Dimanche 22 octobre 2006

La télé s'aime. La télé s'adore. La télé couche avec la télé et s'alimente de télé. La télé ne connaît que l'univers de la télé et elle a même inventé un moyen pour devenir immortelle : recycler éternellement ses propres images. La boucle est ainsi bouclée. La télé n'a besoin de rien sinon d'elle-même.

Et il faut croire que les gens de télé font pareil puisqu'ils sont issus de la sacro sainte matrice utérine, j'ai nommé la télé. Depuis des mois on nous afflige d'émissions tournant en rond, avec des classements, des tops, des compilations de meilleurs moments, de meilleurs des vraiment meilleurs moments, et de best of des moments les meilleurs des meilleurs. On a cru vainement que ça allait s'arrêter la mode passée, et bien non. C'est la télé qui décide. Hier soir nous avons eu droit aux 100 meilleurs moments du Net, support vampirisé à son tour par la toute puissante après le cinéma. Tout le monde avait déjà vu ces extraits au moins une fois, et si ça n'était pas le cas Dechavanne et consorts vous proposent de le revoir une nouvelle fois. Puis deux fois. Puis trois.

A combien en est la Star Ac déjà ? Au numéro 6 ? 7 ? Qui compte encore ?

Jusqu'à n'en plus finir. Jusqu'au gavage. Jusqu'à ce que vous ayez les dents du fond qui baignent. Jusqu'à la prochaine compil'. Jusqu'à la prochaine émission des "Enfants de la télé". Jusqu'à la Star Ac 28. Un cycle infernal qui n'aura probablement jamais de fin puisque nous sommes devenus des intoxiqués des images recyclées. A notre tour nous alimentons la télé. Nous lui donnons sa raison d'être médiocre.

Mais il y a une bonne nouvelle, deux même : vous avez le choix de ne pas la regarder ou tout du moins de sélectionner vos programmes et de refuser le recyclage vampirique.

Et la deuxième méga bonne nouvelle : Vidéo gag s'arrête.

CHAMPAGNE !!!!!

Dimanche 8 octobre 2006

Je n'en reviens pas. Je suis très énervée. Ca me gonfle au plus haut point !!!! Ce matin je me suis endormie devant l'avant dernier Grand Prix de Formule 1 de la saison, et l'avant dernier GP de Schumacher. Vous me direz c'est normal que je me sois endormie, c'est mon sport favori, et en plus il était 7 heures du mat passées. Le dimanche mon heure de réveil habituelle serait plutôt 12 ou 13 heures. Jusque là rien d'anormal.

Par contre ce qui est très très anormal c'est que je ne me sois pas réveillée au moment fatidique : la casse moteur de la Ferrari de Schumacher à 15 tours de l'arrivée. Jusque là, dans toute ma carrière de siesteuse devant la Formule 1 ça ne m'était JAMAIS arrivée. Je me suis TOUJOURS réveillée dès qu'il arrivait quelque chose à Schumacher, ne serait-ce qu'un changement de pneus, ça doit être ça l'Amour. Et bien là rien, que dalle, même pas un petit sursaut avec la ligne d'oreiller sur ma joue recouverte d'un petit filet de bave, QUE DALLE !

Je n'en reviens pas. Pourtant le Christophe Malbranque avait commencé les hostilités par un vrai florilège. Je me suis aperçue qu'il avait un ton de voix anormalement élevé et qu'il frôlait la crise cardiaque à chaque fois qu'il ouvrait la bouche. C'est à dire tout le temps. Il sait pas se taire ce Malbranque, et quand on se penche sur l'étymologie du mot branque, on comprend pourquoi. Il parle pour ne rien dire et il croit que c'est ça son travail. Il suffit qu'une mouche se pose sur une visière de casque pour qu'il se mette à hurler comme un âne - comme un branque - "oh ATTENTION !!!!!!! une mouche s'est posée !!! Mon Dieuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu va y avoir un accident !".

