Mercredi 16 juillet 2008

J'aurai été à la place des frères Strause - les hum hum "réalisateurs" - j'aurai sobrement intitulé ce film "Requiem pour un con", voire "pour une conne" en ce qui me concerne, ou encore "Requiem pour une bande de cons qui croient encore au père Noël" ; car oui mesdames et messieurs, je crois encore au barbu en rouge, et même que dans mes cauchemars les plus croustillants, il est en voie de décomposition le gros, et crie "cerveauuuuuuuuuuuu" (c'est un mâle en plus, donc forcément qu'il en veut du cerveau, mais là je m'égare pardon). Mon problème c'est que je suis naïve, et contrairement aux apparences je crois tout ce qu'on me dit, alors plusieurs fois sont coutumes par les temps qui courent, encore une fois j'ai été trahie. Je n'ai qu'à être moins conne aussi, me direz-vous, mais c'est plus fort que moi : j'y crois encôôôôôôôôre, et quand je vois mes deux trombines favorites réunies sur une même affiche, je bave de partout comme l'Alien de mon coeur. Pourtant, après la vision du premier "film" traitant de la confrontation de nos deux bébêtes, j'aurai dû me méfier. Et quand les brothers Strause se sont autoproclamés géniaux (en plus, à une lettre près à leur patronyme, ça aurait pu être leur cas), à vomir sur le précédent opus déjà très naze de notre pote Anderson, j'ai rêvé du fait de leur lien de famille, à un genre d'oeuvre digne des frères Coen dans un registre plus goro-fantastique.

Sauf que ça ne s'est pas vraiment passé comme ça.

Pour l'histoire ça va être très simple : j'ai pas tout compris. Ca n'est pas parce que c'est hautement philosophique et bourré de sens à décoder (genre une branlette à la Godard doublée par Desplechin), non non c'est juste que ce film est illisible. Au début j'ai cru que ça venait de mon écran d'ordinateur, mais après avoir fait tous les réglages et m'être rendue sur des forums de spécialistes, je me suis aperçue que non en fait, non. Donc ce que j'ai pu en décrypter tant bien que mâle : un Alien a été pondu dans le ventre d'un Predator et ô surprïïïïse ! quand le divi nenfant jailli de son Kinder (j'aurais jamais imaginé qu'un Predator ça pouvait avoir un ventre mou et par conséquent crevable ?), ça a donné un Predalien. A moins que ce ne soit un Alipred ? Vite une aspirine. En tous les cas il est très très méchant le rejeton, et quand il atterrit sur Terre (oups pas jolie comme formule mais en même temps je critique pas un chef d'oeuvre hein), il va pondre partout et dégommer de l'humain aussi. Jusqu'à ce qu'un Predator arrive, et là ça va être le charclage total à tous les étages, les têtes vont tomber je vous le dis.

Quand même, j'ai du m'y prendre à 3 reprises pour voir ce truc jusqu'à la fin. Parce que franchement faut être motivé, et bourré d'illusions aussi ; je pense que bourré tout court ça peut aider, et le mal de crâne du lendemain ne sera pas forcément dû à l'alcool. Comme je le disais juste avant toutes ces digressions, le film est IL-LI-SI-BLE ! C'est saccadé, monté épileptiquement, filmé dans le noir avec des pieds bots, et du coup on ne fait absolument aucune distinction entre les Predators et les Aliens, à part quand il y a une rasta en contre jour. D'ailleurs si ça se trouve ils étaient même pas plusieurs les monstres ? Serait-ce volontaire par un manque de moyens financiers ? Dans ce cas je préfère nettemment Ed Wood ou Sam Raimi, de vrais virtuoses poétiques qui ne se la pètent pas, EUX. Quant au mélange Prédatruc, lui aussi est inexistant par son inconsistance, je lui prédis une grande carrière dans "Les feux de l'amour" ; tout comme d'ailleurs, TOUT le reste du casting, lamentable, bêtaud, aussi bons acteurs que les chefs d'atelier de Carglass dans le Berry. Le scénario idem, inexistant, stupide, pourrave, d'une platitude extrême, sans aucune scène d'action digne de ce nom. On est loin, très loin, des militaires dépassés par la situation apocalyptique dans les Cameron et McTiernan.

