Mercredi 30 juillet 2008


- Bonjour, je m'appelle Suzy, et je suis quelqu'un de très influençable.

- Bonjour Suzyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy !


- Alors voilà je vous explique mon problème, mais j'ai tellement honte...

- Non Suzy, parle, ça fait du bien d'évacuer ses difficultés, c'est la voie de la guérison !!!


- Bon allez je me lance... en fait dès que je vois une jolie affiche et certains mots clés dessus, je n'ai qu'une envie : voir le film, même si je sais d'instinct que ça va être une grosse daube, ben j'y vais quand même, je ne peux pas m'en empêcher, c'est comme une drogue, une pulsion incontrôlable ! Aidez-moi ! Je vous en supplie !!!!

- Mais à quand remonte ton dernier navet ?

- Ben c'était aujourd'hui en fait... mais ça dure depuis plusieurs jours, j'ai vu 2 films tout pourris dernièrement tout ça parce qu'il y avait "diable" et "mortelle" dans les titres... oui je sais, je suis faible, je sais que c'est pas bien mais je le fais quand même, je suis impardonnable !!!!!

- Raconte comment ça s'est passé précisément...

- Alors Prom night c'est l'histoire de puceaux lycéens qui vont à leur bal de promo. Parmi eux y'a Donna, qui a vu toute sa famille décimée par un maniaque amoureux d'elle. Elle voit une psy et tout et tout, et celle-ci arrive à la convaincre de vivre sa vie de jeune gourdasse décolorée comme si de rien n'était. Alors la Donna elle va à son bal de promo avec son Ken de service, même qu'il est comme deux ronds de flanc quand il la voit descendre les escaliers de la maison familiale en robe beige. D'ailleurs on dirait que dans les pavillons américains, y'a des escaliers exprès pour que les blondasses elles fassent leur show avant de perdre leur pucelage sur la banquette arrière d'une Pontiac. Ah oui y'a un truc dont il faut que je vous parle aussi, je peux pas m'empêcher de dire du mal de tout le monde, c'est fou ça, je suis mauvaise, mais alors mauvaise !!!!!

- Vas-y parle, tu es sur la voie de la rédemption, Dieu te pardonnera lui, il n'est pas trop tard !!!!!

- Ca me rassure là, je ne suis qu'une méchante pécheresse ! Bon je continue avec le film, enfin avec le truc là... alors comme de bien entendu, le psychopathe il va s'évader et va pourrir le plus beau jour de la viiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie - mariage mis à part cela va sans dire - de toute la clique de jouvenceaux qui sont venus là pour s'éclater avec une maousse limousine à papa, et surtout gagner le concours de la reine et du roi de promo. C'est pas bien !!!!!!!!!!!!!

- Oh non c'est pas bien !!!!


- Le pire c'est que des scénars comme ça y'en a eu d'autres (un certain Carrie d'un réalisateur inconnu par exemple), mais alors à chier à ce point, c'est pas humain là... Le casting est bête à bouffer du foin, les poufs elles gloussent non stop et se maquillent toutes les 10 minutes, la Donna en question elle est tellement bêtasse que pendant une alarme d'urgence, elle prend l'ascenseur pour aller chercher son sac à main et l'écharpe de sa mère au 3ème étage... Bah oui elle avait le nez qui brille la pauvre... Donna, pas la mère hein, elle a plus de nez l'autre dans son cercueil... faut encore que je vous avoue un truc... c'est pire que tout...

- On t'aime Suzyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy !!!!

- Pas sûre après une confession pareille... bon allez je me lance... j'en peux pluuuuuuuuuuuuuuuuus, faut que je le dise. Des fois, j'ai envie que les gens meurent. Pas les vrais hein (quoique ?) mais dans les films, quand ils sont comme des burnes, je rêve à des tortures suivies d'une mise à mort carnassière... c'est pas bien !

- ...

- allez je continue, je suis lancée, ça me fait un bien fou, merci de m'écouter les gars !!!!!! Le pire quand même dans l'histoire, c'est qu'il n'y a absolument rien à racheter, rien je vous jure. Les abrutis de jeunes ils sont tués comme si le psychopathe avait signé une charte de respect à Amnesty International, et le taré justement parlons-en, il pourrait racheter le film, bah non même pas, il a le charisme d'une endive le con. Et le réalisateur il a pompé plein de scènes au "Silence des agneaux", et il essaie de faire stïïïïle dans sa mise en scène, genre ouh qu'elle est belle cette poignée de mains. Alors vous attendez une bonne scène de cul à vous mettre sous la dent, comme dans tous les Vendredi 13 : là aussi ceinture, ils fichent même pas la langue quand ils se bécotent, alors que pourtant à cet âge là les hormones travaillent grave et les gars ils rêvent que d'enfourner leur grosse...