Donc je lui faisais confiance au Malbranque. Je me suis mise en pilotage automatique et hop ! j'ai commencé mon avant dernière sieste de la saison de F1. Sauf que... sauf que vous connaissez la suite. JE NE ME SUIS PAS REVEILLEE QUAND SCHUMACHER A CASSE SON MOTEUR. Je m'en veux vous pouvez pas savoir, moi qui étais si fidèle, je l'ai trompééééééééééééééééé ! J'ai ouvert un oeil tout collé au 13ème tour avant la fin de la course, j'ai cherché son nom PARTOUT dans les chronos, et je l'ai pas trouvéééééééééééé !

J'ai honte, j'ai tellement honte, je m'en veux tellement que je crois que je n'arriverai jamais à me le pardonner. Et si Schumacher ne m'adresse plus jamais la parole, je le comprendrai. Je comprends Michael. Je mérite ton opprobre. A cause de moi tu as perdu à ce Grand Prix et tu n'auras probablement jamais ton 8ème sacre ; d'ailleurs tu l'as dit ce matin à la conférence de presse PENDANT QUE JE DORMAIS.

Alors je vais me retirer au couvent et faire voeu de sieste jusqu'à la fin de mes jours. Et quand enfin la mort viendra me délivrer, je l'accueillerai avec un sourire de soulagement ; et je ferai graver sur ma tombe sur laquelle tous les fans de Schumacher pourront venir pisser :

"Enculé de Malbranque"

Dimanche 1 octobre 2006

Si vous êtes comme moi une grande sportive sur canapé avec télécommande à la main, vous devez comme moi ne pas supporter les commentateurs sportifs qui vous dérangent pendant les moments de grâce quelque fois occasionnés par le sport. Vous êtes en admiration devant telle ou telle prouesse de votre champion favori, et bang ! voilà t'y pas qu'un commentateur se met à hurler, la plupart du temps sans raison, parce que vous l'aurez peut être remarqué aussi : un commentateur sportif ça a les nerfs sensibles et ça beugle sans raison. Y'en a même qui font des commentaires pendant l'hymne national et qui font des discours interminables sur le nimportenawak. Il paraît que le grand spécialiste du genre c'est Nelson Montfort, moi je ne sais pas trop je ne regarde pas le patinage artistique.

Par contre, j'adore la Formule 1. Je regarde la Formule 1 depuis un peu plus de la moitié de ma vie, et je roupille l'autre moitié ; alors quand je peux combiner les deux, roupiller DEVANT un grand prix, c'est l'extase totale, l'exquise douceur de vivre... le total abandon. Le ronronnement des moteurs me berce et me transporte dans un sommeil tranquille sans nain lubrique ou diable à 3 têtes. Je retourne à l'état de bébé bavant sur ma couverture de sieste. Seulement voilà : il ne faut pas oublier le commentateur sportif, qui lui fait tout pour ne pas se faire oublier et justifier son salaire.

Le commentateur sportif, c'est son métier il commente tout. Tout. Même ce qui risque potentiellement d'arriver peut être. Le commentateur sportif en plus ne peut pas s'empêcher d'être chauvin. Sa plus grande jouissance en Formule 1 c'est de supporter un pilote FRANCAIS dans un châssis FRANCAIS avec un moteur FRANCAIS. Et quand en plus, le triple FRANCAIS a des pneus FRANCAIS, le commentateur sportif jouit littéralement dans son micro et beugle son plaisir orgasmique dans mes petites oreilles endormies. Et moi ça me fait sursauter comme si je venais de me faire attaquer par un taré avec un masque de hockey et une hâche. Je n'ai malheureusement pas de solutions à ce problème, si je coupe le son je ne peux plus entendre le doux bruit des moteurs ronronnant, et là je serai terriblement frustrée. Si je change de chaîne, les commentateurs sportifs changent mais restent fondamentalement les mêmes : quand il est allemand il supporte le pilote ALLEMAND avec un moteur ALLEMAND, un châssis ALLEMAND et des pneus ALLEMANDS (ce cas de figure néanmoins n'existe pas, Dieu bénit les siesteurs ALLEMANDS), et c'est comme ça pour toutes les nationalités. Je ne vous dit pas comment les Italiens ont dû crier dans les écoutilles ce matin à 9H30.