D'ailleurs on est loin, très loin de tout, à part peut être pour la bande originale mais que j'avoue ne pas avoir entendue (à Mad ils disent qu'elle est brillante), car j'étais plutôt concentrée sur cette marche funèbre là :



Ou comment massacrer pour la seconde fois deux légendes du septième Art. Je vous jure que je n'assisterai pas aux obsèques du troisième.

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Mardi 15 juillet 2008
Le bloggeur aime parler de lui, sinon c'est simple il n'ouvrirait pas un blog (il le fait rarement pour parler de la faim au Darfour). Quoi de plus intéressant que son propre sujet ? Moi moi moi MOI !!!!!!! J'aime mon nombril, d'ailleurs je vais imprimer un tee shirt avec ce slogan (avec celui non négligeable du fameux "Impardonnable je suis", signé maître Yoda, the King of Bar). En attendant je vais répondre au questionnaire envoyé par Isabelle, parce que j'adôôôôôôôôôôre parler de moi - ah ça je l'ai déjà dit - pis ensuite, j'adôoôôôôôôôre répondre à ce genre de trucs !!!!

C'est partiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!

Les emplois que j'ai fait dans ma vie :
Baby sitter, inventoriste de boulons, colleuse d'enveloppes dans la Fonction Publique, aide ménagère, bonne à tout faire, psychologue-qualiticienne (non, ça n'a rien à voir avec la boîte à bonheurs rose)

Quatre films que je regarderai encore et encore :
Juste 4 ??????????????? Ouh la, dur, sadique ce jeu, j'aime moins là !!!!! Bon... en ce moment (parce que j'ai des périodes) : 30 jours de nuit, 28 jours plus tard (faut croire que c'est une période à chiffres), Diary of the dead et le Retour des morts vivants (c'est les soldes sur les zombies aussi).

Les endroits où j'ai vécu :
Juste 2 : Pétaouchnok dans le Berry où ma famille vit toujours, et l'actuel.

Quatre émissions ou séries de télé que je regarde :
Aucune émission comme ça s'est réglé, par contre les séries !!!! Juste 4 ?????? Bon, pareil que pour les films, en ce moment : Lost, Cold Case, Six feet under, Absolutely Fabulous (ces deux dernières ne passent pas à la télé, oui je sais c'est bizarre pour des séries télé).

Quatre endroits où je suis déjà allée en vacances :
On ne va pas faire de la ségrégation, je vais citer les 4 derniers : Andernos, La Rochelle, Florence, Bruxelles.

Les quatre sites sur lesquels je navigue le plus :
Le webmail du Neuf, MSN, Crédit Agricole (et le Crédit Suisse Du Liechenstein of course) et Overblog.

Quatre plats que je ne mangerai jamais (ou presque...!) :
De la langue avec de la sauce gribiche (surtout si je n'ai pas été présentée au boeuf), des nouilles chinoises (j'en ai bouffé et surtout j'en ai trop vu bouffer), du McDonald à l'étranger, et de la cervelle quelconque parce que ça transmet la folie (merci mais je suis déjà assez gratinée comme ça).

Mes quatres plats favoris :
Du foie gras poêlé avec juste de la fleur de sel dessus et un bout de pain aux graines de sésame, une assiette de bulots/mayo maison, la daurade ébouillantée de ma mère, les pasteis de bacalhau de ma mère aussi.

Quatre endroits où j'aimerai être en ce moment :
A Lisbonne à bouffer des sardines grillées, à Rome à faire n'importe quoi dans n'importe quelle rue, à New York à bouffer un hot dog en plein Central Park, chez moi à lire "La brulûre de la corde".

Quatre personnes qui selon moi me répondront :
Sandra, Carole, Florence, Juliette

Quatre personnes qui me feraient une agréable surprise s'ils me répondaient :
Ma blondinette, Steph, Fred, et Freefounette !