- arrête Suzy, on fait une pause !!!! Respiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiire !!!!

- Non non non je peux plus, faut que je dise tout TOUT !!!!!!!!!!! J'ai autre chose à avouer...

- Encore ????????????? On en garde un peu pour la prochaine séance ????

- J'arrête pas de dire du mal des blondes aussi. Je comprends pas pourquoi, j'ai des amies qui sont blondes, et l'actrice que je préfère au monde elle aussi elle est blonde :


Enfin des fois elle l'est. Alors ??? Vous croyez que ça va s'arranger ? Je me sens mieux, hein ça commence à faire de l'effet les groupes de parole de désintoxication !!!!!

- hé bien euh... peut être, on va d'abord vous prescrire 158 séances de groupe à 125€ après on verra ce que ça donne hein...

- Ah ! Parce qu'il y a le dernier Argento qui sort et là je sens comme une pulsion d'acheter le DVD métallique en technicolor à 859€, et de ne plus avoir du tout de vie sociale, même si à Mad ils disent que c'est nul à pleurer ??? Je sens la rechute, aidez-moi !!!!!

- ... le numéro que vous demandez n'est plus attribué... tududute...

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Lundi 28 juillet 2008


Dérive mortelle fait suite à "Open water" que je n'ai pas vu, parce qu'il fait encore passer les requins pour des vilains mangeurs d'homme, et pis surtout parce que j'ai lu plein de critiques disant que c'était ultra chiant et ultra con. Alors pourquoi j'ai vu sa suite me direz-vous, petit emmerdeur errant sur ma toile ? PASSKE !!!!!!!!!!!!!!!!! Depuis quand je dois me justifier moi d'abord ???

Donc un groupe d'anciens camarades de lycée part pour une virée sur un yacht. Ils ont pris de l'âge mais ils n'ont pas profité des effets de la maturation pour gagner des neurones. Dans le lot il y a une mère de famille avec un poupon de 6/7 mois je dirai à vue de nez (vous verrez ça a son importance le chiard plus tard. Oh ça rime !), plus les sempiternels abrutis dignes d'un survival en pleine mer. Mais pourquoi dis-je abrutis là tusuite ? Passke !!!!! Non en fait il faut 5 minutes chrono pour s'apercevoir du néant intersidéral qui réside dans leur boîte crânienne, et bon sang ne saurait mentir, au bout de 20 minutes de métrage à peu près, ils commettent THE boulette : oublier l'échelle qui permet de regrimper dans le yacht. Oh ben c'est ballot tiens ! Donc les vlà tous à la flotte, et sur le bateau il n'en reste qu'une mais qui ne pourra pas être d'une grande aide aux adultes même si elle est probablement plus intelligente que tous les naufragés additionnés : la môme...

Oh ben on dirait à mon ton subtil que je n'ai pas aimé le film ? Je suis vraiment méchante, y'a pas à tortiller. Bon allez je vais plaider ma cause : rarement je n'ai vu autant d'imbécillité concentrée en 1H40, tout ça pour justifier les grosses ficelles scénaristiques tenant cahin caha le film pendant tout ce temps. Sûre que si le QI était à la hausse sur le yacht, le film aurait duré 20 minutes à tout casser, alors faut vraiment cautionner toutes ces conneries donnant une piètre image de l'espèce humaine. Pour un peu on se surprend à attendre sadiquement la venue des grands squales pour délivrer le spectateur, on leur en aurait pas voulu ce coup ci de boulotter de la viande à deux pattes, ben non même pas, pas un aileron à l'horizon, que dalle. Les acteurs sont lamentables, les dialogues sont lamentables, le scénario hum-hum tient sur le string de la blondasse de service, enfin en un qualificatif c'est : AFFLIGEANT. Vous voulez des exemples ? Au lieu de chercher à s'en sortir, la blonde bête va se mettre à prier, elle qui habituellement serait plutôt du style à choper des chtouilles en boîte tout en vomissant ses 4 grammes d'alcool. Là elle se rappelle que Dieu peut être existe, et pourrait lui venir en aide si elle est très très gentille (effectivement elle l'est, très très gentille, mais n'empêche elle va quand même crever, oups spoiler !) ; alors un autre crétin de philosopher sur l'existence de Dieu et patati patata. Autre exemple : le bêtaud qui a oublié l'échelle en sautant (soi-dit en passant, c'est l'acteur qui joue le très canon chirurgien esthétique dans Grey's anatomy) faut préciser quand même, s'est balancé à la flotte avec une aquaphobe, la seule qui aurait du rester à bord normalement. Et leur venir en aide.

