Mercredi 11 juin 2008
Copie d'un mail à moi adressé à la SNCF... Oui je sais, je suis impardonnable de m'en prendre toujours aux mêmes cibles.


Madame, Monsieur,

C'est en effectuant complètement par hasard une réservation sur le site de voyages SNCF, que je suis tombée sur vos nouveaux concepts de voyage personnalisé : IDZen et IDZap. Toujours complètement par hasard j'ai choisi le Zen, me disant que j'allais probablement être fatiguée de mon aller-retour Paris Nimes sur à peine deux jours ; un peu de calme est toujours bon à prendre dans ces cas là.

Zen donc.

C'était le 10 juin 2008, départ de Nîmes 19H50.

Je suis entrée dans le compartiment et là ô surprise ! je m'attendais vaguement à des personnels de bord rasés comme des bonzes en toge orange, disséminant ça et là des vapeurs d'encens avec en bruit de fond une cascade tibétaine, mais non, il n'y a rien eu de spécial, rien de rien même, et ça ressemblait vaguement à un voyage normal dans une voiture TGV lambda. Probablement que c'en était une de voiture lambda, c'est pour ça sûrement que tout a paru normal. J'ai fait comme d'habitude : rechercher la zénitude avec mon lecteur MP3, on est si bien servi que par soi-même il paraît. J'ai écouté ma musique deux heures environ, à un volume assez bas au cas où une annonce particulière aurait lieu (genre un retard imprévu prévisible), ou un évènement catastrophique (genre une troupe de rugbymen bourrés déboulent dans ma voiture, ou pire une troupe d'écoliers en partance pour une colonie de vacances).

J'ai coupé une première fois mon lecteur quand j'ai entendu le jingle zen.

L'annonce qui a suivi était très très très intéressante et ô combien indispensable : un barista* (parce que je crois que vous les nommez ainsi, je me suis documentée) a déclamé à une foule de voyageurs en délire qu'au menu ce soir il y aurait du croque monsieur brûlé. Alors là applause, hein franchement quel humour décapant, un futur Jamel Debbouze le barista, pour sûr ! Vu le prix des consommations au bar en plus, ça laisse vaguement rêveur.

Première annonce d'importance, merci de nous avoir fait partager ce genre de confidences, d'un seul coup c'est comme si on était potes depuis toujours.

Zen !

Un peu plus tard j'ai décidé d'enlever mon casque pour lire un livre (oui je sais j'ai une vie trépidante), et là j'ai assisté à un véritable sketch haut en couleurs : un contrôleur s'est permis de faire la morale à une voyageuse pas du tout bruyante à la base, et lui a précisé qu'elle était dans un espace zen et qu'elle était priée de ne pas parler aussi fort et de ne pas déranger tout le monde. Je me suis dit "heureusement qu'elle n'a pas ne serait-ce qu'une corde vocale dumeurienne**, parce que là le contrôleur il aurait compris de suite ce que ça signifiait vraiment parler fort". Du coup, à la fin de cet entretien de plus en plus musclé, le contrôleur est devenu de moins en moins zen et c'est là qu'à mon sens, de l'encens et un bruit d'eau qui coule aurait pu le détendre le pauvre. Voire un moyen plus illicite, mais à mon avis ça n'est pas compris dans la charte de la SNCF.

Presque fin de l'épisode. La dame très vexée a du coup commencé à faire beaucoup de bruit alors que jusque là elle était plutôt discrète, bel effet que n'avait pas escompté votre membre du personnel probablement épuisé par tous ces abrutis de voyageurs ne comprenant décidemment pas la zen'attitude, alors que lui a reçu une formation spéciale à ce sujet.

Ca a fini par se tasser quand même. Et c'est à ce moment précis, après cette accalmie passagère, qu'à trois reprises, en à peine 10 minutes d'intervalle, des effets d'annonce spectaculaires ont encore été émis par haut parleur dans les oreilles contrites et moins zens de vos passagers : pas de clown brûlé cette fois-ci mais mieux encore, j'ai nommé THE caviar de la zen'attitude à la SNCF : la blague à Toto. Le futur remplaçant de Jamel a sorti "pour détendre l'atmosphère" une plaisanterie digne du jury élitiste de Carambar, ça parlait d'un chauve et d'un peigne et je ne sais plus trop quoi encore car je le rappelle, j'essayais de lire mon fichu bouquin dans mon compartiment zen et ça faisait quatre fois que j'attaquais la même page.

Zen. Restons zen. Le mot d'ordre : zen.

Enfin, c'est devenu très très drôle quand le barista a terminé en disant "au fait nous sommes à l'heure", là tous les passagers de la voiture (enfin peut être pas la dame vexée, elle avait juste la permission de se taire elle) se sont mis à rigoler à l'unisson, c'est vrai que ce n'est pas très fréquent que vous fassiez de l'autodérision à ce sujet, mais au final je crois que c'était plutôt involontaire comme remarque ; mais passons, ça a bien détendu l'atmosphère pour le coup.