Les réponses peuvent se faire en ligne dans les commentaires, il suffit de cliquer sur "ajouter un commentaire" tout en dessous du texte (pensez à sauvegarder votre réponse, au cas où ça planterait, et faites un copier/coller !!! Ah oui faut pas oublier de rentrer le code antispam !!!!)

Tiens je rajoute des questions, quatre indissociables de celles déjà citées :

Quatre films que je ne veux plus jamais revoir :
Bienvenue chez les ch'tis (pourquoi à votre avis ????), A l'intérieur (trop éprouvant, hardos, môman !!!!!!!), Steak (pareil que le premier), La Cité interdite (chiantissiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiime).

Quatre films que je ne verrai jamais :
Bodyguard, Wolf creek (j'ai essayé, môman !!!!!!!!!!!!!), Plus jamais avec J-Lo, Il était une fois (dès que ça commence comme ça en général j'aime pôs), pis tous les films romantico-cuculo-lapralino, ce qui doit faire un bon million dans tout l'univers.

Quatre endroits où je ne veux plus jamais aller :
saint Jean de Monts, Bretignolles sur mer, saint Hiliaire de Riez, oh pis tiens toute la côte vendéenne !

Quatre endroits où je n'irai jamais :
Tahiti (oué je sais je suis tarée, je suis au courant, merci), en Colombie (comme ça je ne vous casserai pas les couilles à mon retour de prise d'otages), au Kazakhstan (ils ont des moeurs bizarres là bas) et au Texas (même pas pour un bon chili con dente).


Allez c'est à vous !!!!! (les personnes qui ne sont pas citées peuvent jouer quand même)

par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs
Vendredi 11 juillet 2008

C'est fou ce qu'il y a du monde là dedans, ça devient tout serré, c'est la crise du logement dans ma petite tête. Déjà Adolf s'y était collé, maintenant vlà que Beethoven se manifeste ; manquerait plus que Jean Lefebvre à ce brillant appel tiens. A Paris ce week-end donc, Beethoven est sorti d'un coup d'un seul. Etait-ce la proximité avec le père Lachaise ? Je ne sais point, en tout cas, bizarrement, curieusement, quand je toussote dorénavant, ce sont les premières notes de sa 5ème symphonie que l'on entend :



Oui bon là on va se calmer, mes crachats pulmonaires ne ressemblent pas tout à fait à du Karajan, mais quand même (d'ici à ce que Herbert Von se pointe aussi...). Y'a du Beethoven là dedans, pour sûr. Et comme dirait Woody Allen : "quand j'écoute Wagner, j'ai envie d'envahir la Pologne", moi quand je toussote chleu ça réveille encore plus mes mauvaisetés langagières génétiques.

Le photographe du bateau mouche en a eu pour ses pellicules.

Moi j'avais jamais fait la touriste de base à Parisss - à part quand j'avais une douzaine d'années et que j'avais acheté une boule à neige Tour Eiffel à un grand Black - alors je savais pas qu'il y avait certains rites de bizutage comme se faire photographier bêtement sur le dit bateau, même et surtout, si on a pas du tout l'intention d'acheter la photo. A l'ère du numérique, qui peut encore avoir l'envie et les moyens de se faire tirer le portrait par un photographe professionnel ? A part peut être les anciens candidats d'une télé supposée réelle ? Hein qui ? Surtout que déjà en temps normal et amical, JE NE SUPPORTE PAS qu'on me prenne en photo, et encore moins de prendre la pose car je trouve que ça donne un air plus niaiseux qu'au naturel ; alors quand j'ai vu l'autre débouler avec son gros appareil, j'ai dit "non" poliment.

Sauf qu'il a quand même actionné son engin.

J'ai encore dit non.

Il a continué à tripoter son bidule en disant "oh alléééééééééé" et là ça m'a énervée. Comme Jennifer Lopez dans le film "Plus jamais" où elle met des coups de tatane à son ex violent, j'ai suggéré à l'autre naze d'aller rejoindre sa mère qui suce de la glace au purgatoire, et d'aller gâcher de l'encre et du papier ailleurs, surtout que partout on nous fait la morale à deux balles pour être plus écolo, alors merde.