Respire.

J'en ai encore : à un moment un téléphone portable sonne. Un gars réussi à le topper (quand ça arrange le scénario les bras peuvent être longs et attraper des trucs à bord, si si) mais bien sûr l'hystérique de service trouve le moyen de l'arroser copieusement, et le gars of course, ne vérifiant même pas s'il est hors d'usage, qu'est-ce qu'il fait ? Ben il le balance à la flotte normal, vous feriez pas pareil vous naufragé en pleine mer en plein cagnard ? Non vous feriez pas pareil ? J'ai une bonne nouvelle pour vous : vous n'allez pas mourir !!!!! Enfin pas tout de suite. C'était l'acte le plus stupide de toute l'Histoire du cinéma, avant c'était le jet de carte dans la rivière dans "Le projet Blair witch", maintenant il est détrôné. Largement. Bon j'arrête là, parce que franchement et sans aucune exagération méditérranéenne de ma part, le "film" est plein de stupidités incohérentes dans ce genre et à la fin c'est très très énervé par autant de médiocrité, que l'on arrête le visionnage pénible de cette pellicule là. Même dans les slashers les plus bêtauds, je n'ai jamais assisté à autant de bêtises prétextes à un film qui n'aurait jamais dû exister finalement, l'hydrocution aurait dû éliminer tous les protagonistes au bout de quelques heures seulement.

Stupidissime.


par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Vendredi 25 juillet 2008

De temps en temps je visionne des trucs comme ça pour savoir ce que regardent les gens normaux, c'est un genre d'expérimentation en laboratoire si vous voulez. En plus Florence m'a dit que c'était le film qu'elle voyait en boucle en ce moment, donc ça m'a franchement interpellée (elle est pas vraiment normale non plus la petite, c'est un peu mon pendant cinématographique à l'extrême, elle aime bien les comédies sentimentales en robe de mariée ; mais elle a des péloches nécrophiles aussi hein donc vous en faites pas trop pour elle). Je l'ai vu donc. Et comme je m'y attendais, ben... Florence détourne les yeux de cet écran, va y a voir des gros mots et ça va charcler grave.

C'est que je voudrai pas être impardonnable encore, et blesser ton petit coeur tendre.

Andréa vient d'obtenir son diplôme de journaliste dans une école prestigieuse, et cherche du travail à New York. Elle se fait embaucher dans le magazine de mode luxueuse Runway et devient l'assistante de Miranda Priestly, patronne tyrannique et imbuvable...

Bon par quoi je commence ? Et bien en fait ce film ressemble à toutes les comédies sentimentales que j'ai pu voir jusqu'à maintenant (hé vous foutez pas de moi, c'est histoire de comprendre l'être humain toujours !!!), du coup j'ai deviné sans grand mal, tout ce qui allait se passer. Alors au début la fille très intelligente, un peu popote avec sa taille 6 (je ne connais pas l'équivalent en français, mais ça doit pas être énorme, genre 38 ou 40) méprise ouvertement le monde léger et superficiel de la mode. Pis au fil du temps elle va prendre plaisir à se ballader avec un sac à main à 1600€ (moi pour le même prix je passe un mois à Florence, et en plus je rends la monnaie, mais bon respectons les priorités des autres) et à se saper grave branchouille que tout le monde même Miranda ne la regarde plus de la même façon. Ca s'appelle avoir de la personnalité et s'affirmer, si si. Alors forcément ses anciens amis un peu pareils qu'elle avant sa transformation, ne vont plus la comprendre et ça va friter grave avec son petit ami, qui l'aimait bien comme elle était avec son pull bleu cyrulléen. Ou cyrillien. Enfin je sais pas le nom de la couleur, je sais écrire Nazareth mais pas cyrumachin-bleu.

Oh pis tiens je suis bien lancée, je vais vous raconter la fin. Alors Andréa elle va découvrir le monde merveilleux et rutilant de la mode, et même se faire aveugler par tout ce strass à 10 000 $ le caillou, perdre encore 2 tailles, et oublier la personne qu'elle était à l'origine et chier sur la faim dans le Tiers Monde, elle la grande reporter en herbe, oué c'est pas beau mais je vous rassure à la fin elle va retrouver son âme, parce que Miranda lui aura dit : "on se ressemble beaucoup toutes les deux", alors bonjour le modèle de référence hein, c'est pas joli-joli. Elle va recoucher avec son petit ami, décrocher un job honorable, bref ne plus flirter avec ce monde de vipères superficielles en Gucci.