Un train à l'heure. J'ai encore mal aux côtes rien que d'y penser tiens.

Moralité : la prochaine fois qu'on me demandera de faire un choix sur le type de voyage que je souhaiterai, je choisirai "normal" même si c'est plus cher, car c'est quand même beaucoup plus calme et tranquille que chez les zens, surtout quand ils ont bouffé du Lagaf' autosatisfait de ses performances de comique. Moi je demandais juste à lire mon bouquin peinarde, mais bon, IDZen en a décidé autrement.

PS : si vous recrutez des artistes de spectacle, je connais un petit gars de 10 ans qui a un répertoire de blagues léguées par son père beaucoup moins foireuses, remarquez à ce stade ça n'est pas trop compliqué d'élever le niveau. C'est juste qu'il a arrêté de manger des Carambars, ça aide vous verrez.


PPS : si je vous envoie ce mail c'est parce qu'en sortant du train, une autre annonce dans un haut parleur (la je ne sais combientième) a proposé aux passagers de donner leurs éventuelles suggestions sur le site SNCF, et moi franchement c'est le genre de perche que je saisis même si on me la tend pas. Mais merci quand même.


* : cliquez sur le lien et vous découvrirez un autre univers inconnu, celui des gentils baristas zens ou zappeurs, en tenue colorée mieux que chez Disney.

** : dans le mail envoyé à la SNCF, ils me connaissent sous mon vrai nom non dumeurien.

par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs
Dimanche 11 mai 2008
Des esprits étriqués estiment que certains mots et qualificatifs ne vont pas bien ensemble. Aujourd'hui j'aimerai rendre à la saucisse sa juste valeur, elle qui est tant décriée par les soi-disants puristes profanes de la belle.

Rendons à la saucisse ce qui appartient à la saucisse.

Vengeance. Spéciale dédicace.


Ô toi saucisse.

On se gausse de ta chair exquise
Pour vanter des plats de marquise,
Alors que tu te suffis à toi seule,
ô saucisse !

Tu es faite de porc, de boeuf ou de veau,
Qui d'autre que toi peut se targuer de ce niveau ?
Tu peux être fumée, grillée, parfumée au curry,
Et je n'accepterai plus que de toi on rit !

Rarement un mets aura été aussi incompris,
Mais pourquoi tant de mépris,
Pour toi rebelle,
ô saucisse !

Epicée, truffée, rendant noble une choucroute,
Tu n'as pas à avoir honte d'un filet mignon en croûte,
Et de Nuremberg à Francfort,
Tu n'as pas pris racine comme le roquefort !

Cessons là tout sarcasme,
J'arrêterai pour toi tous les miasmes,
Et je te rendrai tes lettres de noblesse,
ô saucisse !

Pour que plus jamais on n'entende piailler,
Sur ton titre fortement décrié,
Je suis sûre que l'on peut allier,
A toi les termes les plus raffinés.

Endiguons là toute future ignominie,
Je ferai taire tous tes ennemis,
Et aujourd'hui je te réitère mon soutien fanatique,
ô saucisse !


Je me sens drôlement bizarre moi en ce moment ? Pascal Sevran sort de ce corps !!!!!!!!

par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs
Jeudi 8 mai 2008
Comme j'aime à radoter, mes destinations sont plutôt sudistes mais la saucisse m'a convaincue. Et d'abord à Berlin y'a pas que la saucisse non plus dans la vie.

Extraits.












Ca ce sont des images plutôt traditionnelles du Berlin historique ; notez qu'il n'y a pas qu'à Florence qu'il y a de belles choses... La météo je ne vous en parle même pas, me suis encore chopée un coup sur le pif... Et puis Berlin c'est aussi ça :









Des reliques du passé - les Berlinois baignent en permanence dans des images permettant peut être de ne jamais devenir amnésiques - mais aussi une vision du présent et du futur colorée, riche, et avant gardiste. Et puis surtout ce qu'il faut en retenir :



Bah oui parce que le Berlinois sait accueillir son monde : on y mange très bien (même la saucisse est divine, rien à voir avec la chipo graisseuse du barbec'), pour moins cher qu'à Parissss, l'ambiance y est plutôt toute douce sans un brin d'agressivité, et là bas, dans ce que j'ai pu y entrevoir, toutes les populations se cotoient dans un joyeux méli mélo coloré, surtout au niveau des cheveux (Punk is not dead !!!!!!!).

Bref allez-y !

