorquer "non ils sont sourds". Que Dieu bénisse les sourds me suis-je dis dans toute ma putasserie intérieure. Ils méconnaissent leur chance, n'écouteront jamais plus Mozart certes mais ne subiront plus les jacasseries probables de la donzelle pendant son "aide". Sûre qu'elle bavasse à qui mieux mieux, c'est écrit. Et voilà que la machine musicale Katché se met en route, à juste titre, souffrant d'une telle prestation lui vrillant les oreilles au marteau piqueur.
Ca fait mal.
C'est vrai que ça fait mal. Cette femme fait mal, pas tellement par son euh... chant mais par ses propos puant l'âgisme et révélant un mépris total complètement inconscient envers les gens qu'elle est censée aider (c'est dans l'intitulé du titre de son métier). Le jury finit par lui demander pourquoi elle chante ce morceau pourtant si empreint d'originalité dans la bouche d'une vivante, de façon si mortifère, triste, avec 3 siècles de retard. Et l'autre de répondre : "ça doit être parce que je travaille avec des vieux".
Bon à savoir. Les vieux sont des morts-vivants ambulants que rien ne ré-anime et même qu'ils contaminent les jeunes plein de vie qui les cotoient. Le vieillissement est un virus virulent d'une extrême dangerosité. Les vieux transmettent une merde mortifère avec leurs Brel et leurs Piaf complètement désuets et sans âme.
Et Manu Katché de lui conseiller de changer de taf. Je lui dispenserai ce même conseil pour d'autres raisons : cessez madame Mortifère de pourrir le restant de vie de personnes vivant leurs dernières palpitations et qui ont tant à nous apprendre dès l'instant qu'on daigne leur tendre une oreille et ne pas brailler dans la leur. Qui savent se péter la ruche au porto et chanter des chansons avec plus de talent que vous. Avec plus de talent ? que dis-je, avec moins de morgue.
Changez de taf oui, changez de taf c'est un bon conseil. Remplissez donc des boîtes de petits pois dans une usine, les petits pois c'est déjà mort. Et c'est sourd.
Dieu bénisse les sourds.
Et les morts. Ils ne connaissent pas leur chance.
Un des derniers livres de Stephen King que j'ai lu l'année dernière, "Cellulaire", traitait de la contamination des possesseurs de téléphone portable, toujours vissé à leur oreille, par un virus zombifiant, et les quelques survivants étaient les rares à ne pas être obsédés par cet engin asservissant. C'est à dire queue d'chi (je sais pas si ça s'écrit comme ça mais on s'en tape).
Hier je suis partie comme une fleur de chez moi sous une pluie battante et c'est dans le bus que je me suis aperçue que j'avais oublié mon portable au chaud avec sa recharge de batterie vissée au cul. Et vous savez quoi ? Je m'en suis tapée complètement, mais alors je m'en suis battue les ovaires par terre comme le jour de la "perte" de mon pucelage. C'est la seconde fois que ça m'arrive (pas la perte de pucelage, l'autre). La première ça m'avait terriblement angoissée, j'avais oublié mon engin de malheur au taf et alors que j'étais bien avancée dans le trajet j'ai failli faire demi tour pour le récupérer. Failli. N'empêche que j'ai mal dormi en l'imaginant tout seul dans ce bureau tout froid, tout seul en pleine nuit, et inévitablement il allait se passer un truc horrible genre une bombe nucléaire allait anéantir la maison familiale avec tous ses occupants à deux ou quatre pattes, et moi fille indigne je n'étais pas joignable.
Elle n'est pas joignable la fille indigne, même avec une ligne fixe. En état de fonctionner. Sans la sonnerie coupée. Pire Brad Pitt de passage dans ma région, allait me filer rencart ce soir là et il n'avait pas mon numéro de téléphone fixe. Le rateau de la mort. J'allais le regretter toute ma pitoyable existence.
Et vous savez ce qui s'est passé ? Bah rien.
Ma question est - et je suis sûre que vous vous l'êtes posée aussi si vous êtes normalement constitué : comment faisait-on avant ? Et je rajouterai même : comment faisait-on avant BORDEL DE MERDE ????? Quelqu'un a t'il raté l'enterrement de sa vieille mère parce qu'il n'avait pas de portable ? Quelqu'un a t'il raté un contrat faramineux de plusieurs millions de dollars parce qu'il était en vacances, en week end, ou en train de bouquiner Voici, ou en train de tirer sa crampe et que DU COUP il n'était pas joignable sans son portable oublié quelque part ?
Je ne crois pas BORDEL. Ou si c'est arrivé c'est exceptionnel. Le problème c'est que le portable à la base était une bonne invention, être disponible en cas d'urgence, pouvoir joindre quelqu'un en cas d'urgence, genre je suis en rade en pleine nuit et c'est la pleine lune et j'ai peur des loup-garous. Sauf que nous ne savons plus ce que c'est qu'une urgence. Sauf que ça n'arrive pas souvent heureusement, mais que nous continuons à nous leurrer sur cette disponibilité à outrance ouverte à tous.
Tout le temps. Mieux qu'une station service avec carte bleue.
Le monde peut bien s'écrouler tiens, en citant la môme. Qu'est-ce qui peut justifier que l'on soit disponible éternellement, même en pleine dégustation de camembert délicieusement vieilli, même en plein boulot alors que l'on vient de tendre une boîte de kleenex à notre interlocuteur, même en pleine immersion dans la vie de Camille Claudel alors que l'on sent les poussières de marbre, même en pleine intimité quand on s'essuie le cul et qu'on se speede parce qu'il faut toujours se speeder pour répondre et qu'on ne peut même pas se laver les mains parce qu'il faut décrocher ce putain de téléphone sinon ; même quand, et même quand rien.
D'abord.
Rien, rien, rien, rien de rien. Alors oui je suis sauvage, alors oui je me sens envahie très très vite, alors oui toute la journée je vois plein de monde genre 38 personnes et 59 bonjour(s ?), et que ça me fait chier royalement de parler du temps mais que je suis polie ; donc, en conséquence, ça peut m'arriver deux semaines entières voire trois mois de plus de ne pas répondre au téléphone matin-midi-soir parce que.
Parce que. Parce que d'abord.
Donc hier le portable "oublié" chez moi m'a rempli les poumons d'air. Et j'ai eu un appel en absence. Qui n'a pas laissé de message. Ca devait pas être grave. Ca l'aurait été on m'aurait dit de rappeler. Et puis d'abord c'est même pas un numéro que je connais. Et aujourd'hui ? Aujourd'hui j'ai oublié, omis, lâché, abandonné mon truc qui sert à être joignable tout le temps, dans le fond de mon sac à main, sans son, sans flash lumineux genre feu d'artifice en plein salon histoire de ne pas se faire oublier.
Oublier, j'ai dis oublier ? Aux oubliettes de l'allo-land donc machin truc. Repose pas en paix.