Bon je vais pas être peau de vache complètement, ce film est divertissant avec ces grosses ficelles et voilà c'est tout ce qu'on lui demande au final. Moi j'ai d'autres formes de divertissement préféré c'est tout, comme imaginer des têtes qui explosent ou des répliques qui tuent de la mort, ou encore regarder des films où les gens se font amputer avec un petit couteau à beurre parce qu'il y a un truc non identifié qui vit à l'intérieur. Et puis on peut remercier "Le diable s'habille en Prada" d'avoir ouvert la voie à de vraies saloperies sur escarpins comme Patty Hewes dans Damages (l'histoire est quasi calquée sur ce film) ou encore Lucy Spiller dans Dirt. Certes Meryl Streep est très bonne, mais pas dangereuse ou vénale pour un sou franchement... Même pas peur !

Diable est nettement usurpé comme terme pour définir ce genre de personne... le mien à moi de diable déambule en chemise de nuit tachée de vomissures, s'enfonce des crucifix dans la foufoune, et a des répliques autrement plus périlleuses que "ouh il y a des freesias à proximité, je n'aime pas les freesiaaaaaaas". Non la mienne de diablesse, elle serait plutôt du genre à éructer "ta mère suce des queues en Enfer !!!!!!!!". Tout est une histoire de référence !




par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Jeudi 24 juillet 2008
C'est beau comme slogan nan ? Pour un peu ça me mettrait les larmes aux yeux, mais j'ai un coeur aride et surtout je ne m'explique pas pourquoi j'ai autant de haine contre les sociétés où il y a un "S" et un "F" dedans ? Faudra que j'en parle à ma psy tiens. Oh ben zut j'en ai plus, je viens de m'en rappeler !

Copie de la lettre que je m'apprête à envoyer à faut pas se laisSer FaiRe.

"Madame, monsieur,

Mercredi 23 juillet à 17H21 je reçois un SMS de 877. Jusqu'à maintenant je ne connaissais pas 877, jamais encore vous ne m'aviez gratifié d'un tel numéro. Celui-ci me dit exactement cela (je rouvre des guillemets) : "Info SFR : bons plans à la demande! Appels illim vers SFRetfixes pdt tout le weekend prochain pour 3E: à tout moment envoyez le mot clé WE par SMS gratuit au 877". Moi j'étais plutôt contente de recevoir ce message, vu que je n'ai plus que 3€ sur mon compte et deux semaines à tenir ; et puis pour une fois qu'on ne me tutoie pas à la zyva dans un SMS SFR avec une soi-disante promesse de chèque à retirer, ça m'a bassement flattée tiens. Bon le langage SMS vous auriez pu éviter puisque vous payez pas les textos une fortune vous, mais tiens pour une fois je vais rien dire.

Ah ben si je viens de le faire en fait.

Revenons à 877. Je lui réponds donc "WE" (sans les guillemets et l'italique c'est juste pour la forme) à 17H22. Rapide hein ? Il m'a prise par les sentiments 877 en même temps faut dire.

20H24 ce même jour, encore 877 : "Info SFR: appels illimités vers SFR & fixes métropolitains pdt tout le week-end pour 3E (en plus du forfait). Pour souscrire répondez oui à ce Texto (gratuit)". Hips. Voilà que le vocabulaire a changé (métropolitain, qui dit encore ce mot de nos jours ?) et même qu'il y a un tiret entre "week" et "end". Ca se formalise. Je me dis que ce n'est pas très bon signe, qu'ils en sont encore aux tests, et que ça va encore tomber sur moi.

Bêtement, n'étant pas devant un autel et ne voyant pas de mec ahuri en costard à ma droite, je m'empresse de répondre "oui" à 20H29.

21H21.

877. Re. Le ton monte.

"Info SFR: le service n'est pas disponible la nuit de 21h à 8h. Merci de renouveler votre demande à partir de 8h". Ah là ça devient grossier ! Ca fait deux fois que j'accepte les avances de 877, lui continue à me harceler et d'un coup il fait la fine gueule, comme quoi c'est pas la bonne heure !!!! Respire. 3€ le week-end avec tiret illimité ça vaut le coup quand même.