Suivante...





par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs
Jeudi 1 mai 2008
Je ne suis pas trop une exploratrice des contrées nordiques, c'est le moins que l'on puisse dire. Ma seule expérience en ces lieux se résume à Bruxelles l'année dernière, et je ne l'avais pas super bien vécu, probablement trop grisée encore par des vapeurs florentines. Qu'importe. Quand les keupines ont cité ça et là quelques noms de capitales potentiellement intéressantes pour un prochain voyage printanier, nous avons sauté sur Berlin.

Pourquoi Berlin ? Laissez-moi vous convaincre en quelques images :









Franchement un pays où la saucisse dépasse en taille l'assiette et les couverts ne peut pas être complètement mauvais.

Ah j'ai failli oublier l'essentiel !




Bon ? A l'heure où les magazines féminins et les publicités à la télé, comme à chaque printemps, vantent les triomphes des crèmes amincissantes et des pilules miracles fondantes de graisses nocturnes ; et et et sans oublier les sacro saintes recommandations 5 fruits légumes pas trop sucrés salés, moi je vous le dis, l'Allemagne avec ses variétés de saucisses, jarrets et autres boudins, est un pays où il fait très certainement bon vivre.

Enfin restons prudents, peut être elle aussi a été contaminée. Confirmation ou pas à mon retour.

Et comme je le dis toujours, la frite est un légume, mangez-en.








par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs
Mercredi 16 avril 2008
Dernièrement j'ai été interpellée par une interview de Michael Haneke (entre autres réalisateur de "Funny games" mais également de son remake bientôt sur les écrans) parue dans le dernier Mad Movies. Le bonhomme est connu pour ses prises de position glaciales à l'encontre des films "violents" (si tant est qu'il y ait une catégorie de la sorte), et volontiers décrit comme moralisateur car taxant les spectateurs de voyeurs inconscients et irresponsables. Seulement dans cette interview, Haneke va au delà de ce discours de surface ressorti à qui mieux mieux par les grands médias dès qu'une affaire sanglante a lieu suite à un prétendu visionnage intempestif de péloches violentes. Il dit que le but de ses films, surtout les "Funny games", est d'interpeller les spectateurs sur le pourquoi : pourquoi regarder de tels films ? Et normalement, quand on est un tant soit peu cortiqué, au-delà du questionnement sur le pourquoi, devrait aboutir une suite de questions : qu'est-ce que cela provoque en nous comme sensations ou émotions ? Est-ce un dérivatif, un plaisir, un divertissement, et que sais-je encore ? Est-ce que cela influence/a influencé certains de nos comportements ?

Je trouve la démarche du pourquoi intéressante. Effectivement Haneke a peut être raison en disant que la plupart des spectateurs ne savent pas pourquoi ils aiment ce genre de "spectacles", encore que, il faudrait peut être poser la question un jour aux principaux intéressés, plutôt que de les clouer au pilori aussi facilement. Bref en ce qui concerne ma petite personne, ça fait belle lurette que je me la pose, et qu'on me la pose aussi. Parce qu'une fifille qui aime le rose (bah si ! ça vous troue le cul hein ?) et qui est censée comme toutes les fifilles pleurer devant la mort de la mère de Bambi au lieu de voir à la place l'excellent civet que ça pourrait donner, ça interpelle (tiens ça fait juste 3 fois que j'emploie ce verbe !). Et des fois donc je réponds aux interrogations des autres, parce que ça m'arrive d'être sympa.

Pourquoi je regarde des films avec des morts vivants dévoreurs de cervelle fraîche et pourquoi je ne m'arrête pas sur le bas côté de la route pour mater les flaques de sang laissées par des accidentés ? Parce que je fais la différence entre la fiction et la réalité. Parce que le premier est de l'ordre du fantasme, et l'autre est synonyme de détresse et de souffrance humaines. J'ai beau avoir envie de cramer mes cons citoyens au lance-flammes et même imaginer la scène avec tous mes sens en éveil au moment où ils m'adressent la parole (putain les cheveux brûlés ça pue !), mais je sais pertinemment et sainement que je ne le ferai pas, juste parce qu'ils me posent des questions existentielles sur mon pamplemousse. Par contre il me semble que si ma vie était en jeu, ou celle de quelqu'un de cher en premier lieu, je ne resterai pas les bras ballants à attendre que ça trépasse. Ca non je ne crois pas. Visionnage ou pas visionnage de films étiquetés violents.

Pourquoi j'aime tellement les bobines sanglantes ? Là encore nuances.

D'abord j'ai baigné dedans toute petite comme dirait l'autre. Ca aurait pu m'en dégoûter mais non, ça ne m'est jamais passé, et je ne souhaite pas que ça passe, ça n'est pas une maladie ou un vice. C'est un genre de marque de fabrique dumeurienne. Je crois que vioque en maison de retraite, je ferai chier l'animatrice pour qu'elle me trouve le HD Blue Ray Bidule Haute Technologie du "Retour des morts vivants 28" ; et peut être même que je ne serai pas la seule à en réclamer dis-donc. Ensuite ça m'aide à m'évader d'un quotidien stressant et j'assouvis à l'aide de ces péloches dégoulinantes d'hémoglobine des fantasmes inavouables. C'est aussi le but de l'Art il me semble, tout comme les rêves, de faire et de concrétiser virtuellement tout ce qu'on ne peut pas faire dans la réalité ; parce que nous gardons malgré tout la tête bien vissée sur les épaules.