Et je redoute déjà le prochain Grand Prix de Formule 1 qui aura lieu en pleine nuit, moment propice à mes cauchemars lyriques, où le commentateur ne va plus se sentir jouir avec Schumacher à égalité avec Alonso pilote ESPAGNOL dans une voiture FRANCAISE avec des pneus FRANCAIS. Enfin si il y a peut être une solution : que Schumacher gagne. Comme ça, comme ce matin, le commentateur sportif aura la même couleur de teint qu'Alonso : vert. Il sera vert et tellement occupé à ne pas vomir que du coup il oubliera son petit orgasme primaire. Car ce seront des pneus ANGLAIS qui auront aidé à la victoire un pilote ALLEMAND dans une voiture ITALIENNE.

Et moi par contre je serai réveillée par d'autres cris que ceux poussés par le commentateur sportif midinette qui ferait mieux de se mettre au patinage artistique et aduler les fiottes en costume à paillettes : les cris de victoire d'une équipe en fanfare pendant l'hymne ITALIEN.

En attendant, chuttttttttttttttttttt...

Samedi 30 septembre 2006

Une récente étude portant sur les éventuels risques de maladies cancéreuses ou immunitaires concernant les femmes ayant eu recours à des implants mammaires, montre que le fait d'avoir des plus gros nénés n'augmente pas le taux de mortalité globale. De plus cette étude n'inclut que les femmes qui ont recouru aux prothèses siliconées pour des raisons esthétiques et pas celles qui ont bénéficié de cela pour des reconstructions après une ablation du sein par exemple. Et les résultats sont étonnants car ce n'est pas du tout ce que les chercheurs cherchaient...

De cancer que nenni. Par contre le risque de suicide est élevé. De plus de 73% par rapport à la population féminine générale. Le silicone agirait-il sur l'humeur ? Non ce n'est pas dans ce sens là qu'il faut décrypter les statistiques ! En fait les femmes qui veulent une plus grosse poitrine, sont celles qui ont le moins confiance en elles et qui ont une plus faible estime de soi. Ce qui voudrait dire, si on veut faire un raccourci rapide, que la confiance en soi est proportionnelle au tour de poitrine. Voilà ce que les Occidentales friquées pensent : le bien être passe par le tour de bonnet. Comme ça elles auront plus confiance en elles, elles trouveront un poste à plus hautes responsabilités et se marieront dans l'année avec un homme qui les aiment réellement et pas pour... leurs gros seins défiant les lois de la gravité ?

Y'a un truc qui m'échappe, plusieurs même. Si ces pauvres femmes finissant dans des pornos à 2 balles, estiment qu'elles auront plus d'assurance et que leur vie sera meilleure en augmentant leur taille de soutien gorge, pourquoi se suicident-elles après avoir obtenu l'objet de leur désir ? Si elles veulent qu'on les estime dans la vie, pourquoi cela devrait passer forcément par l'accoutrement vulgaire d'un décolleté qui ne ressemble plus à rien ? J'ai parlé de raccourci tout à l'heure, et bien il faut croire que les raccourcis sont nombreux dans leurs petites têtes volages et que le raisonnement ne passent pas par tous leurs neurones anéantis par tant de vide intersidéral. Et tant de pathétisme.

Elles me font pitié tiens.

Et je me demande si ce problème touche les hommes ? Par quoi passe l'estime de soi masculine ? Par un gros 4X4 ? Par un costume Armani taillé sur mesure ? Non je crois avoir trouvé. Les hommes qui manquent de confiance en eux, comblent leurs failles narcissiques en augmentant... le tour de poitrine de leurs femmes.

Mais là j'ai fais un raccourci.

Mercredi 27 septembre 2006

Ce matin j'étais toute guillerette. Y'avait du soleil et curieusement tout le monde était habillé en noir et marron avec des manteaux, des écharpes et j'ai même vu des collants opaques NOIRS aussi. Je me fous du temps qu'il fait habituellement mais là j'étais toute guillerette. Pas guillerette au point d'égaler les niaises en chef que sont Perrette avec son pot de lait et Cerise de Groupama, mais légère, presque aérienne, sur un petit nuage quoi.

Mais y'en a toujours pour vous en faire descendre du petit nuage, à coups de grosses caillasses taillées comme des silex pointus. On dirait qu'ils vous attendent, là à l'affût, à guetter votre venue tapis dans l'ombre parce que ça fait chier les gens guillerets. Y'a que les cons qui sont heureux d'abord. Tiens on va la mitrailler l'autre là avec son sac besace d'Articles de Paris.