En descendant sur le quai, j'ai pas pu m'empêcher de brailler "mais où est ma photoooooooooo ????? C'est un scandaaaaaaale !!!!!!". A force de côtoyer des Bernard Menez, eux aussi ont fini par entrer dans mon corps. Alors j'ai essayé de retenir Ludwig de peur de pourrir tout le monde tout le week-end, on m'aurait encore dit que j'étais impardonnable tiens ; pis en plus les keupines elles le méritaient pas et elles ont jamais mérité mon ire d'ailleurs. Je leur en suis reconnaissante pour ça, parce qu'en plus je sais qu'il en sera toujours ainsi.

Mine de rien ça a marché de calmer Van B, surtout au père Lachaise où règnent calme et sérénité, là bas les voisins sont calmes, ils mettent pas "Combien ça coûte" à fond la caisse le soir ; un bel endroit où il fait bon vivre je vous le dit.

Pas de beaufs, que du beau monde, ça me change du taf tiens.

Mais il était pas éteint le sourdingue teuton, justement à peine posé mes affaires dans mon bureau, le lundi matin les yeux et les oreilles encore emplis de rêves parisiens, TATATATA !!!!!!!! Le voilà qui était revenu et que de façon irrationnelle et injustifiée, il me poussait à dire des choses mauvaises mais alors mauvaises, à mes pauvres collègues méritants et ô combien travailleurs. Sont-ils censés les pauvres, subir mes railleries fielleuses dès qu'ils font des blagues sur les carottes... râpées-ô-nonnnnnnnnn !!!! à chaque fois qu'il y a des putains de carottes au menu bordel, ou supporter mes piques frustrées sur le compte-rendu du "Combien ça coûte" de la veille "spécial milliardaires qui se douchent au champagne" avec retour de Sabatier à la clé, hein hein ??????

HEIN ?????

Non je vous le dis, Ludwig t'es vraiment qu'une enflure, t'es vraiment allé trop loin cette fois ci ; en plus maintenant dès que je frappe à une porte, c'est encore la 5ème symphonie qui cogne, c'est pénible là !!!!!! Je me suis recueillie sur le pont de l'Alma, tu peux pas laisser la place à Lady Di putôt ?????

LIKE A CANDLE IN THE WIIIIIIND !!!!!!

Il est mort Elton John ????

Mercredi 9 juillet 2008


C'est en me balladant sur le forum de Mad Movies et sur le site Allociné que je me suis aperçue de l'effet que produisait le dernier film de George A. Romero ; rien que sur le site de Mad il y a 28 pages de polémiques déchaînées ! Haï et adoré, le moins que l'on puisse dire est qu'il interpelle, et dans cette période estivale où toutes les préoccupations sont tournées vers la bronzette et la météo des plages du lendemain, on pourrait même dire que ça laisse de l'espoir tiens... Je me suis surtout attachée aux critiques négatives du film, et voilà en gros ce que l'on reproche à cette oeuvre : vieillote et radotante dans le message socialo-politique, mettant en arrière arrière plan nos zombies chéris, et maladroite dans la forme par rapport au style romérien habituel, plus dans l'action "divertissante" dans le précédent opus (ce qui n'exclut pas l'aspect grinçant chez le bonhomme).

Je suis allée voir le film 2 fois, à 2 semaines d'intervalle environ, je lui ai déjà consacré un texte d'ailleurs, et voilà la seconde lecture que j'en fais, après l'avoir vu accompagnée en plus cette fois ci. A la première vision j'avais été dérangée d'avoir vécu cette expérience en tant que spectatrice distanciée comme si j'assistais blasée aux informations télévisées (que je ne regarde plus d'ailleurs), alors qu'habituellement je vis mes trips cinématographiques à fond les manettes comme si j'étais "à la place de". On peut dire que Romero a touché à sa cible en dépersonnalisant les émotions par cette prise de recul via la caméra et les supports technologiques omniprésents ; sur moi ça a marché, et pourtant je ne suis pas un Bisounours sans sens critique loin de là...  A la deuxième lecture et au vu des sursauts multiples à ma gauche et des grands coups de pieds dans le fauteuil derrière, je me suis aperçue que le film faisait mouche à beaucoup de scènes dans le cadre "cinéma d'épouvante", et qu'il versait également pas mal dans le gore organique. Ce que je n'avais absolument pas remarqué la première fois.