Et puis, je n'aime pas que les films où il y a des trucs gores dedans, loin de là. Contrairement à certains spectateurs fanatiques qui se cantonnent dans un genre en particulier et pis c'est tout, moi je laisse mon cerveau et ma chair apprécier d'autres contenus. Je ne suis ni restrictive, ni extrémiste. J'ai adoré "Sur la route de Madison" voyez ? Alors on ne pourra pas me taxer d'intolérante. Même dans le registre que j'affectionne, il y a des films que je trouve insoutenable et que je ne veux plus jamais revoir (si tant est que je sois allée jusqu'au bout). Le week end dernier par exemple, j'ai été incapable de regarder en entier "Wolf creek". Pourquoi ? Parce que je ne supporte pas d'entendre une jeune femme hurler pitié à son tortionnaire sadique qui pour l'instant ne fait "que" la menacer de viol. Je n'ai pas du tout envie de voir s'il va exécuter cela. Je pense d'ailleurs fortement qu'il va le faire. Et pire encore. Je ne juge pas le réalisateur de "Wolf creek" ni ceux qui ont aimé le film, mais je sais que pour ma part je laisse ça à d'autres. Je n'ai pas eu le recul nécessaire et je me suis certainement beaucoup identifiée aux femmes du film. La fiction était beaucoup trop proche de la réalité.

Peut être que Greg Mc Lean - le réalisateur de "Wolf creek" - a voulu heurter le public de la même façon qu'Haneke. Sûrement et quand bien même ?

Peut être que tous les spectateurs en ce monde ne font pas comme moi et beaucoup d'autres, ce genre de discernement. Mais la seule vision de "Chucky la poupée de sang" ou de "Tueurs nés" peut-elle pousser un individu à commettre les pires méfaits ? Si cette théorie simpliste et simplifiée était exacte, à quoi pourrait-on lier les crimes de sang des siècles passés ? A la littérature, la peinture ? Peut-on résumer un être humain à ce facteur là uniquement ? Vaste débat qui ne pourra probablement jamais aboutir. En tous les cas, nombre de serial killers affirment avoir pris leur pied de voir étalé leur nom dans les journaux à sensations, et ça les médias se gardent bien de le crier sur tous les toits, préférant fustiger le bouc émissaire habituel. Relayer l'information d'accord, mais de là à en faire des gorges chaudes et glorifier par la même des individus nauséabonds...

Alors Haneke m'a interpellée (4 !). Son point de vue est intéressant et le cinéma en tant que 7ème Art bien évidemment doit susciter des questionnements philosophiques. Par contre ce réalisateur devrait s'abstenir de faire des grandes déclarations dans des domaines qu'il méconnait ou qu'il ne veut pas voir. Il a dit dans une autre interview que la violence était montrée partout, alors que la plupart des gens n'avaient jamais connu cela, d'actes violents. Que très peu d'humains au final en avaient été victimes. Que l'on s'acharne à montrer le plus horrible dans l'humain sans montrer le plus beau dont il fait preuve quotidiennement, là oui d'accord, mais nier ce dont il est capable à l'opposé, là non ça ne va plus. Modérons la diabolisation mais aussi l'angélisme. Je ne crois pas appartenir à un milieu fragile ou marginal, je côtoie des personnes de tout bord socialement et culturellement il me semble, mais rien qu'en y pensant 10 minutes j'ai fait le compte des personnes de mon entourage ayant subi des choses terribles (et pas juste une petite baston dans un bal populaire) : deux ont été violées par un ami, quatre ont subi l'inceste, une a été attaquée à la machette par son époux, une a été découverte inanimée dans la rue par un passant, couverte de plaies et de bleus parce que prise pour un putching ball, une a reçu des menaces de mort... Evidemment pas de scénario de films d'horreur dans ce décompte mais beaucoup de mal subi et infligé par autrui.

Et je ne vous parle même pas des violences symboliques et morales, cassant net un individu.

Mais a priori il n'y a pas que les fans de films violents qui vivent détachés de la réalité, n'est-ce pas monsieur Haneke ?


par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs
Vendredi 4 avril 2008
Y'a un truc un poil énervant qui m'énerve des fois. Que des gens par exemple me disent "mais comment que ça se fait que t'es célibataire ???" sous-entendant sournoisement "elle doit avoir des vices cachés c'est pour ça" (oui parce que sinon je suis une splendide déesse aux dents blanches et surtout aux gros seins). En général ceux là je leur parle plus, au moins comme ça c'est réglé. Mais bon il n'empêche que cette réflexion témoignant d'une forte analyse de l'être humain, de sa personnalité, de son passé, de ses désirs, de ses souffrances, de sa culture etc etc, on l'entend souvent, ultra souvent même.