J'ai donc déchanté en m'installant dans le bus. Je choisis toujours des places contre la fenêtre et là, sur la vitre L'HORREUR : une grosse marque de sébum maculait entièrement mon champ de vision. Y'a quelqu'un qui a dû poser sa figure grasse contre la fenêtre, genre pour piquer un roupillon, et qui est reparti après son méfait commis, comme si de rien n'était. Je ne sais pas quel genre d'être humain peut déverser autant de gras sur autant de vitre, ça faisait même des goutelettes figées dans toute leur grassitude. Statufiées les goutelettes. Immortalisées pour l'éternité. On dirait qu'elles se sont retournées pour mieux voir Sodome et Gomorrhe. J'ai commencé à avoir un haut-le-coeur - et j'ai tendance à fixer les trucs horribles par fascination morbide masochiste - et là je me suis dit : "faut que tu dégages avant de dégobiller tes 4 tranches de pain grillé tartinées au saint Moret, ton espresso Nespresso à la George Clooney et surtout ta pilule contraceptive". Au moment où j'ai voulu décamper, trop tard : une rombière s'était installée à côté de moi alors qu'il y avait plein de places partout, et même qu'elle a passé tout le trajet la main solidement fixée au barreau en face comme pour m'emprisonner davantage.

La salope.

J'étais piégée.

Il fallait trouver une solution rapidos d'autant que sous la tâche de sébum nasal et frontal immonde - quelle face large il devait avoir ! - j'ai fais une autre découverte avec laquelle les Experts de Las Vegas se seraient éclatés pendant tout un épisode : un amoncellement de croûtes et de pus, comme si 3 ou 4 pustules avaient explosé, toutes pressurisées qu'elles étaient contre la vitre. Pas évident de gérer la pression, surtout dans les virages. Ma pilule contraceptive a dû voyager dans ma gorge, pas loin de mes cicatrices amygdaliques, il était donc vital que je fasse quelque chose. Vite. J'ai pensé sortir un kleenex pour essuyer tout ce méandre dermatologique mais j'ai frémis à l'idée que mes doigts rentrent en contact ne serait-ce qu'un seul dixième de seconde avec cette infection nauséabonde, je crois que je ne m'en serai jamais remise. Et d'ailleurs qu'est-ce que j'aurai fais de cet immonde mouchoir sédimentaire ? Je l'aurai négligemment jeté dans le bus quitte à me prendre une contredanse et à devoir le ramasser avec mes doigs manucurés ; pire à le mettre dans mon sac à main stérilisé et bien rangé ???

Non il fallait que je trouve autre chose. Et j'ai trouvé.

J'ai sorti mes lunettes noires de mon sac besace flambant neuf, ça tombe bien il faisait soleil, et j'ai même eu une idée de génie pour ignorer le plus possible cette immondice acnéique me détruisant le paysage : faire un écran de buée sur mes verres. Je voyais plus grand chose mais ça valait bien ce petit sacrifice. Ma pilule contraceptive est retombée là où elle devait retomber, bien calée au chaud à disperser toutes les hormones nécessaires à mon bon fonctionnement.

J'étais sauve. Enfin presque. Comme un signe en faveur de mes préceptes contraceptifs, une représentante de la France moyenne très moyenne est montée avec sa mioche et Sophie la girafe, et celle-ci - la môme pas Sophie - s'est mise à pousser des cris stridents à intervalles irréguliers, ce qui faisait que quand on croyait qu'elle s'était calmée, elle remettait ça de plus belle. Déjà vicieuse la petite. Elle arrivait subtilement à tromper l'ennemi. Sa mère a cru bon lui enfoncer une tétine dans la bouche pour faire taire ses manoeuvres, mais ça ne l'a pas du tout apaisée, pire ça lui a fait pousser un autre genre de cris, inconnus à ce jour au répertoire des geignements infantiles. Qu'on se le dise : enfoncer une tétine dans la bouche d'un enfant CA NE LE FAIT PAS TAIRE. Au mieux ça étouffe le cri, au pire ça l'énerve encore plus de ne pas pouvoir s'exprimer.