Curieux non ? Inquiétant je dirai même. Beaucoup de forumeurs dénoncent la lourdeur du message de Romero à l'encontre des médias comme s'il se posait en moralisateur avec 30 années de retard, je trouve qu'au contraire celui-ci se montre encore plus dans l'air du temps à l'ère du tout numérique envahissant, du pékin lambda remplaçant le reporter et le paparazzo, et de la foison communicative et désinformative régnant sur TOUS les supports technologiques : nier cette emprise ou trouver sa dénonciation obsolète n'est-ce pas déjà un signe d'engluement et d'anesthésie des esprits ? Rien que le fait d'accoler "Télé" et "réalité" est un non sens complet, et celle-ci fait encore des records d'audience.

Ce que l'on reproche au final à Romero, c'est de ne pas avoir "respecté" les codes inhérents au film de zombies (pourquoi les protagonistes agissent si bêtement ? comment ça se fait qu'ils ne savent pas ENCORE qu'il faut viser la tête ? et patati et patata) alors qu'au contraire il a ouvert une brêche rafraîchissante dans le film de genre s'autoenfermant parfois dans sa propre catégorie, comme les oeuvres pompeuses dites "d'auteur" d'ailleurs. Et c'est à ce niveau que l'on reconnaît la patte Romerienne, non visionnaire certes (mais qui peut se prétendre tel ? Kubrick ? Il est mort les gars !) mais témoin dérangeant de l'air du temps. Non ce ne sera jamais un combat vain que de dénoncer la propagande médiatique, et ce même pour le fan de film de genre (là dedans je catalogue tout ce qui n'est pas branlette artistique méprisante à l'égard du peuple) dont je fais partie, peut être moins dupe que la populace ambiante sur la manipulation des cerveaux.

Et plus paranoïaque aussi !

par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs
Mardi 8 juillet 2008
Encore quelques photos prises par moi-même, ne soyez pas trop dur je ne suis pas photographe et j'adore la bidouille sur Picasa ! Pis d'abord m'en fous euh !!!! Alors en vrac : détails du Petit Palais, du Palais de Tokyo, de Notre Dame et de la Tour saint Charles (enfin je crois qu'elle s'appelle comme ça ?). Le reste c'était au gré des ballades.

















par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs
Lundi 7 juillet 2008
De retour d'un week-end parisien, on peut dire que jamais je n'avais vu la capitale de la sorte... Et comme j'ai un coeur d'artichaut en matière géographique, en voilà encore une que je vais rajouter à ma liste grandissante des belles obsédantes, pas loin derrière les Florence, Lisbonne et consorts. Qu'importe, il y aura de la place pour tout le monde ! Voici quelques clichés pris ça et là, n'attestant pas forcément de l'ambiance "joyeuses luronnes" qui a pourtant régné 2 jours d'affilée ! (ces photos là je les garde pour moi...!)

PS : le reportage écrit suit... bientôt !

















Photos prises par ma pomme : les 2 premières sont des détails de l'entrée de Notre Dame, la troisième au Centre Pompidou (sculpture de Calder), les suivantes au père La-Chaise où je compte m'installer prochainement tout en restant vivante.
par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs
Lundi 30 juin 2008
Ceux qui me lisent depuis le début, ou qui ont rattrapé le retard plus tard, savent que la Dumeurie ne ressemble pas à la Toscane douce et belle de Vinci, dixit l'autre poète à deux balles. Non la Dumeurie est une contrée ignorée des cartes normatives, où sévit la colère des diables et le sarcasme des survivants ; là bas le mal d'être mort plane pour celui qui vit tourné vers le passé, et difficile de s'y faire une place quand on a réussi, au moyen terme d'un labeur jamais achevé, de dépasser le stade de la survie. Il ne faut jamais s'endormir en Dumeurie. C'est qu'en plus, certains endroits plus chargés que d'autres dans le périmètre dumeurien - tout au plus 200 m² dans tout l'univers - vous transportent en 3/4 de secondes dans des souvenirs jaunis, emplis de nostalgie sucrée, aigre et amère. Un peu douce. Pas encore pimentée.