Plus rarement d'ailleurs entend-on "mais comment que ça se fait que lui/elle est marié(e) ??????". Si si je vous jure, ça on l'entend drôlement moins souvent. Alors aujourd'hui je compte remettre les pendules à l'heure et réhabiliter la cause des célibataires parce qu'ils n'ont pas forcément une pièce défaillante dans le moteur : petite présentation de gens mariés et/ou avec des gosses, ayant tous leurs vices visibles sur la tronche, ou perceptibles en 5 minutes de discussion.


Le meilleur exemple en la matière. Marié, une chienne. L'individu dangereux est assis dans le transat. Un charme fou dans la petite moustache sèche.


Divorcé, remarié, deux enfants, deux belles oreilles, une coupe dans le vent mais aussi riche et célèbre, ça peut aider. Ah oui vit chez sa mère.



Bambi, divorcé, deux enfants par éprouvette, a perdu sa mère qui a été culbutée par un chasseur dans le film du même nom.


Ah pardon une erreur s'est glissée dans mon répertoire d'images ! Lui c'est juste un très mauvais acteur. Rien de grave...


Ted Bundy, marié, une fille, a fini ses jours en Unité de soins palliatifs à 200 000 volts dans le couloir de la mort d'une prison haute sécurité aux USA.


Hannibal le cannibale, marié, une fille ; en fait en vrai et quand il est pas pris en photo il est très très gentil. Une vraie crème. A raser, arf arf arf !!!! (Patrick Sébastien, sort de ce corps !!!).


Alors eux ils sont trop mignons. Je n'ai pas pu choisir entre les deux, franchement ils vont trop bien ensemble. S'ils décident de faire un autre môme, je mettrai bien un tube de côté moi.


Et la plus belle pour la fin. Elle parle d'elle même pas vrai ? Ce truc là qui ressemble à un vague cochon décoloré sans tire bouchon au bout mais qui fait quand même groin groin en troussant ses naseaux, est mariée, a un fils et attend même un autre petit marcassin.


Alors avec tout ça si vous vous demandez encore pourquoi Untel est toujours célibataire, dites-vous que peut être Untel est effrayé à l'idée d'avoir un conjoint pareil. Et les exemples sont légions. Ca arrive à plein de gens il paraît.

J'ai peur.


par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs
Mardi 1 avril 2008
La grosse polémique du moment concerne - vous en aurez tous entendu parler, sinon vous habitez dans une grotte et franchement je vous envie - la "fameuse" banderole de 30 mètres déroulée en plein match de Coupe de France, relatant des propos calomnieux à l'égard du peuple nordique. Je ne vais pas en rajouter des tonnes dans le commentaire exaspéré, je laisse les chers forumeurs disserter à loisir sur ce scandale, ce qu'ils font très bien d'ailleurs. A chacun son métier. Moi je verrai plutôt dans cet acte de prime abord malveillant, tout un tas de choses positives.

Elle a raison d'abord Lorie.

D'abord.

Bon, pour commencer : comment une banderole de 30 mètres de long a t'elle pu passer au travers des divers contrôles et barrages ? 30 mètres bordel, ça en fait du poids en tissu non ? Sauf sauf SAUF quand on est un petit génie du rouleau de scotch en vérité je vous le dis ; imaginez cet élan merveilleux de solidarité tout dévoué à un stratagème des plus ingénieux : 60 personnes impliquées dans un ballet sublime, chacune avec sa petite lettre peinte amoureusement au gros feutre noir, ou son espace blanc, ou son signe de ponctuation, même l'apostrophe n'a pas été oubliée ! Et je ne vous parle même pas du nombre de petites mains qu'il a fallu pour scotcher le tout ! Franchement ç'aurait été cousu main et là j'aurai dit : respect les mecs. Moi qui n'avait que bas mépris pour le supporter lambda de foot, là je dois avouer que toute cette tactique si bien orchestrée était plutôt inattendue vu le QI régnant habituellement dans ces tribunes. Sans compter la magnifique chorégraphie consistant à mettre les bonnes lettres à la bonne place : imaginez une petite erreur, Adolf qui prend la place de Rudolf et hop ! on aurait eu "IODOPHILES INCONGRUS MOUCHEURS : ENVINEE CHEZ LES BITES" (je n'ai pas utilisé toutes les lettres, je ne suis pas supportrice de foot et je sais pas quoi foutre avec l'apostrophe au fait ?) ce qui ne veut absolument rien dire, la honte à la télé après !