Enfin moi ce que j'en dis c'est que demain, en plus de gants en latex et de mouchoirs biodégradables, je vais penser à prendre des boules Quiès. Ou un balladeur MP3 ? Avec une bouteille d'alcool ou d'eau de javel. Et aussi un kit de prélèvement d'ADN. Si ça se trouve "l'être" qui a collé tout ça sur la vitre n'est même pas humain et il aura des trucs à nous apprendre sur la civilisation extraterrestre. En échange on aura des trucs à lui enseigner sur les soins de peau ; ça en plus d'un an de Biactol gratuit.

J'ai bien fait d'acheter un sac besace. Ma futilité féminine va peut être me sauver la vie. En tout cas elle m'a faite avaler ma pilule.

Lundi 25 septembre 2006

Tout le monde dit que le sport c'est bon pour la santé. Même les médecins le disent, pour parer les pires maladies comme l'infarctus, le diabète, et tous les accidents cardio-vasculaires, IL FAUT FAIRE DU SPORT ! C'est bon pour la santé qu'ils disent tous, et même que ça entretient le corps et que si vous en faites DU SPORT et bien vous resterez svelte. Vous avez déjà vu une athlète du 100 mètres avec de la cellulite sous le cul vous ?

Mais moi je dis qu'on nous ment. Je ne sais pas pourquoi mais on nous ment. ON VOUS MENT. C'est un complot dirigé contre le peuple pour je ne sais quel motif. Car le sport ça tue, j'ai même des preuves. Et même que ma liste de victimes s'allonge de jour en jour. Vous ne me croyez pas ??? Tiens ! C'est qu'on vous a déjà ramolli le cerveau !!!

Jacques Anquetil est mort d'un cancer à 53 ans (il avait juste pensé prévenir les maladies cardio-vasculaires, il avait pas vu le crabe arriver), Geneviève Labrie joueuse professionnelle de volley-ball est morte d'une overdose de stéroïdes en 2005, Marco Pantani célèbre cycliste a été retrouvé mort lui aussi dans une chambre d'hôtel ; diagnostic : overdose de cocaïne. OK se droguer c'est pas bien, ça tue aussi, mais normalement le sport c'est censé TOUT PREVENIR !

Et encore je ne vous parle même pas de ceux qui ne se sont pas drogués et qui sont morts quand même, avant 40 ans, oui mesdames et messieurs avant 40 ans !!!! Ayrton Senna et Gilles Villeneuve ont été cueillis dans la fleur de l'âge, à respectivement 34 et 35 ans. OK ils sont aussi morts dans un accident de voiture, mais ça leur a servi à quoi de faire du sport toute l'année pour endurer leur monoplace et des rythmes de tarés hein ??? Ca leur a servi à quoi ???

Le plus caustique c'est quand même que le sport c'est censé prévenir les maladies cardio-vasculaires. Mais allez donc raconter ça à Florence Griffith Joyner, 38 ans, décédée par les foudres d'une attaque cardiaque. Même problème pour un coureur à pied ce week end mort à 37 ans...

Paix à leurs âmes...

Alors si vous n'êtes pas complètement convaincu c'est que vous êtes complètement shooté au sport, il paraît que ça provoque des grosses poussées d'adrénaline. Et si vous croyez qu'avec ça vous allez en plus entretenir un vrai corps d'athlète, svelte et ferme, regardez-donc les lanceuses de marteau des pays de l'Est. Ouaip. Doit y avoir du muscle en dessous de tout ça, c'est sûr.

Moi je tiens à la vie et je dis non au sport. Faites comme moi, sortez les banderoles : LE SPORT TU N'AURAS PAS MA PEAU !

Mardi 19 septembre 2006

Dans la série "dans quel monde vit-on ?" l'obésité progresse à grand pas en France avec près de 6 millions d'obèses, et au total 20 millions d'habitants en surpoids, et pendant ce temps là, à Madrid on... interdit de défilé de mode les mannequins trop maigres. Que ce soit 55 kilos ou 155 pour 1m75, on a jamais été foutu dans notre monde occidental qui se reluque trop le nombril, de faire dans la demie mesure. C'est tout. Ou rien.