Cela fait 16 ans que j'en suis partie. On peut dire tout de moi, que je suis impardonnable, frustrée, jalouse, cruelle, sarcastique, excessive, toutes les conneries possibles et inimaginables parce que dites sans connaître le moindre soupçon de mon âme, par contre la seule chose qui transparait et qui m'attire encore bon nombre de roues cassées, c'est mon formidable instinct de survie. Vous trouvez ça arrogant ? Je vous emmerde ! Et mieux vaut ne pas vous retrouver avec moi après le crash d'un avion en pleine cordillère des Andes, parce que je ne mettrai pas très longtemps à faire le calcul dans ma petite tête sur les délais vitaux avant de passer l'arme à gauche ; si vous êtes un peu dodu vous allez passer à ma casserole. Mais je ne suis pas égoïste, je suis aussi capable de donner les meilleurs morceaux à mes comparses de malheur.

Ca dépend toutefois desquels.

C'est toujours grâce à lui, que j'ai senti il y a 16 ans, avec mes 40 kilos mouillés, qu'il fallait que je me tire, que je me barre, que je me dérobe, que je m'échappe, que je m'enfuis avant de passer sous une autre barre fatidique. Maintenant j'en suis partie. L'année dernière j'ai déterré les derniers et non les moindres, cadavres du jardin ; aujourd'hui quasi jour pour jour, j'y suis retournée pour voir si les trous étaient bien bouchés. Dans le jardin de mon père, il y a une petite fille qui arrose les plants de patates avec un arrosoir trois fois trop grand pour elle, mais elle est blonde cette fois, autrefois elle était brune avec un teint plus basané. L'homme derrière elle qui lui montre les plantations à arroser, a un pneu michelin autour de la taille, au moins un pneu de 4X4. Il a perdu de sa superbe, il est inquiet, le voisin d'à côté "de l'âge de ta mère" ne revient plus à la maison, il est foutu, il va aller chez les vieux. Il me montre de la main l'attirail désordonné qui jonche son sanctuaire vert, il y a du chienlit parfumé à l'orange dont il a oublié le nom mais qu'on peut faire en infusion, des cagettes et du bois qui s'empilent, du polystyrène en morceaux, une poule malade qui ne sort plus de son nid. "Regarde y'en a partout ! C'est du boulot un jardin, je suis vieux !"

Je le sais, j'en ai entretenu un l'année dernière, si tant est que creuser des trous entretienne, ça n'a pas encore poussé mais je pense que ça va venir. Je lui fais remarquer que son coin de paradis bordélique ressemble de plus en plus à celui de son père, là bas près de la mer aux sardines. Il ne dit rien. Bientôt j'en suis sûre, il aménagera un lit de fortune quand il en aura marre de voir les "Feux de l'amour" avec ma mère, surtout que ceux-ci n'ont jamais été vraiment allumés. J'ouvre mes sens à l'univers de mon père, son potager bordéliquement poétique, je ferme les yeux et les sanglots ne tardent pas à monter dans ma gorge nouée ; j'ai passé le tiers de ma vie dans ce jardin là, à nourrir mes lapins avant que mes paternels ne les dévorent, à tenter de domestiquer une araignée nommée Joséphine avec des mouches que j'écrasais, à le voir mon idole d'antan arracher une mauvaise herbe ici et là, une feuille de menthe derrière l'oreille. A y consoler ma mère, pleurante et hurlante personne ne savait pourquoi ou alors c'était pas grand chose, à la nuit tombée, sur cette terrasse où on faisait sécher le linge.