Mais cessons là tout jugement construit sur des a priori, là franchement nous avons affaire à des génies en short et pouèt pouèt pour faire du bruit.

Et ce n'est pas fini. L'épatation des intellos imbus de leur personne n'allait pas s'arrêter là. Les mots choisis n'étaient pas des plus faciles à orthographier, reconnaissons-le à part "chômeurs" peut être, la génération SMS aurait plutôt simplifié le PH de "pédophile" par un F, et écrit CONS SANGUINS en 2 mots, voire méprisé le U, mais non non là encore une fois les bras m'en tombent : y'a même une putain d'apostrophe ! Pas une seule faute, qui l'eût cru ? Au Scrabble une si belle formule aurait donné, attendez que je télécharge ma petite calculette sur mon Petit Copain c'est que je sais pas compter non plus : euh... retenue... virgule, bon un score d'environ de 80 points, sans les placements compte triple et sans l'apostrophe bien sûr ! On sent là une érudition certaine, à quand une spéciale supporters de la tribune Boulogne à "Questions pour un champion", qu'on se frotte un petit peu à ces grands savants de la littérature française ? Moi qui ne sait même pas mettre 4 lettres dans l'ordre dans le Programme Cérébral de ma DS, j'ai honteuh !

Double double respect les gars ! Euh messieurs pardon ! peut être mesdames tiens, allez savoir !

Puis-je juste soumettre à nos amis du nord qui sauront garder tête froide face à cette intelligence hors du commun contre qui maheureusement personne à part les abonnés de la tribune ne peut rivaliser, un slogan issu de mon cru ?

"XENOPHOBES DELIQUESCENTS FACTIEUX : BIENVENUE CHEZ LES PARISIENS !"

Juste pour faire un bon mot compte triple. 116 points.


par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs
Mercredi 19 mars 2008
Un autre sport très pratiqué par mes amis les veaux : parler pour surtout SURTOUT ne rien dire, comme si le silence si précieux à mes petites esgourdes (à tel point que l'anti ecclésiastique que je suis, se réfugie des fois dans des églises ou autres lieux de culte où brûle une bonne odeur de cierge) leur rappelait trop la petite boîte en bois dans laquelle on ira tous un jour (ou dans le toasteur c'est selon). C'est fou la salive gaspillée à coups de répliques inutiles et autres commentaires sur le néant intersidéral. Et c'est fou l'énergie distillée à tenter de parer ces attaques stériles ou d'essayer de faire comprendre aux veaux à quel point ils feraient mieux de fermer leur clapet à insipidités, et d'écouter enfin ce silence tant méprisé dans cette cacophonie ambiante.

Il y a longtemps Bigard disait des choses drôles et pas vulgairo-beaufesques. Les non paroles répandues par une bonne partie de la population munie d'une langue, me rappellent inévitablement l'un de ses tous premiers sketches : "Les expressions". Vous en avez probablement entendu parler : quand vous arrivez dans un resto le soir et que le serveur vous demande "c'est pour dîner ?" et là Bigard de répondre "non c'est pour faire un tennis connard !". Voilà exactement de quoi je parle, et depuis ce fameux sketch on dirait que la manie langagière du rien a contaminé le pays. Dernièrement j'ai relevé plein d'exemples et comme par hasard, tous se sont déroulés sur mon lieu de travail ; tiens comment que ça se fait ma brave dame ? Y'aurait-il une plus grande concentration de blaireaux au boulot qu'ailleurs ? Un jour peut être je ferai une étude sociologique là-dessus. En attendant extraits.

Je vous passe les "il fait beau hein ?" suivis de rien du tout alors que oui, effectivement le soleil brille, les petits oiseaux gazouillent, les arbres bourgeonnent, et que le tableau devient subitement gâché par de la paraphrase bêtasse. Les repas entre collègues sont également sujets à questionnement philosophique, inévitablement. Entrée en matière : j'arrive avec un pamplemousse. Je ne m'attends pas à ce qu'on me parle de mon pamplemousse, c'est rien qu'un pamplemousse, surtout qu'il a l'air complètement normal en plus, coupé en deux et couleur pamplemousse quoi. J'ai envie qu'on me laisse bouffer tranquillement mais non, apparemment c'est trop demander : une collègue - pourtant plus évoluée que la normale - me soumet à la question : "ah tiens tu as pris un pamplemousse ?". Moi, ayant déjà subi muettement de multiples affronts de la sorte sans rien dire, lui rétorque toute rouge bouffie de colère, une réponse à la Bigard : "ah ouais t'es sûr ??? Putain c'est vraiment des incompétents dans cette cuisine, bordel je croyais que c'était des carottes râpées !!!! QU'ON M'APPELLE LE CHEF CUISINIER C'EST INADMISSIBLE !!!!!!! JE NE PAIERAI PAS MON REPAS A MOINS DE 3 EUROS POUR CETTE ERREUR IMPARDONNABLE !!!!!". Et la fameuse collègue de répondre subtilement : "euh t'es en train de te foutre de moi ?!", moi : "non non NON je te jure, je croyais VRAIMENT que c'était des carottes râpées dans mon assiette !!!!!".