Toujours pendant ce temps là, la famine menace l'Afghanistan, la Corée du Nord, le Burundi et probablement quelques dizaines d'autres pays. Au nord on crève de trop manger ou de ne pas manger pour cause de régime à la sucrette - ou de graves désordres psychologiques, pas d'amalgames douteux sur l'anorexie - dans un monde de surabondance et de gâchis ; au sud on crève de faim tout simplement parce qu'il n'y a rien à becquetter. Même pas une sucrette édulcorée au faux sucre à 0% de matières grasses.

Le plus drôle dans cette histoire, parce qu'il faut bien en rire sinon on risque d'en crever aussi, ce sont les réactions outrées provoquées par l'interdiction de défilé madrilène de squelettes : il serait purement arbitraire d'ôter à ces jeunes personnes malnutries leur "gagne pain".

Moi le pain je le tartine de Nutella.

Allez je vais m'en coller une bonne couche.

Samedi 16 septembre 2006

Ayo dans "Down on my knees", comme le titre l'indique, suppliait - mendiait - à genoux son cher et tendre de ne pas la quitter pour une autre, et j'avais évoqué le caractère pathétique qu'il y avait dans ce geste plein de misérabilisme et de souffrance extrême peu digne. Seuls l'amour et la mort peuvent pousser quelqu'un à faire ça. Supplier et crier pitié.

Mais voilà maintenant l'honneur est sauf. Mademoiselle K déboule dans le juke box et rue dans les brancards ! J'affectionne particulièrement le titre "Crève", bien loin des transi(e)s en amour ou en tout cas bien revenue de ces mises à genoux faisant perdre toute dignité ; le titre est cinglant, sanglant, virulent et donne la gniak si vous êtes en pré-ragnagnas et que vous nourrissez certaines rancoeurs inextinguibles à l'égard d'un ou de plusieurs laids personnages qui vous poursuivront jusqu'à la tombe. Je dis pré-ragnagnas mais messieurs je suis sûre que ça vous parlera aussi.

Le titre parle de lui-même, dois-je développer ? Si vous en voulez un petit aperçu, voilà le lien vers le site de la Mademoiselle.

La guerre est ouverte. Qu'on se le dise.

Mercredi 13 septembre 2006

"Imaginez un Grand Prix de Formule 1 sans lui... ". Cette phrase dite par je ne sais plus quel journaliste sportif au lendemain de la mort d'Ayrton Senna, me trotte aujourd'hui dans la tête suite à l'annonce officielle de la retraite du Baron rouge. Le Kaïser, Schuminator, Schumi, Michael Schumacher...

Imaginez un Grand Prix de Formule 1 sans lui.

Tout a été dit sur le personnage mais ce qui est certain c'est qu'il n'est pas en demi-teinte falotte et qu'il n'appelle ni au mi-figue, ni au mi-raisin. On l'adore. On le déteste tout autant. Sinon plus. Il est entier le Schumacher, tout en arrogance suprême, robot calculateur sans foi ni loi sur la piste, dépassant les limites du convenablement correct, dangereux en diable lors de ses accrochages provoqués, plus ou moins inconscients. Et humain... larmoyant comme une midinette lors d'une conférence de presse à la seule évocation du nom de Senna, voilà sous nos yeux ébahis le bunker Schumacher qui s'effrite et craquèle devant des millions de téléspectateurs. Senna justement, que l'on considère maintenant comme un mythe, qu'on adule et qu'on vénère comme le Dieu de la piste qu'il a été, modèle ultime de la discipline selon les spécialistes sportifs. On reproche à Schumacher de n'être que sa pâle copie malgré son palmarès brillantissime pas près d'être égalé, ou alors dans une autre vie, ou alors il n'est pas encore né. Le Baron rouge manquerait de charisme. Il ne sera jamais un mythe. Pas comme Senna.