Oh ben 21H31, 877 encore, je croyais qu'il était fermé le service ???? Pas pour tout le monde on dirait !!! "Info SFR: Merci de valider votre souscription au bon plan WE illimité vers SFR et fixes pour 3E en répondant OUI à ce texto (gratuit)".

!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! C'est un piège, je le sens, c'est un piège !!!!!!!!!!!!! Maline comme un rat je décide d'attendre le petit matin. Jeudi 24 juillet donc, 9H21 je réponds "OUI" à 877. 9H21 exactement, il me répond : "Info SFR: Nous n'avons pas compris votre demande. Pour connaître les offres dont vous bénéficiez ou souscrire à de nouvelles offres appelez le 963 (gratuit)".

...

Il est si simple de communiquer n'est-il pas, surtout quand on prétend être un opérateur téléphonique performant et moderne ? Il va sans dire que si 877 me renvoie un message en me demandant de confirmer pour la énième fois à la bonne heure, l'offre 3€ machin par un "OUIiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii" suivi de petits cris de plaisir, c'est un autre genre de confirmation que vous allez recevoir sur votre plateforme d'appels, et franchement je plains le salarié intérimaire qui va se le prendre dans les oreilles ou les yeux, à défaut.

Cordialement,

une fidèle abonnée qui ne comprend pas elle-même pourquoi elle continue à être fidèle. Par fainéantise probablement ?

PS : ceci n'est pas une blague, mais je préfère employer une forme d'humour spéciale dans cette réclamation plutôt que de bassement vous insulter, je crois que ça doit vous arriver copieusement tous les jours déjà non ? A chaque jour suffit sa peine, tiens je viens de vous dégotter un nouveau slogan ! C'est gratuit hein me remerciez pas !"

par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs
Mercredi 23 juillet 2008


C'est complètement par hasard - sic - que je suis tombée - sic - sur ce livre, en deux secondes de temps chez un bouquiniste à Andernos, où il n'y a pas que des bains (d'ailleurs la mer ne vit pas trop trop par là bas, mais quand elle y est, elle en vaut le détour). Je savais que le film d'Eastwood était basé sur un livre (comme d'ailleurs beaucoup de ces films), mais je ne pensais pas qu'il était issu d'un recueil de nouvelles, entièrement dédié au milieu de la boxe. Million dollar baby fait donc partie de ces nouvelles, et je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous, les derniers mots de celle-ci. Si vous n'avez pas vu le film abstenez-vous (spoiler !), sinon prenez vous ce clou dans le coeur...

"Il range rapidement la seringue dans l'étui, le replace à l'intérieur de sa veste. Il est calme maintenant, de cette sérénité qu'il a ressentie lors de ses plus durs combats. Il lui prend le pouls. Le coeur de Maggie bat plus vite qu'une poire à l'entraînement. Et puis c'est l'arrêt cardiaque, son visage qui se convulse, une paupière qui se relève d'un coup.
L'ombre fugace d'une aile d'oiseau se hâte sur le mur du fond, s'échappe par les vitres de la grande fenêtre voutée. Frankie referme l'oeil d'un doigt. S'assure que le pouls a cessé. Ses chaussures à la main, mais sans son âme, il repart par les escaliers de service. Il s'en va les yeux aussi secs qu'un feu de feuilles mortes".


Mardi 22 juillet 2008

Je ne sais pas si quelques fois vous vous demandez, en matière artistique, si tout cela aura une fin ? Arrivera t'on jusqu'à la fin des temps à trouver des nouvelles mélodies, des nouveaux styles littéraires, des nouveaux scénarii... ? L'Art est-il inépuisable et sans fonds ? Vous avez deux heures pour rendre votre copie. J'ai vu des tonnes et des tonnes de films fantastico-goro-épouvantables d'horreur, et encore, certaines époques me sont totalement inconnues (des années 30 à 65 je dirai, à vue de nez) même si je crois avoir entr'aperçu leurs fondamentaux. Toujours et parfois des dizaines de fois par an, je suis surprise. Agréablement surprise cela va sans dire. Je me rends compte que des thèmes paraissant éculés et surtraités (les films de vampire, de loup-garous, de zombies, de revenants, de démons, de bébêtes de l'espace, etc etc amen) retrouvent une nouvelle fraîcheur grâce à des réalisateurs (et parfois des écrivains) tout frais, et parfois pas. Je citerai en vrac le renouveau des zombies par les "28" quelque chose (Boyle puis Fresnadillo), des hommages de films de genre (Wright ou Marshall), des histoires de revenants (Balaguero, Del Toro, Bayona et toute la clique espagnole) ou encore des vampires (euh juste Slade mais alors quel sang neuf !). J'ai dit en vrac, donc je vais arrêter là ma liste non exhaustive.