La corde y est toujours. Et aujourd'hui même y flotte du linge noir. Alors que nous ne célébrons aucun deuil. Enfin moi plus mais eux, sûrement peut être. Nous venons du pays où la saudade intraduisible règne en maîtresse injuste.

Dans le jardin de mon père il y a tout cela. Une machine à remonter le temps, une faille immatérielle dans une autre dimension, et mille végétaux qui y poussent de façon luxuriante et anarchique.
par Suzy Dumeur publié dans : Sagrada Familia
Lundi 30 juin 2008

Passé complètement inaperçu sur les écrans l'année dernière, il est à regretter... que ce film ne passe pas complètement inaperçu également dans les boutiques de location et consorts ! Ayé j'ai annoncé la couleur parce que fait chier tiens ! Enième resucée du thème des extraterrestres qui vampirisent les humains et remake de "L'invasion des profanateurs de sépulture", l'histoire donne à peu près ceci : une navette spatiale s'écrase sur le sol américain, disséminant ça et là des substances probablement d'origine extraterrestre. Petit à petit les gens vont se comporter bizarrement, de façon très neutre et très froide, sans ressentir la moindre émotion humaine. Carole, psychiatre de son état, assiste à cette invasion des esprits et tente d'en protéger son jeune fils...

Quand on fait des remake, si on n'innove pas un tant soit peu sur le concept de base ou qu'on n'apporte pas sa patte particulière, je ne vois pas l'intérêt d'en réaliser un ! Ce succédané d'original est pâle à tous les niveaux, autant que son actrice principale pourtant glaciale en diable habituellement. C'est mou, sans saveur, lisse, stéréotypé, formaté à "l'esprit" hollywoodien et aussi insipide que le mal dont les humains "souffrent" dans le film. Certains ont vu une idéologie nauséabonde dans ce film, j'en viendrai à dire que malheureusement même pas, au moins ainsi il serait détestable tandis que là ce remake insignifiant ne suscite que pitié, énervement voire complète indifférence pour les plus calmes d'entre nous. Pitié pour Nicole Kidman qui prend l'air effrayé au lieu du neutre de rigueur, pitié pour Daniel Craig dans un rôle creux de médecin bellâtre, pitié pour Oliver Hirschbiegel, génialissime réalisateur de "La chute" non dépourvu en sentiments de tous ordres celui là, et enfin pitié pour les spectateurs qui par devoir, ont enquillé la totalité de la pellicule pour voir si et espérer que.

Que dalle en fait. Alors par pitié puisqu'il s'agit de cela, matez-vous "Body snatchers" d'Abel Ferrara "remake de" lui aussi, mais terrifiant et véritable diatribe angoissante contre les institutions laveuses de cerveaux (je ne peux pas me prononcer sur l'original, je ne l'ai pas vu !). Quant au machin avec Nicole, aussitôt vu, aussitôt oublié, signe que l'invasion a déjà commencé ?!



par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Lundi 30 juin 2008


Il paraît que 2008 va être l'année des sauriens dans les salles de cinéma en France. Enfin presque, parce que le petit dont je vais vous parler est parti direct dans le marché du DVD, suite notamment au four de "Rogue" - alias le "Solitaire" - aux States. Ca ne marchera jamais ! Pourtant ce petit film dans le sens non péjoratif, est une véritable petite bombe en son genre.

Grace, son mari Adam, et sa soeur Lee passent leurs vacances en Australie. Après avoir visité une ferme aux crocodiles la veille, ils décident de partir à la pêche dans les mangroves avec un guide local. La petite expédition vire au cauchemar quand un crocodile retourne la mince embarcation et s'en prend violemment à l'accompagnateur. Les 3 survivants se réfugient dans un arbre, étroitement surveillé par le saurien affamé. Ils sont seuls, isolés dans une région hostile, sans vivres, sans moyen de communiquer, et avec pour seul espoir de retour une frêle coquille de noix retournée...