Aussi les absences de certains dans leur bureau soulèvent des interrogations ultra pertinentes : moi assistant à la scène et faisant office les 3/4 du temps de secrétaire médicale, le bureau d'à côté vide vide VIDE complètement VIDE et il suffit d'un regard d'une seconde pour s'en apercevoir ; complètement vide aussi la plupart des visiteurs, s'enquérant de l'absence de personne dans le dit bureau par un perspicace : "elle est pas dans son bureau Ginette ?". Moi, me retenant de répondre la réplique suivante, parce que je peux pas tout dire tout le temps ce que je pense parce que sinon je pense que je me ferai licencier : "ben c'est qu'elle en a marre de voir ta sale gueule, vérifie bien quand même je crois qu'elle est planquée dans le placard CONASSE !!!!!!!". En général j'essaie de me calmer, et je dis juste "ben non on dirait qu'elle n'est pas là dis-doooooooonc".

Dans un autre style, les politesses du matin foisonnent d'inintérêt profond : entre les bises dispensées à tout va même aux collègues qu'on ne peut pas saquer (je ne cèderai jamais JAMAIS à cette tradition naze, je n'embrasse que les gens que j'aime, et encore !!!!!) et qui puent pour certains déjà très très tôt, arrive la formule soi-disante de politesse : "ça vaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!!", je précise sans point d'interrogation. Parce que si vous foutez un point d'interrogation dans le ton, alors là c'est la porte ouverte à tout ma brave dame ! Imaginez un seul instant que l'autre en face de vous dont vous n'avez strictement rien à foutre mais à qui vous faites semblant de demander quand même, vous sorte un "NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOONNN !!!!!!!!!" de derrière les fagots ??? Mais c'est des coups à vous foutre dans la merde ça !!! C'est des coups à ce qu'il manifeste une ébauche de malaise voire de mal être, et qu'il vous gâche la journée en vous disant sincèrement comment il va vraiment, putain mais quelle idée !!!!! Etre poli certes, mais être un poil empathique et compatissant ce serait franchement trop exagéré là...

Bon, j'arrête là mes exemples d'expressions débiles et de conversations vides, avant de sombrer moi-même dans l'insipidité d'écrire pour ne rien dire...

A bon lecteur... 
par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs
Mardi 18 mars 2008

undefinedDepuis peu je suis très intéressée par la saga Miss France. Avant je me foutais complètement de cette belle tradition bêtasse, sauf une fois parce que ça s'était déroulé dans ma ville alors j'ai regardé. Et pis ça m'a bien fait ricaner de voir des veaux tout moches passer la sélection, comme la Miss 2006 alias Alexandra Rosenfeld, qui elle a carrément accédé au firmament des mammifères bons à brouter de la pâquerette en conserve. Un genre de sacre du veau quoi.

Une consécration en la matière.

La petite dernière je l'aime bien. Si j'étais un gars je crois que je l'aimerai drôlement plus bien (on me fait signe qu'il y a des femmes qui aiment les femmes, euh !!!). Pour une fois on en a une qui n'est pas toute lisse, toute mielleuse et toute fadasse, et même une qui fait drôlement salope je trouve. C'est autre chose qu'Alexandra Bovin nan ? En plus notre nouvelle Miss fait tourner bourrique la puritaine de Fontenay qui a du concevoir son fils unique dans le noir, après avoir décroché tous les crucifix de la pièce au cas où le saint Père serait présent et materait comme un gros lubrique pervers. Valérie Bègue, au vu des photos dévoilées à un rythme effréné, a passé sa prime jeunesse à se dépoiler sous les objectifs dans des poses olé olé, et franchement comment ne nous paraîtrait-elle pas sympathique dans ces conditions ??? En plus elle a menti avant "l'élection", affirmant et signant, n'avoir jamais posée nue, entre autres... Une vraie Patty Hewes en puissance !!!

A priori, aux dernières rumeurs, à l'annonce de son embauche dans le poste tant convoité par des dizaines de milliers de jouvencelles sur le sol français, y'aurait même eu des ricanements salaces sur l'île de la Réunion dont elle est originaire, parce que la demoiselle y a une réputation de... de quoi ? De femme d'aujourd'hui ne gardant pas son hymen pour un type qui ne supporterait pas la comparaison avec d'autres !!! M'enfin faut être pucelle pour être Miss France maintenant ? On se croirait au Moyen Age ! Déjà qu'il faut se tartiner les foires aux boudins, une vraie synécure en soi ; mais alors en plus garder son pucelage et partager des chambres d'hôtel avec la dame au chapeau HELP !!!!!