Et puis "Les ruines" de Carter Smith est arrivé. Pas excessivement révolutionnaire mais assez atypique pour être souligné. Rendons lui hommage.

Un groupe de djeun's à Cancun pratique joyeusement le Sea Sex and Sun, le tout arrosé d'alcool sans ça la fête est plus folle. Ils décident le dernier jour de leurs vacances, de rejoindre le frère de l'un d'entre eux, archéologue et actuellement sur le site d'une pyramide inconnue des guides touristiques. Arrivés sur place avec les moyens du bord (en taxi, qu'il faut rappeler pour le retour sauf qu'il n'y a qu'un seul portable qui capte...), paumés dans une jungle hostile, le petit groupe va faire soudain connaissance avec les autochtones, pas franchement accueillants : ils abattent l'un d'entre eux et séquestrent les vacanciers sur la pyramide. Ces derniers ne vont pas tarder à comprendre le comportement des habitants du coin et faire face à un Mal des plus sournois...

Loin des sentiers de torture gratuite foisonnant sur les écrans ces derniers mois et voués à une disparition certaine, "Les Ruines" ne manque pourtant pas de cruauté à l'égard de l'espèce humaine (qu'est-ce qu'ils morflent par les temps qui courent nos concitoyens ! Pas de trêve estivale !). Ici pourtant point d'humains tuant des humains, mais le Mal qui s'insinue dans la chair et les esprits des protagonistes prend des airs de revanche millénaire, puisque c'est dame Nature qui reprend justement, mais sadiquement, ces droits sur la toute puissance arrogante de nos chers êtres imberbes à deux pattes. Les joyeux vacanciers légers et insouciants, américains pour la majorité, vont bientôt se rendre compte qu'ils sont seuls au monde, abandonnés par tous, très éloignés du confort de vie occidentale auquel nous sommes pour la plupart accros : pas de McDo ni de bouteille d'Evian à l'horizon, pas de bains à remous ou d'antiobiotiques, et encore moins de Wifi ou de sauvetage via satellite par l'US Air force. Là bas dans ce désert vert, c'est la jungle qui commande et qui assène son droit de vivre ou de mourir.

Surtout ce dernier d'ailleurs. La Nature se propage tel un cancer, et les moyens pour la contrer sont dérisoires et vains : il faut voir les personnages gangrénés peu à peu par cette lèpre verte, s'automutiler de façon désespérée, ou encore improviser une opération d'amputation des deux jambes sans aucune anesthésie et avec un petit couteau de fortune... Sinistre et profondément cruel ! Mais encore une fois pas de surenchère gratuite dans ses actes de dépeçage, le réalisateur ne se lance pas dans le voyeurisme flatteur du gogo en mal de sensations fortes, mais sert ainsi totalement la cause de ce Diable Vert mangeur d'humain. Et franchement il n'y a rien de jouissif dans ces mises en pièce là, à moins d'être une plante verte délaissée en pleine canicule pendant les vacances !

REVENGE DE LA CHLOROPHYLLE !!!!

En tout les cas, "Les ruines" vaut vraiment le coup d'oeil, pour peu qu'on ne soit pas trop sensible tout de même... et Carter Smith fait partie désormais des jeunes réalisateurs à suivre.

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Lundi 21 juillet 2008


Encore un énième film pop corn de super héros avec grosse tête d'affiche et big machinerie hollywoodienne gisant sur nos pauvres écrans estivaux me direz-vous ? Et bien vous auriez tort de penser ça braves gens, car Hancock vaut son pesant de cacahuètes au niveau poilades lourdingues et propos antipolitiquement corrects, et son super héros - n'ayant de super que l'appellation habituelle - est plutôt atypique dans le milieu des musclés en collant moule burnes ! Jugez plutôt :

Hancock a des supers pouvoirs qui lui permettent de voler, de soulever des tonnes avec le petit doigt, et surtout d'être immortel ; et même s'il lui arrive de sauver la veuve et l'orphelin comme tout super héros qui se respecte, il est la plupart du temps incapable de gérer ses immenses facultés car alcoolique, et manquant totalement d'empathie à l'égard du genre humain. Hancock coûte des millions de dollars à la société par ses destructions massives, et en plus, il est haï par la population locale qui le prend pour un looser antipathique. Mais un jour Hancock sauve un expert en communication, qui lui propose en échange de redorer son blason...