Sauf que tous ces détracteurs ont la mémoire courte et ont vite fait de se détourner pour honorer un autre veau d'or. Senna en son temps était haï - en tout cas en France - et qualifié d'anti-sportif. Tout comme Schumacher. Ces adorateurs à la veste retournée semblent ignorer que pour être un mythe il faut d'abord être mort. Ce que n'est pas Schumacher. Et même s'il s'est suicidé médiatiquement au dernier Grand Prix de Monaco dans ce geste probablement inconscient annonciateur d'une retraite - ça ne vous rappelle pas un certain Zidane ? - le Kaïser est bel et bien vivant et compte bien nous emporter jusqu'au bout avec lui.

Je n'arrive pas à imaginer un Grand Prix de Formule 1 sans lui. J'avais déjà du mal après le geste fatidique de Senna mais là je vois mal dans les pilotes potentiels qui pourra me faire passer cette pilule et qui sera susceptible surtout de me faire lever un dimanche à 4 heures du matin. Franchement je n'en vois aucun. Alonso ? son melon est proportionnel à son cou de taureau et le voilà déjà qui crache dans la soupe. Raïkkonen ? si Schumacher ne possédait soi-disant pas de charisme, le petit Kimi à côté ressemble à une image bondieusarde toute lisse. Et les autres, Fisichella, Button... ? on les imagine plutôt motivés par l'achat d'un yacht bondé de petites pépées de podium.

Ils ont tous le même sourire aux dents blanches ultra brite et le même brushing d'avant course. Le glamourisant correct et poli a eu raison de la Formule 1.

Je ne me lèverai plus le dimanche à 4 heures du matin.

Mercredi 6 septembre 2006

Les arrêts maladie dans les entreprises de France et de Navarre coûtent chaque année 5,2 milliards d'euros soit 212 millions de journées indemnisées par la Sécu. Curieusement il y a un pic à chaque tournoi de Roland Garros et comme il y a eu une coupe du monde de foot cette année avec la France en finale - avec épidémie de gastro alcoolique euh entérite le lendemain - à mon avis on n'est pas prêt cette année de boucher le trou de la Sécu. Ni de redresser la barre. Si je puis me permettre.

Loin de moi l'idée de juger la justification ou non de ces arrêts, ou de dénoncer certains abus, mais je chercherai plutôt à définir le profil du travailleur par rapport à son absentéisme. Ou son présentéisme. Petite psychologie de l'arrêteur malade...

Je distingue 5 catégories :

1. L'employé "paille au cul", il y en a environ 6% dans chaque entreprise, ce n'est pas l'arrêteur malade le plus fréquent. Le paille au cul comme son nom l'indique, s'arrête... à chaque fois qu'il a une paille au cul. Suivez un peu dans le fond !!! Il se casse un ongle ? Une semaine d'arrêt. Il s'est cogné dans l'encadrement d'une porte ? 3 jours d'arrêt, voire accident du travail si la porte se situe sur son lieu de travail. Il a de vieilles douleurs qui reviennent parce qu'un jour il s'est cogné dans l'encadrement d'une porte ? 3 semaines d'arrêt. Son chien Médor a fait un caca tout mou le matin ? 1 jour d'arrêt. Le paille au cul a tendance à se noyer dans un verre d'eau et quand il travaille, il passe son temps à produire des gémissements et des plaintes auprès de ses collègues, annonçant un arrêt maladie imminent. Le paille au cul n'a absolument pas conscience qu'il est une fiotte vite débordé, il ne simule pas sa maladie car il est toujours convaincu de son bien fondé, c'est un genre d'hypocondriaque de l'arrêt de travail. Il souffre vraiment VRAIMENT de sa paille au cul. Ca gratte et c'est pas confortable quand on s'assoit dessus sans son petit coussinet-bouée.

2. Le "Caliméro", très rare, touche moins de 5% d'employés. Le "Caliméro" (je ne vous refais pas le coup du "comme son nom l'indique" mais quand même) trouve que la vie c'est vraiment trop injuste, alors quand il se passe quelque chose de désagréable dans sa vie privée, il estime qu'il n'a pas à travailler. Parce que ça ferait trop de trucs à penser, trop de trucs à gérer, et en fait ce qu'il voudrait là maintenant tout de suite c'est faire le point dans une île déserte à 8000 kilomètres. Il faut qu'il aille chercher son billet au guichet en plus. Faut pas le faire chier, le boulot ça passe après la vie privée, faut pas déconner quand même. On n'est pas des esclaves. Cet employé là même rarissime peut vite vous plomber une ambiance et vous couler une petite entreprise car il ne déborde pas de conscience professionnelle. En même temps quand tout va dans sa vie perso, tout va dans son entreprise ! Brûlez un cierge pour souhaiter que sa vie soit un longue fleuve tranquille, ça peut être utile.