Avec "Black water" on se croirait au bon vieux temps des "Dents de la mer" ! Ce n'est pas le Maître qui est aux commandes, mais deux petits gars à la réalisation qui se débrouillent plus que bien pour susciter des frissons de frayeur rien qu'avec quelques plans crocodiliens. La bête n'apparaît qu'à 5 ou 6 reprises (en plus elle n'est pas virtuelle, c'est un bon vieux croco des chaumières) mais son fantôme plane dans toutes les scènes et dans l'extrême tension suscitée par sa possible présence dans ces eaux boueuses et infestées de bactéries. Traucki et Nerlich (les 2 metteurs en scène) parviennent à instaurer un climat de désespoir, surtout après les multiples tentatives avortées des 3 protagonistes de se sauver de cet enfer marécageux. Je ne vous dis pas s'ils y arriveront, en tout les cas le film se termine sur une note cruelle comme le cinéma australien en abonde par ces temps ci.

Gageons que le "Rogue" de Greg McLean risque de nous en mettre plein la tronche aussi niveau sadisme, rappelez-vous mesdames et messieurs de son dernier opus "Wolf creek"... Et pendant ce temps là en France...

PS : en France y'a quand même eu "A l'intérieur", mais bon...


par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Dimanche 29 juin 2008


Frérot n'est pas maso, alors ce week-end il m'a gratifiée d'un film complètement abruti qu'il avait déjà vu auparavant. Réalisateur inconnu au bataillon, casting inconnu au bataillon itou, et pitch à faire peur : une jeune femme perdue dans les bois tente d'échapper à un psychopathe... en VTT. Bah oué celle là on ne nous l'avait pas encore faite tiens.

Oh ben ça alors je viens de m'apercevoir que je venais aussi de faire le résumé du film ! Bon on va passer aux choses sérieuses tusuite : "Blood trails" se veut un film auteurisant pour probablement sortir des sentiers maintes fois rebattus du slasher et de la dinde qui court dans les bois en s'époumonnant : c'est bôôôôô, y'a des gros plans tout le temps sur le visage de l'actrice (qui soi-dit en passant ressemble à un mec avec une grosse lèvre lippue, avec deux expressions à son compte), et le sang qui coule est rose framboise pour faire stîîîîîîle. Pis surtout c'est bourré d'incohérences, histoire de faire encore plus film de branlette : l'héroïne trouve le moyen de se sentir attirée par le psychopathe qui démembre plein de cadavres dans la forêt. On apprend au début que peut être elle a déjà couché avec lui avant de partir avec son mec officiel dans un chalet, peut être parce qu'elle est pas sûre au final de ce qui s'est passé dans le lit. Et bien qu'elle voit plein de gens se faire trucider y compris son hoooomme, ben l'héroïne quand le pervers au couteau de Rambo il lui ouvre le portail pour qu'elle se barre en 4X4, stoïque elle sort le VTT de la caisse et part en arrière dans les bois ! La réalisation du film ressemble à du Sergio Leone tout craché, enfin craché surtout quand on y regarde vite.

Le cache cache derrière les arbres finit par nous assommer encore plus, et quand enfin le psychopathe se saisit de sa dinde pour la saigner en lui taillant dans le lard, le soulagement n'arrive même pas tant le dernier plan est affligeant (attention je vais le raconter !!!) : la cycliste et le méchant s'éteignent tendrement dans la même agonie. En fait "Blood trails" c'est le Broken du encore plus pauvre, tant c'est chiant et supposé langoureux. Et moi je vais aller faire du vélo tiens.


par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur

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Je suis un tyran, si vous ne le savez pas encore vous allez en tâter de ma dictature ; donc comme tout bon tortionnaire qui se respecte, la liberté d'expression n'existe pas, mais quand même, des fois, je vous autorise à dire des trucs petit peuple opprimé  : par 
ici c'est le livre d'humeurs, et par aussi d'autres articles à commenter. Ici enfin figure le palmarès de la moule, commentable également et là là là y'a les photos de mes objets beaux à regarder pour moi favoris. Des questions ???

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