Pas aussi corrosif qu'un Borat mais pas mal dans son genre quand même ! Notre antihéros est crade, négligent, colérique, sauve la populace une bouteille de bourbon à la main, et a tendance à coller des coups de tatanes à ceux qui le cherchent (voir l'expédition dans les astres du blondinet Micha, que certains auront reconnu comme le Michael Myers du remake de Zombie !). Voire à mettre des têtes dans le cul ! Epique ! Il n'hésite pas non plus à virer le - beau - fessier à l'air, des petits nenfants attendant patiemment devant un camion de glaces, tout ça pour voler un cornet au chocolat après une mission ardente ! Enfin je ne vais pas vous raconter tout le film non plus... Will Smith en plus, fait vraiment mouche avec ses réparties courtes mais assaisonnées, sans en faire des tonnes dans la phrase qui tue. Le seul bémol est cette tendance américaine lourdingue de rendre le discours consensuel et d'expliquer les origines d'Hancock, permettant de comprendre son comportement actuel, forcément dérangeant pour la masse. Le film prend un virage complètement inattendu et pas vraiment bienvenu au moment où le personnage de Charlize Theron prend de l'ampleur, cassant le rythme libertaire et inconvenant initié par l'antihéros.

On - je - aurait aimé qu'Hancock reste le sale con qu'il était mais bon... Néanmoins le film ne dépasse pas les limites gentillettes, il ne cède pas à la mièvrerie made in Disney et garde un caractère irrévérencieux fortement apprécié par les temps qui courent. Non le miel ne coulera pas sous les ponts !

HANCOCK FOR PRESIDENT !

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Dimanche 20 juillet 2008


De guerre lasse, j'ai décidé d'arrêter de regarder une série qui me tient cahin caha en haleine depuis 3 saisons entières. Déjà, avant la fin de la troisième, j'ai failli. Rebondissements décousus, scénarii tirés par les cheveux, personnages multiples instables et fuyants, dérive paranoïaque, même X Files chiantissime à la longue avec ses histoires de complots délirants, n'avait pas atteint un tel degré d'incohérence poussive. A jouer à ce petit jeu, Lost a tout perdu, même si ses audiences restent convenables (un comble pour une série qui cartonnait et était diffusée en prime time il y a deux ans), elle peine à trouver une stabilité dans son public, dérouté au bout de deux épisodes diffusés à la suite. On pourrait dire que justement la quantité de spectateurs ne fait pas la qualité d'un spectacle, soit, mais au lieu de parler de manque de perfection car la série n'en manque pas, évoquons plutôt la confusion et la profusion d'éléments s'enchaînant à un rythme effréné, quitte à ne plus être du tout en phase avec les premiers épisodes.

Oubliés ceux là. Les histoires s'amoncellent dans un tel brouhaha scénaristique, qu'à moins d'avoir une mémoire pachydermique ou d'être un fan absolu aux multiples visionnages, il est impossible de relier les points liant les protagonistes entre eux, surtout que certains d'entre eux ont la fâcheuse tendance à mêler les pistes (toujours) et même de s'être connus avant le crash de l'avion ! Ainsi le dernier épisode de la saison 3, dévoilait la relation entre deux personnages phare de la série, sans bien sûr révéler au début de la 4, les tenants, aboutissants et sens de cette accointance là. Histoire d'entretenir un suspens complètement délavé par la suite et de brouiller de façon invraisemblable le peu d'histoire consistante qu'on avait réussi à décrypter à la force d'une intense concentration. Mieux qu'un film de zombie ou de fantôme, les morts reviennent, le temps se délie, les hypothèses de la présence des survivants foisonnent : île = purgatoire ? Histoire = invention d'un des persos au passé psychiatrique douteux ? Mise en scène grandiose d'une télé réalité à la Truman show ? Conspiration paranoïaque avec bidouilles génétiques sur les embryons ? Laboratoire freudien ou sectaire ?

Et j'en passe et des meilleures, et à force de tourner en rond, on finit par s'énerver et n'en avoir plus rien à faire des sempiternels questionnements sans cesse remis en question et délayés par d'autres pistes nouvelles inexploitées. Ras le bol ! Je me suis donc arrêtée au 5ème épisode de la saison 4, celui-ci donnant encore naissance à une énième hypothèse sur une quatrième voire cinquième dimension - à moins qu'il ne s'agisse d'un retour vers le passé futur - alors que les deux premiers évoquaient le retour des survivants dans leurs pays respectifs. Déjà plus exploitée cette idée là.