3. Le "vengeur masqué" : très courant on peut même dire que c'est une plaie. Vous ne pouvez rien dire au vengeur masqué. Vous ne pouvez pas lui reprocher un retard de 10 minutes, vous ne pouvez pas lui dire que le vert de son corsage ne lui sied pas au teint et encore moins lui faire de sévères réprimandes parce que là franchement il abuse, il a quand même envoyé un client à l'hosto en confondant la farine et la poudre à récurer dans la pâtisserie qu'il a faite avec ses blanches mains, VOUS NE POUVEZ RIEN LUI DIRE parce que le vengeur masqué détient l'arme suprême, celle de tous les pouvoirs, vous le supplierez même à genoux pour qu'il ne la sorte pas son arme : L'ARRET MALADIE. Celui-là si vous ne l'aimez pas et si vous ne l'enjolivez pas à coup "mais ouiiiiiiiiiii tu es indispensable, tu sauves des vies quand même !!!!", c'est minimum 2 semaines d'arrêt selon l'affront que vous aurez commis à son égard et à son égo plein de trous pas comblés. Et vous rigolerez moins quand il vous plantera derrière la caisse enregistreuse le premier jour des soldes. Et toc !!! dans ta gueule !!!!

4. Le "dilettante", 40% des arrêts, à peu près la même fréquence que le vengeur masqué. Celui-là curieusement tombe subitement malade d'un truc terrible la veille d'un week end, 2 jours avant ses vacances, pendant une réunion familiale dont il a parlé à tous ses collègues, le premier jour des soldes (sauf s'il tient la caisse enregistreuse) et quand le soleil est au beau fixe. Le dilettante est beaucoup moins prévisible que les autres parce que sa maladie incurable est déterminée également par l'humeur du matin et pas seulement par les évènements sportifs se déroulant sur le câble. Il va vous appeler pour vous prévenir qu'il ne va pas bien tout ça parce qu'il a fait un cauchemar ou parce ce qu'il s'est pété la ruche la veille. En général ses arrêts sont de courte durée mais ils ont tendance à se multiplier tout au long de l'année.

5. Le "bourreau de travail", j'ai pas fais le calcul des pourcentages mais vous n'avez qu'à faire l'addition vous même ; et puis quoi encore ?? Le bourreau de travail a une passion dans la vie : le tricot. Meuh non le travail !!!!!! On peut tout vous faire gober c'est pas vrai !!!! Le travail pour le bourreau de travail c'est toute sa vie, sans lui il n'est rien, il ne peut pas s'épanouir, il se fait chier comme un rat mort le dimanche ; ce qu'il lui faut au bourreau de travail c'est : du tricot. Oui bon c'était facile... Il dort peu (moins de 5 heures par nuit), mange des trucs très nourrissants (genre du gruyère avec du beurre tartiné dessus) en 5 minutes au déjeuner, il ne prend bien évidemment jamais ses pauses, ne part jamais à l'heure, et ne récupère pas ses heures sup', LUI. Vous me direz c'est le bonheur de tous les patrons, avec ce genre de personnage la France ne coulerait pas et d'autres conneries du même style, et bien non même pas parce que quand le bourreau de travail tombe malade il vient quand même (il viendrait même s'il devait ramper à poil sur des tessons de verre) et il contamine du coup tous les autres employés. Pas besoin de vous expliquer la suite. Et puis quand vous voulez vous débarasser d'un bourreau de travail, c'est impossible parce qu'il est prêt à ne pas toucher de salaire pour venir quand même et ça une offre pareille, ça ne se refuse pas. Le seul moyen pour le faire craquer : lui imposer des vacances. Déprime assurée.

Voilà mon petit tour de l'entreprise. J'ai omis exprès les grossesses et les congés parentaux parce qu'il paraît que c'est pas une maladie. C'est quand la prochaine coupe de ballon rond déjà ?

Humeuriens présents

 

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