Alors Geneviève de Fontenay un seul message à votre intention :

LEAVE VALERIE ALOOOOOOOOOOOOOOONE !

Et retournez donc dans votre sarcophage embaumant la naphtaline... Vivement Miss France à la cérémonie des Hot d'Or tiens !!!

par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs
Samedi 23 février 2008

L'année dernière je regardais la Nouvelle Star sur M6. D'ailleurs bien avant tout le monde et en me vantant, je savais que Julien Doré allait marquer les esprits (d'ailleurs il devient quoi le gars à barrettes ???). J'aimais bien les salves de Manu Katché laminant les gros blaireaux et blairotes se prenant pour les nouveaux Pavarotti and co. C'était bon tout ce côté un peu rock décalé et méchant.

Seulement j'ai appris qu'il allait changer le jury, à part André Manoukian. Lui je l'aime bien mais sans plus, pas aussi féroce que le Manu quoi. Et j'ai su qu'il y aurait Lio maintenant. Ouaipa. Chouette, trop fort Lio, oué. Vous notez mon manque d'enthousiasme : je n'ai pas mis plein de points d'exclamation ni de mots en majuscules écrits très très gros.

J'ai quand même essayé le jury avec Lio. J'ai tenu une demie heure avec la pub. Je ne supporte pas la façon de parler qu'elle a, ce n'est pas sa voix hein, après tout on ne peut pas en changer, non c'est l'appui nasillard façon neuneu qu'elle met dans toutes ses phrases. Oui parce qu'elle fait des phrases Lio, et que même elle est au-dessus du lot de tout le monde, et surtout au-dessus de pas mal de chanteurs formatés à la Star Ac et autres scènes bobotisées.

Lio dernièrement a dit : "je n’ai pas envie de participer à Star Academy... plutôt mourir !". Bah moi si j'avais à choisir, je préfèrerai quand même chanter du Mireille Mathieu ou danser la bourrée vendéenne aux côtés de la burne de Nikos, que de mourir hein, je sais pas si elle est au courant la Lio que mourir c'est pas un truc évident et pas toujours jojo même quand on est vieux. Mais ça doit être un effet de rhétorique, faut pas que je prenne tout au premier degré nan plus.

Ne pas participer à la Star Ac' et mourir. C'est beau. Encore plus que de voir Naples tiens.

Elle a dit aussi, je cite : "Chimène Badi est inutile, Amel Bent a une voix magnifique mais des chansons d’un ridicule achevé, et Zazie dit des choses d’un consensuel mou et terrifiant. Bénabar a un côté anti-sexy qui me dérange. Je ne comprend pas comment on peut faire une chanson sur le fait de manger une pizza à la maison avec ses potes".

J'aime bien les trucs méchants habituellement. Mais quand on se veut sarcastique et virulent, mieux vaut avoir de la consistance derrière et ne pas souffrir d'une amnésie sélective sur soi-même. Je dirai même qu'il faut connaître à fond ses dossiers, en cas de contre-attaque car je pense que ça ne va pas tarder. Et exceller en répliques de face à face.

Voire exceller dans un domaine en particulier tout court, ça peut aider et ça rend drôlement crédible.

Je rappelle à tous ceux qui auraient autant de mémoire artistique que la miss, les paroles de "Banana split". J'ai pris celle là mais j'aurai pu utiliser "Les brunes comptent pas pour des prunes" hein, véritable étendard de guerre contre la blondisation des esprits. Heureusement qu'il y a de grands esprits comme ça pour dénoncer le fachisme, sinon qu'est-ce qu'on deviendrait je vous le demande ?

Les paroles de cet hymne guerrier donc  :

"Ça me déplairait pas que tu m'embrasses
NA NA NA
Mais faut saisir ta chance avant qu'elle passe
NA NA NA
Si tu cherches un truc pour briser la glace
BANANA BANANA BANANA

C'est le dessert
Que sert
L'abominable homme des neiges
A l'abominable enfant teenage
Un amour de dessert
BANANA NA NA NA NA BANANA SPLIT

Les cerises confites sont des lipsticks
NA NA NA
Qui laissent des marques rouges sur l'antarctique
NA NA NA
Et pour le faire fondre une tactique
BANANA BANANA BANANA

Baisers givrés sur les montagnes blanches
NA NA NA
On dirait que les choses se déclenchent
NA NA NA
La chantilly s'écroule en avalanche
BANANA BANANA BANANA"

Et pour paraphraser cette grande intellectuelle du 21ème siècle, je dirai même ceci : "je ne comprends pas comment on peut faire une chanson sur le fait d'aimer le banana split ?". 
Ah mais c'est sexy la turlute, pas comme de bouffer des pizzas entre potes c'est sûr !

Terrifiant n'est-il pas ?
par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs

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