Lost une série pour personnes très très intelligentes ? Ou un fourre tout pratique pour scénaristes incapables de mener de riches idées à bien ? En tous les cas je laisse le débat à d'autres. Marre de perdre mon temps à ses conneries masturbatoires anorgasmiques !

par Suzy Dumeur publié dans : Ciné Dumeur
Vendredi 18 juillet 2008
Ca faisait longtemps ! Je dois vous dire que je m'étais lassée du palmarès de la moule, cette dernière étant décrite à la longue de façon trop redondante et répétitive. Pourtant il y en a à dire sur la moule, mais non, les utilisateurs de Google n'en avaient que pour la grosse poilue - ou piolue, ou grose - habituelle(s). Mais les poètes sont revenus, rassurons-nous ! Avant de vous délivrer les palmes estivales, une petite récap' qui ne fait plaisir qu'à moi-même et peut être à une poignée de curieux, sur ce qui vous attirent sur mon blog.

Sans surprise, c'est la moule qui remporte tous les suffrages haut la main, avec 376 visiteurs mensuels, suivie par le texte que j'avais écrit après la naissance de Choupi-les-cuissauds-potés (curieux ce monde pour un truc aussi perso d'ailleurs), avec 219 lecteurs ; et arrive ensuite très très loin derrière
l'hommage aux casse-burnes du pare-brise (juste 95 colériques contre Carglass, en même temps le référencement Google me place à la 5ème page carglassienne seulement).

Bref ! Passons aux choses sérieuses ! La Moule de Bronze revient cette fois à "
TOUT LES GROS BELLE FILLES QUI MONTRE TOUT LES GROS VAGINS", rien que pour la tournure de la "phrase" (je n'ai pas de terme exact pour décrire ce truc) et l'énorme effort orthographique consenti dans cette recherche très poétique. La Moule d'Argent est attribuée à "des vagins qui moulles", là encore une fois j'en perds mon portugais, qu'est-ce que ça peut bien donner un vagin qui moule ? A moins que ce ne soit une moule qui vagine ? Ou alors c'est un sculpteur qui cherche un moule à vagin ? Quoi quoi quoi alors ??? Si vous avez une idée de ce que c'est, j'accepte toutes propositions.

Enfin la Moule d'Or revient à la génialissime personne qui a tapé : "Amour sex cul niker", parce qu'accumuler autant de termes smesques à la limite du "Journal du hard" avec "amour", franchement fallait oser, quel sens de la provocation j'admire. Ou bien c'est du désespoir de largué qui ne sait pas vraiment se situer dans cette graduation contradictoire ? En tout cas c'est bôôôôôôôô, merci !

A bientôt pour un prochain palmarès ; on sent que l'été s'installe parce que les poètes de la moule et autres consorts recommencent à gratiner mon blog de recherches hasardeuses...

Jeudi 17 juillet 2008
ATTENTION ! Titre en lien avec un jeu de mots pourraves sur la région Bordelaise ! J'explique au cas où vous n'auriez pas fait l'école du rire Lagaf'. Respire. Allez je vous livre en vrac mes dernières photos retouchées bricolées amateuristes qui se la pètent, et que ça me détend drôlement de faire toutes ces conneries ! J'ai même vu la Vierge si si ! Bon les photos ont été prises à, dans le désordre : Bordeaux, saint Emilion (qu'on ne présente plus et non pas Santé Million, n'est-ce pas Fred, tenir un bar ça finit par provoquer des vapeurs cérébrales) et la Réole (très jolie bourgade chargée d'histoire avec un grand H, entourée de vignes Entre-Deux mers au bord de la Garonne, mais alors blindée de gros beaufs cherchant lourdement la Nouvelle Star du concours estival de tee shirts mouillés. Terrible. Pour un peu on se surpendrait à chercher un mec sous un porche jouant du banjo. Fermeture de parenthèse).

Par ordre de couleurs :


































Vous la voyez vous aussi, hein vous la voyez ?????

par Suzy Dumeur publié dans : A vos humeurs

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Je suis un tyran, si vous ne le savez pas encore vous allez en tâter de ma dictature ; donc comme tout bon tortionnaire qui se respecte, la liberté d'expression n'existe pas, mais quand même, des fois, je vous autorise à dire des trucs petit peuple opprimé  : par 
ici c'est le livre d'humeurs, et par aussi d'autres articles à commenter. Ici enfin figure le palmarès de la moule, commentable également et là là là y'a les photos de mes objets beaux à regarder pour moi favoris. Des questions ???

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